Les anges dans l'Ancien Testament : les apparitions

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Sommaire
  1. Combien de fois l'Ancien Testament parle-t-il des anges ?
  2. Les 25 apparitions d'anges de l'Ancien Testament, dans l'ordre du texte
  3. De la Genèse à Jacob : les premières apparitions
  4. L'Exode, le désert et la conquête
  5. Les prophètes, Tobie et Daniel
  6. Qui est l'ange de l'Éternel dans l'Ancien Testament ?
  7. Ce que ces récits ont en commun
  8. Porter un signe des anges, sans forcer le symbole
  9. Questions fréquentes
  10. Lisez l'Ancien Testament à la bonne échelle
  11. Sources

En bref

  • L'Ancien Testament ne parle pas des anges au pluriel, il parle de l'ange, au singulier. Dans la traduction liturgique officielle, le pluriel « anges » n'apparaît que 17 fois dans tout l'Ancien Testament, contre 84 fois dans le Nouveau.
  • L'expression qui domine est « l'ange du Seigneur » : 59 occurrences, réparties sur douze livres seulement. Le record pour un seul chapitre est Nombres 22, l'épisode de l'ânesse de Balaam, avec dix occurrences en quatorze versets.
  • Le mot « archange » n'apparaît pas une seule fois dans l'Ancien Testament, et le mot « chérubin » non plus : le texte liturgique écrit « Kéroub » et « Kéroubim ».
  • Trois anges seulement y sont nommés : Michel, Gabriel (Daniel) et Raphaël (Tobie).
  • Point délicat et central : « l'ange du Seigneur » parle parfois à la première personne comme Dieu lui-même, et Exode 23, 21 dit de lui « car mon nom est en lui ». Le Catéchisme énonce que « la tradition chrétienne a toujours reconnu que dans ces Théophanies le Verbe de Dieu se laissait voir et entendre » (n. 707), sans pour autant identifier cet ange à une personne divine.

Vous cherchez où se trouvent exactement les anges dans l'Ancien Testament, avec les références, et pas seulement des titres de chapitres ? Vous vous demandez pourquoi ce sont presque toujours « l'ange du Seigneur » au singulier et jamais une armée d'anges ? Vous avez entendu dire que cet ange serait le Christ avant l'Incarnation, et vous aimeriez savoir ce que l'Église en dit, sans y mettre plus que ce qui s'y trouve ?

Voici la réponse courte : l'Ancien Testament raconte vingt-cinq scènes où un ange intervient, de la porte d'Éden aux visions de Zacharie, et dans la plupart d'entre elles l'être qui apparaît est désigné d'une seule façon, « l'ange du Seigneur ». Nous avons repris ces passages un par un dans la traduction liturgique officielle, celle que l'Église lit à la messe en français, avec le numéro de chaque verset. Vous repartirez d'ici avec deux choses : la liste complète des scènes dans l'ordre du texte, et une réponse honnête sur « l'ange de l'Éternel », celle qui dit ce que le texte dit et s'arrête où il s'arrête.

Combien de fois l'Ancien Testament parle-t-il des anges ?

153 occurrences, et un pluriel presque absent

Nous avons compté le mot sur les 1 330 chapitres que publie le site de l'Association épiscopale liturgique pour les pays francophones, soit la Bible catholique entière. Résultat : « ange » au singulier revient 136 fois dans l'Ancien Testament, et « anges » au pluriel 17 fois seulement, soit 153 occurrences en tout. Dans le Nouveau Testament, le rapport s'inverse : 98 fois le singulier, 84 fois le pluriel. La dernière de ces 136 occurrences se cache dans un texte que l'AELF publie à part, la Lettre de Jérémie : « Car mon ange est avec vous, lui qui demandera compte de vos âmes » (verset 6).

Ce déséquilibre n'est pas une curiosité statistique, c'est la clé de lecture de tout ce qui suit. L'Ancien Testament ne décrit presque jamais des foules angéliques : il raconte la venue d'un envoyé, un à la fois, à un homme ou à une femme précis. Les dix-sept pluriels se répartissent ainsi : quatre dans la Genèse, quatre dans les psaumes, trois dans Tobie, trois dans Daniel, deux dans le Siracide et un dans Job.

« L'ange du Seigneur » : 59 fois, dans douze livres

La formule la plus fréquente est aussi la plus troublante. « L'ange du Seigneur » apparaît 59 fois dans l'Ancien Testament, et uniquement dans douze livres : la Genèse, l'Exode, les Nombres, les Juges, le deuxième livre de Samuel, les deux livres des Rois, le premier livre des Chroniques, les psaumes, Isaïe, Daniel et Zacharie. Le livre des Juges en concentre 18, celui des Nombres 10, la Genèse 6, Zacharie 6.

Le record pour un chapitre unique mérite d'être connu : Nombres 22, l'épisode de l'ânesse de Balaam, emploie l'expression dix fois en quatorze versets, plus que n'importe quel autre chapitre de la Bible. Vient ensuite Juges 13, l'annonce faite aux parents de Samson, avec neuf occurrences.

