L'Annonciation : le 25 mars et le oui de Marie

Mis à jour le 22 min de lecture

annonciation
Sommaire
  1. En bref
  2. Annonciation : définition, et une fête du Seigneur autant que de Marie
  3. Le texte de l'Annonciation dans la Bible : Luc 1, 26-38
  4. Que l'ange Gabriel a-t-il annoncé à Marie, exactement
  5. Le Je vous salue Marie commence par les mots de l'ange
  6. Le fiat de Marie, et pourquoi le mot n'est pas dans le texte français
  7. Pourquoi le 25 mars ? Neuf mois avant Noël
  8. Annonciation et Carême : une solennité blanche au milieu du Carême
  9. Quelle est la date de l'Annonciation, et les années où elle change
  10. L'Angélus, la prière de l'Annonciation
  11. Le premier mystère joyeux du Rosaire
  12. Quel est le symbole de l'Annonciation, et ce que la peinture en a retenu
  13. Annonciation, Immaculée Conception, Assomption, Visitation : le tableau
  14. Questions fréquentes
  15. Le 25 mars, et de quoi s'en souvenir le reste de l'année

Vous savez que le 25 mars est une fête, sans toujours savoir laquelle ni pourquoi cette date. Vous cherchez le texte exact de l'Annonciation et vous tombez sur des résumés qui ne citent pas l'Évangile. Et vous avez peut-être remarqué que certaines années, le 25 mars, il ne se passe rien.

Voici les trois réponses tout de suite. Le 25 mars, l'Église célèbre l'Annonciation du Seigneur, c'est-à-dire le jour où l'ange Gabriel annonce à Marie qu'elle sera la mère de Jésus, en Luc 1, 26-38. La date n'a rien d'arbitraire : elle tombe neuf mois avant Noël, et c'est tout le calcul. Et quand le 25 mars tombe dans la Semaine sainte, la fête est bien déplacée, parce que la Semaine sainte passe devant.

Cette page vous donne le texte intégral dans la traduction officielle liturgique, ce que l'ange annonce exactement, le mot latin qui a donné le « fiat » de Marie, et les années où la date change. Avec un point que presque personne ne dit : l'Annonciation est une fête du Seigneur autant qu'une fête de Marie, et la liturgie le prouve par un geste qu'elle ne demande que deux fois dans l'année.

En bref

  • Quelle fête le 25 mars : l'Annonciation du Seigneur, une solennité. En 2026, c'est un mercredi.
  • Le texte : Luc 1, 26-38. L'ange Gabriel est envoyé à Nazareth, en Galilée, auprès d'une jeune fille nommée Marie.
  • Pourquoi cette date : neuf mois avant le 25 décembre. L'Ordo des évêques de France note que plusieurs anciens, dont saint Augustin, tenaient le 25 mars pour le jour de la Passion et celui de la conception du Christ.
  • Ce n'est pas d'abord une fête mariale : l'AELF la classe au degré « solennité du Seigneur », et au Credo de ce jour l'assemblée fléchit le genou, ce qu'elle ne fait qu'ici et à Noël.
  • Le report : si le 25 mars tombe dans la Semaine sainte ou l'octave de Pâques, la solennité est reportée. En 2027, elle passe du Jeudi saint au lundi 5 avril.

Annonciation : définition, et une fête du Seigneur autant que de Marie

L'Annonciation est l'annonce faite par l'ange Gabriel à Marie qu'elle concevra et enfantera le Fils de Dieu, et le consentement qu'elle y donne. Le mot désigne à la fois la scène rapportée par l'évangile selon saint Luc et la fête qui la célèbre, le 25 mars.

Son nom officiel au calendrier romain n'est pas « Annonciation de la Vierge Marie ». C'est Annonciation du Seigneur, et ce génitif n'est pas un détail de vocabulaire. Ce qui est célébré ce jour-là, c'est l'Incarnation : le moment où le Fils de Dieu prend chair. Marie en est le lieu et le consentement, elle n'en est pas l'objet.

Ce classement est vérifiable et il est public. L'AELF, qui publie le calendrier liturgique francophone, sert pour le 25 mars 2026 la mention « Annonciation du Seigneur, Solennité » et, dans le champ qui précise le rang de la célébration, la valeur « Solennité du Seigneur ». Pas solennité de la Vierge Marie. La différence est inscrite dans la donnée elle-même.

