Prière à saint Pierre, les clés et le relèvement

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prière à saint Pierre
Sommaire
  1. La prière de l’Église à saint Pierre
  2. Les prières de Pierre, devenues les nôtres
  3. Pourquoi prier saint Pierre plutôt qu’un autre
  4. Les clés de Matthieu 16, et le jeu de mots sur Kèphas
  5. De quoi saint Pierre est le patron
  6. Aucune prière n’agit par elle-même
  7. Un signe à porter, et ce que nous avons vraiment
  8. Questions fréquentes
  9. Le saint de ceux qui sont tombés
  10. Sources

En bref

  • La prière à saint Pierre que l’Église donne est liturgique, pas privée ; c’est celle du 29 juin, et elle demande que « les clefs de Pierre » et son intercession nous servent.
  • Quatre phrases de Pierre lui-même sont devenues des prières de tout le monde, dont « Seigneur, sauve-moi ! » (Mt 14, 30) et « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime » (Jn 21, 17).
  • Les clés viennent d’un verset précis, « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux » (Mt 16, 19), et Benoît XVI rappelle que le nom de Pierre était d’abord « un mandat ».
  • Patron de la ville de Rome et des papes, et chez Nominis des pêcheurs avec saint André, des poissonniers et des maçons. Pas des serruriers, malgré les clés.
  • On le prie pour une raison que les autres patronages n’ont pas : il a renié, et sa charge ne lui a pas été retirée.

Vous cherchez une prière à saint Pierre et vous tombez sur dix textes différents, sans savoir lequel vient de l’Église et lequel vient d’un site. La question derrière est souvent plus simple : à qui s’adresse-t-on quand on prie l’apôtre aux deux clés, et qu’est-ce qu’on peut raisonnablement lui demander ?

Nous donnons ici les textes que l’Église publie, avec leur source exacte, puis les quatre phrases que Pierre a prononcées et que des millions de chrétiens répètent sans toujours savoir qu’elles sont de lui. Nous disons aussi de quoi il est réellement patron, parce que les listes qui circulent se contredisent, et nous expliquons pourquoi ce patronage touche ceux que les saints parfaits intimident. Pour la prière chrétienne en général, nos prières catholiques essentielles posent le socle.

La prière de l’Église à saint Pierre

Autant commencer par une précision honnête : saint Pierre n’a pas de prière privée largement reçue, comme saint Michel a la sienne ou sainte Rita sa neuvaine. Nous n’en avons trouvé aucune publiée par une source d’Église. Ce que l’Église donne, en revanche, elle le donne publiquement, chaque 29 juin, et c’est beaucoup plus solide qu’un texte anonyme.

La prière du jour, au Missel romain

C’est l’oraison de la solennité des saints Pierre et Paul, dans la traduction officielle entrée en vigueur le 2 novembre 2021, telle que la publie le service national de la pastorale liturgique.

« Seigneur Dieu, tu nous as donné ce jour de sainte joie pour fêter les apôtres Pierre et Paul ; accorde à ton Église une fidélité sans faille à leur enseignement, puisqu’elle a reçu par eux la première annonce de la foi. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles. »

Notez ce qu’elle demande, parce que c’est inattendu : elle ne demande ni protection ni faveur, elle demande une fidélité à un enseignement. C’est le registre propre de Pierre, et il tient toute la suite de cet article.

« Puissent les clefs de Pierre nous aider » : la bénédiction du jour

Le même propre du Missel prévoit une bénédiction solennelle pour la fin de la célébration, et sa troisième strophe est le seul texte liturgique qui demande explicitement l’intercession de Pierre en nommant ses clés.

« Puissent les clefs de Pierre et les paroles de Paul, et l’intercession de l’un et de l’autre nous aider à entrer dans la patrie où, l’un par la croix, l’autre par le glaive, ils ont eu la joie de parvenir. »

Si vous cherchiez une formule à redire chez vous, celle-là est la bonne : elle est courte, elle est au Missel, et elle n’attribue rien d’autre à Pierre que ce que l’Évangile lui confie.

Prier un saint, c’est lui demander d’intercéder

Le mot « intercession » fait tout le travail, et il lève le malentendu le plus fréquent. On ne demande pas à Pierre d’agir à la place de Dieu, on lui demande de prier avec nous. C’est la logique de la bénédiction ci-dessus, et c’est la seule logique admise. Nous avons traité la question de front, objections comprises, dans notre article sur le fait de savoir s’il est biblique de prier les saints ou Marie. Et si votre prière cherche une forme plutôt qu’un texte, les différentes formes de prière chrétienne vous donneront le cadre.

