L'aube liturgique : qui peut la porter, et avec quoi

Mis à jour le 22 min de lecture

aube liturgique
Sommaire
  1. Aube vêtement religieux : ce que c'est, exactement
  2. Que signifie l'aube : le vêtement blanc du baptême
  3. Qui peut porter une aube : le tableau, ministre par ministre
  4. Aube prêtre catholique : l'étole, et le détail qui distingue le prêtre du diacre
  5. Le cordon, l'amict, et l'aube liturgique à capuche
  6. Quels sont les différents types d'aube : aube liturgique romaine, aube ample, surplis
  7. La dalmatique du diacre, puis la chape
  8. Aube catholique enfant : les servants d'autel et la profession de foi
  9. Aube vêtement prix et aube de prêtre magasin : la mesure, et son périmètre
  10. À savoir : trois idées fausses sur l'aube
  11. Questions fréquentes
  12. Le vêtement du baptisé, et le signe que l'on porte

Vous avez remarqué que le prêtre, le diacre et les servants portent tous la même longue tunique blanche, et vous cherchez son nom. Vous vous demandez si elle est réservée aux prêtres, ou si un enfant de chœur peut la porter. Ou bien vous voulez comprendre pourquoi la bande d'étoffe posée par-dessus tombe droit chez l'un et en diagonale chez l'autre.

Précisons d'abord qu'il ne s'agit pas ici du lever du jour : l'aube liturgique est un vêtement, une tunique blanche dont le nom vient du latin alba, de albus, « blanc ». Et la réponse à la question la plus fréquente tient en une ligne du Missel romain : l'aube n'est pas le vêtement du prêtre, c'est le vêtement commun à tous les ministres ordonnés et institués, de tout degré. C'est pour cela que vous la voyez sur tout le monde.

Vous trouverez ici ce qu'est exactement ce vêtement, ce qu'il signifie, un tableau de qui porte quoi ministre par ministre avec le numéro du texte qui le dit, la manière dont l'étole distingue le prêtre du diacre, le rôle du cordon et de l'amict, les différents types d'aube, et une mesure de prix sur un catalogue entier plutôt qu'une fourchette au doigt mouillé.

En bref

  • L'aube est le vêtement liturgique commun aux ministres ordonnés et institués, de tout degré, serrée autour des reins par le cordon (Missel romain, n. 336). Le vêtement propre au prêtre, lui, est la chasuble.
  • Son nom vient du latin alba, « vêtement blanc », de albus. Son origine est le vêtement blanc du baptême, et c'est pourquoi les adultes baptisés et les adolescents qui font leur profession de foi la prennent aussi.
  • L'étole est l'insigne de ceux qui ont reçu le sacrement de l'ordre. Le prêtre la porte autour du cou, pendante devant la poitrine ; le diacre en sautoir, de l'épaule gauche au côté droit, où elle se ferme (n. 340).
  • Les acolytes, les lecteurs et les autres ministres laïcs peuvent porter l'aube ou un autre vêtement approuvé par la Conférence des évêques (n. 339). Le verbe compte : c'est une permission, pas une obligation.
  • Nous ne vendons pas d'aubes, ni aucun vêtement liturgique. Cet article explique un vêtement, il ne vous vend rien.

Aube vêtement religieux : ce que c'est, exactement

Une tunique blanche, serrée ou non par un cordon

La définition officielle en France est celle du glossaire de la Conférence des évêques : « une tunique de toile blanche pourvue de manches étroites, et serrée ou non à la taille par un cordon », portée sous la chasuble, la chape ou la dalmatique, pour célébrer la messe ou lors d'autres cérémonies. Retenez les trois mots « serrée ou non » : le cordon n'est pas une obligation absolue, et nous verrons plus bas pourquoi.

Le même glossaire ajoute une évolution que vous avez sous les yeux dans la plupart des paroisses : aujourd'hui, la tunique à manches étroites « est souvent remplacée par une aube beaucoup plus ample, vêtement rappelant la coule des moines ». C'est la raison pour laquelle deux aubes peuvent ne pas se ressembler du tout, tout en étant le même vêtement.

Aube liturgique catholique : ce que le Missel romain en dit

Le texte qui fait règle est la Présentation générale du Missel romain, au chapitre des vêtements liturgiques. Sa formule est précise et elle règle la question du porteur : « Le vêtement liturgique commun aux ministres ordonnés et institués, de tout degré, est l'aube, serrée autour des reins par le cordon, à moins qu'elle ne soit confectionnée de telle manière qu'elle puisse s'ajuster même sans cordon » (n. 336).

