Encensoir d'église : rôle, types et sens du geste
Sommaire
- Qu'est-ce qu'un encensoir ?
- Le sens du geste : une prière qui monte
- Quand encense-t-on, et qu'encense-t-on ?
- Encensoir d'église catholique : les différents types
- Quel est le nom de l'encens d'église ?
- Le botafumeiro de Saint-Jacques-de-Compostelle
- Où acheter un encensoir d'église, et pourquoi pas chez nous
- Questions fréquentes
- Ce que la fumée vous laisse, et ce que vous pouvez emporter
- Sources
Vous avez vu le servant d'autel balancer ce récipient de métal au bout de ses chaînes, vous avez senti l'odeur monter dans la nef, et vous vous êtes demandé à quoi sert exactement ce geste. Peut-être voulez-vous aussi savoir comment s'appelle celui qui le porte, ce qu'on brûle dedans, et s'il est possible d'en acheter un.
L'encensoir est le récipient dans lequel on brûle l'encens sur des braises, et le geste qu'il sert dit une seule chose : la prière monte. Celui qui le porte s'appelle le thuriféraire. Le petit récipient qui contient l'encens s'appelle la navette. Tout le reste, les moments, le nombre de coups, ce que l'on encense, découle de ce sens.
Vous trouverez ici la description de l'objet pièce par pièce, le verset que la liturgie place derrière le geste, la liste des cinq moments de la messe où l'encens peut être employé, le nombre de coups prévu pour chaque chose encensée, les types d'encensoirs et d'encens, et une réponse franche sur l'achat.
En bref
- L'encensoir est une cassolette suspendue à des chaînettes, dans laquelle l'encens brûle sur des charbons ardents.
- Le thuriféraire est celui qui le porte, du latin thus, « encens », et ferre, « porter ». La navette est le petit récipient en forme de nef qui contient l'encens, avec sa cuiller.
- Le sens est donné par le psaume 140, verset 2 : « Que ma prière devant toi s'élève comme un encens, et mes mains, comme l'offrande du soir. »
- À la messe, l'encens peut être employé à cinq moments, et le Missel prévoit trois coups d'encensoir pour certaines choses, deux pour d'autres.
- Nous ne vendons pas d'encensoirs : notre métier, c'est le bijou chrétien. Cet article est là pour expliquer, pas pour vendre.
Qu'est-ce qu'un encensoir ?
La Commission diocésaine d'Art Sacré de Paris en donne la définition la plus courte qui soit juste : un récipient servant à brûler l'encens sur des braises incandescentes. Le lexique liturgique de la Conférence des évêques précise la forme : une cassolette, autrement dit un brûle-parfum portatif, que l'on fait fumer en l'agitant au bout de ses chaînettes.
Ce n'est donc pas un objet décoratif, c'est un outil. Il porte du feu, il consume une résine, il répand la fumée. Tout ce qui le compose sert l'une de ces trois fonctions.
Les pièces de l'objet
Le modèle classique se compose d'une cassolette suspendue à trois chaînes, et d'une cheminée, c'est-à-dire le couvercle ajouré, que l'on soulève à l'aide d'une quatrième chaîne coulissante. C'est cette quatrième chaîne qui permet d'ouvrir l'encensoir pour y déposer l'encens sans poser l'objet. Le diocèse de Paris note que les encensoirs modernes n'ont plus qu'une paire de chaînes, et le lexique liturgique signale qu'il en existe aussi à une seule chaînette.
Dedans, des charbons ardents. L'encens ne brûle pas seul : il faut une braise, et c'est pour cela que les recherches sur l'encensoir croisent si souvent le mot charbon.
La navette et le thuriféraire, les deux mots qui manquent
Le glossaire de l'Église catholique en France donne l'étymologie exacte du second : thuriféraire vient du latin thus, « encens », et ferre, « porter ». C'est le clerc, en pratique souvent un servant d'autel, chargé de porter l'encensoir et le récipient qui contient l'encens.
Ce récipient, c'est la navette. Le mot est un dérivé ancien de « nef » : la navette est un petit récipient de métal en forme de barque, fermé par un couvercle à charnière, avec une petite cuiller pour prendre l'encens et le déposer sur les charbons. L'encensoir et la navette ne se séparent pas. Le diocèse de Paris le dit en ces termes et ajoute un détail pratique : un système de support permet d'avoir les deux objets sous la main.