Les prières de Pierre, devenues les nôtres

Voilà ce que presque personne n’écrit, et c’est pourtant la manière la plus juste de prier avec lui. Pierre est l’apôtre dont l’Évangile a gardé le plus de paroles, et quatre d’entre elles sont devenues des prières ordinaires. Elles sont courtes, elles se retiennent du premier coup, et chacune sert un jour précis.

La phrase de Pierre Où elle est Le jour où elle sert
« Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » Lc 5, 8 Quand on se sent trop indigne pour prier.
« Seigneur, sauve-moi ! » Mt 14, 30 Quand on coule, et qu’il n’y a plus le temps d’une longue prière.
« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » Jn 6, 68 Quand on ne comprend plus, et qu’on reste quand même.
« Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jn 21, 17 Après une faute, quand on n’ose plus rien promettre.

« Seigneur, sauve-moi ! », quatre mots et rien d’autre

La scène est connue et le détail se perd toujours. Pierre demande à marcher sur l’eau, il l’obtient, puis « voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : Seigneur, sauve-moi ! » (Mt 14, 30). La réponse ne tarde pas d’une ligne : « Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit » (Mt 14, 31). C’est la prière la plus courte de l’Évangile, et elle est exaucée avant d’être finie. Le reproche vient après, pas avant.

« Tu sais bien que je t’aime », la prière d’après la faute

Au bord du lac, après la résurrection, trois questions répondent aux trois reniements. Deux fois Pierre répond « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » À la troisième, le texte note qu’il « fut peiné », et sa réponse change de registre : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime » (Jn 21, 17). Il ne promet plus rien, il s’en remet. C’est la phrase à reprendre quand on a déjà promis et déjà manqué.

Pourquoi prier saint Pierre plutôt qu’un autre

On prie saint Michel pour la force, la Vierge pour la douceur, saint Christophe pour la route. Saint Pierre, on le prie parce qu’il a échoué et qu’il a gardé sa charge. C’est ce qui le distingue de tous les autres patrons du calendrier, et c’est rarement écrit noir sur blanc.

Le reniement, et la prière faite pour lui à l’avance

Au soir de l’arrestation, Pierre se fait reconnaître à son accent, nie trois fois, « se mit à protester violemment et à jurer : Je ne connais pas cet homme », puis « il sortit et, dehors, pleura amèrement » (Mt 26, 74-75). Le détail à ne pas manquer est antérieur de quelques heures : Jésus l’avait annoncé sans le condamner, « j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères » (Lc 22, 31-32).

La chute était prévue, le retour aussi, et la charge n’a jamais été retirée. Voilà ce qu’on demande en priant Pierre : non pas de ne pas tomber, mais de revenir. Et le lieu où ce retour se joue concrètement a un nom et une porte ; nous l’avons décrit pas à pas dans notre guide pour comment se confesser.

Les clés de Matthieu 16, et le jeu de mots sur Kèphas

Si vous priez devant une image aux deux clés, autant savoir d’où elles sortent. La scène se passe vers Césarée de Philippe. Jésus demande qui il est, Simon répond « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! », et la réponse tombe : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux » (Mt 16, 16-19).

Un nom qui est un mandat

Pierre n’est pas un prénom de naissance, c’est un surnom, et l’évangile le traduit lui-même : « tu t’appelleras Kèphas », puis aussitôt « ce qui veut dire : Pierre » (Jn 1, 42). Benoît XVI en tire la conséquence que tout le monde saute : Jésus n’avait pas l’habitude de renommer ses disciples, et ce nom « fut traduit précisément parce qu’il ne s’agissait pas seulement d’un nom ; c’était un mandat », explique-t-il dans son audience du 7 juin 2006. Le jeu de mots n’est pas un ornement, c’est une nomination. Si la mécanique des noms vous intéresse, de l’araméen à l’état civil, elle est dépliée dans notre article sur pourquoi les apôtres ont des prénoms français.

Lier et délier, là où ces clés agissent encore

La suite du verset est rarement citée et c’est dommage, parce qu’elle dit à quoi servent les clés : « tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux » (Mt 16, 19). La même audience ramasse les trois images en une ligne : Pierre « sera le fondement rocheux », il « aura les clefs du Royaume des cieux pour ouvrir ou fermer », enfin « il pourra lier ou délier ». Le Catéchisme dit la même chose en une phrase : « Le Seigneur a fait du seul Simon, auquel Il donna le nom de Pierre, la pierre de son Église. Il lui en a remis les clefs ; Il l’a institué pasteur de tout le troupeau » (n. 881).

