Saint Étienne, premier martyr : pourquoi le 26 décembre

Mis à jour le 23 min de lecture

saint étienne premier martyr
Sommaire
  1. Quand est célébrée la fête de saint Étienne ?
  2. Pourquoi fête-t-on saint Étienne le lendemain de Noël ?
  3. Qui est Étienne dans la Bible ?
  4. Comment est mort saint Étienne ?
  5. Ce que l'Église célèbre réellement du 25 au 28 décembre 2026
  6. Saint Étienne est le patron de quoi ?
  7. Pourquoi le 26 décembre est férié en Alsace-Moselle ?
  8. Questions fréquentes
  9. Un signe à porter, pas un souvenir
  10. Sources

Vous venez de célébrer la naissance d'un enfant, et le lendemain matin l'Église vous parle d'un homme tué à coups de pierres. Pourquoi mettre un martyre au calendrier du 26 décembre, quand tout le reste de la maison respire encore la crèche et les cadeaux ? Pourquoi ce saint là précisément, et pourquoi la messe de ce jour quitte-t-elle le blanc de Noël pour le rouge ?

La réponse de l'Église tient en une phrase, et elle est du pape François : le jour de la mort d'un martyr est le jour de sa naissance au ciel. Dans son Angélus du 26 décembre 2013, il la formule exactement comme cela : « L'Église voit dans le sacrifice des martyrs leur naissance au ciel. Nous célébrons donc aujourd'hui le noël d'Étienne, qui jaillit en profondeur du Noël du Christ. » Le 26 décembre n'est donc pas une fausse note glissée dans Noël, c'est un second Noël, celui du premier chrétien à mourir pour le Christ. Nous vous donnons ici la date et son rang exact, vérifiés par trois chemins indépendants, le mot que le texte des Actes n'emploie jamais à propos d'Étienne alors que tout le monde le lui attribue, le tableau de ce que l'Église célèbre réellement du 25 au 28 décembre 2026 (avec une surprise cette année là), et pourquoi ce jour est férié en Alsace-Moselle sous un nom qui n'est pas celui du saint.

En bref

  • Date : le 26 décembre, chaque année, à date fixe. Rang liturgique : fête. Couleur : rouge, celle des martyrs. En 2026, le 26 décembre tombe un samedi.
  • Pourquoi le lendemain de Noël : c'est le deuxième jour de l'octave de Noël, et l'Église compte la mort du martyr comme sa naissance au ciel. Le 26 décembre célèbre donc « le noël d'Étienne ».
  • Étienne est le premier chrétien mort pour sa foi, d'où son surnom de protomartyr. Son histoire occupe deux chapitres entiers des Actes des Apôtres, les chapitres 6 et 7.
  • Le mot « diacre » n'est pas dans le texte. Benoît XVI le souligne lui-même : la tradition voit dans les Sept la semence du ministère des diacres, mais « cette dénomination est absente dans le Livre des Actes ».
  • Un jeune homme assiste à la lapidation : les témoins déposent leurs vêtements à ses pieds, il s'appelle Saul. C'est le futur saint Paul.
  • Le 26 décembre est férié en Alsace-Moselle, mais la loi ne l'appelle pas la Saint-Étienne : elle l'appelle le « 2e jour de Noël ».

Quand est célébrée la fête de saint Étienne ?

Le 26 décembre, tous les ans, sans calcul ni report. C'est une date fixe, indépendante de Pâques, et elle ne bouge pas d'une année sur l'autre. Nous l'avons vérifiée par trois chemins indépendants plutôt que de la recopier : le calendrier de la Conférence des évêques de France inscrit en clair « 26 décembre, Fête » ; l'AELF, pour la date du 26 décembre 2026, sert « Saint Etienne, premier martyr, Fête » ; et l'ORDO 2026-2027 pour la France porte à la ligne du 26 la mention « SAMEDI, Rouge : S. ÉTIENNE, PREMIER MARTYR, Fête ». Les trois disent la même chose, dans les mêmes termes.