Le geste qui le prouve, au Credo

La liturgie le dit encore plus nettement par un geste. Dans la Présentation générale du Missel romain, au n. 137, on lit que pendant le Credo, aux mots « Par l'Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie », tous s'inclinent profondément, « et, aux solennités de l'Annonciation et de Noël, tous font la génuflexion ».

Deux jours par an, et deux seulement, l'assemblée met un genou à terre au milieu du Credo. Noël, et l'Annonciation. Si l'Annonciation était une fête mariale parmi d'autres, elle n'aurait aucune raison de partager ce geste avec Noël. Elle le partage parce que c'est le même mystère, pris à neuf mois d'intervalle : à l'Annonciation la conception, à Noël la naissance. Vous pouvez relire ce que le symbole de la foi dit exactement de ce passage dans notre article sur le Credo.

L'Ordo 2026-2027 confirme le rang par la rubrique : pour le 25 mars, « Blanc. Gloria. Credo et préface propre ». Une préface propre, c'est-à-dire un texte de prière eucharistique écrit pour ce jour-là seul.

Le texte de l'Annonciation dans la Bible : Luc 1, 26-38

Le récit est chez saint Luc, au chapitre 1, et nulle part ailleurs : les trois autres évangiles ne le rapportent pas. Voici le passage dans la traduction officielle liturgique de la Bible, celle qui est lue à la messe.

« Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.

L'ange entra chez elle et dit : "Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi." À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors : "Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin."

Marie dit à l'ange : "Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d'homme ?" L'ange lui répondit : "L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait la femme stérile. Car rien n'est impossible à Dieu."

Marie dit alors : "Voici la servante du Seigneur ; que tout m'advienne selon ta parole." Alors l'ange la quitta. »

La ville est nommée au premier verset, et c'est Nazareth, en Galilée. C'est la réponse à une question que beaucoup tapent sans la trouver : la scène ne se passe pas à Jérusalem, mais dans un village du nord, chez une jeune fille déjà promise en mariage à Joseph.

Que l'ange Gabriel a-t-il annoncé à Marie, exactement

En relisant les versets 31 à 35, l'annonce contient cinq éléments précis, et pas un de plus.

  • Elle va concevoir et enfanter un fils. C'est l'annonce d'une naissance, au présent de l'imminence.
  • Elle devra l'appeler Jésus. Le nom n'est pas laissé au choix des parents, il est donné.
  • Cet enfant sera « appelé Fils du Très-Haut » et « Fils de Dieu ». C'est le cœur de l'annonce, et c'est ce qui en fait autre chose qu'une annonce de naissance.
  • Il recevra « le trône de David son père » et son règne « n'aura pas de fin ». L'ange inscrit l'enfant dans la promesse faite à Israël.
  • Cela se fera par l'Esprit Saint. « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre. »

Quel ange, et ce que le texte en dit

C'est Gabriel, nommé au verset 26. Il n'est pas inconnu du lecteur à ce moment du chapitre : Gabriel s'est déjà nommé lui-même sept versets plus haut, au verset 19, devant le prêtre Zacharie à qui il annonce la naissance de Jean le Baptiste : « Je suis Gabriel et je me tiens en présence de Dieu. » Le même messager, dans le même chapitre, pour les deux annonces. Si vous voulez le situer parmi les autres, nous avons détaillé la liste des archanges et leurs fonctions.

La seule question que Marie pose

Elle n'en pose qu'une, au verset 34 : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d'homme ? » Ce n'est pas une objection, c'est une question de moyen. Le Catéchisme la relève au n. 484 et la présente exactement ainsi : la réponse divine à ce « comment » est donnée par la puissance de l'Esprit.

À comparer avec Zacharie, dix versets plus haut, qui demande « Comment vais-je savoir que cela arrivera ? » et se trouve réduit au silence pour n'avoir pas cru. Les deux posent une question, un seul est repris. Le texte distingue donc la demande d'explication de la demande de garantie.

