Saint Josaphat, martyr de l'unité, le 12 novembre

Mis à jour le 22 min de lecture

saint josaphat
Sommaire
  1. Qui est saint Josaphat, le saint du 12 novembre
  2. L'union de Brest, le fait qui explique toute sa vie
  3. Le martyre du 12 novembre 1623 à Vitebsk
  4. Saint Josaphat est le patron de quoi ?
  5. Béatifié en 1643, canonisé en 1867
  6. Quatre Josaphat et une vallée : le tableau qui lève la confusion
  7. Prier avec saint Josaphat
  8. Ce que l'on peut offrir pour un 12 novembre
  9. Questions fréquentes
  10. Un nom qui porte quatre histoires, et une seule mémoire au 12 novembre
  11. Sources

Trois personnages et un lieu portent le nom de Josaphat, et c'est la première chose à savoir avant de chercher qui est saint Josaphat. Un roi de l'Ancien Testament, une vallée aux portes de Jérusalem, un héros de légende médiévale, et un évêque tué dans une émeute en 1623. Lequel l'Église fête-t-elle le 12 novembre, et pourquoi l'appelle-t-on « le martyr de l'unité » ?

Voici la réponse courte : le 12 novembre, l'Église fait mémoire de saint Josaphat Kuntsevych, moine basilien devenu archevêque de Polotsk, mis à mort à Vitebsk le 12 novembre 1623 parce qu'il défendait l'union de son Église avec Rome. Ce n'est ni le roi de Juda du deuxième livre des Chroniques, ni la vallée du prophète Joël, ni le Josaphat de la légende que les savants rapprochent du Bouddha. Nous vous donnons ici sa vie année par année, le rang exact de sa fête, les deux dates de l'union de Brest que presque personne ne distingue, le détail de son martyre là où les sources concordent et là où elles divergent, et un tableau qui range une fois pour toutes les Josaphat que l'on confond.

En bref

  • Fête le 12 novembre, au rang de mémoire. Nominis précise qu'il s'agit d'une mémoire obligatoire ; le calendrier de l'AELF porte simplement « S. Josaphat, évêque et martyr, Mémoire ».
  • Jean Kuntsevych, né en 1580 en Volhynie, dans l'actuelle Ukraine, de parents orthodoxes. Il entre en 1604 au monastère de la Sainte-Trinité de Vilnius, chez les basiliens, et prend le nom de Josaphat.
  • Prêtre en 1609, évêque en 1617, archéparque de Polotsk en 1618. Jean-Paul II lui donne le titre d'archevêque « de Polock et Vitebsk ».
  • Tué le 12 novembre 1623 à Vitebsk, au cours d'une visite pastorale, par une foule soulevée contre l'union avec Rome. Béatifié le 16 mai 1643, canonisé le 29 juin 1867.
  • Il n'existe pas de médaille de saint Josaphat, ni chez nous ni, à notre connaissance, dans le commerce français. Nous le disons tout de suite plutôt que de vous faire chercher.

Qui est saint Josaphat, le saint du 12 novembre

Son nom de baptême est Jean, Ivan en ukrainien, et sa famille est orthodoxe. Il naît en 1580 en Volhynie, une région de l'actuelle Ukraine ; Nominis associe sa naissance à la ville de Volodymyr. Vatican News résume la situation de ce pays en une phrase qu'il faut garder en tête pour comprendre le reste : il naît « à une époque de désunion », cinq siècles après le schisme de 1054 qui a séparé l'Orient et l'Occident chrétiens. Si cette fracture ne vous est pas familière, nous l'avons racontée dans notre histoire de l'Église chrétienne, où elle occupe une section entière.

Le marchand qui devient moine basilien

Sa famille est assez aisée pour le placer en apprentissage chez un marchand. Il aurait pu se marier et mener une vie confortable, note Vatican News, et c'est un détail qui compte : rien ne le poussait vers le monastère. En 1604, il entre chez les moines basiliens, au monastère de la Sainte-Trinité de Vilnius, et change son nom de Jean en Josaphat. Pie XI, qui lui a consacré une encyclique entière en 1923, ajoute un trait que nous n'avons trouvé nulle part ailleurs : dès ses premières années, il avait conçu de la contemplation du Crucifié « un amour singulier pour la Croix ».

Prêtre en 1609, évêque en 1617

La réputation du moine se répand : on vient le consulter. Il est ordonné prêtre en 1609 et se met à prêcher et à confesser bien au-delà de son monastère. Nominis signale qu'à trente ans, il devient l'un des supérieurs de sa communauté. Ordonné évêque en 1617, il devient en 1618 archéparque de Polotsk, ce qui est l'équivalent byzantin d'un archevêque.

