Peut-on faire bénir un bijou, une croix ou un chapelet ?

Mis à jour le 10 min de lecture

Faire bénir un bijou : un prêtre bénit un écrin ouvert posé sur l'autel
Sommaire
  1. Oui, on peut faire bénir un bijou religieux
  2. Qui peut bénir un bijou ?
  3. Comment faire bénir sa croix ou son chapelet, concrètement
  4. Combien coûte une bénédiction ?
  5. Ce qu'un objet béni change, et ce qu'il ne change pas
  6. Questions fréquentes
  7. Choisissez d'abord le bijou, la bénédiction viendra après

En bref

  • Oui, une croix, une médaille ou un chapelet peuvent être bénis. L'Église a un rituel prévu pour cela.
  • On le demande à un prêtre ou à un diacre, le plus souvent à la fin de la messe. Deux minutes suffisent.
  • C'est gratuit, toujours. Une bénédiction ne se vend pas et ne s'achète pas.
  • Un bijou béni ne protège pas de lui-même. Il rappelle la prière, il ne la remplace pas.
  • Rien ne vous y oblige. Un chapelet non béni se prie tout aussi bien.

Vous venez de recevoir une croix et vous vous demandez s'il faut la faire bénir ? Vous voulez offrir un chapelet ou une médaille de saint et vous ne savez pas si l'objet doit passer par un prêtre ? Vous ignorez à qui demander, comment le formuler, et ce que cela coûte ? Faire bénir un bijou religieux est possible et simple : il suffit de présenter l'objet à un prêtre ou à un diacre et de lui demander de le bénir. Cela se fait le plus souvent à la fin d'une messe, sans rendez-vous, et prend quelques instants. Aucun tarif ne peut vous être demandé, car une bénédiction est toujours gratuite. Voici comment s'y prendre concrètement, et ce qu'un objet béni change réellement.

Oui, on peut faire bénir un bijou religieux

La bénédiction d'objets n'est pas une pratique tolérée du bout des lèvres : elle fait partie de la liturgie de l'Église. Le Catéchisme de l'Église catholique (n° 1667 à 1672) range les bénédictions parmi les sacramentaux, et précise que l'on bénit aussi bien des personnes que des lieux, des repas ou des objets. Bénir vient du latin bene dicere, dire du bien. C'est d'abord une prière de louange adressée à Dieu, accompagnée d'un signe de croix.

Un objet béni est mis à part pour un usage de piété. Il ne devient pas magique, il devient un rappel. C'est cette nuance qui fait toute la différence, et nous y revenons plus bas parce qu'elle est au cœur du sujet.

Quels objets peut-on faire bénir ?

Tous les objets de dévotion, sans exception ni hiérarchie : chapelets, dizainiers, croix et crucifix, médailles, statues, icônes, images pieuses, bibles, alliances de mariage. Le rituel prévoit aussi la bénédiction de bien d'autres choses, d'une maison à un véhicule, mais ce sont d'autres célébrations.

Peu importe où l'objet a été acheté, en boutique, en ligne ou dans une brocante. Peu importe son prix ou sa matière. Un chapelet de bois à trois euros et une croix en or reçoivent exactement la même bénédiction.

Qui peut bénir un bijou ?

Un prêtre ou un diacre. C'est la réponse courte, et c'est celle qui vaut dans la quasi-totalité des cas. Le catéchisme pose le principe : tout baptisé est appelé à bénir, « c'est pourquoi des laïcs peuvent présider certaines bénédictions ; plus une bénédiction concerne la vie ecclésiale et sacramentelle, plus sa présidence est réservée au ministère ordonné ». La bénédiction d'un objet de piété, qui touche directement à la vie de prière de l'Église, relève de ce ministère ordonné.

Peut-on bénir soi-même sa médaille ou son chapelet ?

C'est la question la plus posée, et la réponse honnête est nuancée. Vous pouvez prier avec votre chapelet, le confier à Dieu, demander sa protection sur celui qui le portera. Un parent bénit son enfant, c'est même une belle tradition familiale. Mais cela n'est pas la bénédiction d'un objet de piété au sens du rituel, et aucune formule trouvée sur internet ne remplace le geste du ministre ordonné.

Autrement dit : votre prière est bonne et elle compte, elle ne fait simplement pas la même chose. Si vous tenez à ce que l'objet soit béni, demandez-le. C'est cinq minutes de votre dimanche.

