3, 4, 7 ou 12 archanges ? Ce que dit l'Église
Sommaire
- Combien d'archanges ? Trois noms, et deux dates
- Le tableau des nombres que la Bible donne vraiment
- Qui sont les 4 archanges ? Trois noms, plus un
- Les 5 archanges, les 15 : ce qui arrive à un nombre sans texte
- « 7 archanges principaux » : le même document donne le sept et refuse les noms
- Les 12 archanges : le seul douze de l'Évangile compte autre chose
- Les 7 couleurs des archanges : l'origine du système, texte en main
- Vérifier un nombre d'archanges en trois questions
- Porter un ange, en s'appuyant sur un nom sûr
- Questions fréquentes
- Un nombre sûr vaut mieux qu'une longue liste
En bref
- L'Église reconnaît trois archanges : Michel, Gabriel et Raphaël. Pas quatre, pas sept, pas douze. Elle les fête ensemble le 29 septembre, et c'est la seule date du calendrier qui porte le mot « Archanges ».
- Le critère n'est pas la puissance, c'est le texte : l'Écriture les nomme. Le Directoire sur la piété populaire le dit en une phrase : il faut réprouver « l'usage de donner aux Anges des noms particuliers, que la Sainte Écriture ignore, hormis ceux de Michel, Gabriel et Raphaël » (n. 217).
- La Bible compte beaucoup, mais elle ne compte jamais des archanges. Sept anges devant Dieu, plus de douze légions d'anges, des myriades : tous ces nombres portent sur des anges. Nous les donnons ligne par ligne, avec leurs références.
- Le quatrième nom, Ouriel, existe bien dans la Bible catholique, mais il y désigne un homme : en 2 Chroniques 13, 2, Ouriel est le père de Maaka, la mère d'un roi de Juda.
- Les douze et les sept couleurs ne viennent pas du christianisme mais d'une logique de correspondances qu'un document des conseils pontificaux décrit précisément, en 2003. Pour la liste des trois et le détail de leurs missions, c'est notre article sur la liste des archanges et leurs fonctions.
Vous avez cherché « qui sont les 4 archanges » et vous êtes tombé sur des pages qui en annoncent trois, d'autres sept, d'autres douze, et vous voudriez savoir laquelle a raison ? Vous vous demandez si un quatrième nom a été retiré de la Bible, ou s'il n'y a jamais été ? Vous avez croisé des « sept couleurs des archanges » et vous sentez bien que ce vocabulaire ne vient pas de l'Évangile, sans savoir d'où il vient ?
La réponse courte : l'Église reconnaît trois archanges, et tous les autres nombres sont datables et localisables. C'est la seule chose qui manque sur ce sujet. Partout on vous donne une liste, nulle part on ne vous dit d'où sort le nombre qui la commande. Nous prenons donc la question dans l'autre sens, celle du compte. À la fin de cette page, deux choses seront réglées. Vous saurez combien d'archanges l'Église reconnaît et pourquoi ce nombre est celui-là, avec le texte sous les yeux. Et vous saurez poser sur n'importe quelle liste de quatre, cinq, sept, douze ou soixante-douze archanges la question qui la fait parler : de quel texte sort ce nombre, et compte-t-il des anges ou des archanges ?
Combien d'archanges ? Trois noms, et deux dates
Commençons par ce qui est vérifiable en deux clics. Le seul document du Magistère qui traite directement de la dévotion aux anges est le Directoire sur la piété populaire et la liturgie, publié par la Congrégation pour le culte divin, et il consacre aux anges cinq numéros, de 213 à 217. Au numéro 215, il donne les dates que l'Église leur réserve, et il n'y en a que deux :
« Au cours de l'Année liturgique, l'Église célèbre la participation des Anges aux événements du salut ; elle consacre aussi à leur mémoire certains jours particuliers : le 29 septembre (fête des Archanges Michel, Gabriel et Raphaël) et le 2 octobre (mémoire des Anges Gardiens). »
Voilà le compte, et il est liturgique avant d'être théorique. Une seule date du calendrier porte le mot « Archanges », et elle en nomme trois. La seconde ne nomme personne, parce que l'ange gardien n'a pas de nom : il est donné à chacun. Il n'existe pas de troisième date, pas de fête d'Ouriel, pas de mémoire des sept.