Une précaution que Benoît XVI prend et qu’il faut reprendre : l’Église « est toujours l’Eglise du Christ, et non de Pierre ». Les clés sont confiées, elles ne sont pas possédées.

De quoi saint Pierre est le patron

Les listes qui circulent ajoutent des métiers par association d’idées, et les clés attirent les contresens. Nous nous en tenons à ce que l’Église relève.

  • La ville de Rome et les papes, qui sont ses successeurs sur son siège, au sens propre et non au sens figuré.
  • Les pêcheurs, par son métier, mais pas seuls : le relevé des saints patrons de Nominis donne pour les pêcheurs saint André et saint Pierre, les deux frères, ce que les listes recopiées oublient presque toujours.
  • Les poissonniers, au même relevé, pour lui seul.
  • Les maçons, par le roc et l’édifice, avec saint Thomas.

Il n’est pas le patron des serruriers, malgré les clés : au même relevé, ce patronage revient à saint Éloi et à saint Galmier. C’est le genre d’erreur qui se recopie de site en site. Et si votre besoin est la protection en déplacement plutôt que les clés, le patron attendu est un autre : voyez notre article sur saint Christophe, patron des voyageurs.

Trois dates, pas une seule

Le calendrier romain fait mémoire de lui trois fois dans l’année, et c’est un bon repère pour choisir le jour d’une neuvaine ou d’un cadeau.

Date Ce qu’on célèbre
22 février La Chaire de saint Pierre. Le Missel précise que la chaire d’un évêque « est le signe de son autorité de docteur, de souverain prêtre et de pasteur ».
29 juin La solennité des saints Pierre et Paul, le degré le plus élevé de célébration. C’est la date principale.
18 novembre La dédicace des basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul, mémoire des deux apôtres ensemble.

La tradition ne les a jamais fêtés l’un sans l’autre, et la notice du Missel le dit joliment : « À la parole de Pierre : Seigneur, tu sais bien que je t’aime, fait écho celle de Paul : Pour moi, vivre, c’est le Christ. » Le compagnon du 29 juin a son propre portrait chez nous, la vie de saint Paul, du persécuteur à l’apôtre.

Aucune prière n’agit par elle-même

Il faut traiter cette question de front, parce qu’elle se tape tous les jours sous une autre forme : quelle est la prière qui marche, quelle est la médaille qui protège le plus. L’Église ne hiérarchise ni les prières ni les médailles, et ce n’est pas une esquive. Elle nomme même précisément le réflexe qui ferait basculer la dévotion : « Attacher à la seule matérialité des prières ou des signes sacramentels leur efficacité, en dehors de dispositions intérieures qu’ils exigent, c’est tomber dans la superstition » (Catéchisme, n. 2111).

Le vocabulaire juste, pour un objet, est celui du sacramental : les sacramentaux « ne confèrent pas la grâce de l’Esprit saint à la manière des sacrements, mais par la prière de l’Église ils préparent à recevoir la grâce et disposent à y coopérer » (n. 1670). Le mot est disposent. Une médaille dispose, elle n’agit pas à votre place. Cela ne dévalue pas le geste, cela le remet à l’endroit : dans le cas de Pierre, ce qu’on demande n’est même pas une protection, c’est un relèvement.

Un signe à porter, et ce que nous avons vraiment

Autant le dire tout de suite plutôt que vous faire chercher pour rien : nous n’avons pas de médaille de saint Pierre à notre catalogue. Nos médailles de saints vont à la Vierge, dont la médaille miraculeuse, à saint Benoît, à saint Michel, à l’ange gardien, au Sacré-Coeur et à l’Esprit Saint. Nous ne vous vendrons pas autre chose sous son nom.

Si vous cherchez tout de même un signe à porter en priant avec lui, deux pistes tiennent debout. La première est la croix, puisque c’est par elle qu’il est passé : nos colliers croix et l’ensemble de nos bijoux croix couvrent les formes classiques, et si la croix dite de saint Pierre vous intrigue, notre guide des différentes croix chrétiennes et leur signification la situe parmi les autres sans détour. La seconde est une autre figure, assumée comme telle, dans nos médailles de saints.