Ce mot de fête n'est pas un mot vague, c'est un rang précis. Dans la hiérarchie des célébrations, une fête se situe au-dessus d'une mémoire et en dessous d'une solennité. Concrètement, cela veut dire qu'on chante le Gloria à la messe du 26 décembre, ce qui n'est pas le cas pour une simple mémoire de saint. Si la distinction entre ces niveaux vous intéresse, nous l'avons détaillée dans notre calendrier des saints mois par mois, où le 26 décembre figure à sa place.

Le rouge après le blanc, et ce que cela signifie

Le changement de couleur est le détail le plus parlant de ce jour, et presque personne ne l'écrit. Le 25 décembre, l'ORDO prescrit le blanc, couleur de la Nativité. Le 26, il prescrit le rouge, couleur du sang des martyrs. En vingt-quatre heures, l'ornement du prêtre passe de l'un à l'autre, et c'est la liturgie elle-même qui vous dit où elle veut vous emmener.

Mais le plus intéressant est ce qui ne change pas : la messe du 26 décembre garde la préface de la Nativité. L'ORDO le précise à la même ligne. Autrement dit, on ne quitte pas Noël pour aller ailleurs, on reste dans Noël en lui ajoutant une couleur. Pour comparer avec les couleurs des autres temps liturgiques, voyez notre article sur l'Avent, ses dates et sa couronne, qui explique le violet de l'attente et le rose du troisième dimanche.

Pourquoi fête-t-on saint Étienne le lendemain de Noël ?

C'est la question qui amène la plupart des gens sur ce sujet, et elle est légitime. Le pape François la pose lui-même de front dans son Angélus du 26 décembre 2013, sans la contourner : « Dans l'atmosphère joyeuse de Noël, cette commémoration pourrait nous paraître déplacée. En effet, Noël est la fête de la vie, qui nous inspire des sentiments de sérénité et de paix : pourquoi troubler cet enchantement par le souvenir d'une violence aussi atroce ? »

La réponse : l'Église compte la mort du martyr comme sa naissance

« L'Église voit dans le sacrifice des martyrs leur naissance au ciel. Nous célébrons donc aujourd'hui le noël d'Étienne, qui jaillit en profondeur du Noël du Christ. » La phrase est du même Angélus, et elle contient toute la logique du calendrier. Pour l'Église, le jour de la mort d'un martyr est son véritable jour de naissance, celui où il naît à la vie de Dieu. Fêter Étienne le 26 décembre, ce n'est donc pas interrompre Noël par un fait divers tragique : c'est mettre deux naissances côte à côte, celle du Christ sur terre et celle du premier homme mort pour lui.

Le reste de l'explication tient au calendrier liturgique. Noël ne dure pas un jour, il dure huit jours, ce qu'on appelle l'octave de Noël. L'ORDO 2026-2027 note explicitement à la date du 25 décembre « 1er jour Octave de Noël ». Le 26 est donc le deuxième jour de cette même fête, et François le dit ainsi : « en ce deuxième jour de l'octave, dans la joie de Noël, s'insère la fête de saint Étienne, premier martyr de l'Église ».

Ce que ce voisinage corrige dans notre façon de voir Noël

Il y a une seconde raison, moins souvent dite, et elle est plus dure. « La mémoire du premier martyre vient ainsi, immédiatement, détruire une fausse image de Noël : une image de conte de fée et doucereuse qui n'existe pas dans l'Évangile. » François ajoute que la liturgie de ces jours relie « Bethléem au Calvaire » : l'enfant de la crèche est celui qui mourra sur une croix, et le prix de cette naissance est annoncé dès le lendemain.

L'évangile du 26 décembre va dans le même sens, et il est choisi pour cela. L'AELF sert ce jour là Matthieu 10, 17-22, où le Christ prévient ses disciples : « Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. » C'est l'évangile que François commentait précisément dans cet Angélus. Pour ce que les chrétiens vivent concrètement ces jours là, voyez notre article sur ce que font les chrétiens le jour de Noël.

Qui est Étienne dans la Bible ?

Étienne apparaît au chapitre 6 des Actes des Apôtres, et Luc lui consacre deux chapitres entiers, les chapitres 6 et 7. Benoît XVI le relevait dans sa catéchèse du 10 janvier 2007 : c'est beaucoup pour un personnage qui n'est pas un apôtre, et cela dit l'importance que la première Église lui donnait.