Le mot « commun » est le cœur de l'affaire. L'aube n'exprime pas une fonction, elle exprime ce que tous ont en partage. C'est le vêtement de dessus qui dira la fonction, et le Missel en donne la raison au numéro précédent : la diversité des vêtements liturgiques doit être « le signe de la fonction propre à chaque ministre » (n. 335). Le même numéro ajoute qu'il convient que ces vêtements soient bénis avant de servir, selon le rite prévu dans le Rituel romain.

Un détail du n. 336 mérite d'être lu en entier, parce qu'il revient souvent dans les discussions de sacristie : on ne peut pas remplacer l'aube par le surplis, même sur la soutane, lorsqu'on doit revêtir la chasuble ou la dalmatique, ou, selon les prescriptions, l'étole seule sans la chasuble ou la dalmatique.

Que signifie l'aube : le vêtement blanc du baptême

La robe blanche des baptisés

L'aube n'est pas d'abord un habit de clerc. Le glossaire de l'Église catholique en France reprend sur ce point une note du père Hugues Guinot, chancelier, tirée du lexique chrétien du diocèse de Sens-Auxerre : « l'origine de l'aube est le vêtement blanc du baptême », sorte de robe aujourd'hui portée principalement par les clercs au cours de la liturgie ainsi que par ceux qui servent à l'autel.

Le lexique des mots de la liturgie du service national de la pastorale liturgique va dans le même sens et élargit : les petits enfants sont revêtus d'une robe blanche pour leur baptême, les adultes d'une aube, et « lors de la profession de foi solennelle, les adolescents aussi prennent l'aube ». Si vous cherchez quoi offrir pour l'un de ces jours-là, nous avons détaillé le sujet dans notre guide sur la médaille de baptême, et le baptême est l'un des sept sacrements de l'Église catholique.

L'Apocalypse, et les robes blanchies

Le même lexique explique pourquoi le blanc, et il le fait par l'Écriture. Dans le Nouveau Testament, le vêtement blanc est « surtout le signe de la résurrection, de la vie nouvelle que nous procure le mystère pascal » : les anges de la Résurrection apparaissent en aubes, et l'Apocalypse montre la foule des élus tout de blanc vêtue.

Le texte est net. « Voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l'Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main » (Ap 7, 9), et l'Ancien à qui l'on demande qui ils sont répond : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l'Agneau » (Ap 7, 14). De là la formule du lexique : la robe blanche, l'aube, est l'habit des re-nés. Les prêtres, les officiants et leurs assistants la revêtent, dit la même source, en signe de leur insertion, par les rites sacrés, dans la vie même de Dieu.

Une nuance utile si vous voyagez ou si vous fréquentez une liturgie orientale : le lexique signale que pour les Orientaux, le blanc est la couleur du deuil. Le code que nous décrivons ici est celui de la liturgie latine.

Qui peut porter une aube : le tableau, ministre par ministre

C'est la question la plus posée, et elle se règle sur un numéro que presque personne ne cite : le n. 119, qui décrit ce que l'on prépare dans la sacristie avant la messe. Nous en avons fait un tableau, avec pour chaque ligne le numéro qui la soutient, afin que vous puissiez vérifier vous-même.

Ministre Aube Étole Par-dessus Missel romain
Prêtre célébrant Oui Autour du cou, pendante devant la poitrine La chasuble nn. 119 a, 337, 340
Prêtre concélébrant Oui Oui La chasuble, mais pour une juste cause, par exemple un nombre très élevé de concélébrants qui fait qu'on manque d'ornements, tous sauf le célébrant principal peuvent s'en passer et porter l'étole sur l'aube n. 209
Diacre Oui En sautoir, en travers de la poitrine, de l'épaule gauche au côté droit du corps, où elle se ferme La dalmatique, qui peut être omise en cas de nécessité ou pour un moindre degré de solennité nn. 119 b, 338, 340
Acolytes, lecteurs, autres ministres laïcs Peuvent la porter, ou un autre vêtement approuvé dans leur région par la Conférence des évêques Non Rien nn. 119 c, 339
Évêque qui ne célèbre pas et préside la liturgie de la Parole Oui Oui, par-dessus l'aube et la croix pectorale La chape n. 92
Prêtre présent qui ne concélèbre pas Non Non Son propre habit de chœur, ou le surplis sur la soutane n. 114

Le n. 119 ajoute, juste après ces trois alinéas, la règle qui vaut pour tout le monde sans distinction d'ordre : « Tous ceux qui revêtent l'aube utiliseront le cordon et l'amict, à moins que la forme même de l'aube ne l'exige pas. » C'est aussi dans ce numéro que sont listés les objets préparés en même temps, l'Évangéliaire, la croix de procession, les chandeliers, et l'encensoir avec la navette d'encens les dimanches et jours de fête si l'on emploie l'encens.