Le nom des 3 archanges, et le critère qui les retient
Les trois noms sont Michel, Gabriel et Raphaël, et chacun est nommé par l'Écriture dans un livre différent : Michel chez Daniel, Gabriel chez Luc, Raphaël chez Tobie. C'est là tout le critère, et il est d'une sobriété qui surprend quand on arrive de pages qui classent les archanges par puissance. L'Église ne retient pas les trois parce qu'ils seraient les plus forts, mais parce que ce sont ceux dont elle connaît le nom par la Révélation.
Le Directoire ferme la question au numéro 217, à la fin d'une liste de déviations possibles de la piété populaire, et la phrase est sans ambiguïté : « Il faut aussi réprouver l'usage de donner aux Anges des noms particuliers, que la Sainte Écriture ignore, hormis ceux de Michel, Gabriel et Raphaël. » Ce n'est pas une préférence de style, c'est un verbe fort dans un document de la Congrégation romaine. Si vous ne devez retenir qu'une ligne de cette page, retenez celle-là. Pour le détail de ce que chacun fait, et les versets qui le décrivent, nous l'avons traité à part dans notre liste des archanges et leurs fonctions, et pour la question des noms d'anges en général, dans les noms des anges dans la Bible.
Le mot « archange » n'apparaît pas dans le Catéchisme
C'est un détail qui en dit long sur la façon dont l'Église compte. Le Catéchisme de l'Église catholique consacre aux anges douze numéros, de 325 à 336, et il n'y écrit pas une seule fois le mot « archange ». Il affirme que l'existence de ces êtres spirituels « est une vérité de foi » (n. 328), il rappelle avec saint Augustin que « Ange désigne la fonction, non pas la nature » (n. 329), et quand il arrive à la liturgie, au numéro 335, il écrit que l'Église « fête plus particulièrement la mémoire de certains anges (S. Michel, S. Gabriel, S. Raphaël, les anges gardiens) ».
Les trois y sont donc nommés, mais comme des anges. Le titre d'archange, lui, reste à sa place : celle d'un mot de fonction, qui dit la portée d'une mission et non une espèce de créature. Un texte qui ne compte pas de catégorie n'a aucune raison de fixer un nombre d'archanges, et c'est exactement ce que fait le Catéchisme : il nomme, il ne numérote pas. Nous avons repris l'étymologie et les deux seuls versets où le mot figure dans notre article qu'est-ce qu'un archange.
Le tableau des nombres que la Bible donne vraiment
Voici l'élément qui manque partout ailleurs, et c'est lui qui désamorce la confusion mieux que n'importe quelle liste de noms. La Bible chiffre beaucoup quand elle parle des anges : trois noms, deux occurrences d'un mot, sept, douze légions, des myriades. Mais regardez la colonne de droite : aucun de ces nombres ne compte des archanges.
| Ce que le texte compte | Le chiffre | Référence | Ce qui est compté, exactement |
|---|---|---|---|
| Les anges que l'Écriture nomme | 3 | Daniel 10, 13 ; Luc 1, 19 ; Tobie 12, 15 | Des noms d'anges : Michel, Gabriel, Raphaël |
| Les fois où le mot « archange » est écrit | 2 | 1 Thessaloniciens 4, 16 ; Jude 9 | Un titre, et une seule fois devant un nom propre, Michel |
| Les anges qui se tiennent devant Dieu | 7 | Tobie 12, 15 ; Apocalypse 8, 2 | Des anges, et un seul des sept se nomme |
| Les anges que le Père aurait envoyés au Christ | plus de 12 légions | Matthieu 26, 53 | Des légions d'anges, et un secours que le Christ refuse |
| Les anges qui servent devant le trône | des myriades | Daniel 7, 10 ; Hébreux 12, 22 | Une foule dont le texte dit qu'on ne la compte pas |
| Les catégories d'êtres invisibles nommées par saint Paul | 4 | Colossiens 1, 16, cité au n. 331 du Catéchisme | Trônes, seigneuries, principautés, puissances : des ordres, pas des individus |
Lisez la deuxième ligne et la troisième ensemble, c'est là que tout se joue. Le mot « archange » est écrit deux fois dans toute la Bible, et les « sept » sont appelés anges, jamais archanges. Les listes de sept archanges font donc glisser un mot d'une ligne à l'autre, et c'est ce glissement, répété pendant des siècles, qui a produit les tableaux que vous croisez. Nous avons suivi ce glissement verset par verset dans notre article sur les 7 anges de Dieu.