Ni « archange », ni « chérubin » : les mots que le texte n'emploie pas

Deux absences valent mieux qu'un long développement. Le mot « archange » n'apparaît pas une seule fois dans l'Ancien Testament : les deux seules occurrences de toute la Bible sont dans le Nouveau, la première épître aux Thessaloniciens et la lettre de saint Jude. Si cette distinction vous intéresse, nous l'avons traitée à part dans notre article sur ce qu'est un archange.

La seconde absence est plus surprenante : le mot français « chérubin » n'apparaît nulle part dans la traduction liturgique, qui garde le mot hébreu translittéré, « Kéroub » au singulier et « Kéroubim » au pluriel. On le trouve 87 fois dans l'Ancien Testament, dont deux fois comme simple nom de lieu, Kéroub-Addane (Esdras 2, 59 et Néhémie 7, 61). Et sur les 85 occurrences restantes, 43 tiennent à trois livres, l'Exode, le premier livre des Rois et le deuxième livre des Chroniques : elles décrivent les Kéroubim sculptés de l'arche d'alliance et du Temple, pas des apparitions.

Les 25 apparitions d'anges de l'Ancien Testament, dans l'ordre du texte

Voici le relevé des scènes où un être angélique intervient dans un récit, dans l'ordre des livres, avec la façon exacte dont le texte le nomme. Attention à ce que ce tableau est et à ce qu'il n'est pas : ce sont les scènes d'intervention, pas les 153 occurrences du mot. Les psaumes, le livre de la Sagesse, le Siracide et les livres des Maccabées parlent des anges sans raconter d'apparition, et ils ne figurent donc pas ici. Vous compterez vingt-six lignes pour vingt-cinq scènes : l'épisode de l'aire d'Arauna est raconté deux fois, dans le deuxième livre de Samuel et dans le premier livre des Chroniques, et nous avons gardé les deux récits côte à côte.

La scène Référence Comment le texte le nomme Ce qu'il fait
La porte d'Éden Genèse 3, 24 « les Kéroubim » gardent l'accès de l'arbre de vie
Agar dans le désert Genèse 16, 7-13 « l'ange du Seigneur » (4 fois) la trouve près d'une source, annonce Ismaël
Les chênes de Mambré Genèse 18, 1-15 « trois hommes » annoncent la naissance d'Isaac
Loth à Sodome Genèse 19, 1-15 « les deux anges » le font sortir de la ville
Agar et l'enfant Genèse 21, 17-18 « l'ange de Dieu » appelle du ciel, sauve Ismaël
Le sacrifice d'Isaac Genèse 22, 11-18 « l'ange du Seigneur » (2 fois) arrête la main d'Abraham
L'échelle de Jacob Genèse 28, 12 « des anges de Dieu » montent et descendent
Le camp de Mahanaïm Genèse 32, 2-3 « des anges de Dieu » viennent à sa rencontre
Le gué du Yabboq Genèse 32, 25-31 « quelqu'un », puis « l'homme » lutte avec Jacob, le blesse et le bénit
Le buisson ardent Exode 3, 2-6 « l'ange du Seigneur » apparaît dans la flamme
Le passage de la mer Exode 14, 19-20 « l'ange de Dieu » passe de l'avant à l'arrière du camp
La promesse du chemin Exode 23, 20-23 « un ange », « mon ange » garde en chemin et fait entrer
L'ânesse de Balaam Nombres 22, 22-35 « l'ange du Seigneur » (10 fois) se poste en adversaire sur la route
Josué devant Jéricho Josué 5, 13-15 « le chef de l'armée du Seigneur » fait retirer les sandales
L'appel de Gédéon Juges 6, 11-23 « l'ange du Seigneur » (6 fois) l'envoie sauver Israël
La mère de Samson Juges 13, 3-21 « l'ange du Seigneur » (9 fois) annonce une naissance
L'aire d'Arauna 2 Samuel 24, 16-17 « l'ange exterminateur » étend la main, puis reçoit l'ordre de s'arrêter
Le même épisode, autre récit 1 Chroniques 21, 16 « l'ange du Seigneur » se tient entre terre et ciel, l'épée tendue
Élie sous le buisson 1 Rois 19, 5-8 « un ange », puis « l'ange du Seigneur » le réveille et le nourrit deux fois
Le camp assyrien 2 Rois 19, 35 « l'ange du Seigneur » frappe le camp dans la nuit
La vision du Temple Isaïe 6, 1-7 « des séraphins » purifient les lèvres du prophète
Le voyage de Tobie Tobie 5 à 12 « Azarias », puis « Raphaël » accompagne, guérit, révèle son nom
Le char et les roues Ézéchiel 1 et 10 « quatre Vivants », puis « Kéroubim » portent la gloire du Seigneur
Les visions de Daniel Daniel 8, 15-17 et 9, 20-23 « Gabriel » explique la vision, instruit le prophète
Habacuc porté à Babylone Daniel 14, 33-39 « l'ange du Seigneur » le transporte jusqu'à la fosse aux lions
Les visions de Zacharie Zacharie 1 et 3 « l'ange qui me parlait » interprète, et intercède pour Jérusalem

Un détail du tableau mérite d'être relevé tout de suite : dans trois scènes sur les plus célèbres, le texte n'emploie pas le mot « ange ». Ni les trois hommes de Mambré, ni l'adversaire de Jacob au gué du Yabboq, ni le chef de l'armée du Seigneur devant Jéricho ne sont appelés ainsi. C'est la lecture de l'Église et des Pères qui les a rangés dans ce registre, pas le vocabulaire du récit.