Ce que le tableau ne dit pas : l'évêque qui célèbre

Soyons précis sur une limite de notre source, plutôt que de combler le trou. Dans les numéros 335 à 347, les seuls qui traitent les vêtements liturgiques, le mot « évêque » n'apparaît que dans l'expression « Conférence des évêques », c'est-à-dire comme autorité compétente, jamais comme ministre que l'on habille. Nous avons relu les quatre occurrences une par une.

Le seul passage de la Présentation générale qui habille explicitement un évêque est le n. 92, et il vise un cas particulier : s'il ne célèbre pas l'Eucharistie mais charge un autre de le faire, il convient qu'il préside la liturgie de la Parole « revêtu de l'aube et portant par-dessus la croix pectorale, l'étole et la chape », puis qu'il donne la bénédiction à la fin de la messe. Pour l'évêque qui célèbre, ce texte ne prévoit rien de particulier, et nous n'inventerons pas ce qu'il ne dit pas.

Aube prêtre catholique : l'étole, et le détail qui distingue le prêtre du diacre

L'insigne de ceux qui ont reçu le sacrement de l'ordre

Si vous ne retenez qu'une phrase sur l'étole, retenez celle du lexique liturgique : « L'étole est l'insigne vestimentaire propre à ceux qui ont reçu le sacrement de l'ordre. » C'est elle, et non l'aube, qui dit que l'homme devant vous est ordonné. Elle se présente comme une longue bande d'étoffe à deux pans égaux, assortie aux couleurs liturgiques des autres vêtements du culte, et elle se porte au-dessus de l'aube.

C'est aussi la pièce qui reste quand tout le reste tombe. Le Missel prévoit qu'en concélébration, pour une juste cause comme un nombre très élevé de concélébrants qui fait qu'on manque d'ornements, les prêtres, le célébrant principal toujours excepté, peuvent se passer de chasuble et porter l'étole sur l'aube (n. 209). L'aube seule ne suffirait pas : l'étole, elle, ne se laisse pas.

Autour du cou pour le prêtre, en sautoir pour le diacre

Voilà le repère le plus simple à vérifier des yeux, et il est écrit noir sur blanc : « Le prêtre porte l'étole autour du cou et la laisse pendre devant la poitrine ; le diacre la porte en sautoir, en travers de la poitrine, de l'épaule gauche au côté droit du corps, où elle se ferme » (n. 340). Deux pans parallèles qui tombent droit, c'est un prêtre ou un évêque. Une seule bande en diagonale, c'est un diacre.

Le lexique liturgique donne le détail de couture que le Missel passe sous silence, et qui explique comment la diagonale tient : chez le diacre, « un point de couture, ou un nœud, situé vers le bas, lie les deux pans de telle manière que l'étole traverse en diagonale tout le corps, devant et derrière ». Ce n'est donc pas une écharpe posée de travers, c'est une étole cousue pour cet usage.

D'un mouchoir à un insigne : l'orarium

L'origine de l'objet est désarmante de simplicité, et le lexique ne la cache pas. À l'origine, l'étole « semble n'avoir été qu'un linge servant à essuyer la bouche, à éponger la sueur ou les larmes : une sorte de mouchoir, que les Latins nommaient orarium, de os, bouche ». Le mot a ensuite désigné l'insigne liturgique que l'on connaît.

La suite est une curiosité de vocabulaire. Les Grecs ont adopté le mot dans sa transcription ôrarion, tandis que les Latins, pour des raisons que la même source dit nous échapper, ont préféré stola, du grec stolè, « vêtement de dessus », d'où notre mot étole. Nous citons cette incertitude telle quelle : la source ne l'explique pas, nous ne l'expliquerons pas davantage.

