Les anges d'Ézéchiel : les quatre Vivants et les roues

Mis à jour le 19 min de lecture

ezekiel ange
Sommaire
  1. Ézéchiel est-il un ange ? Non, c'est un prophète
  2. La vision d'Ézéchiel 1 : les quatre Vivants, verset par verset
  3. Ézéchiel 10 : le texte les nomme enfin Kéroubim
  4. Ézéchiel 1, Ézéchiel 10 et Apocalypse 4 : les trois textes face à face
  5. Ce que la tradition chrétienne a lu dans les quatre visages
  6. À quoi ressemblent vraiment les anges, selon l'Église
  7. Porter un signe des anges, sans forcer le symbole
  8. Questions fréquentes
  9. Lisez la vision sans la déformer

En bref

  • Ézéchiel n'est pas un ange, c'est un prophète : le texte le présente comme « Ézékiel, fils du prêtre Bouzi », déporté à Babylone (Ézéchiel 1, 3). Ce sont les créatures de sa vision qui fascinent, pas lui.
  • Le chapitre 1 ne prononce jamais le mot « ange », pas une seule fois. Il parle de « quatre Vivants » qui ont chacun quatre faces et quatre ailes.
  • C'est le chapitre 10 qui tranche : « je reconnus que c'étaient des Kéroubim » (Ézéchiel 10, 20). Les quatre Vivants sont donc des chérubins.
  • Les quatre visages ne sont pas les mêmes d'un chapitre à l'autre : le taureau du chapitre 1 devient une face de Kéroub au chapitre 10 (Ez 1, 10 et Ez 10, 14).
  • Les roues « couvertes d'yeux » sont une question de traduction : la traduction liturgique officielle écrit « rempli de scintillements ». Les yeux innombrables, eux, sont bien dans l'Apocalypse (Ap 4, 6).

Vous avez tapé « ezekiel ange » et vous vous demandez s'il s'agit d'un ange ou d'un archange ? Vous avez vu passer ces dessins de créatures à quatre visages et de roues couvertes d'yeux, et vous voulez savoir ce que la Bible décrit exactement ? Vous aimeriez les versets, avec leurs numéros, sans avoir à démêler ce que chacun en raconte sur les réseaux ?

Première chose, et elle lève la confusion d'un coup : Ézéchiel n'est ni un ange ni un archange, c'est un prophète, un homme, fils de prêtre, déporté à Babylone avec les exilés. Le texte le date lui-même, « la cinquième année de la déportation du roi Jékonias » (Ézéchiel 1, 2). La requête se comprend très bien : sa vision est si spectaculaire qu'elle a fini par absorber son nom. Ce qu'il voit, en revanche, ce sont bien des créatures célestes, et le texte finit par les nommer : des Kéroubim, c'est-à-dire des chérubins. Nous reprenons ici les chapitres 1 et 10 du livre d'Ézéchiel dans la traduction liturgique officielle, verset par verset, nous comparons avec l'Apocalypse, et nous expliquons ce que la tradition chrétienne a lu dans ces quatre visages.

Ézéchiel est-il un ange ? Non, c'est un prophète

Ce que le texte dit de lui, dès le verset 3

Le livre s'ouvre sur une date et sur un lieu, pas sur une apparition. « Je me trouvais à Babylone au milieu des exilés près du fleuve Kebar ; les cieux s'ouvrirent et j'eus des visions divines » (Ézéchiel 1, 1). Deux versets plus loin, le texte le nomme et le situe : « la parole de Dieu fut adressée à Ézékiel, fils du prêtre Bouzi, dans le pays des Chaldéens, au bord du fleuve Kebar » (Ézéchiel 1, 3).

Un homme, un père prêtre, une déportation et un fleuve : voilà le signalement d'un prophète, pas celui d'un esprit. Vous remarquerez au passage l'orthographe : la traduction liturgique officielle intitule le livre « Livre d'Ezekiel » et écrit le nom du prophète « Ézékiel ». La graphie « Ezekiel », que beaucoup croient anglaise, est donc tout à fait recevable en français.