De la Genèse à Jacob : les premières apparitions

Les Kéroubim à la porte d'Éden (Genèse 3, 24)

La première apparition de l'Écriture est un poste de garde. « Il expulsa l'homme, et il posta, à l'orient du jardin d'Éden, les Kéroubim, armés d'un glaive fulgurant, pour garder l'accès de l'arbre de vie » (Genèse 3, 24). Trois précisions tiennent dans ce seul verset : ils sont au pluriel, ils sont armés, et leur fonction est de fermer un passage.

Le Catéchisme place ce verset en tête de sa propre liste des interventions angéliques : « ils ferment le paradis terrestre » (Catéchisme de l'Église catholique, n. 332). On est loin de l'angelot de la peinture. Si c'est l'apparence qui vous intéresse, nous avons traité la question en entier dans notre article sur l'apparence des anges selon la Bible.

L'ange qui trouve Agar près d'une source (Genèse 16)

C'est la première fois que l'expression « l'ange du Seigneur » est employée, et c'est déjà un cas difficile. L'ange trouve Agar en fuite « dans le désert, près d'une source » (Genèse 16, 7), lui ordonne de rentrer, puis lui déclare : « Je te donnerai une descendance tellement nombreuse qu'il sera impossible de la compter » (verset 10).

Lisez bien la promesse : elle est faite à la première personne, et c'est une promesse que seul Dieu peut tenir. Le récit enchaîne d'ailleurs sans transition : « Au Seigneur qui lui parlait, Agar donna ce nom : "Tu es El-Roï (c'est-à-dire : le-Dieu-qui-me-voit)" » (verset 13). Quatre occurrences de « l'ange du Seigneur » en sept versets, et une femme qui, à la fin, croit avoir parlé à Dieu.

Les trois hommes de Mambré (Genèse 18)

Le chapitre le plus connu est aussi le plus déroutant grammaticalement. Il s'ouvre ainsi : « Aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham, qui était assis à l'entrée de la tente » (Genèse 18, 1). Au verset suivant, « Abraham leva les yeux, et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui ».

Puis Abraham s'adresse à eux au singulier, « Mon seigneur, si j'ai pu trouver grâce à tes yeux » (verset 3), avant de passer au pluriel dans la phrase suivante, « Permettez que l'on vous apporte un peu d'eau » (verset 4). Le texte ne prononce jamais le mot « ange » dans ce chapitre. Il faut attendre le chapitre suivant pour que « les deux anges » arrivent à Sodome (Genèse 19, 1), ce qui laisse entendre que l'un des trois ne les a pas accompagnés. Notez aussi le repas : « il se tenait debout près d'eux, sous l'arbre, pendant qu'ils mangeaient » (verset 8). Nous y reviendrons, car le livre de Tobie apporte sur ce point une correction surprenante.

Les deux anges de Sodome, et la main arrêtée (Genèse 19 et 22)

Deux scènes, deux fonctions nettes. À Sodome, les anges font sortir Loth de force : « À l'aurore, les deux anges pressèrent Loth, en disant : "Debout ! Prends ta femme et tes deux filles" » (Genèse 19, 15). Au pays de Moriah, l'ange arrête le geste d'Abraham : « Mais l'ange du Seigneur l'appela du haut du ciel et dit : "Abraham ! Abraham !" » (Genèse 22, 11).

Et au verset 16, l'ange parle en jurant par lui-même : « Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur : parce que tu as fait cela, parce que tu ne m'as pas refusé ton fils, ton unique. » C'est le deuxième cas où la voix de l'ange et celle de Dieu se superposent. Le Catéchisme retient les deux épisodes dans sa liste : les anges « protègent Lot », ils « arrêtent la main d'Abraham » (n. 332).

L'échelle de Jacob (Genèse 28, 12)

Une seule phrase, et l'une des images les plus reprises de la Bible. « Il eut un songe : voici qu'une échelle était dressée sur la terre, son sommet touchait le ciel, et des anges de Dieu montaient et descendaient » (Genèse 28, 12).

Fait mesurable et peu connu : l'expression « des anges de Dieu » au pluriel n'apparaît que deux fois dans tout l'Ancien Testament, ici et quatre chapitres plus loin, et les deux fois c'est Jacob qui les voit. Au réveil, Jacob ne parle pas des anges mais du lieu : « En vérité, le Seigneur est en ce lieu ! Et moi, je ne le savais pas » (verset 16), puis « C'est vraiment la maison de Dieu, la porte du ciel ! » (verset 17).