Le point de départ est une dispute très concrète. La communauté de Jérusalem compte des chrétiens de langue hébraïque et des chrétiens de langue grecque, et les veuves du second groupe « étaient désavantagées dans le service quotidien » (Actes 6, 1). Les Douze convoquent l'assemblée et tranchent : « Il n'est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. Cherchez plutôt, frères, sept d'entre vous, des hommes qui soient estimés de tous, remplis d'Esprit Saint et de sagesse » (Actes 6, 2-3). Étienne est le premier nommé de ces sept, et le texte le présente comme « un homme rempli de foi et d'Esprit Saint » (Actes 6, 5).

Le mot « diacre » n'est pas dans le texte, et c'est Rome qui le dit

Vous lirez partout qu'Étienne était le premier des sept diacres. C'est ce que dit la tradition, ce n'est pas ce que dit le texte. Benoît XVI prend soin de le préciser dans la même catéchèse : « La tradition voit dans ce groupe la semence du futur ministère des diacres, même s'il faut souligner que cette dénomination est absente dans le Livre des Actes. »

Nous avons vérifié sur le texte servi par l'AELF, et c'est exact : les Actes parlent des Sept, du service des tables, d'une charge transmise par la prière et l'imposition des mains (Actes 6, 6), jamais du mot diacre. Cela n'empêche pas l'Église de l'appeler ainsi, et elle le fait sans ambiguïté : Benoît XVI, le 26 décembre 2009, parlait du « diacre saint Étienne » donné comme modèle. La nuance est simplement qu'il s'agit d'une lecture de l'Église, pas d'une citation. Pour savoir ce qu'est un diacre aujourd'hui, et ce qu'il peut ou ne peut pas faire, voyez notre article sur la hiérarchie de l'Église catholique du pape au diacre.

Ce qui lui est reproché n'est pas son service des pauvres

Étienne n'est pas arrêté pour avoir servi aux tables, mais pour avoir prêché. Le texte est net : « rempli de la grâce et de la puissance de Dieu », il accomplit « des prodiges et des signes éclatants » (Actes 6, 8), et des gens de la synagogue dite des Affranchis, avec des Cyrénéens, des Alexandrins et des originaires de Cilicie et d'Asie, se mettent à discuter avec lui « mais sans pouvoir résister à la sagesse et à l'Esprit qui le faisaient parler » (Actes 6, 10). Faute d'argument, ils soudoient des hommes pour l'accuser de blasphème contre Moïse et contre Dieu, ameutent le peuple et le traînent devant le Conseil suprême.

Benoît XVI résume le fond du procès : Étienne relit tout l'Ancien Testament à la lumière de la mort et de la résurrection de Jésus, et en tire que « le culte du temple est fini et que Jésus, le ressuscité, est le nouveau et véritable temple ». « C'est précisément ce non au temple et à son culte qui provoque la condamnation de saint Etienne. » Il y a d'ailleurs un détail que Luc glisse avant le discours, et qu'on oublie toujours : pendant que le Conseil le fixe, « ils virent que son visage était comme celui d'un ange » (Actes 6, 15).

Comment est mort saint Étienne ?

Lapidé hors des murs de Jérusalem, vers l'an 34 selon le Martyrologe romain. Le récit est au chapitre 7 des Actes, et il se lit en quelques versets. Après son long discours, ceux qui l'écoutaient « avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne » (Actes 7, 54). Lui, « rempli de l'Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu » (v. 55), et il le dit à voix haute : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu » (v. 56).

C'en est trop. « Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l'entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider » (v. 57-58). La tradition situe le lieu, selon Benoît XVI, « un peu à l'extérieur de la Porte de Damas, au nord », où se trouve aujourd'hui une église Saint-Étienne.

Ses deux dernières paroles, et l'écho de la Croix

Étienne meurt en disant deux phrases, et les deux sont des échos. « Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (Actes 7, 59), puis, à genoux et d'une voix forte, « Seigneur, ne leur compte pas ce péché » (v. 60). Et le texte ajoute cette formule, qui n'est pas celle qu'on attendrait pour une lapidation : « Et, après cette parole, il s'endormit dans la mort. »

Mettez ces mots à côté de ceux du Christ en croix, que l'AELF rend ainsi : « Père, entre tes mains je remets mon esprit » (Luc 23, 46). La ressemblance n'est pas une coïncidence de lecture, et la liturgie du 26 décembre la souligne elle-même : le refrain du psaume de ce jour, dans l'ORDO comme sur l'AELF, est « En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit » (psaume 30, 6a). Le martyr reprend la prière de son Maître, et l'Église la fait chanter à l'assemblée le même jour. C'est ce que le Martyrologe romain appelle, en une ligne, avoir été « le premier des disciples du Seigneur à verser son sang à Jérusalem ».