Le cordon, l'amict, et l'aube liturgique à capuche

Le cordon, et pourquoi certaines aubes s'en passent

Le cordon est cette ceinture torsadée, le plus souvent en coton blanc, destinée à retenir les plis de l'aube. L'entrée « Cordon » du même lexique liturgique y lit un écho de la première Pâque, où il est prescrit aux Israélites de manger « les reins ceints » (Ex 12, 11), et conclut qu'il convient de garder les reins ceints pour reconnaître le Seigneur, comme les pèlerins d'Emmaüs, à la fraction du pain.

Mais le cordon n'est pas obligatoire en toute hypothèse, et c'est le texte normatif lui-même qui le dit. Le n. 336 prévoit l'aube serrée par le cordon « à moins qu'elle ne soit confectionnée de telle manière qu'elle puisse s'ajuster même sans cordon », et le n. 119 reprend la même réserve : tous utiliseront le cordon et l'amict « à moins que la forme même de l'aube ne l'exige pas ». La même entrée du lexique le confirme en pratique : certaines aubes, amples de coupe, se portent de préférence sans cordon.

L'amict, devenu un capuchon cousu à l'aube

L'amict est une pièce rectangulaire de linge blanc que l'on passe autour du cou avant de mettre l'aube. Le Missel en pose la condition d'emploi : on le met si l'aube ne recouvre pas parfaitement l'habit commun autour du cou (n. 336). À l'origine, précise l'entrée « Amict » du lexique liturgique, il couvrait la tête, le cou et les épaules.

Et c'est ici que se résout une question que beaucoup se posent en regardant les catalogues. La même entrée explique qu'on donne aujourd'hui volontiers à l'amict « la forme d'un capuchon qui, le plus souvent, fait corps avec l'aube, de sorte que l'amict tend à disparaître ». Autrement dit, la capuche que vous voyez sur tant d'aubes modernes n'est pas un ornement monastique : c'est l'amict, cousu au vêtement. Les catalogues ne s'y trompent pas et l'appellent souvent une « fausse capuche ».

Quels sont les différents types d'aube : aube liturgique romaine, aube ample, surplis

Deux silhouettes, l'étroite et l'ample

La distinction qui porte vraiment est celle du glossaire de la Conférence des évêques, et elle tient en deux formes. D'un côté la tunique de toile blanche à manches étroites, serrée ou non par un cordon. De l'autre, l'aube beaucoup plus ample qui l'a souvent remplacée, « vêtement rappelant la coule des moines ». La première demande généralement l'amict et le cordon, la seconde s'en passe plus volontiers.

Le surplis n'est pas une aube, et ne la remplace pas

Le surplis se confond facilement avec une aube courte, et c'en est une erreur. L'entrée « Surplis » du lexique liturgique le décrit comme le vêtement blanc et léger, d'une certaine ampleur, descendant à mi-jambes, que les ecclésiastiques portent sur la soutane lors des offices solennels auxquels ils assistent, et note qu'il tend à devenir désuet au profit de l'aube.

La règle, elle, est sans ambiguïté : on ne peut pas remplacer l'aube par le surplis, même sur la soutane, lorsqu'on doit revêtir la chasuble ou la dalmatique (n. 336). Le surplis est au contraire ce que portent, avec leur habit de chœur, les prêtres présents à une célébration qui ne concélèbrent pas (n. 114).

Les noms de catalogue ne sont pas des noms liturgiques

Un avertissement utile avant de comparer des fiches produit. Les appellations commerciales que vous lirez, aube « romaine », aube « à capuche », aube « en guipure », ne viennent pas du texte liturgique. Nous avons relu les numéros 335 à 347 dans leur intégralité, soit un peu plus de 5 000 caractères : ils ne contiennent ni « aube romaine », ni « guipure », ni « capuchon ». Le Missel laisse d'ailleurs la forme des vêtements liturgiques à l'appréciation des Conférences des évêques, qui peuvent définir et proposer au Siège apostolique les adaptations correspondant aux besoins et aux habitudes de chaque pays (n. 342).

La dalmatique du diacre, puis la chape

La dalmatique, et l'évêque diacre véritable

La dalmatique est au diacre ce que la chasuble est au prêtre : le vêtement propre à son ministère, revêtu par-dessus l'aube et l'étole, et qui peut être omis en cas de nécessité ou pour un moindre degré de solennité (n. 338). L'entrée « Dalmatique » du lexique liturgique en donne la silhouette en une formule qui aide à la reconnaître : c'est une chasuble à manches courtes mais amples, fendue en dessous des bras, originaire de Dalmatie et répandue dans l'Empire romain aux premiers siècles. Elle est devenue vers le IVe ou le Ve siècle le vêtement propre des diacres.