Un pasteur de rite byzantin, en communion avec Rome

C'est le point que la plupart des lecteurs français manquent, et il n'est pas secondaire : Josaphat n'est pas un évêque latin envoyé convertir des orthodoxes. Il est évêque d'une Église de rite byzantin, avec sa liturgie, son chant et ses icônes, qui a rétabli la communion avec Rome. Vatican News écrit qu'il s'est efforcé « sans relâche de sauvegarder la liturgie et les traditions byzantines de son peuple ». Cette distinction existe toujours, et nous l'avons traitée pour elle-même dans notre article sur la croix byzantine, où une section s'intitule précisément « Byzantin ne veut pas dire orthodoxe ». L'Église catholique en France y atteste un fait qui surprend souvent : il existe en France une éparchie catholique de rite byzantin, l'éparchie Saint-Vladimir-le-Grand de Paris des Ukrainiens byzantins, dont le nouvel évêque a été nommé le 1er octobre 2025.

L'union de Brest, le fait qui explique toute sa vie

On ne comprend ni son action ni sa mort sans cet événement, et c'est lui que la plupart des pages résument d'un trait de plume. L'union de Brest a deux dates, et non une. Jean-Paul II, dans la lettre apostolique qu'il publie pour son quatrième centenaire, les donne toutes les deux : l'union « fut établie lors de la rencontre des représentants de la Province métropolitaine de Kiev avec le Pape, qui eut lieu le 23 décembre 1595, et elle fut proclamée solennellement à Brest-Litovsk, sur le fleuve Bug, le 16 octobre 1596 ».

Voilà pourquoi vous verrez tantôt 1595, tantôt 1596, et pourquoi les deux sont justes. Clément VIII annonce l'union à l'Église entière par la constitution apostolique Magnus Dominus et laudabile nimis, puis écrit aux évêques de la province métropolitaine par la lettre apostolique Benedictus sit Pastor. Josaphat a alors quinze ou seize ans : il est adolescent au moment de l'union, et toute sa vie d'adulte se jouera dedans.

Ce que l'union ne demandait pas : changer de rite

C'est la phrase la plus importante de la lettre de Jean-Paul II, et elle désamorce le malentendu le plus fréquent. L'acte d'union « n'a pas signifié le passage à la tradition latine », contrairement à ce que certains pensaient alors. Cette Église « se vit reconnaître le droit d'être gouvernée par une hiérarchie propre selon une discipline spécifique, et de maintenir son patrimoine oriental liturgique et spirituel ». Les évêques qui ont voulu l'union, ajoute le pape, se sont référés explicitement aux décisions du concile de Florence de 1439, auquel les représentants du patriarcat de Constantinople avaient participé directement.

Le mot « uniate », et ce qu'on dit aujourd'hui

Vous rencontrerez le mot « uniate » dans les textes anciens, y compris sous la plume de Vatican News qui le met entre guillemets. Il désigne les chrétiens de rite oriental revenus à la communion avec Rome. Nominis l'emploie encore quand il écrit que Josaphat est « le premier saint des Églises uniates à être canonisé à Rome ». Le terme a pris une couleur polémique dans la bouche de ses adversaires, et l'usage courant lui préfère aujourd'hui gréco-catholique, ou catholique de rite byzantin. C'est l'Église gréco-catholique ukrainienne que Jean-Paul II nomme ainsi d'un bout à l'autre de sa lettre.

Le martyre du 12 novembre 1623 à Vitebsk

En 1620, un archéparque orthodoxe rival est consacré à Polotsk. Des rumeurs circulent : Josaphat, qui chérit les traditions byzantines, préparerait leur abolition au profit des usages latins. Il voit où cela mène et le dit à ses contradicteurs, dans une parole que Vatican News rapporte : « Je suis ici parmi vous en tant que pasteur, et vous devriez savoir que je serais heureux de donner ma vie pour vous. Je suis prêt à mourir pour l'union de l'Église sous saint Pierre et son successeur, le Pape. »

Ce que les sources disent, et là où elles divergent

Trois faits sont donnés par toutes nos sources : il meurt à Vitebsk, au cours d'une visite pastorale, tué par une foule rassemblée contre lui après un affrontement avec un prêtre orthodoxe. Le Martyrologe romain, cité par Nominis, dit qu'il « fut massacré par une foule déchaînée contre lui ».