Le jeune homme aux pieds duquel on dépose les vêtements

Il y a dans ce récit une phrase apparemment secondaire, et c'est peut-être la plus lourde de conséquences de tout le Nouveau Testament. « Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme appelé Saul » (Actes 7, 58).

Ce Saul est celui qui deviendra saint Paul. Benoît XVI en tire une déduction simple : « Cela signifie que le jeune Saul devait avoir entendu la prédication d'Etienne, et qu'il connaissait donc ses contenus principaux. » Et il va plus loin : après le chemin de Damas, Paul « reprend la lecture christologique de l'Ancien Testament effectuée par le Protomartyre, il l'approfondit et la complète ». Sa formule mérite d'être citée telle quelle : « Dans la mission de saint Paul s'accomplit la vision d'Etienne. » Nous racontons l'autre moitié de cette histoire dans notre article sur la vie de saint Paul, du persécuteur à l'apôtre.

La mort d'Étienne déclenche en effet autre chose. Benoît XVI la présente comme suivie d'« une persécution locale contre les disciples de Jésus, la première qui ait eu lieu dans l'histoire de l'Eglise ». Les chrétiens de langue grecque fuient Jérusalem, se dispersent et deviennent des missionnaires itinérants, jusqu'à Antioche, où « retentit aussi pour la première fois le nom de chrétiens ». Si vous vous demandez comment l'Église en vient à reconnaître officiellement de telles figures, nous l'expliquons dans comment devient-on saint, où les martyrs occupent un régime à part.

Ce que l'Église célèbre réellement du 25 au 28 décembre 2026

Voilà le point que vous ne trouverez à peu près nulle part, et il n'est pas anecdotique si vous préparez une célébration ou si vous voulez simplement savoir à quelle messe vous allez. Les trois fêtes qui suivent Noël ne sont pas célébrées toutes les années. Nous avons relevé ligne par ligne, dans l'ORDO 2026-2027 année B pour la France, ce qui est prescrit sur ces quatre jours.

Date Jour Ce qui est célébré Rang Couleur
25 décembre 2026 Vendredi La Nativité du Seigneur Solennité Blanc
26 décembre 2026 Samedi Saint Étienne, premier martyr Fête Rouge
27 décembre 2026 Dimanche La Sainte Famille (saint Jean, apôtre et évangéliste : on omet la fête) Fête Blanc
28 décembre 2026 Lundi Les saints Innocents, martyrs Fête Rouge

La ligne du 27 décembre est celle qu'il faut lire deux fois. Les trois saints qui suivent habituellement Noël sont Étienne le 26, Jean l'apôtre le 27 et les saints Innocents le 28. Mais en 2026, le 27 décembre tombe un dimanche, et le dimanche dans l'octave de Noël est la fête de la Sainte Famille, qui a la priorité. L'ORDO l'écrit sans détour à cette date : « S. JEAN, APÔTRE ET ÉVANGÉLISTE. On omet la fête. » En 2026, saint Jean n'est donc pas fêté du tout. Étienne et les Innocents, eux, le sont, et tous les deux en rouge.

Dernier détail de la même ligne, pour ceux qui vont aux vêpres : la journée du 26 décembre 2026 se termine liturgiquement par les premières Vêpres de la Sainte Famille. La fête d'Étienne tient donc du matin au soir, et cède la place avant la nuit.

Et dans les Églises d'Orient, ce n'est pas le même jour

Le calendrier latin n'est pas le seul. Nominis le signale : les Églises orientales fêtent la Vierge Marie en son mystère de Theotokos, Mère de Dieu, le 26 décembre au lendemain de la Nativité, et reportent la célébration de saint Étienne au 27 décembre. Si vous entendez un chrétien d'Orient parler de la Saint-Étienne un 27 décembre, il ne se trompe pas de date : il suit le sien.