Comment faire bénir sa croix ou son chapelet, concrètement

Beaucoup de gens n'osent pas demander, par crainte de déranger ou de mal s'y prendre. C'est le seul vrai obstacle, et il n'a pas lieu d'être : les prêtres reçoivent cette demande régulièrement.

Où À qui demander Quand Bon à savoir
Votre paroisse Le prêtre ou le diacre Juste après la messe, à la sortie Le plus simple. Aucun rendez-vous nécessaire
Un sanctuaire de pèlerinage Un prêtre du sanctuaire Après une messe, un chapelet ou une confession Les sanctuaires y sont habitués et le proposent d'eux-mêmes
Un baptême, une communion, un mariage Le célébrant, prévenu à l'avance Pendant ou juste après la célébration Le bijou est béni devant la famille, ce qui a du sens pour un cadeau
Le presbytère L'accueil paroissial Aux heures de permanence Utile si vous avez plusieurs objets ou si vous ne venez pas à la messe

Le sanctuaire de Lourdes décrit exactement cet usage : à la fin des messes ou des chapelets, le prêtre se rend disponible pour bénir les pèlerins et les objets qu'ils lui présentent. Ce qui vaut à Lourdes vaut dans n'importe quelle paroisse de France.

Que dire au prêtre ?

Rien de compliqué, et surtout aucune formule à connaître. « Mon père, pourriez-vous bénir cette médaille ? » suffit. Sortez l'objet de son écrin et tenez-le dans la main, ouvert et visible.

Si le bijou est destiné à quelqu'un d'autre, dites-le : le rituel permet de bénir aussi celui qui offre et celui qui recevra, et le prêtre prendra volontiers ce temps. Précisez l'occasion s'il y en a une, un baptême, une confirmation, un départ. Cela change la prière qu'il fera.

Combien coûte une bénédiction ?

Rien. Une bénédiction est gratuite, et personne ne peut vous en demander le prix. Ce n'est pas une politesse commerciale, c'est un point de doctrine : le Catéchisme, au n° 2121, nomme simonie l'achat ou la vente des réalités spirituelles, et cite la parole du Christ aux apôtres, « vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ».

Vous pouvez, si vous le souhaitez, laisser une offrande libre pour la paroisse, comme pour un cierge. C'est un don, jamais un tarif, et il ne conditionne rien. Méfiez-vous en revanche d'un vendeur qui facturerait un supplément pour un objet « béni » : c'est précisément ce que l'Église interdit.

Ce qu'un objet béni change, et ce qu'il ne change pas

Il faut le dire franchement, même si cela ne sert pas la vente d'un bijou : un objet béni ne protège pas de lui-même. Le catéchisme est très clair sur le fonctionnement des sacramentaux : ils « ne confèrent pas la grâce de l'Esprit saint à la manière des sacrements, mais par la prière de l'Église ils préparent à recevoir la grâce et disposent à y coopérer ». Ils ne sont pas non plus des sacrements, dont vous pouvez retrouver la liste dans notre article sur les sept sacrements de l'Église catholique.

Le même catéchisme met en garde contre la dérive inverse : attribuer « une importance en quelque sorte magique à certaines pratiques, par ailleurs légitimes ou nécessaires », c'est tomber dans la superstition. Une médaille de saint Christophe bénie ne rend pas la route sûre. Elle rappelle au conducteur de confier sa route à Dieu, ce qui n'est pas la même chose et vaut infiniment mieux.

Ce que la bénédiction change est réel, mais d'un autre ordre. L'objet est mis à part pour la prière. On le range autrement, on le porte autrement, on y revient. Le rituel de l'Église le dit à sa manière en plaçant toujours les personnes avant les objets : ces objets servent à la sanctification de ceux qui les utilisent. Un chapelet béni ne prie pas à votre place, il vous invite à prier le chapelet.

Faut-il faire bénir un bijou avant de l'offrir ?

Ce n'est pas obligatoire, et c'est souvent une belle idée. Pour un baptême ou une première communion, faire bénir la médaille avant de la remettre ajoute quelque chose que l'emballage ne donnera jamais. Le prêtre bénit alors l'objet, celui qui l'offre et celui qui le recevra.

Un conseil pratique : prévoyez-le une ou deux semaines à l'avance, pas le matin même. Et si vous n'y arrivez pas, offrez le bijou tel quel. Le destinataire pourra le faire bénir lui-même, ce qui est tout aussi juste.

