Prier saint Pierre Canisius le 21 décembre

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Sommaire
  1. La fête de saint Pierre Canisius, le 21 décembre
  2. Le catéchisme de saint Pierre Canisius
  3. Pourquoi « Canisius » ? un nom passé au latin
  4. De Nimègue à Fribourg, la vie d'un homme pressé
  5. Prier saint Pierre Canisius avec ses propres mots
  6. Une médaille pour un 21 décembre
  7. Questions fréquentes
  8. Sources

Qui est le saint du 21 décembre, quatre jours avant Noël, quand toute la liturgie regarde déjà vers la crèche ? Que signifie ce nom, Canisius, qui ne ressemble à aucun prénom français ? Et comment prier un saint dont la mémoire, ce jour là, tient en une seule prière ?

Voici la réponse courte : saint Pierre Canisius se prie comme le saint du catéchisme, celui qui a mis la foi en questions et en réponses. C'était un jésuite né à Nimègue en 1521 et mort à Fribourg, en Suisse, le 21 décembre 1597. Son livre a connu deux cents éditions de son vivant, et en Allemagne, pendant des générations, on n'appelait plus le catéchisme autrement que « le Canisius ». Nous vous donnons ici son rang exact au calendrier, ce que le prêtre célèbre réellement le 21 décembre puisque l'Avent passe devant, la raison pour laquelle la Suisse déplace sa fête au 27 avril, et ses propres mots pour le prier.

En bref

  • Fête le 21 décembre, au rang de mémoire facultative, et non de fête ni de solennité. Le rang est écrit en toutes lettres par le sanctoral de l'Église catholique en France et confirmé par l'Ordo du Service national de la pastorale liturgique.
  • Ce 21 décembre, la messe est celle de l'Avent, en violet. Dans la semaine du 17 au 24 décembre, le prêtre dit la messe du jour, et de la mémoire du saint il ne peut garder que la prière d'ouverture.
  • En Suisse, où il est mort, sa mémoire est reportée au 27 avril, et elle y est obligatoire. En France, le 27 avril ne porte rien : c'est une férie.
  • Canisius est la forme latine de son nom de famille, Kanis ou Kanijs. Ce n'est pas un prénom, c'est un patronyme hollandais passé au latin.
  • Son catéchisme est devenu son nom. Benoît XVI rapporte que les hommes de la génération de son père, en Allemagne, appelaient encore le catéchisme « simplement le Canisius ».

La fête de saint Pierre Canisius, le 21 décembre

Commençons par la date, puisque c'est ce que l'on tape. Saint Pierre Canisius est inscrit au 21 décembre, au rang de mémoire facultative. Deux sources d'Église l'écrivent, et elles ne se recopient pas. La fiche de Nominis, le sanctoral de l'Église catholique en France, porte dans son bloc de dates la mention « 21 décembre, Mémoire facultative ». L'Ordo 2026-2027 publié par le Service national de la pastorale liturgique le dit à sa manière, qui est graphique : sa règle liminaire précise que « quand on n'indique pas le degré de célébration, il s'agit d'une mémoire facultative », et la ligne du 21 décembre ne porte aucun degré.

Ce n'est pas un détail de sacristie. Les célébrations se classent par degrés, et l'écart est réel : une solennité comme Noël commence la veille aux vêpres, une fête qualifie le jour entier, une mémoire obligatoire se célèbre partout, et une mémoire facultative peut être simplement omise. Le Service national de la pastorale liturgique le résume en une phrase, en s'appuyant sur les Normes universelles de l'année liturgique : parmi les saints, « ceux qui ont grande importance sont célébrés dans l'Église universelle ; la célébration des autres demeure facultative ». Pierre Canisius est de ce second groupe.