Saint Étienne est le patron de quoi ?

La question revient souvent, et la réponse est plus terrestre qu'on ne l'imagine. D'après Nominis, service du sanctoral de l'Église catholique en France, saint Étienne est le patron de sept diocèses français ou francophones : Agen, Cahors, Cayenne, Meaux, Metz, Saint-Étienne et Toulouse. C'est la raison pour laquelle tant de cathédrales et d'églises de France portent son nom. La même fiche lui donne un patronage de métier : les fondeurs.

Son nom explique une partie de sa place dans l'Église. Étienne vient du grec stephanos, qui signifie « le couronné », comme le rappellent Nominis et la fiche du saint du jour de l'Église catholique en France. Le premier des martyrs porte donc, dans son nom même, le mot de la couronne. Ce n'est pas un jeu de mots tardif : c'est le nom qu'il portait.

La fête des Étienne, des Stéphane et des Stéphanie

Le 26 décembre est aussi, très concrètement, une fête de prénom pour beaucoup de monde. Nominis rattache à cette date, en plus d'Étienne et d'Étiennette, les Estéban, Estèphe, Estevan, Estève, Estin, Stéfane, Stefania, Stefano, Steffi, Stéphan, Stéphane, Stéphanie, Stephen, Stévan, Steve, Stève et Steven. Si vous cherchez quoi dire ou quoi offrir ce jour là, nous avons écrit un guide complet sur la fête du saint patron, que faire, que dire, quoi offrir.

Et puisque la date est au cœur de l'hiver, la sagesse paysanne s'en est emparée. Nominis conserve le dicton : « À la Saint-Étienne, les jours croissent d'une aiguillée de laine. » C'est une façon de dire que le solstice est passé et que la lumière revient, par très petites quantités.

Pourquoi le 26 décembre est férié en Alsace-Moselle ?

C'est l'une des questions les plus tapées sur ce sujet, et la réponse courante contient une petite erreur. Oui, le 26 décembre est bien un jour férié légal dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle, et nulle part ailleurs en France métropolitaine. Nous avons vérifié le texte officiel plutôt que les articles qui en parlent : la fiche « Jours fériés et ponts dans le secteur privé » de Service-Public.fr, vérifiée le 1er janvier 2026, donne deux tableaux distincts pour 2026. Dans le cas général, le dernier jour férié de l'année est « Noël, vendredi 25 décembre 2026 ». Dans le tableau Alsace-Moselle, il y en a un de plus.

Et voici la précision que presque personne n'écrit : la loi ne l'appelle pas la Saint-Étienne. Le tableau Alsace-Moselle liste « 1er jour de Noël, vendredi 25 décembre 2026 » puis « 2e jour de Noël, samedi 26 décembre 2026 ». Le nom officiel du jour férié est donc le deuxième jour de Noël, pas le nom du saint. Les deux se superposent dans l'usage, et c'est bien la fête de saint Étienne qu'on célèbre à l'église ce jour là, mais le texte qui donne le congé parle de Noël.

Cette spécificité n'est pas isolée. La même fiche montre que ces trois départements ont un second jour férié de plus, le Vendredi saint, et qu'il est encore plus localisé : il ne s'applique que « dans les communes ayant un temple protestant ou une église mixte ».

Questions fréquentes

Qui fête-t-on le 26 décembre ?

Saint Étienne, premier martyr chrétien, appelé aussi protomartyr. Le calendrier romain pour la France le porte à cette date au rang de fête, en rouge. C'est également la fête de prénom de tous les Étienne, Stéphane, Stéphanie et de leurs variantes. En Alsace-Moselle, le 26 décembre est en plus un jour férié légal, que la loi nomme « 2e jour de Noël ».

Qui est Étienne dans la Bible ?

Il apparaît au chapitre 6 des Actes des Apôtres, où il est le premier nommé des sept hommes choisis par la communauté de Jérusalem pour le service des veuves et des pauvres. Le texte le présente comme « un homme rempli de foi et d'Esprit Saint ». Il ne se limite pas à ce service : il prêche, accomplit « des prodiges et des signes éclatants », et c'est sa prédication qui le conduit devant le Conseil suprême, puis à la mort. Luc lui consacre les chapitres 6 et 7 en entier.