Le combat du Yabboq (Genèse 32, 25-31)

Avant le combat, Jacob croise le second pluriel : « des anges de Dieu vinrent à sa rencontre », et il nomme le lieu Mahanaïm, « Les deux camps » (Genèse 32, 2-3). Puis vient la nuit de la lutte, et il faut être précis sur le vocabulaire. Le texte liturgique n'emploie jamais le mot « ange » dans ce récit : il écrit « quelqu'un lutta avec lui jusqu'au lever de l'aurore » (verset 25), puis « l'homme » trois fois de suite.

L'adversaire refuse de se nommer, « Pourquoi me demandes-tu mon nom ? » (verset 30), et Jacob conclut : « j'ai vu Dieu face à face, et j'ai eu la vie sauve » (verset 31). C'est un prophète, bien plus tard, qui tranche le mot : « Il a lutté avec un ange et il a eu le dessus » (Osée 12, 5). Autrement dit, la qualification d'ange vient d'un autre livre de la Bible, pas du récit lui-même.

L'Exode, le désert et la conquête

Le buisson ardent (Exode 3, 2-6)

Voici le passage qui résume à lui seul toute la difficulté de « l'ange du Seigneur », et il tient en cinq versets. « L'ange du Seigneur lui apparut dans la flamme d'un buisson en feu » (Exode 3, 2). Deux versets plus loin : « Dieu l'appela du milieu du buisson : "Moïse ! Moïse !" » (verset 4). Puis : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob » (verset 6).

L'ange apparaît, et c'est Dieu qui parle : le texte passe de l'un à l'autre sans signaler de changement d'interlocuteur. Le Catéchisme, lui, ne parle pas d'un ange à cet endroit : il appelle la scène « la théophanie du buisson ardent » et y situe « la révélation du nom divin faite à Moïse » (n. 204).

L'ange qui passe à l'arrière du camp (Exode 14, 19-20)

Pendant la nuit de la mer, l'ange change de place. « L'ange de Dieu, qui marchait en avant d'Israël, se déplaça et marcha à l'arrière. La colonne de nuée se déplaça depuis l'avant-garde et vint se tenir à l'arrière » (Exode 14, 19), « entre le camp des Égyptiens et le camp d'Israël » (verset 20).

L'ange et la colonne de nuée font le même mouvement dans la même phrase, et le texte ne dit pas lequel des deux porte l'autre. Quelques versets plus loin, c'est « le Seigneur » qui observe l'armée égyptienne « depuis la colonne de feu et de nuée » (verset 24). La fonction, ici, est purement protectrice : l'ange se met entre le danger et le peuple.

« Je vais envoyer un ange devant toi » (Exode 23, 20-23)

C'est le passage le plus explicite de tout l'Ancien Testament sur ce point, et il est rarement cité. Dieu annonce : « Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t'ai préparé » (Exode 23, 20). Puis vient le verset qui a nourri des siècles de commentaire.

« Respecte sa présence, écoute sa voix. Ne lui résiste pas : il ne te pardonnerait pas ta révolte, car mon nom est en lui » (Exode 23, 21). Deux choses s'y disent en même temps : cet ange est distinct de Dieu, puisque Dieu l'envoie et parle de lui à la troisième personne, et il porte en lui le Nom, ce qui n'est accordé à aucune autre créature du récit. Le Catéchisme retient précisément ce passage dans sa liste : les anges « conduisent le Peuple de Dieu », avec le renvoi à Exode 23, 20-23 (n. 332).

L'ânesse de Balaam (Nombres 22, 22-35)

C'est le chapitre qui emploie le plus l'expression dans toute la Bible, dix fois en quatorze versets, et c'est aussi le plus concret. L'ange « se posta sur le chemin en adversaire » (verset 22), et le verset suivant précise ce que voit l'ânesse : il tient « son épée dégainée à la main » (verset 23). Trois fois l'ânesse le voit et se détourne, trois fois Balaam, qui ne voit rien, la frappe.

Puis « le Seigneur dessilla les yeux de Balaam qui vit l'ange du Seigneur posté sur le chemin » (verset 31), et l'ange lui dit : « L'ânesse m'a vu, elle, et, par trois fois, elle s'est détournée de moi. Si elle ne s'était pas détournée de moi, c'est toi qu'à l'instant j'aurais tué » (verset 33). Retenez l'inversion du récit : la bête voit ce que le devin ne voit pas, et c'est elle qui lui sauve la vie.

Gédéon et la mère de Samson (Juges 6 et 13)

Le livre des Juges est celui qui parle le plus de l'ange du Seigneur, avec 18 occurrences, et ses deux grandes scènes se répondent. Chez Gédéon, l'ange s'assoit sous un térébinthe et le salue : « Le Seigneur est avec toi, vaillant guerrier ! » (Juges 6, 12). Deux versets plus loin, le récit glisse de nouveau : « Alors le Seigneur regarda Gédéon et lui dit : "Avec la force qui est en toi, va sauver Israël [...] N'est-ce pas moi qui t'envoie ?" » (verset 14). Et quand le feu jaillit du rocher, Gédéon s'effraie : « Pourquoi donc ai-je vu l'ange du Seigneur face à face ? » (verset 22).