« Ezekiel ange ou archange » : ni l'un ni l'autre

C'est la question telle qu'elle est tapée, et la réponse est courte. Un archange est un ange, donc un pur esprit ; Ézéchiel est un être humain, et aucun texte biblique ne le présente autrement. L'Église fait mémoire dans sa liturgie de trois anges nommés, Michel, Gabriel et Raphaël, et des anges gardiens (Catéchisme de l'Église catholique, n. 335). Si c'est ce point qui vous intéresse, nous l'avons traité à part dans notre article sur les sept archanges.

Pourquoi la confusion s'est installée

Parce que la vision a quitté son livre. Les créatures d'Ézéchiel circulent aujourd'hui en illustrations, en vidéos et en fils de discussion, souvent sans la référence du chapitre, et le nom du prophète reste collé à l'image. Le mot « ange » n'apparaît pourtant pas une seule fois dans le chapitre 1, ni dans le chapitre 10. Nous avons vérifié les deux chapitres mot par mot dans la traduction liturgique : zéro occurrence. Le vocabulaire du texte est tout autre, et c'est précisément ce qui le rend intéressant.

La vision d'Ézéchiel 1 : les quatre Vivants, verset par verset

Le décor : le nord, le nuage, le feu (Ez 1, 4)

Avant les créatures, il y a une tempête. « J'ai vu : un vent de tempête venant du nord, un gros nuage, un feu jaillissant et, autour, une clarté ; au milieu, comme un scintillement de vermeil du milieu du feu » (Ézéchiel 1, 4). Tout le chapitre est écrit dans la langue de l'approximation : le prophète n'affirme pas, il compare. « Comme », « pareil à », « l'aspect de », « une forme de » reviennent à presque chaque verset. Ce n'est pas une faiblesse du texte, c'est son honnêteté : il décrit quelque chose qui n'a pas de nom.

Quatre Vivants, quatre faces, quatre ailes (Ez 1, 5-11)

Puis viennent les créatures. « Au milieu, la forme de quatre Vivants ; elle paraissait une forme humaine » (verset 5). « Ils avaient chacun quatre faces et chacun quatre ailes » (verset 6). Retenez bien le compte, parce qu'il est presque toujours déformé : quatre ailes, pas six, et quatre faces par créature, soit seize visages en tout.

Le verset 10 donne l'orientation exacte, et personne ne la cite jamais en entier : « visage d'homme et, vers la droite, visage de lion pour tous les quatre, visage de taureau à gauche pour tous les quatre, et visage d'aigle pour tous les quatre ». L'homme devant, le lion à droite, le taureau à gauche, l'aigle derrière, par déduction. Quant aux ailes, le verset 11 répartit leur usage : « deux se rejoignaient l'une l'autre, et deux couvraient leur corps ».

Les sabots de veau et les mains humaines (Ez 1, 7-8)

Ce sont les deux détails les plus concrets de toute la vision. « Leurs jambes étaient droites ; leurs pieds, pareils aux sabots d'un veau, étincelaient comme scintille le bronze poli » (verset 7). Puis : « Des mains humaines, sous leurs ailes, étaient tournées dans les quatre directions » (verset 8).

Des mains d'homme cachées sous des ailes, des pieds de veau en bronze poli : le texte mêle l'humain, l'animal et le métal, et il ne cherche pas à rendre l'ensemble harmonieux. C'est l'exact opposé de l'angelot joufflu de la peinture. Si vous voulez voir comment cette imagerie-là s'est imposée, nous l'avons racontée dans notre article général sur l'apparence des anges selon la Bible.