Sur le détail de sa mort, en revanche, les sources ne disent pas la même chose, et nous préférons vous le signaler que de choisir à votre place. Nominis écrit qu'il « est lynché et jeté dans le fleuve ». Vatican News rapporte, d'après des témoins, qu'il « fut traîné nu dans les rues, fusillé, puis décapité ». Les deux récits s'accordent sur l'émeute et sur l'année ; ils ne décrivent pas les mêmes gestes. Nous n'avons trouvé aucun texte du magistère qui tranche entre les deux versions.

Ce que sa mort a produit

Sa fin horrifie une partie de ceux qui avaient écouté ses calomniateurs, écrit Vatican News, et elle porte un fruit très concret : son rival, l'archevêque orthodoxe de Polotsk, finit par se réconcilier avec l'Église catholique. Pie XI reprendra le même mouvement en 1923 : si Dieu a voulu « consacrer » cette unité, c'est « par le sceau de la sainteté et du martyre », et Josaphat a « versé son propre sang pour l'unité de la sainte Église ».

Saint Josaphat est le patron de quoi ?

C'est l'une des questions les plus tapées sur son nom, et la réponse honnête commence par une précision. Ni la notice de Nominis, ni la fiche de Vatican News, ni la lettre apostolique de Jean-Paul II ne lui attribuent un patronage au sens où saint Christophe est patron des voyageurs. Il n'est pas le saint d'un métier, d'une maladie ou d'un objet perdu.

Ce qui lui est attribué, en revanche, est d'un autre ordre. On l'appelle « le martyr de l'unité » : c'est le titre que reprend le supérieur général de l'ordre qui porte son nom, l'Ordre basilien de Saint-Josaphat, dans une interview citée par Nominis pour le quatrième centenaire de sa mort, en 2023. Trois institutions au moins portent son nom : cet ordre religieux, le collège pontifical ukrainien Saint-Josaphat à Rome, où le pape François est venu s'adresser à la communauté le 9 novembre 2017, et la basilique Saint-Josaphat de Milwaukee, dans le Wisconsin.

Et cette dernière explique une curiosité que vous avez peut-être remarquée en cherchant son nom : les premiers résultats vous emmènent souvent à Milwaukee ou à Chicago. La raison est dans la lettre de Jean-Paul II. À partir du XIXe siècle, les fidèles de cette Église « commencèrent à se répandre en grand nombre au-delà des océans, par vagues migratoires qui les conduisirent surtout au Canada, aux États-Unis d'Amérique, au Brésil, en Argentine et en Australie », et le Saint-Siège y institua pour eux des structures pastorales, jusqu'à de véritables éparchies. Les paroisses Saint-Josaphat d'Amérique du Nord sont les filles de cette émigration.

Béatifié en 1643, canonisé en 1867

Le chemin a été long, et ses étapes sont datées avec précision par Nominis. Josaphat est béatifié par le pape Urbain VIII le 16 mai 1643, soit vingt ans après sa mort, ce qui est très rapide pour l'époque. Il est canonisé par Pie IX le 29 juin 1867. Si la différence entre ces deux étapes ne vous est pas claire, nous l'avons détaillée dans notre article sur la façon dont on devient saint.

Cette canonisation a une portée particulière, et nos deux sources d'Église la formulent de deux manières proches. Nominis écrit qu'il est « le premier saint des Églises uniates à être canonisé à Rome » ; Vatican News, que « Josaphat devint le premier saint des Églises orientales à être canonisé à Rome ». Autrement dit, sa canonisation a fait à Rome ce que sa vie avait cherché à faire en Ruthénie.

Deux anniversaires ont ensuite marqué sa mémoire. Le 12 novembre 1923, pour le troisième centenaire de son martyre, Pie XI publie l'encyclique Ecclesiam Dei, adressée au « troisième anniversaire centenaire du martyre de saint Josaphat, archevêque de Polotsk » (le texte n'est servi qu'en italien et en latin sur le site du Saint-Siège, nous le citons donc sans lien). Et le 12 novembre 2023, pour le quatrième centenaire, le pape a salué les pèlerins ukrainiens et les moines basiliens venus de plusieurs pays. Son corps, lui, repose dans la basilique vaticane, précisément, dit Nominis, sous l'autel saint Basile de la basilique Saint-Pierre.

Quatre Josaphat et une vallée : le tableau qui lève la confusion

Si vous êtes arrivé ici en cherchant « Josaphat », il y a une chance sur deux que ce ne soit pas lui que vous cherchiez. Voici de quoi trancher en un coup d'œil.