Chez les parents de Samson, l'ange annonce une naissance à une femme stérile (Juges 13, 3), refuse le repas qu'on lui offre, « Même si tu me retenais, je ne mangerais pas de ton pain » (verset 16), et refuse son nom dans des termes qui rappellent le gué du Yabboq : « Pourquoi demandes-tu mon nom, alors qu'il est merveilleux ? » (verset 18). Le père conclut comme Jacob et comme Gédéon : « Nous allons sûrement mourir, car nous avons vu Dieu » (verset 22). Le Catéchisme cite les deux chapitres côte à côte : les anges « annoncent naissances et vocations » (n. 332).

Les prophètes, Tobie et Daniel

L'ange qui nourrit Élie (1 Rois 19, 5-8)

La scène la plus douce de tout le corpus, et la plus matérielle. Élie veut mourir, il s'endort sous un buisson, « Mais voici qu'un ange le toucha et lui dit : "Lève-toi, et mange !" » (1 Rois 19, 5). Il trouve « une galette cuite sur des pierres brûlantes et une cruche d'eau », mange, boit, et se rendort.

Il faut une seconde visite pour qu'il se lève : « Une seconde fois, l'ange du Seigneur le toucha et lui dit : "Lève-toi, et mange, car il est long, le chemin qui te reste" » (verset 7). Et le texte précise l'effet : « fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu'à l'Horeb » (verset 8). Le Catéchisme range ce passage sous une formule simple, les anges « assistent les prophètes » (n. 332).

Les séraphins d'Isaïe (Isaïe 6, 1-7)

C'est la seule apparition de séraphins de toute la Bible : le mot n'apparaît que deux fois, et les deux dans ce chapitre. « Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils avaient chacun six ailes : deux pour se couvrir le visage, deux pour se couvrir les pieds, et deux pour voler » (Isaïe 6, 2). Ils crient « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l'univers ! » (verset 3), la phrase que la liturgie reprend à chaque messe.

Puis l'un d'eux agit : « L'un des séraphins vola vers moi, tenant un charbon brûlant qu'il avait pris avec des pinces sur l'autel » (verset 6), et il touche la bouche du prophète : « ta faute est enlevée, ton péché est pardonné » (verset 7). Six ailes et non quatre, un charbon et non une épée : ne confondez pas les séraphins d'Isaïe avec les Kéroubim d'Ézéchiel, ce ne sont pas les mêmes êtres ni le même texte.

Raphaël, du début à la fin du livre de Tobie

C'est le seul livre de l'Ancien Testament où un ange tient tout le récit, et il y voyage incognito. Envoyé dès le chapitre 3 pour guérir Tobith et délivrer Sarra (Tobie 3, 17), il se présente au jeune Tobie comme un compagnon de route : « il trouva l'ange Raphaël debout devant lui, mais il ne savait pas que c'était un ange de Dieu » (Tobie 5, 4). Interrogé sur son nom, il répond : « Je suis Azarias, fils d'Ananias le Grand, l'un de tes frères » (verset 13).

La révélation vient à la fin : « Moi, je suis Raphaël, l'un des sept anges qui se tiennent ou se présentent devant la gloire du Seigneur » (Tobie 12, 15). Et il ajoute une phrase qui éclaire rétrospectivement le repas d'Abraham à Mambré : « Vous avez cru me voir manger, mais ce que vous avez vu n'était qu'une apparence » (verset 19). Sur le chiffre sept de ce verset et sur ce que l'Écriture en fait, voyez notre article sur les 7 anges de Dieu.

Les Kéroubim d'Ézéchiel, en deux phrases

Ézéchiel voit quatre Vivants à quatre faces et quatre ailes, accompagnés de roues imbriquées, et le mot « ange » n'apparaît pas une seule fois dans les chapitres 1 et 10 : c'est au chapitre 10, verset 20, que le prophète les reconnaît comme des Kéroubim. Le livre d'Ézéchiel concentre à lui seul 28 des 85 occurrences du mot Kéroub dans l'Ancien Testament.

Nous ne refaisons pas ici cette vision, parce qu'elle mérite son propre traitement verset par verset : tout est dans notre article sur les anges d'Ézéchiel, y compris la question des roues « couvertes d'yeux », qui est un problème de traduction.

Gabriel chez Daniel (Daniel 8 et 9)

Avec le livre de Tobie, Daniel est le seul livre de l'Ancien Testament à nommer un ange. « Et j'entendis la voix de l'homme entre les rives de l'Oulaï. Il cria : "Gabriel, fais-lui comprendre la vision !" » (Daniel 8, 16). Au chapitre suivant, il revient pendant la prière du prophète : « Gabriel, l'être que j'avais vu au commencement de la vision, s'approcha de moi d'un vol rapide à l'heure de l'offrande du soir » (Daniel 9, 21), et il explique sa mission, « je suis sorti maintenant pour ouvrir ton intelligence » (verset 22).