Notez aussi la quatrième ligne, parce qu'elle est contre-intuitive. Quand l'Évangile sort un chiffre à propos des anges, ce n'est ni trois ni sept : c'est « plus de douze légions », dans la bouche du Christ à Gethsémani. Nous y revenons plus bas, car c'est le seul douze de l'Évangile qui compte des anges, et il ne dit pas du tout ce que les listes de douze archanges lui font dire.
Qui sont les 4 archanges ? Trois noms, plus un
La formule est la plus cherchée des quatre ou cinq variantes, et elle contient sa propre réponse dès qu'on la décompose. Les listes de quatre sont toujours les trois de l'Église plus un nom ajouté, et ce nom est presque toujours Ouriel, parfois écrit Uriel. Il n'a pas de fête au calendrier romain, il n'apparaît dans aucun des deux documents cités plus haut, et il tombe exactement sous la phrase du numéro 217 : un nom d'ange que l'Écriture ignore.
Il y a pourtant une précision qui vaut d'être connue, et elle amuse souvent les lecteurs. Le nom Ouriel figure bien dans la Bible catholique, mais pas pour un ange. La traduction liturgique l'écrit au deuxième livre des Chroniques, chapitre 13, verset 2 : « Sa mère s'appelait Maaka, fille d'Ouriel ; elle était de Guibéa. » Cet Ouriel est un homme de Guibéa, le grand-père d'un roi de Juda. Le nom existe donc dans l'Écriture, il y est porté par quelqu'un, et ce quelqu'un n'est pas un esprit.
D'où vient alors l'Ouriel angélique ? De la littérature juive ancienne, celle que l'Église n'a pas reçue dans son canon, et dont le livre d'Hénok est le représentant le plus connu. Le cas est intéressant parce que la Bible cite elle-même Hénok sans le canoniser, en Jude 14, et nous l'avons développé dans notre liste des archanges et leurs fonctions. Un nom qui circule depuis longtemps n'est pas pour autant un nom révélé, et c'est précisément la distinction que le Directoire demande de tenir.
Les 4 archanges des 4 points cardinaux
Cette variante mérite son paragraphe, parce qu'elle ne vient pas du tout du même monde que la précédente. Attribuer un archange au nord, un au sud, un à l'est et un à l'ouest, c'est raisonner par correspondances : une case du ciel pour une case de la terre. Ce n'est pas une idée chrétienne, et ce n'est pas nous qui le disons.
Le document « Jésus-Christ le porteur d'eau vive », publié en 2003 par le Conseil pontifical de la culture et le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, décrit cette logique avec une précision remarquable. Il parle d'une vision du monde où « les univers visible et invisible sont reliés entre eux par une série de correspondances, analogies et influences, entre le microcosme et le macrocosme, entre les métaux et les planètes, entre les planètes et les différentes parties du corps humain ». Les quatre directions, les sept couleurs et les douze signes sont les cases de ce système. La prière catholique ne fonctionne pas par cases : elle demande à Dieu d'envoyer son ange, elle ne l'assigne pas à un point de l'horizon.