Les roues, et ce que le texte écrit vraiment (Ez 1, 15-21)

Les roues arrivent au verset 15 : « il y avait une roue à terre, à côté de chaque Vivant, pour leurs quatre visages ». Le verset 16 donne la matière et le montage : « Ces roues et leurs éléments scintillaient comme de la chrysolithe. Toutes les quatre avaient même forme. L'aspect de leurs éléments était tel que les roues paraissaient imbriquées l'une dans l'autre. »

Deux roues imbriquées perpendiculairement peuvent rouler dans n'importe quelle direction sans pivoter : c'est exactement ce que le texte dit ensuite, « elles allaient dans les quatre directions ; elles avançaient sans s'écarter » (verset 17). Et les roues ne sont pas un véhicule inerte : « l'esprit du Vivant était dans les roues ! » (versets 20 et 21).

Les roues « couvertes d'yeux » : une question de traduction

C'est le détail le plus répété sur cette vision, et c'est celui qu'il faut manier avec le plus de prudence. La traduction liturgique officielle, celle que l'Église lit à la messe en français, écrit au verset 18 : « Leur pourtour était grand et effrayant, rempli de scintillements autour de chacune des quatre roues. » Pas d'yeux. Le même choix revient au chapitre 10, verset 12 : « remplis de scintillements ».

Les versions Segond, Martin et Darby écrivent, au même endroit, « remplis d'yeux ». Dire que les roues d'Ézéchiel sont couvertes d'yeux n'est donc pas une invention : c'est le choix d'une autre traduction, pas celui du texte liturgique français. Détail qui achève la démonstration : dans tout le chapitre 10, le mot « yeux » n'apparaît qu'une seule fois, et c'est pour dire que l'homme vêtu de lin entra « sous mes yeux » (verset 2). Il n'est pas question des roues.

Le firmament, le trône de saphir et la gloire (Ez 1, 22-28)

Les Vivants ne sont pas le sommet de la vision, ils en sont le socle. Au-dessus de leurs têtes, « un firmament ; scintillant comme un cristal éblouissant » (verset 22). Au-dessus du firmament, « une forme de trône, qui ressemblait à du saphir ; et, sur ce trône, quelqu'un qui avait l'aspect d'un être humain » (verset 26).

Et le chapitre se clôt sur sa propre clé de lecture : « Comme l'arc apparaît dans la nuée un jour de pluie, ainsi cette clarté à l'entour : c'était l'aspect, la forme de la gloire du Seigneur. À cette vue, je tombai face contre terre » (verset 28). Le sujet du chapitre 1 n'est pas la créature, c'est la gloire de Dieu, et les quatre Vivants n'en sont que le cortège.

Ézéchiel 10 : le texte les nomme enfin Kéroubim

Le verset qui tranche : Ézéchiel 10, 20

Neuf chapitres plus loin, la même vision revient, cette fois dans le Temple de Jérusalem, et le prophète met un nom sur ce qu'il avait vu : « C'étaient les Vivants que j'avais vus au-dessous du Dieu d'Israël, près du fleuve Kebar, et je reconnus que c'étaient des Kéroubim » (Ézéchiel 10, 20).

Voilà la réponse à la question « quels anges Ézéchiel a-t-il vus » : des chérubins. Et notez la précision de la traduction liturgique, qui garde le mot hébreu translittéré, « Kéroubim » au pluriel et « Kéroub » au singulier, plutôt que le français « chérubin », trop chargé par quatre siècles de peinture. Sur ce que la Bible met derrière le mot, et sur le rôle réel de ces créatures, voyez notre article sur le rôle des anges.

Les quatre faces changent entre le chapitre 1 et le chapitre 10

C'est la divergence la plus intéressante du livre, et elle passe à la trappe dans presque tout ce qui se publie sur le sujet. Au chapitre 10, le verset 14 énumère : « la première était une face de Kéroub ; la deuxième, une face d'homme ; la troisième, une face de lion ; la quatrième, une face d'aigle ».