Sa fonction, dans les deux cas, n'est ni de combattre ni de protéger : elle est d'expliquer. Le même livre nomme Michel, « l'un des premiers anges » venu en aide (Daniel 10, 13), puis « le chef des anges » (Daniel 12, 1), et son chapitre 14 raconte une dernière apparition peu connue : l'ange du Seigneur saisit le prophète Habacuc « par le sommet de la tête » et le dépose à Babylone au-dessus de la fosse aux lions, le temps d'un repas (Daniel 14, 36). Sur les trois noms que l'Écriture donne, voyez notre article sur les noms des anges dans la Bible, et sur Michel en particulier les anges les plus puissants de la Bible.

Qui est l'ange de l'Éternel dans l'Ancien Testament ?

Le mot « Éternel » ne rend jamais le nom divin dans le texte liturgique

Commençons par le vocabulaire, parce que la question se pose souvent sous cette forme. L'expression « l'ange de l'Éternel » n'apparaît pas une seule fois dans la traduction liturgique officielle : celle-ci écrit « l'ange du Seigneur », 59 fois. Le mot « Éternel » existe dans ce texte, mais ailleurs et autrement, par exemple en adjectif dans « Éternel est son amour » (psaume 117) ou comme titre divin dans le livre de Baruch. Il n'est jamais accolé au mot ange.

Si vous rencontrez « l'ange de l'Éternel », vous lisez une autre traduction française de la Bible, pas celle que l'Église lit à la messe. Ce n'est pas une erreur de votre part, c'est une différence de traduction : les deux formules rendent exactement les mêmes versets, par exemple Genèse 16, 7.

Les passages où l'ange parle comme Dieu lui-même

Voici le cœur de la difficulté, et il se constate, verset par verset, sans rien interpréter. Dans Genèse 16, 10, l'ange promet une descendance innombrable à la première personne. Dans Genèse 22, 16, il jure « par moi-même, oracle du Seigneur ». Dans Exode 3, l'ange apparaît au verset 2 et c'est Dieu qui appelle au verset 4. Dans Juges 6, l'ange salue Gédéon au verset 12 et « le Seigneur » l'envoie au verset 14.

Et dans trois récits, celui qui a vu l'ange croit avoir vu Dieu et craint d'en mourir : Jacob (Genèse 32, 31), Gédéon (Juges 6, 22) et le père de Samson (Juges 13, 22). Ce n'est donc pas une lecture tardive plaquée sur le texte : la confusion est dans le récit lui-même, et elle est voulue.

« Car mon nom est en lui » (Exode 23, 21)

Un seul verset dit explicitement ce que les récits laissent entendre. « Respecte sa présence, écoute sa voix. Ne lui résiste pas : il ne te pardonnerait pas ta révolte, car mon nom est en lui » (Exode 23, 21). L'ange porte le Nom, donc il engage Dieu quand il parle, et le refuser équivaut à refuser Dieu. C'est le verset qu'il faut citer si vous voulez être exact sur ce point.

Le contre-exemple de Zacharie : l'ange qui prie le Seigneur

Il faut aussitôt poser la limite, sinon on dirait plus que le texte. Dans le livre de Zacharie, l'ange du Seigneur ne parle pas comme Dieu : il lui adresse une prière. « L'ange du Seigneur reprit alors la parole et dit : "Seigneur de l'univers, combien de temps refuseras-tu d'avoir compassion de Jérusalem ?" » (Zacharie 1, 12).

Et ce n'est pas une lecture de notre fait : le Catéchisme cite exactement ce verset comme un exemple de l'intercession des anges (n. 336). Un ange qui intercède auprès de Dieu n'est pas Dieu : « l'ange du Seigneur » ne peut donc pas être lu de la même manière dans tous les passages.

Ce que l'Église dit, et ce qu'elle ne dit pas

Sur le fond, l'Église tient deux affirmations qu'il faut garder ensemble. La première est que les anges sont des créatures : « des créatures purement spirituelles », douées d'intelligence et de volonté, personnelles et immortelles (Catéchisme, n. 330), et saint Augustin précise que « "Ange" désigne la fonction, non pas la nature » (n. 329). Un ange n'est donc jamais une personne divine, et le Catéchisme ne dit nulle part que l'ange du Seigneur serait le Christ.

La seconde affirmation concerne les apparitions elles-mêmes, et elle est remarquablement précise : « Les Théophanies (manifestations de Dieu) illuminent le chemin de la promesse, des patriarches à Moïse et de Josué jusqu'aux visions qui inaugurent la mission des grands prophètes. La tradition chrétienne a toujours reconnu que dans ces Théophanies le Verbe de Dieu se laissait voir et entendre, à la fois révélé et "ombré" dans la Nuée de l'Esprit Saint » (Catéchisme, n. 707).

Regardez l'itinéraire que cette phrase décrit : les patriarches, Moïse, Josué, puis les visions qui inaugurent la mission des prophètes. C'est exactement l'ordre des scènes que vous venez de lire, d'Abraham à Isaïe. La position de l'Église est donc nette sans être tranchante : dans ces manifestations, c'est le Verbe de Dieu qui se laisse voir et entendre, et le Catéchisme ne tranche pas, passage par passage, si « l'ange du Seigneur » est un envoyé créé ou Dieu agissant lui-même. Nous nous arrêtons ici, parce que c'est ici que s'arrête ce que nous pouvons sourcer.