Qui ou quoi De qui il s'agit Où on le trouve Fête
Josaphat Kuntsevych Moine basilien, archevêque de Polotsk, martyr (1580-1623) C'est le saint de cet article 12 novembre, mémoire
Josaphat, roi de Juda Un roi de l'Ancien Testament, fils d'Asa Deuxième livre des Chroniques, chapitres 17 à 20, et les livres des Rois Aucune, ce n'est pas un saint du calendrier
La vallée de Josaphat Un lieu, pas une personne : la vallée du jugement des nations Livre de Joël, chapitre 4, versets 2 et 12 Sans objet
Barlaam et Josaphat Deux ermites du désert de Sennaar, en Mésopotamie, de dates inconnues Un roman grec médiéval, attribué à Jean Damascène 27 novembre, fête locale
Josaphat Kocylovskyj Évêque de Peremysl, en Pologne, martyr mort en 1947 Sanctoral du XXe siècle, bienheureux Distinct du précédent, ne pas confondre

Le roi Josaphat et sa prière

C'est de loin le Josaphat le plus cherché en français, et c'est lui que visent la plupart des questions sur « la prière de Josaphat » ou « la victoire de Josaphat ». Il s'agit d'un roi de Juda, et son épisode le plus célèbre est au chapitre 20 du deuxième livre des Chroniques. Menacé par une coalition, il prie devant tout le peuple assemblé : « nous sommes sans force en face de cette foule immense qui marche contre nous. Nous ne savons que faire, mais nos yeux se tournent vers toi » (2 Ch 20, 12). Un lévite, Yahaziel, lui répond au nom du Seigneur : « ce combat n'est pas le vôtre, mais celui de Dieu » (verset 15). Le lendemain, le roi lance au peuple : « Ayez confiance dans le Seigneur votre Dieu, et vous tiendrez » (verset 20). Aucun lien de parenté, de lieu ni d'époque avec l'archevêque de Polotsk : seulement un nom.

La vallée de Josaphat, et le sens du nom

La vallée, elle, vient du prophète Joël. Dieu y annonce qu'il assemblera toutes les nations et les fera « descendre vers la Vallée de Josaphat » pour y entrer en jugement (Joël 4, 2), et la même expression revient au verset 12. Le plus intéressant est que la traduction liturgique glose le nom au passage : « dont le nom signifie Le Seigneur juge ». C'est aussi la réponse à la question que Google pose sur la signification du prénom, et Nominis la formule de son côté : « étymologie hébraïque : Dieu est juge ». Cette vallée est traditionnellement identifiée aux abords de Jérusalem, et nous l'avons croisée en écrivant sur l'Assomption de Marie : c'est là que le concile de Chalcédoine situe le tombeau de la Vierge.

Barlaam et Josaphat, le « Josaphat Bouddha »

Celle-ci est la plus surprenante, et elle explique une recherche associée qui revient sans cesse sur ce nom. Il existe un autre Josaphat au sanctoral, fêté localement le 27 novembre, associé à un ermite nommé Barlaam. Nominis les présente comme deux ermites du désert de Sennaar, en Mésopotamie, dont on ignore les dates exactes, et cite l'historien Michel Tardieu à propos du récit qui les a rendus célèbres : de la comparaison entre l'Histoire édifiante de Barlaam et Josaphat connue en Occident et les vies légendaires du Bouddha, les savants ont conclu que ce roman grec, attribué à Jean Damascène au VIIIe siècle, était « la christianisation de motifs bouddhiques ».

Autrement dit : oui, il y a bien un Josaphat que l'on rapproche du Bouddha, et ce n'est pas le martyr de 1623. Les deux n'ont en commun qu'un prénom biblique.

Prier avec saint Josaphat

Nous n'avons trouvé aucune prière propre à saint Josaphat sur un site d'Église francophone, et nous n'en inventerons pas une. Ce que l'on peut faire, en revanche, est très simple et très ancien : reprendre la demande pour laquelle il est mort.

Elle est dans l'Évangile, au chapitre 17 de saint Jean, dans la prière de Jésus avant sa Passion : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé » (Jn 17, 21, traduction liturgique). Pie XI, dans son encyclique de 1923, cite de son côté la promesse du bon pasteur : qu'il y ait « un seul troupeau et un seul pasteur ». Prier avec saint Josaphat, c'est demander cela, et c'est l'objet de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens que les Églises observent chaque année.