Quand est célébrée la fête de Saint-Étienne ?

Le 26 décembre, à date fixe, dans l'Église latine. En 2026, cela tombe un samedi. Les Églises orientales, elles, célèbrent la Mère de Dieu le 26 décembre et reportent saint Étienne au 27 décembre.

Saint Étienne est le patron de quoi ?

D'après Nominis, il est le patron des diocèses d'Agen, Cahors, Cayenne, Meaux, Metz, Saint-Étienne et Toulouse, ce qui explique le nombre de cathédrales et d'églises Saint-Étienne en France. La même source lui attribue le patronage des fondeurs. Il est plus largement invoqué comme figure du témoin qui pardonne, puisqu'il meurt en priant pour ceux qui le tuent.

Est-ce que le 26 décembre est férié en France ?

Non, sauf dans trois départements. Le tableau national des fêtes légales de Service-Public.fr s'arrête au 25 décembre. Seuls le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle ont un jour férié le 26 décembre, au titre du droit local, sous le nom de « 2e jour de Noël ».

Pourquoi le 26 décembre est férié en Alsace ?

Parce que ces départements bénéficient d'un droit local qui leur reconnaît deux jours fériés de plus que le reste de la France : le 26 décembre, appelé « 2e jour de Noël » dans les textes, et le Vendredi saint dans les communes ayant un temple protestant ou une église mixte. La fête de saint Étienne tombe le même jour, d'où l'usage courant de l'appeler la Saint-Étienne, mais le congé est rattaché à Noël.

Un signe à porter, pas un souvenir

Vous avez maintenant la réponse à la question qui vous amenait ici : si l'Église fête un homme lapidé le lendemain de Noël, c'est parce qu'elle tient que ce jour là Étienne est né. Et vous avez le reste du dossier : le rang de la fête vérifié par trois sources, le rouge qui succède au blanc sans quitter la préface de la Nativité, le mot « diacre » que les Actes n'emploient pas, les deux dernières paroles qui reprennent celles de la Croix, le jeune Saul debout près des manteaux, et ce que les paroisses célébreront vraiment du 25 au 28 décembre 2026.

Si cette fête est celle d'un proche, elle se marque bien par un objet, à condition de ne pas raconter n'importe quoi : nous n'avons pas de médaille de saint Étienne au catalogue, et nous préférons le dire. Pour la fête d'un Étienne ou d'une Stéphanie, regardez plutôt nos médailles de saints, nos bijoux croix ou nos colliers croix. Nos pièces sont en acier inoxydable, qui ne noircit pas et supporte l'eau et le quotidien, ou en argent 925, et chacune part dans un écrin. L'important n'est pas la matière : c'est de savoir ce qu'on porte, et pourquoi.

Sources

Citées en clair, le plafond de cinq liens d'autorité étant atteint : AELF, lectures de la messe du 26 décembre 2026 (première lecture Ac 6, 8-10 ; 7, 54-60, refrain du psaume 30 « En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit », évangile Mt 10, 17-22) ; AELF, Actes des Apôtres chapitre 6 (les Sept, le service des tables, le visage comme celui d'un ange) ; AELF, évangile selon saint Luc chapitre 23 (« Père, entre tes mains je remets mon esprit », v. 46) et évangile selon saint Matthieu chapitre 10 (v. 22) ; Service-Public.fr, Direction de l'information légale et administrative, fiche « Jours fériés et ponts dans le secteur privé », vérifiée le 1er janvier 2026 (tableaux 2026 du cas général et de l'Alsace-Moselle, « 2e jour de Noël, samedi 26 décembre 2026 ») ; Église catholique en France, fiche du saint du jour du 26 décembre (l'étymologie stephanos et la date de la fête).

Nos sources

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Disons-le franchement : nous n'avons pas de médaille de saint Étienne à vous proposer, et nous n'allons pas inventer le contraire. Si vous cherchez un signe à offrir pour la fête d'un Étienne, d'une Stéphanie ou d'un Stéphane, ce sont nos médailles de saints et nos croix qu'il faut regarder. En acier inoxydable ou en argent 925, livrés dans un écrin.

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