Ce que ces récits ont en commun

Pris ensemble, ces vingt-cinq passages dessinent sept fonctions, et le Catéchisme les énumère dans un seul paragraphe, avec ses références : les anges « ferment le paradis terrestre », « protègent Lot », « sauvent Agar et son enfant », « arrêtent la main d'Abraham », « conduisent le Peuple de Dieu », « annoncent naissances et vocations », « assistent les prophètes » (n. 332).

Aucune de ces interventions n'est décorative : à chaque fois, l'ange ferme, arrête, nourrit, guide, guérit ou explique. Il agit, puis il disparaît du récit. Pour la question plus large de ce à quoi servent les anges, dans l'Ancien comme dans le Nouveau Testament, nous avons un article dédié : le rôle des anges.

Kéroubim et séraphins : les deux seuls noms de catégorie de l'Ancien Testament

Les listes de « types d'anges » qui circulent mélangent des mots d'origines très différentes. Voici ce que le comptage donne. Dans l'Ancien Testament, deux noms de catégorie seulement apparaissent : les Kéroubim, 85 fois, dont 43 pour les figures sculptées de l'arche et du Temple, et les séraphins, 2 fois, toutes les deux dans Isaïe 6.

Les autres noms de la hiérarchie classique ne sont pas dans l'Ancien Testament : ils viennent d'une épître de saint Paul, et leur liste change d'une traduction à l'autre, ce qui explique une partie du désordre des pages qui les recensent. Le Catéchisme cite ainsi la lettre aux Colossiens : « c'est en lui qu'ont été créées toutes choses, dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles : trônes, seigneuries, principautés, puissances » (n. 331). La traduction liturgique rend le même verset autrement : « Les êtres visibles et invisibles, Puissances, Principautés, Souverainetés, Dominations » (Colossiens 1, 16). Quatre noms dans les deux cas, et seulement deux en commun : la liste des neuf chœurs n'est donc pas un passage de l'Ancien Testament, c'est un assemblage de termes dispersés, dont l'intitulé dépend même de la traduction que vous lisez.

Les listes de 7, de 9 et de 72 anges

Trois chiffres reviennent sans cesse dans les recherches, et ils n'ont pas le même statut. Le sept est dans le texte, une fois, et sur les lèvres de Raphaël : « l'un des sept anges qui se tiennent ou se présentent devant la gloire du Seigneur » (Tobie 12, 15). Le neuf est le total des chœurs, donc une synthèse postérieure, pas un verset.

Quant aux soixante-douze anges, le comptage est sans appel : le mot « soixante-douze » n'apparaît que deux fois dans toute la Bible, les deux fois dans l'Évangile selon saint Luc au chapitre 10, et il y désigne des disciples envoyés deux par deux, jamais des anges. Ces listes de soixante-douze noms viennent de traditions ésotériques étrangères à l'Écriture et à l'Église, et nous ne les reprenons pas. Sur les sept et sur les noms qui leur sont attribués, notre article sur les 7 archanges fait le tri.

Porter un signe des anges, sans forcer le symbole

Autant être franc : ni les Kéroubim au glaive fulgurant ni les séraphins à six ailes ne se portent en bijou, et nous n'allons pas vous en fabriquer un. Ces figures-là sont faites pour une voûte d'église ou un tympan, pas pour une médaille portée au cou.

Le registre qui se porte est l'autre, celui de la garde : le Catéchisme enseigne que « chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie » (n. 336), et c'est ce que représente une médaille d'ange gardien. Vous trouverez nos pièces dans la collection ange gardien, avec notamment la médaille ange en argent 925 et le collier ange gardien en acier inoxydable, une matière qui ne noircit pas et qui supporte le port quotidien. Pour les figures que l'Église fête nommément, voyez nos médailles de saints, et pour l'archange du combat spirituel nos bijoux saint Michel. Chaque pièce est livrée dans un écrin, ce qui en fait un cadeau possible pour une naissance, un baptême ou une confirmation.

Questions fréquentes

Quel est le rôle des anges dans l'Ancien Testament ?

Dans les récits, ils font sept choses, et le Catéchisme les énumère avec leurs références : ils ferment le paradis terrestre, protègent Lot, sauvent Agar et son enfant, arrêtent la main d'Abraham, conduisent le Peuple de Dieu, annoncent naissances et vocations, assistent les prophètes (Catéchisme de l'Église catholique, n. 332). Ajoutez-y deux fonctions que les scènes montrent clairement : expliquer une vision, comme Gabriel chez Daniel, et intercéder, comme l'ange du livre de Zacharie qui prie pour Jérusalem (Zacharie 1, 12). Le rôle des anges dans toute l'Écriture est détaillé dans notre article sur le rôle des anges.

Qui sont les 9 anges de Dieu ?

La question renvoie en réalité aux neuf chœurs angéliques : séraphins, chérubins, trônes, dominations, vertus, puissances, principautés, archanges et anges. Cette liste ne figure dans aucun passage de la Bible, et surtout pas dans l'Ancien Testament : seuls les Kéroubim et les séraphins y apparaissent, les autres noms viennent des épîtres de saint Paul, et le regroupement en neuf est l'œuvre d'auteurs chrétiens postérieurs. Le Catéchisme n'en fait pas un article de foi. Nous détaillons leur origine dans notre article sur la liste des archanges et leurs fonctions.