Reste le geste qui change quelque chose de vérifiable : faire bénir l’objet après l’achat, par un prêtre ou un diacre, le plus simple étant à la fin de la messe. Nous n’expédions jamais de médaille bénie, et ce n’est pas une négligence : les normes sur les indulgences prévoient que l’indulgence attachée à l’usage d’un objet de piété cesse dès lors que cet objet est vendu. Pour l’offrir bénie, faites-la bénir avant de l’offrir, le don n’étant pas une vente. La démarche est détaillée dans notre article sur le fait de faire bénir un bijou.

Questions fréquentes

Saint-Pierre est le saint patron de quoi ?

De la ville de Rome et des papes, qui sont ses successeurs sur le siège de Rome. Côté métiers, le relevé de Nominis le donne pour les pêcheurs, avec saint André, pour les poissonniers, et pour les maçons, avec saint Thomas. Il n’est pas le patron des serruriers, malgré les clés : ce patronage revient à saint Éloi et à saint Galmier.

Quel est le rôle de St Pierre ?

Celui que l’Évangile lui confie en trois gestes : la pierre de fondation (« sur cette pierre je bâtirai mon Église », Mt 16, 18), le porteur des clés, c’est-à-dire du pouvoir de lier et de délier (Mt 16, 19), et le pasteur du troupeau (« Sois le berger de mes brebis », Jn 21, 17). Le Catéchisme réunit les trois au n. 881. Benoît XVI ajoute la précaution utile : l’Église « est toujours l’Eglise du Christ, et non de Pierre ».

Quel est le symbole de Saint-Pierre ?

Les deux clés, avant tout : elles viennent de « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux » (Mt 16, 19). Viennent ensuite le coq, qui rappelle le reniement et le verset « Et aussitôt un coq chanta » (Mt 26, 74), la croix renversée, liée au récit de son martyre, et la barque avec le filet, qui rappellent son métier de pêcheur sur le lac.

Quelle est la devise de Saint-Pierre ?

L’Église n’attribue pas de devise aux apôtres : l’usage est celui des papes, des évêques et des ordres religieux. La formule qu’on lui associe est le verset de Matthieu, Tu es Petrus et super hanc petram aedificabo ecclesiam meam, « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Mt 16, 18). Ses deux phrases les plus citées sont de lui : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » (Mt 16, 16) et « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime » (Jn 21, 17).

Pourquoi Saint Pierre a-t-il été crucifié ?

Comme chrétien, sous la persécution de Néron, à Rome. Le Martyrologe romain rapporte qu’il fut « crucifié la tête en bas et inhumé au Vatican, près de la voie Triomphale » ; la tradition explique cette position par sa propre demande, ne s’estimant pas digne de mourir comme son maître. La notice du Missel romain situe ce martyre « sans doute en l’an 64 ». L’Évangile de Jean y fait une allusion voilée bien avant : « quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture » (Jn 21, 18).

Quelle est la médaille la plus protectrice ?

Aucune, et la question n’a pas de réponse dans les termes de l’Église : elle ne hiérarchise pas les médailles et aucun texte ne leur attribue de puissance comparée. Une médaille est un sacramental, qui « dispose » à la grâce sans la produire (Catéchisme, n. 1670), et attendre un effet de la seule matérialité du signe est ce que le même Catéchisme appelle superstition (n. 2111). La seule réponse utile est d’ordre pratique : celle qui vous fait prier est celle qui sert.

Le saint de ceux qui sont tombés

Vous avez les textes, et vous savez d’où ils viennent : l’oraison du 29 juin, la bénédiction qui nomme ses clés, et quatre phrases de Pierre lui-même qui tiennent dans un souffle. Vous savez aussi de quoi il est patron, saint André compris, et pourquoi les serruriers n’en font pas partie.

Reste ce qui fait, à notre avis, le prix de cette dévotion. Pierre n’est pas donné en exemple de perfection, il est donné en preuve de pardon, et c’est pour cela qu’on peut le prier un soir où l’on n’est pas fier de soi. Nous n’avons pas sa médaille à vous proposer, et nous ne vous en inventerons pas une ; si vous cherchez une pièce pour une dévotion précise, nos médailles de saints réunissent les figures que nous portons, toutes livrées en écrin. Et quelle que soit celle que vous choisirez, rappelez-vous le geste qui manque une fois qu’elle est chez vous : la faire bénir.

Sources

Nos médailles de saints

Les saints que nous avons en catalogue aujourd'hui.

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