Le sens du geste : une prière qui monte
La Présentation générale du Missel romain ne laisse aucune place au doute sur ce que signifie l'encensement. Elle l'écrit en une phrase, au numéro 276 : « L'encensement exprime le respect et la prière comme l'indique la sainte Ecriture (cf. Ps 140,2 ; Ap 8,3). »
Psaume 140, verset 2 : le verset qui porte tout
Dans la traduction officielle liturgique, le psaume 140 au verset 2 se lit ainsi : « Que ma prière devant toi s'élève comme un encens, et mes mains, comme l'offrande du soir. »
Retenez bien le numéro : c'est le psaume 140, pas le 141. La numérotation liturgique française, celle de l'AELF, est décalée d'une unité par rapport à celle que portent beaucoup de bibles d'étude sur cette partie du psautier. Le Missel romain cite « Ps 140,2 », et c'est bien ce verset-là que l'on trouve à cette adresse. Si vous cherchez dans une autre édition et que vous tombez sur un texte qui ne parle pas d'encens, vérifiez d'abord la numérotation.
De l'autel des parfums à l'encensoir d'or de l'Apocalypse
Le lexique liturgique de la Conférence des évêques remonte la chaîne. Dieu prescrit à Moïse de faire fumer l'encens aromatique matin et soir sur l'autel des parfums (Ex 30, 7-8), et au jour des Expiations le grand prêtre entre dans le Saint des Saints avec charbons et encens (Lv 16, 12-13). L'Apocalypse reprend la scène au ciel : un ange se tient près de l'autel avec un encensoir d'or, et la fumée monte devant Dieu « avec les prières des saints » (Ap 8, 3-4).
Entre ces deux liturgies, celle d'Israël et celle du ciel, l'Église offre l'encens pour signifier concrètement son adoration. C'est pourquoi la fumée n'est pas un décor : elle est l'image visible d'une chose invisible. Si le sujet vous intéresse pour votre propre prière, nous l'avons repris sous un autre angle dans notre article sur comment prier.
Quand encense-t-on, et qu'encense-t-on ?
Le Missel romain laisse l'encens au choix du célébrant, quelle que soit la forme de la messe. Mais quand il est employé, les moments sont fixes. Le numéro 276 en compte cinq.
- Pendant la procession d'entrée.
- Au début de la messe, pour encenser la croix et l'autel.
- Pour la procession de l'Évangile et sa proclamation.
- Quand le pain et le calice ont été déposés sur l'autel, pour encenser les dons, la croix et l'autel, ainsi que le prêtre et le peuple.
- À l'élévation de l'hostie et du calice, après la consécration.
Ce sont aussi les dimanches et jours de fête que l'encensoir et la navette sont préparés à la sacristie (n. 119), et c'est le thuriféraire, avec l'encensoir fumant, qui ouvre la procession d'entrée (n. 120). Si vous suivez la messe dans un missel, vous verrez que ces moments correspondent exactement aux articulations du rite : notre article sur comment utiliser un missel vous aidera à les repérer.
Trois coups ou deux coups : la règle exacte
C'est le détail que presque personne ne publie, et il est pourtant écrit noir sur blanc au numéro 277. Le nombre de coups d'encensoir n'est pas laissé à l'appréciation du célébrant.
| Nombre de coups | Ce que l'on encense |
|---|---|
| Trois coups | Le Saint-Sacrement, les reliques de la sainte Croix et les images du Seigneur exposées à la vénération publique, les offrandes du sacrifice, la croix de l'autel, l'Évangéliaire, le cierge pascal, le prêtre et le peuple. |
| Deux coups | Les reliques et les images des saints exposées à la vénération publique, et seulement au début de la célébration, au moment où l'on encense l'autel. |
| Coups successifs | L'autel : le prêtre en fait le tour s'il est séparé du mur, sinon il passe le long du côté droit, puis du côté gauche. |
Deux détails complètent la règle. Avant et après l'encensement, on fait une inclination profonde devant la personne ou l'objet encensé, sauf devant l'autel et devant les offrandes. Et le prêtre met l'encens dans l'encensoir en le bénissant d'un signe de croix, sans rien dire.
Hors de la messe : vêpres, adoration, obsèques, dédicace
L'encensoir ne sert pas qu'à la messe. À la fin des vêpres, on encense la croix et l'autel pendant le chant du Magnificat. Au salut du Saint-Sacrement, l'hostie consacrée est encensée à deux reprises sur l'ostensoir posé sur l'autel, et dans ce cas la bénédiction de l'encens est omise, parce que le Saint-Sacrement est exposé.