Deux gestes concrets, si vous voulez faire plus que lire. Demander la messe du 12 novembre à votre paroisse, qui porte la mémoire du saint. Et, si votre curiosité va vers son monde liturgique, regarder comment les chrétiens d'Orient figurent la croix : nous avons décrit les trois barres et leur sens dans notre article sur la croix orthodoxe.

Ce que l'on peut offrir pour un 12 novembre

Autant le dire franchement, parce que c'est la question qui vient : il n'existe pas de médaille de saint Josaphat. Nous n'en avons pas au catalogue, et nous n'en avons trouvé chez aucun fournisseur français. Les saints que la bijouterie dévotionnelle représente sont ceux dont la dévotion est populaire en France, et il n'est pas de ceux-là. Promettre le contraire serait vous faire perdre votre temps.

Si vous cherchez un cadeau pour la fête d'un Josaphat, ou simplement un signe à porter pour un homme dont le nom vient de ce saint, trois pistes honnêtes. Une médaille du saint patron que la personne prie réellement : nos médailles de saints couvrent les grandes figures de la dévotion française. Une croix, et le choix est ici plus juste qu'il n'y paraît : Pie XI écrit que Josaphat avait pour la Croix « un amour singulier », conçu dès l'enfance devant le Crucifié. Nos bijoux croix vont de la croix sobre à la croix ciselée. Un collier à porter tous les jours, enfin, si l'idée est d'offrir un signe discret et non un objet de collection : nos colliers croix existent en acier inoxydable, qui ne noircit pas et ne demande aucun entretien, et en argent 925. Tout est livré dans un écrin.

Questions fréquentes

Quelle est la signification du prénom Josaphat ?
C'est un nom hébreu, et deux sources d'Église le traduisent de façon très proche. La traduction liturgique de la Bible, au chapitre 4 du livre de Joël, glose le nom en toutes lettres : « dont le nom signifie Le Seigneur juge ». Nominis, de son côté, donne pour le prénom masculin Josaphat une « étymologie hébraïque : Dieu est juge ». Le prénom est d'abord biblique : il est porté par un roi de Juda avant d'être porté par un saint du XVIIe siècle.

Qui était Josaphat dans la Bible ?
Un roi de Juda, et non le saint du 12 novembre. Son histoire occupe les chapitres 17 à 20 du deuxième livre des Chroniques, et il apparaît aussi dans les livres des Rois. On retient surtout de lui l'épisode de la coalition qui marche contre Juda, sa prière publique et la victoire qui suit. Le nom désigne par ailleurs un lieu, la vallée de Josaphat, où le prophète Joël annonce le jugement des nations.

Quelle est la prière de Josaphat ?
Cette expression désigne presque toujours la prière du roi Josaphat, au chapitre 20 du deuxième livre des Chroniques, et non une prière à saint Josaphat Kuntsevych. Le roi prie ainsi devant le peuple assemblé : « Ô notre Dieu, ne rendras-tu pas contre eux un jugement ? Car nous sommes sans force en face de cette foule immense qui marche contre nous. Nous ne savons que faire, mais nos yeux se tournent vers toi » (2 Ch 20, 12). Pour prier avec le saint du 12 novembre, nous n'avons trouvé aucune prière propre sur un site d'Église francophone, et nous vous proposons plus haut de reprendre plutôt la demande d'unité de Jean 17, 21.

Quel est le saint du jour le 12 novembre ?
Saint Josaphat Kuntsevych, évêque et martyr. Le calendrier de l'AELF l'inscrit au 12 novembre sous la mention « S. Josaphat, évêque et martyr, Mémoire », et Nominis précise qu'il s'agit d'une mémoire obligatoire. La date est celle de sa mort, le 12 novembre 1623. Elle ne bouge pas d'une année sur l'autre, contrairement aux fêtes qui suivent le calendrier de Pâques ; vous pouvez la retrouver dans notre calendrier des saints mois par mois.

Quelles sont les Églises catholiques orientales ?
Ce sont des Églises de rite oriental en pleine communion avec le pape, qui gardent leur liturgie, leur hiérarchie propre et leur discipline. Celle de saint Josaphat est l'Église grecque-catholique d'Ukraine, née de l'union de Brest. Nous ne vous en donnons pas la liste complète, parce que notre source ne la donne pas : la lettre apostolique de Jean-Paul II nomme l'Église grecque-catholique d'Ukraine et mentionne « les autres Églises orientales catholiques » sans les énumérer. Retenez le principe, qui est le plus utile : être catholique n'oblige pas à être de rite latin, et il existe une éparchie de rite byzantin en France.