Le 21 décembre, c'est l'Avent qui tient la messe

Voici le fait que presque aucune page ne donne, et c'est pourtant celui qui explique tout. Le 21 décembre tombe dans la dernière semaine avant Noël, et ces jours là ne se laissent pas prendre la place. La Présentation générale du Missel romain, au numéro 355, règle le cas des mémoires facultatives et commence précisément par celui là : « Aux féries de l'Avent du 17 au 24 décembre, aux jours dans l'octave de Noël et aux féries du Carême, à l'exception des féries du Mercredi des Cendres et de la Semaine sainte, le prêtre dit la messe du jour occurrent ; cependant, s'il y a ce jour-là une mémoire inscrite au calendrier général, il peut en prendre la prière d'ouverture (collecte). »

Autrement dit : le 21 décembre, la messe est celle de l'Avent, et ce qui reste du saint tient en une prière. L'Ordo l'applique à la lettre et c'est visible à l'œil. Sa ligne du 21 porte « Violet. De la Férie. 2e préface de l'Avent », puis les lectures de l'Avent, et le nom du saint n'arrive qu'après, sur une ligne seule, sans la formule « ou bien, blanc » qui ouvrirait la possibilité d'une messe du saint. Les autres jours de l'année, l'Ordo écrit cette formule quand elle s'applique. Ici, non.

Le calendrier de l'AELF sert exactement la même chose pour le 21 décembre 2026, en calendrier romain comme en zone France : la mention du saint et son rang, puis les lectures du jour, qui sont celles de l'Avent. La première est au choix entre le Cantique des cantiques (Ct 2, 8-14), « la voix de mon bien-aimé, c'est lui, il vient », et le prophète Sophonie (So 3, 14-18a). L'Évangile est la Visitation (Lc 1, 39-45), la rencontre de Marie et d'Élisabeth. Rien de tout cela ne parle du saint du jour, et c'est voulu : nous sommes à quatre jours de Noël, et le temps de l'Avent a le dernier mot.

En Suisse, sa mémoire est reportée au 27 avril

C'est la deuxième chose à savoir, et elle se vérifie. La notice du Martyrologe romain, servie sur la fiche de Nominis, se termine par une parenthèse de sept mots : « En Suisse, sa mémoire est reportée au 27 avril. » L'Ordo dit la même chose deux fois, dans les deux sens. Au 21 décembre, il ajoute sous le nom du saint « (En Suisse : 27 avril) ». Et à la date du 27 avril, il écrit « En Suisse, Blanc : S. Pierre Canisius, prêtre et docteur de l'Église (au lieu du : 21 décembre) », suivi du mot « Mémoire ». Pas « mémoire facultative » : mémoire tout court, donc obligatoire.

Le motif est simple à comprendre. Pierre Canisius est mort à Fribourg et il y repose : l'Église de Suisse le tient pour un saint de chez elle, elle lui donne un rang supérieur, et elle le sort de l'embouteillage de l'Avent pour le célébrer vraiment. En revanche, et c'est là qu'il faut être précis, ce report ne concerne pas la France. Le 27 avril, le calendrier français est « de la férie » et ne mentionne pas le saint, ce que l'Ordo et l'AELF confirment tous les deux. Le site de la Compagnie de Jésus en France écrit pourtant qu'il est « fêté le 21 décembre dans l'Église universelle et le 27 avril en France ». Les calendriers liturgiques disent Suisse, pas France, et nous suivons les calendriers.

Calendrier Le 21 décembre Le 27 avril
Romain général Mémoire facultative, messe de l'Avent en violet Rien pour ce saint
France Mémoire facultative, messe de l'Avent en violet De la férie, aucune mention
Suisse Renvoyé au 27 avril par l'Ordo Mémoire, en blanc, « au lieu du 21 décembre »

Le catéchisme de saint Pierre Canisius

Si l'on ne devait retenir qu'une chose de lui, ce serait celle là. Pierre Canisius n'a pas écrit un catéchisme, il en a écrit trois, entre 1555 et 1558, et il les a calibrés par public. Benoît XVI, qui lui a consacré son audience générale du 9 février 2011, détaille les trois destinataires : les étudiants capables de comprendre des notions élémentaires de théologie, les jeunes du peuple pour une première instruction religieuse, et les jeunes ayant une formation scolaire de niveau secondaire et supérieur. C'est une idée moderne au milieu du XVIe siècle : on n'enseigne pas la même chose de la même façon à un enfant et à un étudiant.