Aux obsèques, on encense la dépouille du défunt, en signe de l'honneur dû à un corps qui a été temple de l'Esprit Saint. C'est l'usage que le diocèse de Paris signale comme l'un des deux principaux pour cet objet, avec l'offertoire. Enfin, à la dédicace d'une église, on encense les douze croix de consécration qui ont reçu l'onction du saint chrême, et le rite se reproduit chaque année au jour anniversaire. Ces douze croix font partie de ce que le bâtiment donne à lire, au même titre que les vitraux.
Encensoir d'église catholique : les différents types
On ne classe pas les encensoirs par style, mais par mécanique. Le nombre de chaînes change la prise en main, donc le geste.
| Type | Ce qui le distingue |
|---|---|
| Quatre chaînes (trois plus une) | Le modèle classique décrit par le diocèse de Paris : trois chaînes portent la cassolette, la quatrième, coulissante, soulève la cheminée. On ouvre l'encensoir sans le poser. |
| Une paire de chaînes | La forme courante aujourd'hui selon le diocèse de Paris. Plus simple, plus légère à manier. |
| Une seule chaînette | Signalé par le lexique liturgique de la Conférence des évêques. Souvent employé pour les petits encensements et les chapelles. |
| Le grand encensoir de cathédrale | Pièce hors norme, suspendue à la voûte et mue par un système de poulies. Le botafumeiro de Saint-Jacques-de-Compostelle en est l'exemple le plus connu. |
Encensoir charbon : ce qui brûle dedans
La braise vient d'un charbon, souvent vendu en pastilles, que l'on allume avant la célébration et que l'on dépose dans la cassolette. L'encens est ensuite posé dessus, et il faut qu'il ait été pilé ou réduit en petits grains : une résine en gros morceau fond mal et fume peu. C'est le charbon qui fait la fumée, pas la flamme. Un encensoir qui ne fume plus est presque toujours un encensoir dont le charbon est éteint ou étouffé par un excès de résine.
Encensoir d'église ancien : ce que les pièces portent
Les encensoirs anciens sont souvent ornés de figures, et ces figures ne sont pas décoratives. Le diocèse de Paris cite deux exemples parlants : une copie d'un encensoir du XIIe siècle représentant les trois enfants dans la fournaise protégés par un ange, scène tirée du livre de Daniel, et un encensoir trinitaire portant un Christ sur chacune de ses trois faces. Dans le premier cas, l'objet qui contient du feu représente des hommes sauvés du feu. Le choix du motif est un commentaire du geste.
Quel est le nom de l'encens d'église ?
Le mot lui-même vient du latin incensum, qui signifie proprement « ce qui est brûlé », de incendere, « brûler ». Le lexique liturgique de la Conférence des évêques rappelle que l'encens est une résine aromatique, et que l'on y ajoute parfois une autre substance, comme le benjoin.
La résine pure porte un nom propre, l'oliban. Le Dictionnaire de l'Académie française, dans sa neuvième édition, le définit comme une gomme-résine produite par un arbrisseau que l'on trouve en Afrique, en Arabie et en Inde, et en donne l'étymologie : le mot est entré en français au XIVe siècle, du latin médiéval olibanum, lui-même venu du grec ho libanos, de l'arabe luban, « encens ».
La myrrhe, qu'on lui associe souvent, est autre chose : le glossaire de l'Église catholique en France la décrit comme une gomme résineuse odorante sécrétée par un arbuste, le balsamier. C'est l'un des trois présents des mages (Mt 2, 11), et elle entre dans le mélange utilisé pour l'ensevelissement du Christ (Jn 19, 39). Oliban et myrrhe sont deux résines distinctes, pas deux noms de la même chose.
Le botafumeiro de Saint-Jacques-de-Compostelle
C'est le plus célèbre encensoir du monde, et le seul que des millions de gens aient vu voler. La cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle en publie elle-même les caractéristiques sur son site : l'encensoir pèse 53 kilos, mesure 1,50 mètre, il est suspendu à 20 mètres de hauteur sous la coupole centrale et peut atteindre 68 kilomètres à l'heure. Il faut huit hommes pour le mettre en mouvement, les tiraboleiros.
La cathédrale précise que son usage est liturgique, exactement comme celui d'un encensoir ordinaire à l'autel, et qu'il fonctionne aux grandes solennités, pendant la procession d'entrée ou à la fin de l'Eucharistie. Elle en donne aussi le sens, dans des termes qui rejoignent le psaume : de même que la fumée monte vers le haut des nefs, les prières des pèlerins doivent s'élever vers le cœur de Dieu.