Qui sont les basiliens ?
Des moines de tradition orientale qui suivent la règle de saint Basile le Grand. C'est chez eux que Jean Kuntsevych entre en 1604, au monastère de la Sainte-Trinité de Vilnius, et c'est là qu'il devient Josaphat. Jean-Paul II attribue à « l'Ordre basilien » une part importante de l'essor de l'enseignement et des études sacrées dans cette Église après l'union. L'ordre qui existe aujourd'hui porte le nom du saint : l'Ordre basilien de Saint-Josaphat.

Un nom qui porte quatre histoires, et une seule mémoire au 12 novembre

Nous avions promis deux choses en commençant : démêler les Josaphat, et dire pourquoi celui du 12 novembre est appelé martyr de l'unité. Le premier point tient dans le tableau : un roi de Juda, une vallée de jugement, un héros de légende venu d'Orient, et un archevêque de Polotsk. Le second tient dans une phrase qu'il a prononcée avant de mourir et que Vatican News a conservée : il était prêt à mourir pour l'union de l'Église. Quatre siècles plus tard, sa mémoire est au calendrier et son corps à Saint-Pierre.

Il n'y a pas de médaille à son nom, et nous ne vous en vendrons pas. Ce qui se porte, en revanche, c'est le signe qu'il a aimé toute sa vie : la Croix. Découvrez nos croix et nos médailles de saints si vous cherchez un signe à offrir pour un baptême, une confirmation ou la fête d'un saint patron.

Sources

  • Jean-Paul II, lettre apostolique à l'occasion du quatrième centenaire de l'Union de Brest, 12 novembre 1995 : les deux dates de l'union (rencontre avec le Pape le 23 décembre 1595, proclamation solennelle à Brest-Litovsk le 16 octobre 1596), les actes de Clément VIII, le concile de Florence de 1439, le fait que l'union n'a pas signifié le passage à la tradition latine, le titre d'archevêque « de Polock et Vitebsk », le corps du saint dans la basilique vaticane, et les vagues migratoires du XIXe siècle vers l'Amérique du Nord et du Sud.
  • Vatican News, « Saint Josaphat Kuntsevych, évêque et martyr », fiche du saint du jour au 12 novembre : les dates de sa vie (1580-1623), l'entrée au monastère basilien en 1604, l'ordination sacerdotale en 1609, l'épiscopat en 1617, Polotsk en 1618, le rival orthodoxe en 1620, sa parole sur l'union, le récit du martyre et la canonisation de 1867.
  • Nominis, Conférence des évêques de France, « Saint Josaphat Kuntsevych » : la naissance en Volhynie en 1580, le monastère de la Sainte-Trinité de Vilnius, la nomination à Polotsk, le lynchage à Vitebsk et le corps jeté dans le fleuve, la béatification du 16 mai 1643, la canonisation du 29 juin 1867, les reliques sous l'autel saint Basile, la notice du Martyrologe romain et le rang de mémoire obligatoire au 12 novembre.
  • Nominis, Conférence des évêques de France, « Saints Barlaam et Josaphat » : deux ermites du désert de Sennaar, leur fête locale au 27 novembre, et la citation de Michel Tardieu sur le roman grec attribué à Jean Damascène comme « christianisation de motifs bouddhiques ».
  • AELF, deuxième livre des Chroniques, chapitre 20 : le roi Josaphat de Juda, sa prière au verset 12, la réponse du lévite Yahaziel au verset 15 et son appel au peuple au verset 20.
  • Cités sans lien, sous le plafond de cinq liens d'autorité : Pie XI, encyclique Ecclesiam Dei du 12 novembre 1923 pour le troisième centenaire du martyre (texte servi en italien et en latin seulement) ; AELF, livre de Joël chapitre 4 et Évangile selon saint Jean chapitre 17 ; AELF, calendrier du 12 novembre 2026 ; pape François, discours à la communauté du collège pontifical ukrainien Saint-Josaphat de Rome du 9 novembre 2017 ; Église catholique en France, nomination du 1er octobre 2025 à l'éparchie Saint-Vladimir-le-Grand de Paris des Ukrainiens byzantins.

Questions fréquentes

Nos sources

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Nos médailles de saints

Il n'existe pas de médaille de saint Josaphat, et nous préférons l'écrire plutôt que de vous laisser chercher. Voici les médailles de saints que nous avons réellement, en acier inoxydable ou en argent 925, livrées dans un écrin.

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