Les 5 archanges, les 15 : ce qui arrive à un nombre sans texte
Vous croiserez aussi des cinq, des quinze, des soixante-douze. Et vous n'avez pas besoin de nous pour constater l'instabilité : tapez « qui sont les 4 archanges » dans Google, et la même page de résultats vous proposera, juste à côté, « Les 12 Archanges » et « Les 15 archanges ». Trois nombres incompatibles, proposés ensemble, sur la même requête. Aucune autre question de religion ne se comporte comme cela, et il y a une raison : un nombre adossé à un texte ne bouge pas, un nombre sans texte dérive.
Côté catholique, la vérification est rapide à faire, et nous l'avons faite en entier. Les deux textes de l'Église qui traitent des anges, le Catéchisme aux numéros 325 à 336 et le Directoire aux numéros 213 à 217, ne donnent qu'un seul compte de noms, et c'est trois. Ni cinq, ni quinze, ni soixante-douze n'y figurent, sous aucune forme. Il n'y a donc rien à examiner sur ces nombres, au sens où il n'existe pas de thèse catholique à discuter : il n'y a que des pages qui additionnent des noms venus d'ailleurs.
« 7 archanges principaux » : le même document donne le sept et refuse les noms
Le cas des sept est le seul qui mérite un examen sérieux, et il est plus subtil qu'un simple démenti. Le chiffre sept, lui, est bel et bien dans l'Écriture. La traduction liturgique du livre de Tobie met ces mots dans la bouche de Raphaël, au chapitre 12, verset 15 : « Moi, je suis Raphaël, l'un des sept anges qui se tiennent ou se présentent devant la gloire du Seigneur. » Et l'Apocalypse, au chapitre 8, verset 2, montre « les sept anges qui se tiennent devant Dieu : il leur fut donné sept trompettes ».
Voici maintenant ce que personne ne relève, et c'est le cœur de la question du nombre. Le Directoire cite ce verset de Tobie lui-même, au numéro 214, et il réprouve les noms au numéro 217. Le même document, à trois numéros d'intervalle, reçoit le sept et refuse la liste des sept. Ce n'est pas une contradiction, c'est une distinction : l'Écriture a donné un nombre, elle n'a pas donné sept noms, et l'Église s'en tient exactement à ce qu'elle a reçu. On ne complète pas une révélation par déduction.
Deux conséquences pratiques, pour qui cherche à s'y retrouver. Parler de « sept anges devant Dieu » est parfaitement catholique, c'est même une expression de l'Écriture. Parler des « sept archanges » en donnant sept noms sort de ce que l'Église reconnaît, et le glissement porte sur deux choses à la fois, le mot et la liste. Nous avons détaillé les noms qui circulent, et ce que vaut chacun, dans qui sont les 7 archanges.
Les 12 archanges : le seul douze de l'Évangile compte autre chose
Passons aux douze, et vous allez voir que l'Évangile a bien un douze à propos des anges, mais qu'il est à l'opposé de l'usage qu'on en fait. Au jardin des Oliviers, Pierre vient de tirer l'épée, et le Christ l'arrête. Matthieu, au chapitre 26, verset 53, rapporte sa phrase : « Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d'anges. »
Ce douze-là ne compte pas des archanges, il compte des légions, et il sert à dire que ce secours ne sera pas demandé. Le chiffre est là pour mesurer une renonciation, pas pour fonder un annuaire du ciel. C'est le renversement exact de la logique des listes de douze, où le nombre sert à distribuer des compétences, des couleurs et des dates de naissance.
Quant à l'origine de ces listes, elle n'est pas mystérieuse : les pages qui les diffusent associent le plus souvent les douze aux douze signes du zodiaque, et beaucoup les rangent elles-mêmes dans leurs rubriques d'astrologie. Le document de 2003 cité plus haut identifie d'ailleurs la matrice de cette spiritualité, « la tradition ésotérico-théosophique », et rappelle que la Société théosophique a été fondée en 1875. Un système né au XIXe siècle et bâti sur l'astrologie n'est pas une tradition de l'Église, même quand il emprunte ses noms. Si votre question de départ portait sur la hiérarchie et la force, elle est traitée pour elle-même dans notre article sur l'ange le plus puissant de la Bible.