La même entrée signale un usage qui éclaire le lien entre les deux ordres : les évêques peuvent la porter au-dessous de la chasuble dans les offices pontificaux, coutume qui souligne que l'évêque est le diacre véritable, c'est-à-dire le signe sacramentel du Christ Serviteur. Pour le vêtement de dessus du prêtre et la question des couleurs, que nous ne refaisons pas ici, voyez notre article sur la chasuble et les couleurs liturgiques.

La chape, ou pluvial, hors de la messe

Le Missel est bref : le pluvial, ou chape, est utilisé par le prêtre lors des processions et autres actions liturgiques, selon les rubriques propres à chaque rite (n. 341). Ce n'est donc pas un vêtement de messe, c'est un vêtement d'office. L'entrée « Chape » du lexique liturgique la décrit comme un long manteau de cérémonie drapant tout le corps, fait d'une pièce d'étoffe semi-circulaire dont les deux pans sont maintenus sur le devant par des agrafes, et donne le latin cappa, « capuchon », « manteau à capuchon », « cape ».

Deux précisions que l'on trouve rarement ailleurs. La chape est habituellement le vêtement du célébrant, mais elle est parfois portée par ses assistants, que l'on appelle pour cette raison les « chapiers », et les chantres parés s'en revêtent également. Quant au mot pluvial, il vient du latin pluvialis, « qui a rapport à la pluie » : c'était à l'origine un manteau destiné à protéger de la pluie.

Aube catholique enfant : les servants d'autel et la profession de foi

Pour les enfants, deux situations se distinguent nettement, et le mélange des deux est à l'origine de beaucoup de confusion.

La première est le service de l'autel. Le Missel range les servants parmi les autres ministres : les acolytes, les lecteurs et les autres ministres laïcs peuvent porter l'aube ou un autre vêtement approuvé dans leur région par la Conférence des évêques (n. 339). Le verbe est une permission, pas une obligation, ce qui explique que d'une paroisse à l'autre vous voyiez des aubes blanches, des aubes de couleur ou d'autres vêtements. Si c'est votre sujet, nous avons écrit sur les manières de servir dans son église locale.

La seconde est le vêtement de baptisé. Les petits enfants reçoivent une robe blanche à leur baptême, les adultes baptisés reçoivent une aube, et le lexique liturgique indique que lors de la profession de foi solennelle, les adolescents aussi prennent l'aube. Dans ce cas, l'aube ne dit pas un service à l'autel, elle dit le baptême lui-même.

Aube vêtement prix et aube de prêtre magasin : la mesure, et son périmètre

Disons-le avant les chiffres : nous sommes une bijouterie chrétienne, nous ne vendons pas d'aubes ni aucun vêtement liturgique. Si vous en cherchez une, votre interlocuteur est une maison de paramentique, un atelier monastique ou un fournisseur d'ornements d'église, pas nous. Nous donnons ces chiffres parce que la question est posée et qu'une fourchette inventée ne sert personne.

Voici donc une mesure, avec son périmètre exact. Le 3 octobre 2026, dans le catalogue de la boutique HOLYART, premier résultat de Google sur la requête « aube liturgique », nous avons relevé la catégorie des aubes et surplis en entier, ses six pages, soit 353 fiches servies et 317 fiches distinctes. Parmi elles, 254 portent le mot « aube » dans leur intitulé : la moins chère est à 54,06 euros, la plus chère à 990 euros, et la médiane s'établit à 159 euros.

La répartition en dit plus que la fourchette. Sur ces 254 aubes, 51 sont à 100 euros ou moins, 133 se situent entre 100 et 200 euros, 44 entre 200 et 400 euros, et 26 dépassent 400 euros. Autrement dit, une aube sur cinq seulement est sous la barre des 100 euros, et l'écart de prix suit la matière et la finition, du polyester d'usage courant au pur lin et aux ourlets brodés à la main.