Le Je vous salue Marie commence par les mots de l'ange

C'est le lien que presque personne ne fait, et il est pourtant direct. Les premiers mots de la prière la plus récitée au monde sont la salutation que Gabriel adresse à Marie dans cette scène, au verset 28. La suite, « vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni », ne vient pas de l'ange : c'est Élisabeth qui parle, un peu plus loin dans le même chapitre, quand Marie arrive chez elle.

Autrement dit, la première moitié du Je vous salue Marie est faite de deux citations de Luc 1, cousues bout à bout, et l'Annonciation en fournit la première. Le Catéchisme le note au n. 490 : « L'ange Gabriel, au moment de l'Annonciation la salue comme "pleine de grâce". » Nous avons consacré un article entier à la composition de cette prière, à ses deux moitiés et aux écarts entre son texte et celui de la Bible : voyez le Je vous salue Marie, le texte et sa composition. Et le cantique que Marie chante en arrivant chez Élisabeth, juste après, est le Magnificat.

Le fiat de Marie, et pourquoi le mot n'est pas dans le texte français

On parle du « fiat » de Marie comme si elle avait prononcé ce mot. Elle ne l'a pas prononcé, et la traduction liturgique française ne le contient pas. Le verset 38 y donne : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m'advienne selon ta parole. »

Fiat est le premier mot de ce même verset en latin. L'édition latine de référence publiée par le Saint-Siège porte, au verset 38 : Ecce ancilla Domini; fiat mihi secundum verbum tuum. « Qu'il me soit fait. » Le mot français qui lui correspond dans la traduction liturgique, c'est « advienne ». Le « fiat » est donc un raccourci de langage emprunté au latin, pas une citation du texte que vous entendez à la messe. Ce n'est pas un détail d'érudition : cela évite de chercher dans sa Bible un mot qui n'y est pas.

Ce que ce consentement engage

Le Catéchisme consacre à ce verset une section entière, au n. 494, intitulée « Qu'il me soit fait selon ta parole... ». Il y décrit la réponse de Marie comme « l'obéissance de la foi », et précise qu'en donnant son consentement à la parole de Dieu, elle « devint Mère de Jésus » et « se livra elle-même intégralement à la personne et à l'œuvre de son Fils ».

Le même paragraphe cite saint Irénée, évêque de Lyon au deuxième siècle, dans une formule que la tradition a beaucoup reprise : « Le nœud dû à la désobéissance d'Eve, s'est dénoué par l'obéissance de Marie. » C'est le sens que l'Église donne à ce oui : non pas une résignation, mais un acte qui défait quelque chose.

Le n. 488 ajoute une précision qui éclaire tout le reste : pour façonner un corps à son Fils, Dieu « a voulu la libre coopération d'une créature ». Le consentement était donc requis, et il pouvait ne pas être donné.

Pourquoi le 25 mars ? Neuf mois avant Noël

Le calcul est aussi simple qu'il y paraît, et il fonctionne à l'envers. La date de l'Annonciation se déduit de celle de Noël : du 25 décembre, on retire neuf mois, et on tombe sur le 25 mars. Ce n'est pas la fête qui a fixé la date de Noël, c'est Noël qui a fixé celle de la fête. L'Ordo 2026-2027 l'écrit en une parenthèse, « 9 mois avant Noël ».

Le texte lui-même fournit un second repère, souvent ignoré. Luc ouvre la scène par « le sixième mois », et au verset 36 l'ange précise qu'Élisabeth « en est à son sixième mois ». La conception de Jésus est donc située six mois après celle de Jean le Baptiste. Et de fait, le calendrier garde cet écart : la nativité de Jean le Baptiste se célèbre le 24 juin, soit trois mois après le 25 mars et six mois avant le 25 décembre. L'arithmétique du calendrier reproduit celle du récit.

La raison qu'invoquaient les anciens

Il y a une seconde explication, plus ancienne et moins connue. L'Ordo la mentionne pour le jour de la fête : plusieurs anciens, dont saint Augustin, pensaient que le 25 mars était à la fois le jour de la Passion et le jour de la conception du Christ. Dans cette logique, la date ne descend pas de Noël : elle vient de Pâques, et c'est Noël qui s'en déduit, neuf mois plus tard.

Le même document ajoute deux repères d'histoire : la fête est « célébrée à Rome depuis le 7e siècle », et c'est une « fête commune avec les Églises orientales ». Elle fait donc partie du petit nombre de célébrations que l'Orient et l'Occident ont en partage sans divergence de date.