Les 7 couleurs des archanges : l'origine du système, texte en main
« Les 7 couleurs des archanges » est une recherche fréquente, et la plupart des pages qui y répondent ne disent pas d'où vient ce qu'elles affirment. Nous le disons, et c'est utile à savoir avant d'acheter une pierre ou une bougie de couleur.
Les correspondances couleur par ange relèvent de ce que le document des conseils pontificaux appelle le système des correspondances, celui qui relie « les métaux et les planètes », puis « les planètes et les différentes parties du corps humain ». Une couleur attribuée à un ange est une case de plus dans ce système, pas une donnée venue de la Révélation. Le même document consacre une section entière aux anges du Nouvel Âge, intitulée « Enchantement : il doit y avoir un ange », et il note qu'ils sont « aujourd'hui au centre d'un marché florissant de livres et d'images ». Le constat vient de Rome, en 2003, et il n'a pas vieilli.
Ce qui change tout, c'est la direction de la demande. Dans un système de correspondances, on active la bonne case pour obtenir un effet ; dans la prière chrétienne, on demande à Dieu d'envoyer son ange et la réponse ne nous appartient pas. Le Directoire met en garde, au numéro 217, contre la vision d'un monde livré à « des tensions démiurgiques » où l'homme serait « terrassé par des puissances supérieures contre lesquelles il ne pourrait rien faire ». C'est exactement l'effet d'un tableau de couleurs et de compétences : il déplace la confiance vers une technique. Pour ce que l'Écriture dit vraiment de l'apparence des anges, loin des codes chromatiques, lisez les anges d'Ézéchiel.
Vérifier un nombre d'archanges en trois questions
Vous allez recroiser ces listes, sur les réseaux, dans une boutique de bien-être ou au dos d'un carnet de prières. Voici la grille que nous appliquons nous-mêmes, et elle tient en trois questions posées dans cet ordre. Elle ne demande aucune connaissance préalable, seulement de regarder ce que la page affirme et ce qu'elle peut montrer.
- Première question : le nom est-il dans l'Écriture reçue par l'Église ? Si la page cite un livre, vérifiez qu'il appartient bien à la Bible catholique. Hénok et les apocalypses juives anciennes n'en font pas partie, et un nom qui ne vient que de là ne devient pas révélé parce qu'un site l'affirme.
- Deuxième question : le nombre porte-t-il sur des anges ou sur des archanges ? C'est la question qui démonte le plus de listes, parce que la réponse est presque toujours « des anges ». Les sept de Tobie et de l'Apocalypse sont des anges. Les douze légions de Matthieu sont des légions d'anges.
- Troisième question : y a-t-il une fête au calendrier ? C'est le test le plus rapide, parce que la liturgie est publique et vérifiable. Deux dates existent, le 29 septembre pour les trois Archanges et le 2 octobre pour les Anges Gardiens. Un ange qui n'a pas de jour n'a pas de culte dans l'Église.
Prenons un exemple, en l'appliquant aux douze. Le nom n'est pas dans l'Écriture pour neuf d'entre eux, le nombre douze n'est attesté nulle part à propos d'archanges, et aucune date ne leur est consacrée. Trois réponses négatives sur trois, obtenues en moins de deux minutes : vous n'avez pas besoin de connaître la littérature apocryphe pour trancher, il suffit de poser les questions dans le bon ordre.
Porter un ange, en s'appuyant sur un nom sûr
Si cette recherche a commencé par l'envie d'un bijou, la conclusion est une bonne nouvelle : un nombre réduit rend le choix plus simple, pas plus pauvre. Il y a trois noms, une dévotion quotidienne solidement attestée, celle de l'ange gardien, et c'est largement de quoi choisir une pièce qui tiendra.