Quels sont les 7 anges de Dieu les plus puissants ?

L'Écriture ne classe pas les anges par puissance et n'en donne pas sept noms. Le chiffre sept vient d'une seule phrase, celle de Raphaël : « Moi, je suis Raphaël, l'un des sept anges qui se tiennent ou se présentent devant la gloire du Seigneur » (Tobie 12, 15). Les six autres ne sont pas nommés. Le seul élément de rang que l'Ancien Testament donne concerne Michel, appelé « l'un des premiers anges » (Daniel 10, 13) puis « le chef des anges » (Daniel 12, 1). Nous reprenons la question en entier dans notre article sur les 7 anges de Dieu.

Qui sont les 4 anges de Dieu ?

Aucun texte de l'Ancien Testament ne nomme quatre anges. Trois noms seulement y figurent : Michel et Gabriel dans le livre de Daniel, Raphaël dans le livre de Tobie. La confusion vient probablement des quatre Vivants de la vision d'Ézéchiel, qui sont quatre créatures, reconnues comme des Kéroubim au chapitre 10, et non quatre anges nommés : nous les détaillons dans notre article sur les anges d'Ézéchiel. Pour les trois noms et ce que l'Église en fait dans sa liturgie, voyez qui est saint Michel l'archange.

Lisez l'Ancien Testament à la bonne échelle

Vous avez maintenant la liste que vous cherchiez, dans l'ordre du texte et avec les versets : vingt-cinq scènes, des Kéroubim postés à l'orient d'Éden jusqu'à Gabriel venu ouvrir l'intelligence de Daniel, en passant par l'ânesse qui voit ce que son maître ne voit pas. Et vous avez les ordres de grandeur, qui changent la façon de lire : 153 occurrences du mot, mais seulement 17 au pluriel, et pas une seule fois le mot « archange ».

Vous avez aussi, sur « l'ange du Seigneur », une réponse qui ne dépasse pas ses preuves : l'ange parle parfois comme Dieu, un verset dit même « mon nom est en lui », et la tradition chrétienne a reconnu dans ces théophanies le Verbe de Dieu qui se laissait voir et entendre. Rien de plus, et c'est déjà beaucoup. Si cette présence tient une place dans votre prière, elle peut se porter sans bruit : découvrez nos bijoux ange gardien et nos médailles de saints, en acier inoxydable ou en argent 925, livrés dans un écrin.

Sources

  • AELF, Livre de la Genèse, chapitre 18 : « le Seigneur apparut à Abraham » au verset 1, « trois hommes » au verset 2, l'alternance du singulier et du pluriel aux versets 3 et 4, et le repas pris sous l'arbre au verset 8.
  • AELF, Livre de l'Exode, chapitre 23 : l'ange envoyé devant le peuple au verset 20, « car mon nom est en lui » au verset 21, et « Mon ange marchera devant toi » au verset 23.
  • AELF, Livre de Tobie, chapitre 12 : la présentation de la prière au verset 12, « Moi, je suis Raphaël, l'un des sept anges » au verset 15, et « ce que vous avez vu n'était qu'une apparence » au verset 19.
  • Catéchisme de l'Église catholique, numéros 325 à 336 : l'existence des anges comme vérité de foi (328), la formule de saint Augustin (329), les anges comme créatures purement spirituelles (330), la citation de la lettre aux Colossiens (331), la liste des interventions de l'Ancien Testament avec leurs références (332), et la garde comme l'intercession, avec le renvoi à Zacharie 1, 12 (336).
  • Catéchisme de l'Église catholique, numéro 707 : les Théophanies des patriarches à Moïse et de Josué jusqu'aux visions des grands prophètes, et le Verbe de Dieu qui s'y laissait voir et entendre.

Vingt-huit autres chapitres sont cités en clair dans le texte, avec leur référence exacte, le standard du blog plafonnant à cinq liens d'autorité par article : Genèse 3, 16, 19, 21, 22, 28 et 32, Exode 3 et 14, Nombres 22, Josué 5, Juges 6 et 13, 1 Rois 19, 2 Rois 19, Isaïe 6, Tobie 3 et 5, Daniel 8, 9, 10, 12 et 14, Osée 12, Zacharie 1 et 3, psaumes 33 et 117, Colossiens 1 et la Lettre de Jérémie. Tous sont publiés sur aelf.org dans la même traduction liturgique officielle, la Lettre de Jérémie à une adresse à part. Le numéro 204 du Catéchisme, sur la théophanie du buisson ardent, est publié sur vatican.va. La précision sur l'hébreu « malak », « délégué » ou « ambassadeur », vient de la catéchèse de Jean-Paul II du 30 juillet 1986, dont le site du Saint-Siège sert le texte en italien.

Nos sources

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Nos bijoux des anges

Les Kéroubim d'Éden et les séraphins d'Isaïe ne se portent pas en bijou. L'ange gardien, si : voici les pièces de notre catalogue sur ce registre.

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