Le taureau du chapitre 1 a disparu, et une « face de Kéroub » a pris sa place. Le texte ne l'explique pas et nous n'inventerons pas d'explication. Ce qu'il faut en retenir est plus utile qu'une hypothèse : la vision n'est pas un portrait-robot stable, et le prophète ne prétend pas en donner deux fois la même description.

Galgal, le nom donné aux roues (Ez 10, 13)

Un verset qu'on ne cite jamais, et qui pourtant nomme les roues. « À ces roues fut donné le nom de Galgal (c'est-à-dire : cercle) ; je l'ai entendu » (Ézéchiel 10, 13). Le seul nom que le texte donne aux roues est donc « Galgal », que la traduction liturgique rend par « cercle ». Les autres noms qui circulent en ligne à propos de ces roues viennent de listes d'anges postérieures, pas de ce verset.

Le reste du chapitre répète les traits du premier : le bruit des ailes « comme la voix du Dieu-Puissant lorsqu'il parle » (verset 5), « comme une main humaine » sous les ailes (verset 8), les quatre roues « comme une pierre de chrysolithe » (verset 9). Et la vision se termine par un départ : la gloire du Seigneur quitte le seuil du Temple et s'arrête au-dessus des Kéroubim, qui se posent « à l'entrée de la porte orientale » (versets 18 et 19).

Ézéchiel 1, Ézéchiel 10 et Apocalypse 4 : les trois textes face à face

Les quatre Vivants reviennent dans l'Apocalypse, et c'est là que les comptes se brouillent, parce que les deux visions se ressemblent sans se superposer. Voici les trois textes dans la même traduction, pour que vous puissiez trancher vous-même.

Élément Ézéchiel 1 Ézéchiel 10 Apocalypse 4
Nom donné « quatre Vivants » « Kéroubim » « quatre Vivants »
Nombre d'ailes quatre chacun (v. 6) quatre chacun (v. 21) six chacun (v. 8)
Faces par créature quatre (v. 6) quatre (v. 14) une forme chacun (v. 7)
Les quatre formes homme, lion, taureau, aigle Kéroub, homme, lion, aigle lion, jeune taureau, visage d'homme, aigle
Des yeux non, « scintillements » (v. 18) non, « scintillements » (v. 12) oui, « des yeux innombrables » (v. 6 et 8)
Des roues oui, imbriquées (v. 15-16) oui, nommées Galgal (v. 13) aucune
Position sous le firmament et le trône sous la gloire du Seigneur autour du Trône (v. 6)
Ce qu'ils font ils avancent et portent ils s'élèvent et partent ils chantent « Saint ! Saint ! Saint »

Trois différences changent tout : les six ailes sont dans l'Apocalypse, pas chez Ézéchiel ; les yeux innombrables sont dans l'Apocalypse, pas chez Ézéchiel ; les roues sont chez Ézéchiel, pas dans l'Apocalypse. Le texte de l'Apocalypse est consultable en entier dans la même traduction (Apocalypse 4), et chaque créature y a une seule forme : « Le premier Vivant ressemble à un lion, le deuxième Vivant ressemble à un jeune taureau, le troisième Vivant a comme un visage d'homme, le quatrième Vivant ressemble à un aigle en plein vol » (verset 7).

Ce que la tradition chrétienne a lu dans les quatre visages

Le tétramorphe et les quatre évangélistes

C'est le rapprochement le plus durable de l'histoire de l'art chrétien, et vous l'avez sous les yeux chaque fois que vous entrez dans une église romane. Le glossaire de l'Église catholique en France le définit sans détour : le tétramorphe est la représentation des quatre évangélistes sous leurs formes allégoriques, l'homme pour saint Matthieu, l'aigle pour saint Jean, le taureau pour saint Luc et le lion pour saint Marc, inspirée de la vision d'Ézéchiel et des quatre vivants de l'Apocalypse.