Pour l'ange gardien, qui est la dévotion la plus proche de la vie de tous les jours et celle que le Directoire traite le plus longuement, notre médaille ange est le classique du registre, et la collection ange gardien rassemble le reste, médailles et motifs d'aile. Ces pièces sont en acier inoxydable ou en argent 925, et nous le disons franchement : l'acier ne rouille pas et ne noircit pas, ce qui compte pour un bijou porté sans y penser. L'argent 925 est plus précieux et peut se ternir avec le temps, un chiffon doux suffit à le reprendre. Sur le seul des trois noms que nous ayons en catalogue, tout tient dans la collection saint Michel, et son histoire est racontée dans notre article qui est saint Michel archange.
Un mot sur ce que vous ne trouverez pas chez nous, puisque c'est le prolongement honnête de cet article. Nous ne proposons ni médaille d'Ouriel, ni pierre associée à une couleur d'archange, ni bijou des sept ou des douze, et ce n'est pas une question de catalogue : ces objets supposent des listes que l'Église ne reconnaît pas, et nous préférons le dire que le vendre. Pour les saints dont le patronage est réellement attesté, nos médailles de saints couvrent un choix beaucoup plus large. Chaque pièce est livrée dans un écrin, ce qui en fait un cadeau possible pour un baptême, une confirmation ou une fête du 29 septembre. Découvrez-les quand vous voudrez, rien ne presse.
Questions fréquentes
Quel est le nom des 4 archanges ?
L'Église n'en nomme pas quatre, elle en nomme trois : Michel, Gabriel et Raphaël, fêtés ensemble le 29 septembre. Le quatrième nom que l'on ajoute dans ces listes est presque toujours Ouriel, et il vient de la littérature juive ancienne que le canon catholique n'a pas reçue. Le Directoire sur la piété populaire, au numéro 217, demande de réprouver l'usage de donner aux anges des noms que la Sainte Écriture ignore, hormis ceux des trois. À noter : le nom Ouriel existe bien dans la Bible catholique, mais il y désigne un homme, le père de Maaka en 2 Chroniques 13, 2.
Quels sont les 4 Archanges les plus puissants ?
La question suppose un classement de puissance que les textes de l'Église ne proposent pas, et le seul élément de rang que l'Écriture donne est modeste : Michel y est appelé « l'un des premiers anges » (Daniel 10, 13) puis « le chef des anges » (Daniel 12, 1), dans la traduction liturgique. Ce sont des mots de charge, pas de force. Les trois archanges nommés reçoivent des missions différentes, l'Écriture ne les hiérarchise pas entre eux, et il n'y a pas de quatrième. Nous avons traité la question de la puissance pour elle-même dans notre article sur l'ange le plus puissant de la Bible.
Qui sont les 4 anges qui ont vu Dieu ?
Aucun passage de la Bible catholique ne présente quatre anges qui verraient Dieu. L'expression vient probablement du vocabulaire de ceux qui « se tiennent devant » lui, et là le texte donne un autre chiffre : ils sont sept, selon Raphaël lui-même en Tobie 12, 15, et selon l'Apocalypse 8, 2. Gabriel emploie la même tournure quand il se présente à Zacharie : « Je suis Gabriel et je me tiens en présence de Dieu » (Luc 1, 19). Et le Catéchisme, au numéro 329, rappelle que les anges des enfants contemplent « constamment la face de mon Père qui est aux cieux » (Matthieu 18, 10) : voir Dieu n'est donc pas le privilège de quatre d'entre eux.
Quels sont les 7 archanges qui se tiennent devant Dieu ?
L'Écriture dit « sept anges », pas « sept archanges », et elle n'en nomme qu'un seul parmi les sept : Raphaël, qui se présente comme « l'un des sept anges qui se tiennent ou se présentent devant la gloire du Seigneur » (Tobie 12, 15). L'Apocalypse 8, 2 confirme le nombre sans donner de nom. Les listes de sept noms viennent d'écrits que l'Église ne reçoit pas comme Écriture, et le Directoire les écarte au numéro 217. Nous détaillons le nombre sept et ce qu'il recouvre dans les 7 anges de Dieu, et les noms qui circulent dans qui sont les 7 archanges.