Deux chiffres complètent le tableau, parce qu'ils recoupent exactement ce que dit le texte liturgique. 22 de ces 254 aubes portent la mention d'une capuche ou d'un capuchon, ce qui illustre l'amict devenu partie du vêtement, et 3 sont vendues « pour amict », c'est-à-dire avec un col carré qui ne recouvre pas le cou et qui appelle donc l'amict séparé prévu au n. 336. La même catégorie propose d'ailleurs 8 amicts vendus seuls, de 31,90 à 80,67 euros.

⚠️ Ce relevé est un catalogue, un jour, une devise. Ce n'est pas le prix du marché, c'est un repère dont vous connaissez les limites. Nous n'avons pas mesuré les autres marchands de la page de résultats.

À savoir : trois idées fausses sur l'aube

  • « L'aube est le vêtement du prêtre. » Non : le n. 336 en fait le vêtement commun aux ministres ordonnés et institués, de tout degré. Le vêtement propre au prêtre célébrant est la chasuble (n. 337), celui du diacre la dalmatique (n. 338).
  • « Le cordon est obligatoire. » Deux numéros prévoient l'exception, dans les mêmes termes : si l'aube est confectionnée pour s'ajuster sans cordon (n. 336), ou si sa forme même ne l'exige pas (n. 119).
  • « Le surplis est une aube courte, c'est pareil. » Non : on ne peut pas remplacer l'aube par le surplis, même sur la soutane, lorsqu'on doit revêtir la chasuble ou la dalmatique (n. 336).

Questions fréquentes

C'est quoi l'aube dans l'église catholique ?

C'est la longue tunique blanche que portent les ministres pendant la liturgie, sous la chasuble, la chape ou la dalmatique. Le Missel romain la définit comme « le vêtement liturgique commun aux ministres ordonnés et institués, de tout degré », serrée autour des reins par le cordon (n. 336). Son nom vient du latin alba, de albus, « blanc », et son origine est le vêtement blanc du baptême.

Quels sont les différents types d'aube ?

Le glossaire de l'Église catholique en France en distingue deux : la tunique de toile blanche à manches étroites, serrée ou non à la taille par un cordon, et l'aube beaucoup plus ample qui l'a souvent remplacée, « vêtement rappelant la coule des moines ». Beaucoup d'aubes modernes intègrent un capuchon, qui est en réalité l'amict cousu au vêtement. Attention en revanche aux appellations de catalogue comme aube « romaine » ou « en guipure » : elles sont commerciales, et les numéros 335 à 347 du Missel ne les emploient pas, laissant la forme à l'appréciation des Conférences des évêques (n. 342).

Qui peut porter une aube ?

Tous les ministres ordonnés et institués, de tout degré : évêque, prêtre et diacre la portent sous leur vêtement propre. Les acolytes, les lecteurs et les autres ministres laïcs, dont les servants d'autel, peuvent la porter ou revêtir un autre vêtement approuvé dans leur région par la Conférence des évêques (n. 339). Hors du service liturgique, l'aube est aussi le vêtement des adultes baptisés et, lors de la profession de foi solennelle, des adolescents. En revanche, un prêtre présent à une célébration qui ne concélèbre pas ne porte pas l'aube mais son habit de chœur ou le surplis sur la soutane (n. 114).

Qu'est-ce qu'une aube d'église ?

C'est l'aube telle qu'on la trouve dans la sacristie, préparée avant la célébration avec le reste des ornements. Le Missel détaille ce que l'on dispose : pour le prêtre l'aube, l'étole et la chasuble, pour le diacre l'aube, l'étole et la dalmatique, pour les autres ministres « des aubes ou les autres vêtements légitimement approuvés », et il ajoute que tous ceux qui revêtent l'aube utiliseront le cordon et l'amict, à moins que la forme même de l'aube ne l'exige pas (n. 119). À ne pas confondre avec la robe blanche remise au baptême d'un petit enfant, qui en est l'origine mais n'est pas un vêtement de ministre.

Le vêtement du baptisé, et le signe que l'on porte

Vous savez maintenant ce qu'est l'aube, pourquoi elle est blanche, et surtout pourquoi vous la voyez sur tout le monde : elle dit ce que les ministres ont en commun, pas ce qui les distingue. Vous savez aussi lire l'étole du premier coup d'œil, deux pans droits pour le prêtre, une diagonale cousue pour le diacre, et vous connaissez le rôle exact du cordon, de l'amict et de cette capuche qui n'en est pas une. Si votre sujet est maintenant ce que l'on voit sur l'autel plutôt que sur les ministres, nous avons écrit sur le calice et sur le missel.

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