Questions fréquentes

Est-ce qu'il faut faire bénir un chapelet ?

Non, ce n'est pas une obligation. Un chapelet non béni se prie exactement de la même façon, et la prière a la même valeur : ce qui compte est celui qui prie, pas l'objet qu'il tient. Faire bénir son chapelet est une bonne coutume, pas une condition. Si vous en avez l'occasion, faites-le ; si vous ne l'avez pas, priez sans y penser davantage.

Quelle est la prière pour bénir un bijou ?

L'Église a un texte propre, contenu dans le Livre des bénédictions, et c'est le prêtre ou le diacre qui le prononce. Il n'existe pas de formule privée à réciter chez soi pour obtenir le même résultat, et les prières que l'on trouve en libre téléchargement ne remplacent pas le rituel. Attention d'ailleurs au réflexe de chercher « la bonne formule » : c'est exactement la pente que le catéchisme désigne comme superstition, celle qui attache l'efficacité à la matérialité des mots.

Peut-on faire bénir un bijou acheté sur internet ?

Oui, sans aucune réserve. L'origine de l'objet n'entre pas en ligne de compte, pas plus que son prix ou son vendeur. Une croix reçue par colis se présente au prêtre comme n'importe quelle autre. Aucun commerçant ne peut d'ailleurs vous vendre un objet « déjà béni » à un tarif majoré, et vous savez maintenant pourquoi.

Peut-on faire bénir un tatouage ?

La question revient souvent et mérite une réponse claire : un tatouage n'est pas un objet de piété, il n'entre donc pas dans la bénédiction des objets. En revanche, vous pouvez toujours demander à être béni, vous, comme personne. C'est même l'ordre que suit le rituel de l'Église, qui bénit les personnes avant les choses.

Un chapelet béni par le pape est-il plus puissant ?

Non. Une bénédiction ne se mesure pas à celui qui la donne : elle est toujours donnée au nom de Dieu et par la prière de l'Église, que ce soit à Rome ou dans votre paroisse. Le chapelet rapporté d'un pèlerinage a une valeur de souvenir, parfois très forte, et c'est déjà beaucoup. Mais parler d'un objet plus puissant qu'un autre, c'est raisonner en magie, pas en foi. La médaille miraculeuse elle-même n'échappe pas à cette règle.

Choisissez d'abord le bijou, la bénédiction viendra après

Vous savez désormais à qui demander, quand, comment formuler la demande, et que cela ne vous coûtera rien. Vous savez aussi ce qu'un objet béni fait et ne fait pas, ce qui est la meilleure façon de le porter juste. Reste le plus agréable : choisir la pièce que vous présenterez au prêtre.

Parcourez nos bijoux croix pour homme et pour femme, et nos bijoux de baptême si l'occasion est une cérémonie. Chaque commande part dans son écrin, prête à être offerte, et vous n'aurez plus qu'à l'ouvrir devant le prêtre. Si vous hésitez sur la façon de la porter ensuite, notre guide explique comment porter une croix au quotidien.

Avant ou après la bénédiction

La bénédiction ne change pas l'objet : elle change ce qu'on en fait.

1/3 Où en êtes-vous ?

2/3 Il s'agit de…

3/3 Pour quelle occasion ?

On achète, puis on fait bénir

L'ordre compte, et il n'est pas arbitraire : la vente fait cesser l'indulgence attachée à un objet de piété béni. C'est pourquoi aucune maison sérieuse ne vend d'objet déjà béni. Choisissez d'abord la pièce, un prêtre la bénira ensuite en quelques secondes.

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Un prêtre, à la fin d'une messe

Il suffit de le demander, généralement après une messe ou lors d'une permanence en paroisse. Aucune démarche, aucun coût, et aucune limite au nombre de bénédictions sur un même objet. La bénédiction ne dépose rien dans le métal : elle met l'objet à part pour la prière.

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Offrez la pièce, laissez la bénédiction

Un bijou offert puis béni par le destinataire lui-même a plus de sens qu'un objet acheté « déjà béni », qui de toute façon n'existe pas au sens propre. Chaque pièce part dans son écrin, prête à être présentée à un prêtre.

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Nos bijoux croix

Acier inoxydable ou argent 925, livré dans son écrin.

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