Il faut dire franchement ce que c'est : une lecture de la tradition, pas une affirmation du texte. Ni Ézéchiel ni l'Apocalypse ne nomment un évangéliste. Le rapprochement tient à ce que quatre figures se présentent ensemble, comme les quatre Évangiles, autour d'un seul trône, comme les quatre récits autour d'un seul Christ.

Saint Irénée, et une répartition qui n'est pas celle d'aujourd'hui

Le détail vaut d'être connu, parce qu'il circule souvent faux. Dans Contre les hérésies (livre III, chapitre 11, § 8), saint Irénée de Lyon rapproche les quatre figures des quatre Évangiles, et sa répartition n'est pas celle qui s'est imposée ensuite : il donne le lion à Jean, le veau à Luc, l'homme à Matthieu et l'aigle à Marc. Il explique chaque choix : le lion pour la puissance royale, le veau pour l'ordre sacerdotal et le sacrifice, l'homme pour la venue du Christ dans la chair, l'aigle pour l'Esprit qui plane sur l'Église.

Deux attributions sur quatre ont donc changé en route, et c'est la version du glossaire ci-dessus qui fait aujourd'hui référence dans l'iconographie. Si vous lisez quelque part que l'attribution des quatre animaux est fixée depuis les origines, c'est inexact.

À quoi ressemblent vraiment les anges, selon l'Église

Des créatures purement spirituelles, donc sans corps

C'est le point qui remet toute la vision à sa place, et il est net. Le Catéchisme énonce que l'existence « des êtres spirituels, non corporels, que l'Écriture Sainte nomme habituellement anges, est une vérité de foi » (n. 328), puis précise qu'ils sont « des créatures purement spirituelles », dotées d'intelligence et de volonté, personnelles et immortelles (n. 330). Il reprend aussi la formule de saint Augustin : « "Ange" désigne la fonction, non pas la nature » (n. 329).

Si les anges n'ont pas de corps, aucune description ne peut être leur portrait : les quatre faces, les sabots de bronze et les roues sont un langage, pas une photographie. C'est d'ailleurs ce que le chapitre 1 dit de lui-même en se terminant sur « la forme de la gloire du Seigneur » (Ez 1, 28). La vision parle de Dieu, en empruntant tout ce que le monde visible offre de plus puissant : l'homme, le lion, le taureau, l'aigle, le feu, le cristal, le saphir.

Les lectures « ovni » et « atomes » : ce que le texte répond lui-même

Cherchez cette vision en ligne et vous tomberez vite sur des lectures techniques : un engin, une machine, une structure atomique. Elles s'appuient toutes sur le même procédé, qui consiste à retenir les roues et le métal, et à laisser tomber le verset 28.

Le texte, lui, dit explicitement de quoi il parle : c'est « la forme de la gloire du Seigneur » (Ez 1, 28), devant laquelle le prophète tombe face contre terre. Une vision qui se termine par une adoration n'est pas le compte rendu d'un objet. Nous n'avons rien à ajouter contre ces lectures : il suffit de rendre au chapitre son dernier verset. Pour la question plus large de l'apparence des anges dans toute l'Écriture, des séraphins d'Isaïe aux messagers de la Genèse, notre article sur l'apparence des anges selon la Bible fait le tour du sujet.

Porter un signe des anges, sans forcer le symbole

Autant être direct : les Kéroubim d'Ézéchiel ne se portent pas en bijou, et nous n'allons pas vous en inventer un. Quatre visages, quatre ailes et des roues imbriquées, cela se sculpte sur un tympan ou se peint sur une voûte, pas sur une médaille de dix-huit millimètres.

Le registre des anges qui se porte, c'est l'autre : celui de l'ange gardien, dont le Catéchisme dit que chaque fidèle en a un à ses côtés comme protecteur (n. 336), et celui de saint Michel, que l'Église fête avec Gabriel et Raphaël. Vous trouverez les deux dans nos bijoux ange gardien, avec notamment une médaille ange en acier inoxydable, matière qui ne noircit pas et qui tient le port quotidien. Pour le reste du répertoire, voyez nos médailles de saints.