Le catéchisme À qui il s'adresse
Le premier Aux étudiants en mesure de comprendre des notions élémentaires de théologie
Le deuxième Aux jeunes du peuple, pour une première instruction religieuse
Le troisième Aux jeunes ayant une formation scolaire de niveau secondaire et supérieur

La forme, elle, est la même dans les trois, et Benoît XVI la décrit en six mots qui valent un manuel de pédagogie : la doctrine y est exposée « sous forme de questions et réponses, brièvement, dans des termes bibliques, avec une grande clarté et sans accents polémiques ». Le dernier point est le plus remarquable. Nous sommes en pleine fracture de la Réforme, et cet homme écrit un livre de doctrine sans attaquer personne. Le Martyrologe romain retient la même chose, en parlant de « son grand et son petit Catéchismes », qui « eurent une importance considérable ».

En Allemagne, on disait simplement « le Canisius »

Le chiffre est de Benoît XVI, et il est sec : « Rien que de son vivant, on dénombrait déjà 200 éditions de ce Catéchisme ! Et des centaines d'éditions se sont succédé jusqu'au XXe siècle. » Puis vient la phrase qui dit tout, et elle est personnelle : « Ainsi en Allemagne, les personnes de la génération de mon père appelaient encore le Catéchisme simplement le Canisius. » Le pape ajoute : « il est réellement le catéchiste à travers les siècles ».

Arrêtons nous une seconde là dessus, parce que c'est rare. Le nom d'un homme est devenu le nom commun du livre, de la même façon qu'on dit un harpagon ou une poubelle. Quatre siècles après sa mort, un père de famille allemand disait à son fils d'aller chercher « le Canisius » sans penser une seconde à un jésuite hollandais du XVIe siècle. C'est ce que produit un livre juste, écrit pour des gens réels, et c'est le meilleur résumé de sa sainteté : il a formé la foi de millions de personnes qui n'ont jamais su son prénom.

Pourquoi « Canisius » ? un nom passé au latin

La question revient dans toutes les recherches, et la réponse est simple. Canisius n'est pas un prénom, c'est un nom de famille latinisé. Benoît XVI ouvre son audience exactement là dessus : « saint Pierre Kanis, Canisius, forme latinisée de son nom de famille ». Son nom de naissance est Kanis, orthographié aussi Kanijs, et son père, Jakop Kanis, était bourgmestre de Nimègue. Son prénom est Pierre, en néerlandais Pieter.

Le passage au latin n'a rien d'une coquetterie : c'était l'usage des clercs et des universitaires de son siècle, qui écrivaient, enseignaient et publiaient en latin. Vatican News situe même le moment de la bascule : c'est en participant au Concile de Trente, comme théologien de l'évêque d'Augsbourg, qu'il commence à employer la forme latine de son nom. Un détail à ne pas confondre, pour finir : Pierre Canisius n'est pas l'apôtre Pierre. Ce sont deux saints différents, et il y en a d'autres encore, comme Pierre Damien ou Pierre Chrysologue. Si vous cherchiez le premier des apôtres et ses clés, c'est de l'autre côté, dans notre article sur la prière à saint Pierre.

De Nimègue à Fribourg, la vie d'un homme pressé

Sa biographie n'est pas le sujet de cette page, mais quelques repères aident à le situer, et ils sont tous datés par le Saint-Siège. Pierre Kanis naît le 8 mai 1521 à Nimègue, alors dans le duché de Gueldre, à l'intérieur du Saint Empire. Étudiant à Cologne, il fréquente les chartreux de Sainte-Barbe et la spiritualité qu'on appelle la devotio moderna. Puis vient la bascule : il entre dans la Compagnie de Jésus le 8 mai 1543 à Mayence, le jour de ses vingt-deux ans, après avoir suivi les Exercices spirituels sous la direction de Pierre Favre, l'un des premiers compagnons d'Ignace de Loyola.