Côté histoire, la première mention documentaire du botafumeiro est une annotation du Codex Calixtinus, où il est appelé Turibulum Magnum, le grand encensoir. Il y en a eu plusieurs au cours des siècles ; deux subsistent aujourd'hui, celui en laiton de 1851, œuvre de José Losada, qui est celui que l'on emploie habituellement, et une réplique en argent offerte en 1971. Son calendrier de fonctionnement est publié par la cathédrale, et il vaut de le vérifier avant de partir : c'est le genre de détail qui change une journée de pèlerinage, comme nous l'expliquons dans notre guide du pèlerinage catholique.
Où acheter un encensoir d'église, et pourquoi pas chez nous
Disons-le franchement : nous ne vendons pas d'encensoirs, et nous n'en vendrons pas. Bijoux Chrétiens fait du bijou chrétien, des croix et des médailles à porter. L'encensoir est une pièce d'orfèvrerie liturgique, un objet de sacristie, et ce n'est ni notre savoir-faire ni notre catalogue. Vous êtes sur cet article parce que vous vous posiez une question, pas parce que nous avions quelque chose à vous vendre.
Pour en acquérir un, il y a trois canaux réels. Les maisons d'orfèvrerie liturgique et les fournisseurs d'articles religieux, qui vendent l'encensoir avec sa navette et parfois son support. La sacristie elle-même, si c'est pour une paroisse : un encensoir se transmet, se prête, ou se remplace via le diocèse. Et le marché de l'occasion, pour les pièces anciennes.
Encensoir d'église d'occasion : ce qu'il faut regarder
Un encensoir d'occasion se juge sur sa mécanique avant son aspect. Vérifiez que les chaînes coulissent librement, que la chaîne de cheminée soulève bien le couvercle, que la cassolette n'est pas percée et qu'elle possède encore son godet intérieur si le modèle en prévoit un. Vérifiez aussi que la navette et sa cuiller sont là : c'est la pièce qui manque le plus souvent, et l'ensemble sans elle est incomplet.
Un mot sur le statut de l'objet, puisque la question revient. La Présentation générale du Missel romain réserve le nom de vases sacrés au calice, à la patène, au ciboire, à la custode et à l'ostensoir, c'est-à-dire aux vases qui reçoivent le Corps et le Sang du Seigneur. L'encensoir n'appartient pas à cette famille. Cela ne le rend pas banal pour autant : c'est un objet du culte, et il se traite avec le respect dû aux choses de l'église.
Encensoir d'église, prix : ce qui fait varier le chiffre
Nous ne publions pas de tarifs que nous n'avons pas relevés nous-mêmes, et les prix changent d'un fournisseur à l'autre. En revanche, les postes qui font le prix sont toujours les mêmes : le métal et la finition (laiton, laiton doré, bronze, argent), le nombre de chaînes et la qualité du mécanisme, le travail d'orfèvrerie et la présence ou non de motifs, le fait que la navette, la cuiller et le support soient inclus, et pour une pièce ancienne son état et son ancienneté. Un encensoir complet et bien monté coûte plus cher qu'une cassolette seule, et c'est normal : c'est le mécanisme qui s'use.
Questions fréquentes
Quel est le rôle de l'encensoir ?
Son rôle est de faire brûler l'encens sur des braises pour que la fumée se répande, et ce que ce geste exprime est écrit au numéro 276 de la Présentation générale du Missel romain : « L'encensement exprime le respect et la prière comme l'indique la sainte Ecriture (cf. Ps 140,2 ; Ap 8,3). » Deux choses, donc, et dans cet ordre : le respect envers ce qui est encensé, et la prière qui monte. L'objet est l'outil de ce double signe, rien de plus et rien de moins.
Quel est le nom de l'encens utilisé dans les églises ?
On dit simplement l'encens, et le mot vient du latin incensum, « ce qui est brûlé ». La résine pure porte le nom d'oliban, que le Dictionnaire de l'Académie française définit comme une gomme-résine produite par un arbrisseau d'Afrique, d'Arabie et d'Inde. Les encens liturgiques sont souvent des mélanges : le lexique de la Conférence des évêques signale l'ajout d'autres substances aromatiques, comme le benjoin. La myrrhe, elle, est une autre résine, celle des mages et de l'ensevelissement du Christ.
Quels sont les différents types d'encensoirs ?
Ils se distinguent par leur suspension. Le modèle classique a trois chaînes pour porter la cassolette et une quatrième, coulissante, pour lever la cheminée. Les encensoirs modernes n'ont plus qu'une paire de chaînes, selon le diocèse de Paris, et le lexique liturgique signale aussi des encensoirs à une seule chaînette. À part, il y a les grands encensoirs de cathédrale suspendus à la voûte, dont le botafumeiro de Compostelle. Le reste, le métal, la finition, les motifs, relève de l'orfèvrerie, pas du type.