Questions fréquentes

Qui sont les 4 grands anges de Dieu ?

Le Catéchisme ne donne pas de liste de quatre grands anges. Ce qu'il dit, c'est que l'Église fête plus particulièrement la mémoire de certains anges : Michel, Gabriel, Raphaël et les anges gardiens (Catéchisme de l'Église catholique, n. 335). Ce sont aussi les trois anges que l'Écriture appelle par leur nom : Gabriel et Michel chez Daniel, Raphaël chez Tobie, et Gabriel encore dans l'Évangile selon saint Luc. Les listes de quatre, de sept ou de neuf viennent de traditions postérieures et non d'un passage unique : nous les reprenons une par une dans notre article sur les sept archanges. Sur Michel en particulier, voyez qui est saint Michel l'archange et nos bijoux saint Michel.

Ézéchiel est-il un ange ?

Non. Ézéchiel est un prophète, un homme, fils de prêtre, déporté à Babylone avec les exilés : le texte le présente comme « Ézékiel, fils du prêtre Bouzi, dans le pays des Chaldéens, au bord du fleuve Kebar » (Ézéchiel 1, 3). La confusion vient de sa vision, pas de lui : ce sont les créatures qu'il décrit au chapitre 1, et qu'il reconnaît comme des Kéroubim au chapitre 10, qui sont des créatures célestes.

Qui sont les 9 anges de Dieu ?

C'est la liste des neuf chœurs angéliques : séraphins, chérubins, trônes, dominations, vertus, puissances, principautés, archanges et anges. Elle ne provient pas d'un seul passage biblique, mais du regroupement de noms dispersés dans l'Écriture, et le Catéchisme ne la fixe pas comme un article de foi. Nous en détaillons l'origine et ce qu'elle vaut dans notre article sur l'apparence des anges selon la Bible.

Qui sont les 4 anges qui ont vu Dieu ?

Aucun texte biblique ne nomme quatre anges qui auraient vu Dieu. Les quatre créatures qui se tiennent le plus près du trône sont les quatre Vivants, sous le firmament chez Ézéchiel (Ez 1, 22 et 26) et autour du Trône dans l'Apocalypse, où ils chantent « Saint ! Saint ! Saint » (Ap 4, 8). Et selon le Catéchisme, ce n'est pas le privilège de quatre d'entre eux : les anges « contemplent constamment la face de mon Père qui est aux cieux » (n. 329, citant Matthieu 18, 10).

Lisez la vision sans la déformer

Vous savez maintenant ce que les chapitres 1 et 10 d'Ézéchiel décrivent réellement, et surtout ce qu'ils ne décrivent pas : quatre Vivants à quatre faces et quatre ailes, des roues imbriquées nommées Galgal, et pas un seul « ange » ni un seul « œil » dans tout le texte liturgique. Vous savez aussi que le prophète n'est pas un ange, et que c'est lui-même qui met le nom de Kéroubim sur ce qu'il a vu, au chapitre 10, verset 20.

Reste le plus beau de l'affaire : ces quatre visages, l'Église les a lus comme les quatre Évangiles, et elle les a mis sur ses portails pour que l'on comprenne, sans savoir lire, qu'un seul Christ est annoncé de quatre manières. Si les anges tiennent une place dans votre prière, elle peut se porter discrètement : découvrez nos bijoux ange gardien et nos médailles de saints, en acier inoxydable et livrés dans un écrin, de quoi faire aussi un cadeau de baptême ou de confirmation.

Nos sources

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Nos bijoux des anges

Les Kéroubim d'Ézéchiel ne se portent pas en bijou. L'ange gardien et saint Michel, si : voici les pièces de notre catalogue sur ce registre.

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Nos médailles de saints

Les saints que nous avons en catalogue aujourd'hui.

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