Ce détail compte plus qu'il n'y paraît. Ce n'est pas un sermon qui l'a décidé, c'est une retraite : la méthode de discernement de saint Ignace de Loyola, faite au calme pendant quatre semaines. Ordonné prêtre à Cologne en juin 1546, docteur en théologie à Bologne en 1549, il est envoyé en Allemagne et n'en reviendra pas. Premier supérieur de la province jésuite d'Allemagne supérieure jusqu'en 1569, il fonde le collège de Prague en 1556, participe au colloque de Worms avec Philippe Mélanchthon, est nonce en Pologne, et intervient à la dernière session du Concile de Trente. Le réseau de collèges qu'il bâtit avec ses confrères, des conseillers municipaux et des parents, va d'Ingolstadt à Innsbruck, et passe par Strasbourg et Molsheim, en Alsace : la Compagnie de Jésus elle même, qui en donne la liste, précise qu'elle « n'est peut-être pas complète ».

Fribourg, le collège Saint-Michel et son tombeau

En 1580, il se retire à Fribourg, en Suisse, et s'y consacre à la prédication et à ses livres. Il y fonde le collège Saint-Michel, il y meurt le 21 décembre 1597, et il est enseveli dans l'église du collège, selon Vatican News. C'est pour cela que la recherche « Canisius Fribourg » revient si souvent : la ville garde son tombeau, son collège porte encore ce nom, et l'Église de Suisse lui donne sa mémoire au 27 avril. Le Martyrologe romain écrit avec sobriété qu'« il se repose enfin de ses travaux à Fribourg en Suisse en 1597 ».

Béatifié en 1864, canonisé et docteur en 1925

Le chemin a été long, et Benoît XVI en donne les trois marches. Pierre Canisius est béatifié par Pie IX en 1864, proclamé deuxième Apôtre de l'Allemagne par Léon XIII en 1897, puis canonisé et proclamé Docteur de l'Église par Pie XI en 1925. Les deux dernières décisions de 1925 sont tombées ensemble, ce qui est rare : le même pape le déclare saint et le range parmi les maîtres de doctrine de l'Église. Si cette mécanique vous intrigue, nous l'avons détaillée dans notre article sur la béatification et la canonisation, où ce cas de la double proclamation le même jour n'est pas unique.

Le titre de Docteur de l'Église n'est pas honorifique. Il désigne les saints dont l'enseignement fait référence pour toute l'Église, et ils sont peu nombreux au regard du nombre de canonisés. Pour un homme dont l'œuvre principale est un livre de catéchisme, c'est la reconnaissance la plus juste possible. Quant au titre donné par Léon XIII, il renvoie à saint Boniface, tenu pour le premier apôtre de la Germanie : Canisius est le second, huit siècles plus tard, et sur une terre redevenue mission. Sa famille religieuse, la Compagnie de Jésus, est l'un des grands ordres religieux catholiques.

Prier saint Pierre Canisius avec ses propres mots

Il n'y a pas de prière populaire à saint Pierre Canisius, pas de neuvaine célèbre, pas d'invocation que l'on se transmet. Nous ne vous en inventerons pas une. Ce qu'il y a, et c'est mieux, ce sont ses propres mots, conservés dans son journal spirituel et cités par le Saint-Siège.

Le premier texte est daté du 2 septembre 1549. Il vient de prier dans la basilique Saint-Pierre avant de partir pour l'Allemagne, et il note : « Tu sais, Seigneur, de combien de façons et combien de fois en ce même jour tu m'as confié l'Allemagne pour laquelle, par la suite, je continuerais à être sollicité, pour laquelle je désirerais vivre et mourir. » Le second est du 4 septembre de la même année, et il est d'une audace tranquille : « Toi, à la fin, comme si tu m'ouvrais le cœur du Très Saint Corps, qu'il me semblait voir devant moi, tu m'as commandé de boire à cette source, en m'invitant pour ainsi dire à puiser les eaux de mon salut à tes sources, ô mon Sauveur. » Benoît XVI commente la suite : le Sauveur lui donne alors un vêtement en trois parties, qui s'appellent paix, amour et persévérance.

À savoir

Le diocèse de Rouen sert, sur sa page du saint du jour, un extrait d'une lettre de Pierre Canisius à un ami de Hollande, qui fait une très bonne prière du soir : « Croyez ceci : si l'on a dans le cœur l'amour du Christ crucifié, alors en cette vie, rien n'est vraiment pénible. Quand vous voyagez pour lui, il ne vous manquera point, lui qui est le guide fidèle, le gardien de vos pas. » Si vous cherchez un cadre pour prier le 21 décembre, la prière du soir en donne un, et la messe du jour est celle de l'Avent.