Un nombre sûr vaut mieux qu'une longue liste
Vous aviez deux questions en arrivant, et les voici réglées. L'Église reconnaît trois archanges, Michel, Gabriel et Raphaël, et ce nombre est celui-là parce que ce sont les trois noms que l'Écriture donne : le Directoire le dit au numéro 217, le Catéchisme les nomme au numéro 335, et le calendrier n'a qu'une seule date qui porte le mot Archanges. Et vous savez maintenant poser sur n'importe quelle liste les trois questions qui la font parler : le nom est-il dans l'Écriture, le nombre compte-t-il des anges ou des archanges, y a-t-il une fête au calendrier ?
C'est un compte court, et c'est ce qui en fait sa solidité : rien n'y est ajouté qui puisse être retiré demain. Si vous voulez garder l'un de ces noms près de vous, découvrez notre collection ange gardien ou la collection saint Michel, en acier inoxydable ou en argent 925, livrées dans un écrin. Et pour la suite logique de cette page, le détail de ce que fait chacun des trois, lisez notre liste des archanges et leurs fonctions.
Nos sources
- Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, Directoire sur la piété populaire et la liturgie, nn. 213 à 217 : l'existence des anges comme vérité de foi (213), la citation de Tobie 12, 15 sur « l'un des sept Anges qui se tiennent devant le Seigneur » (214), les deux dates consacrées à leur mémoire, « le 29 septembre (fête des Archanges Michel, Gabriel et Raphaël) et le 2 octobre (mémoire des Anges Gardiens) » (215), et la phrase qui tranche la question des noms, « Il faut aussi réprouver l'usage de donner aux Anges des noms particuliers, que la Sainte Écriture ignore, hormis ceux de Michel, Gabriel et Raphaël » (217) (nouvelle fenêtre) Magistère
- Catéchisme de l'Église catholique, nn. 325 à 336 : les douze numéros consacrés aux anges, où le mot « archange » n'est pas écrit une seule fois ; l'existence des anges est « une vérité de foi » (328), « Ange désigne la fonction, non pas la nature » selon saint Augustin (329), les quatre catégories de Colossiens 1, 16 (331), et l'Église qui « fête plus particulièrement la mémoire de certains anges (S. Michel, S. Gabriel, S. Raphaël, les anges gardiens) » (335) (nouvelle fenêtre) Magistère
- Conseil pontifical de la culture et Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, « Jésus-Christ le porteur d'eau vive. Une réflexion chrétienne sur le Nouvel Âge » (2003) : la section 2.2.1, « Enchantement: il doit y avoir un ange », sur les anges du Nouvel Âge « aujourd'hui au centre d'un marché florissant de livres et d'images », et la section 2.3.2 qui décrit la matrice ésotérico-théosophique et son système de « correspondances, analogies et influences, entre le microcosme et le macrocosme, entre les métaux et les planètes, entre les planètes et les différentes parties du corps humain » (nouvelle fenêtre) Magistère, document des conseils pontificaux
- AELF, Livre de Tobie, chapitre 12 : « Moi, je suis Raphaël, l'un des sept anges qui se tiennent ou se présentent devant la gloire du Seigneur » (verset 15), et la mission de guérison reçue de Dieu (verset 14) (nouvelle fenêtre) Écriture sainte, traduction officielle liturgique
- AELF, Évangile selon saint Matthieu, chapitre 26 : « Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d'anges » (verset 53), le seul douze de l'Évangile qui compte des anges (nouvelle fenêtre) Écriture sainte, traduction officielle liturgique
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Nos bijoux d'anges
Nous n'avons ni médaille d'Ouriel ni bijou « des sept archanges » : ces objets reposent sur des listes que l'Église ne reconnaît pas. Voici ce que nous proposons sur les noms sûrs.
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Médaille ange
Céleste
64 €
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Collier Ange Gardien
Françoise
54 €
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Boucles d'oreilles ailes d'ange
Séraphine
49 €
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Bague ange
Angeline
44 €
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Bague ailes d'ange
Gemma
44 €
Nos médailles de saints
Les saints que nous avons en catalogue aujourd'hui.
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