Annonciation et Carême : une solennité blanche au milieu du Carême

Le 25 mars tombe presque toujours en Carême, et c'est ce qui crée la surprise pour qui entre dans une église ce jour-là. Les ornements sont blancs, et on chante le Gloria.

Le contraste se mesure sur un seul document. Dans l'Ordo 2026-2027, les dimanches de Carême portent la rubrique « Violet. Credo et préface propre ». Le 25 mars, c'est « Blanc. Gloria. Credo et préface propre ». Une solennité ne se laisse pas absorber par le temps liturgique qui l'entoure : elle l'interrompt. Si le Carême vous intéresse pour lui-même, nous en avons détaillé le sens et les dates dans notre article sur le Carême.

Ce jour-là a aussi marqué l'histoire des apparitions. C'est un 25 mars, en 1858, que Bernadette Soubirous reçoit à Lourdes la réponse qu'elle attendait depuis des semaines, lors de la seizième apparition. La date n'est pas un hasard de calendrier : le nom qui lui est donné ce jour-là parle de conception. Nous l'avons raconté dans notre article sur la prière à sainte Bernadette.

Quelle est la date de l'Annonciation, et les années où elle change

La règle générale est simple : le 25 mars, chaque année. En 2026, c'était un mercredi, et l'AELF sert bien pour cette date « Annonciation du Seigneur, Solennité ».

L'exception tient à Pâques, qui est une fête mobile. La Semaine sainte et l'octave de Pâques ont la préséance sur toute solennité : quand le 25 mars tombe dans cette période, la fête ne disparaît pas, elle est déplacée. Et elle n'est pas déplacée au lendemain : elle est reportée après l'octave de Pâques, c'est-à-dire au lundi qui suit le deuxième dimanche de Pâques.

Le cas suivant est 2027, et il est documenté noir sur blanc. Le 25 mars 2027 est un Jeudi saint. À cette date, l'Ordo 2026-2027 porte la mention « L'ANNONCIATION DU SEIGNEUR : reportée après l'Octave de Pâques, au 5 avril », et au lundi 5 avril 2027 on lit « Blanc : L'ANNONCIATION DU SEIGNEUR, Solennité ». L'AELF sert la même chose aux deux dates : « Jeudi Saint » au 25 mars, « Annonciation du Seigneur » au 5 avril.

Année Pâques Le 25 mars tombe Date de la solennité
2026 5 avril en Carême, un mercredi 25 mars
2027 28 mars le Jeudi saint lundi 5 avril
2028 16 avril en Carême, un samedi 25 mars
2029 1er avril le dimanche des Rameaux lundi 9 avril
2032 28 mars le Jeudi saint lundi 5 avril
2035 25 mars le jour de Pâques lundi 2 avril

Les deux premières lignes sont vérifiées sur l'Ordo des évêques de France et sur le calendrier de l'AELF. Les suivantes découlent de la règle appliquée à la date de Pâques de chaque année, l'AELF ne publiant pas encore son calendrier aussi loin. Retenez surtout le réflexe : les années où Pâques est très tôt, vérifiez avant de compter sur le 25 mars.

L'Angélus, la prière de l'Annonciation

Il existe une prière qui fait mémoire de cette scène trois fois par jour, toute l'année, et beaucoup la récitent sans savoir de quoi elle parle : l'Angélus. Son nom vient de son premier mot latin, et son premier versicule annonce l'ange. L'Angélus est, littéralement, la prière de l'Annonciation : ses versicules sont tirés de Luc 1, 26-38 et du prologue de saint Jean, et le Je vous salue Marie s'y dit trois fois.

Paul VI l'écrit dans Marialis Cultus, au n. 41 : cette prière n'a pas besoin d'être rénovée, en raison de « son caractère biblique », de son « rythme quasi liturgique » et de « son ouverture au mystère pascal qui nous amène, tout en commémorant l'Incarnation du Fils de Dieu, à demander d'être conduits par sa passion et par sa croix jusqu'à la gloire de la résurrection ».