Comment s'appellent les bougies dans les églises ?
On les appelle des cierges. Le Missel romain nomme les chandeliers avec leurs cierges allumés dans la procession d'entrée, et il réserve un nom propre au plus grand d'entre eux, le cierge pascal, allumé à la veillée de Pâques et encensé de trois coups comme la croix et l'Évangéliaire. Il faut y ajouter la lampe du sanctuaire : au numéro 316, le Missel prévoit qu'une lampe alimentée d'huile ou de cire brille en permanence près du tabernacle, pour signaler et honorer la présence du Christ. Les petites bougies que l'on allume devant une statue sont des cierges votifs, et ce sont celles-là qui se vendent au fond des églises.
Ce que la fumée vous laisse, et ce que vous pouvez emporter
Vous savez maintenant ce qu'est l'objet, pièce par pièce, et comment s'appellent le thuriféraire et la navette. Vous savez aussi ce que le geste veut dire, et vous avez le verset qui le porte, au bon numéro : psaume 140, verset 2, dans la traduction officielle liturgique. Et vous avez la liste des cinq moments et le nombre de coups, c'est-à-dire de quoi suivre une messe solennelle sans rien deviner.
Reste une chose que l'encensoir ne peut pas faire : vous suivre dehors. La fumée monte, puis elle se dissipe, et le signe s'arrête à la porte de l'église. C'est précisément ce que fait un bijou chrétien, et c'est tout ce que nous savons faire : porter le signe au-delà de la célébration. Si vous cherchez une croix à garder sur vous, nos croix chrétiennes et nos colliers croix sont en acier inoxydable, qui ne noircit pas ; si c'est un saint que vous voulez porter, voyez nos médailles de saints. Et si le geste vous a donné envie d'un lieu de prière à la maison, nous expliquons par ailleurs comment faire un autel catholique chez soi et comment placer un crucifix.
Sources
- AELF, psaume 140 : le texte servi du verset 2, « Que ma prière devant toi s'élève comme un encens, et mes mains, comme l'offrande du soir », et la numérotation liturgique française du psaume.
- Présentation générale du Missel romain : le sens de l'encensement et les cinq moments (n. 276), le nombre de coups et l'inclination (n. 277), la préparation de l'encensoir et de la navette (n. 119), le thuriféraire en tête de procession (n. 120), les ministres qui portent l'encensoir (n. 100), les vases sacrés (nn. 327-329) et la lampe du tabernacle (n. 316).
- Liturgie et Sacrements, lexique « Encens », d'après le Dictionnaire de Liturgie de Dom Robert Le Gall : l'étymologie, la résine et le benjoin, les racines bibliques (Ex 30, 7-8 ; Lv 16, 12-13 ; Ap 8, 3-4), et les encensements hors messe (vêpres, salut du Saint-Sacrement, obsèques, dédicace).
- Église catholique en France, glossaire « Thuriféraire » : l'étymologie du mot, thus et ferre, et la charge de celui qui porte l'encensoir.
- Commission diocésaine d'Art Sacré de Paris, « Encensoir » : la composition de l'objet, les trois chaînes et la cheminée, les encensoirs modernes à une paire de chaînes, la navette et son support, l'encensement du défunt, et les encensoirs ornés de figures.
Deux sources de premier rang sur leur sujet sont citées en clair, sans lien, parce qu'elles ne figurent pas au registre d'autorité du blog : le Dictionnaire de l'Académie française (neuvième édition, entrée « oliban ») et le site officiel de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle (page Liturgie, section Botafumeiro).
Nos sources
- AELF, psaume 140 (traduction officielle liturgique) (nouvelle fenêtre) Bible, traduction officielle liturgique
- Présentation générale du Missel romain, nn. 100, 119, 120, 276, 277 et 316 (nouvelle fenêtre) magistère, livre liturgique
- Liturgie & Sacrements (CEF), lexique « Encens », d'après Dom Robert Le Gall, Dictionnaire de Liturgie (nouvelle fenêtre) Église officielle, service national de pastorale liturgique
- Église catholique en France, glossaire « Thuriféraire » (nouvelle fenêtre) Église officielle, Conférence des évêques de France
- Commission diocésaine d'Art Sacré de Paris, lexique des objets religieux, « Encensoir » (nouvelle fenêtre) Église officielle, diocèse de Paris
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Nous ne vendons pas d'encensoirs, mais des croix à porter
L'encensoir est une pièce d'orfèvrerie liturgique, et ce n'est pas notre métier. Le nôtre, c'est le bijou chrétien : la croix et la médaille que l'on garde sur soi.
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