Une dernière chose sur la façon de le prier, parce qu'elle est dans sa manière. Benoît XVI souligne que Canisius distinguait l'abandon volontaire de la foi et la perte de la foi « non coupable, du fait des circonstances », et qu'il écrivait à Rome que la plupart des Allemands passés au protestantisme étaient sans faute. Dans un siècle de polémiques, cet homme a refusé « l'âpreté et la rhétorique de la colère ». C'est un saint à invoquer quand on doit transmettre la foi à quelqu'un qui ne la partage pas, et qu'on sent monter l'envie d'avoir raison.

Une médaille pour un 21 décembre

Soyons francs sur le catalogue, cela vaut mieux qu'une déception après le clic. Nous n'avons pas de médaille de saint Pierre Canisius, et nous ne pouvons pas vous en promettre une : nos fournisseurs n'en produisent pas. Si vous cherchez une médaille gravée à son nom, aucune boutique sérieuse ne vous la trouvera facilement, et nous préférons vous le dire.

Ce que nous avons, en revanche, correspond bien à son histoire. Nos médailles de saints rassemblent les saints que nous gravons vraiment, en acier inoxydable qui ne noircit pas ou en argent 925, livrées dans un écrin. Nos bijoux croix sont le choix le plus sobre quand c'est la foi elle même que l'on veut porter, sans figure particulière. Et si vous cherchez un cadeau dans l'esprit de ce saint là, l'évidence est ailleurs : Canisius est l'homme du catéchisme, donc l'homme de la transmission. Nos bijoux de confirmation sont faits pour ce moment précis où un jeune reprend à son compte la foi qu'on lui a enseignée, et c'est exactement ce que trois catéchismes écrits pour trois publics différents cherchaient à produire.

Une médaille de saint se choisit pour des années, pas pour un 21 décembre. Prenez le temps, regardez les gravures, et si le saint que vous cherchez n'y est pas, une croix fait très bien l'affaire : elle dit la même chose, en plus court.

Questions fréquentes

Quelle est la signification du prénom Canisius ?

Canisius n'est pas un prénom mais un nom de famille, et sa forme latine. Benoît XVI l'écrit en ouvrant son audience du 9 février 2011 : « saint Pierre Kanis, Canisius, forme latinisée de son nom de famille ». Le prénom du saint est Pierre, Pieter en néerlandais. Son père, Jakop Kanis, était bourgmestre de Nimègue, aux Pays-Bas. Au calendrier des prénoms, le 21 décembre est donc la fête des Pierre, pas celle d'un Canisius.

Que signifie le nom de famille Canisius ?

C'est la latinisation du nom néerlandais Kanis, orthographié aussi Kanijs. Latiniser son patronyme était l'usage ordinaire des clercs et des universitaires du XVIe siècle, qui écrivaient et enseignaient en latin : son maître de retraite Pierre Favre signait Petrus Faber, et deux chartreux de Cologne qu'il a fréquentés sont connus sous les noms de Lanspergius et d'Eschius. Vatican News situe le moment où il adopte cette forme : lors de sa participation au Concile de Trente. Nous n'avons trouvé aucune source d'Église qui donne un sens au mot Kanis lui même, et nous ne lui en inventons pas.

Qui est le saint du 21 décembre ?

Saint Pierre Canisius, prêtre jésuite et docteur de l'Église, mort à Fribourg le 21 décembre 1597. Sa mémoire est facultative, ce qui signifie qu'elle peut être omise, et c'est souvent le cas : le 21 décembre appartient à la dernière semaine de l'Avent, et la messe du jour l'emporte. La Présentation générale du Missel romain au n. 355 autorise seulement le prêtre à prendre la prière d'ouverture du saint.

Quel saint est fête le 21 décembre ?

Le même, saint Pierre Canisius, dans le calendrier romain général comme dans le calendrier français. Attention à une confusion fréquente : la Suisse ne le fête pas ce jour là, son Ordo renvoie au 27 avril, où la mémoire devient obligatoire. Et si le 21 décembre tombe un dimanche, comme en 2025, le quatrième dimanche de l'Avent prend toute la place et aucune mémoire n'est possible, ce que l'Ordo de cette année là notait explicitement.

Quelle fête est célébrée le 21 décembre ?

Au sens strict, aucune : la mémoire d'un saint n'est pas une fête, qui est un degré supérieur. Ce 21 décembre, l'Église célèbre la férie de l'Avent, en violet, avec la deuxième préface de l'Avent. Les lectures servies par l'AELF pour le 21 décembre 2026 sont le Cantique des cantiques (Ct 2, 8-14) ou Sophonie (So 3, 14-18a), le psaume 32 (33), et l'Évangile de la Visitation (Lc 1, 39-45). Saint Pierre Canisius y est mentionné, et le prêtre peut dire sa collecte.

Sources

  • Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, Présentation générale du Missel romain, chapitre VII, n. 355 a) : aux féries de l'Avent du 17 au 24 décembre, « le prêtre dit la messe du jour occurrent ; cependant, s'il y a ce jour-là une mémoire inscrite au calendrier général, il peut en prendre la prière d'ouverture (collecte) ».
  • Benoît XVI, audience générale du 9 février 2011 : « forme latinisée de son nom de famille », la naissance le 8 mai 1521 à Nimègue, l'entrée dans la Compagnie de Jésus le 8 mai 1543 à Mayence après les Exercices sous la direction de Pierre Favre, les trois Catéchismes de 1555-1558 et leurs publics, les 200 éditions de son vivant, le Catéchisme appelé en Allemagne « simplement le Canisius », la retraite à Fribourg en 1580, la béatification de 1864, le titre de 1897 et la double proclamation de 1925, et les deux pages de journal de septembre 1549.
  • Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle, Ordo 2026-2027 année B : au 21 décembre « Violet. De la Férie. 2e préface de l'Avent » et la mention « S. Pierre Canisius, prêtre et docteur de l'Église (En Suisse : 27 avril) » sans degré indiqué ; au 27 avril « En Suisse, Blanc : S. Pierre Canisius (au lieu du : 21 décembre) Mémoire » ; et la règle liminaire « quand on n'indique pas le degré de célébration, il s'agit d'une mémoire facultative ».
  • Nominis, sanctoral de l'Église catholique en France, fiche « Saint Pierre Canisius » : le rang « 21 décembre, Mémoire facultative », la notice du Martyrologe romain et sa parenthèse « En Suisse, sa mémoire est reportée au 27 avril », « son grand et son petit Catéchismes eurent une importance considérable », et les lieux associés, Nimègue pour la naissance et Fribourg pour la mort.
  • AELF, messe du 21 décembre 2026, traduction officielle liturgique : la mention « S. Pierre Canisius, prêtre, docteur de l'Église, Mémoire facultative » et les lectures effectivement servies ce jour là, Ct 2, 8-14 ou So 3, 14-18a, le psaume 32 (33) et Lc 1, 39-45.

Également consultés et cités en clair dans l'article, sans lien, le plafond de cinq liens d'autorité étant atteint : la page du saint du jour de Vatican News (les trois catéchismes et leurs publics, le cardinal Otto Truchsess von Waldburg et l'adoption de la forme latine du nom au Concile de Trente, la fondation du collège Saint-Michel de Fribourg en 1580 et l'ensevelissement dans son église), la fiche « Saint Pierre Canisius » du site de la Compagnie de Jésus en France (la biographie complète, le réseau de collèges d'Ingolstadt à Innsbruck en passant par Strasbourg et Molsheim, et la réserve « la liste n'est peut-être pas complète »), la page du saint du jour du diocèse de Rouen (l'extrait de la lettre à un ami de Hollande), et l'article « Fêtes, solennités, mémoires, les degrés des célébrations liturgiques » du Service national de la pastorale liturgique, qui cite les Normes universelles de l'année liturgique sur les mémoires facultatives.

Nos sources

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La dévotion à un saint se porte souvent sur une médaille gravée à son nom. Saint Pierre Canisius n'est pas à notre catalogue, et nous préférons l'écrire : voici les saints que nous gravons vraiment, en acier inoxydable ou en argent 925, livrés dans un écrin.

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