Une précision, parce qu'elle circule souvent à l'envers. L'oraison qui ferme l'Angélus n'est pas la collecte de l'Annonciation, c'est celle du quatrième dimanche de l'Avent. La note 109 de Marialis Cultus le dit sans ambiguïté : elle renvoie au Missel romain, quatrième dimanche de l'Avent, collecte, et ajoute que la collecte du 25 mars « peut remplacer la précédente dans la récitation de l'Angélus ». Celle de l'Annonciation est donc un remplacement autorisé, pas le texte de base. C'est aussi ce qui explique qu'une prière consacrée à l'Incarnation parle de la passion et de la croix : elle a été écrite pour une messe qui prépare Noël en regardant déjà Pâques.

Le premier mystère joyeux du Rosaire

Si vous priez le chapelet, vous méditez cette scène une fois par tour de mystères joyeux : l'Annonciation est le premier des cinq mystères joyeux. Le Saint-Siège intitule la page correspondante de son Rosaire « L'Annonciation de l'Ange Gabriel à la Vierge Marie, 1er Mystère Joyeux », y cite Luc 1, 26-27, et appuie la méditation sur le n. 484 du Catéchisme.

C'est une bonne façon de faire tenir ensemble ce que cette page a détaillé : la salutation de l'ange, dont sort le Je vous salue Marie que vous direz dix fois dans la dizaine, et le consentement de Marie, qui est l'objet de la méditation. Pour la mécanique complète, voyez comment prier le chapelet, le guide pas à pas. Et pour la suite du récit, neuf mois plus tard, ce que font les chrétiens le jour de Noël.

Quel est le symbole de l'Annonciation, et ce que la peinture en a retenu

L'Annonciation est l'une des scènes les plus peintes de l'art occidental, et la peinture a fixé quelques éléments qui reviennent de tableau en tableau. Il faut les lire pour ce qu'ils sont : des choix d'artistes, pas des détails du texte de Luc, qui ne décrit ni la pièce, ni les objets, ni même les ailes de l'ange.

  • Le lys est le signe le plus constant. La fleur de lys est un symbole de pureté, associé à la Vierge, et elle est le plus souvent tenue par l'ange ou posée entre les deux personnages.
  • L'ange arrive de la gauche dans la grande majorité des compositions, et Marie se tient à droite, interrompue.
  • Le livre ouvert devant Marie renvoie à la lecture de l'Écriture, et donc à l'attente de la promesse. Il ne figure pas dans l'Évangile.
  • La colombe représente l'Esprit Saint, dont le verset 35 dit qu'il « viendra sur toi ». Le texte annonce l'Esprit, il ne décrit pas de colombe : c'est l'iconographie qui a fait le lien.

Quant au symbole au sens propre, celui que l'Église retient, il est plus sobre que tout cela : c'est le consentement. Le n. 484 du Catéchisme résume la portée de la scène en une formule, « l'Annonciation à Marie inaugure la plénitude des temps ».

Annonciation, Immaculée Conception, Assomption, Visitation : le tableau

Ces quatre fêtes se confondent très facilement, parce qu'elles parlent toutes de Marie et qu'elles parlent toutes d'une conception ou d'un départ. Voici ce qui les distingue, et surtout de qui chacune est la fête.

Fête Date Ce qu'elle célèbre Fête de qui
Annonciation 25 mars La conception de Jésus, annoncée à Marie par l'ange Gabriel Du Seigneur
Immaculée Conception 8 décembre La conception de Marie elle-même, préservée du péché originel De Marie
Visitation 31 mai Marie rend visite à Élisabeth et chante le Magnificat De Marie
Assomption 15 août Marie élevée au ciel au terme de sa vie terrestre De Marie

Le repère qui évite toutes les confusions tient en une phrase : le 8 décembre, on parle de la conception de Marie, et le 25 mars, de celle de Jésus. Neuf mois après le 8 décembre, on arrive au 8 septembre, nativité de la Vierge Marie. Neuf mois après le 25 mars, on arrive à Noël. Les deux calculs existent, ils ne portent pas sur la même personne.

Questions fréquentes

Quelle est la signification de l'Annonciation ?

L'Annonciation est l'annonce faite à Marie par l'ange Gabriel qu'elle concevra le Fils de Dieu, et le consentement qu'elle y donne. Sa signification est d'abord celle de l'Incarnation : c'est le moment où le Fils de Dieu prend chair. Le Catéchisme la résume au n. 484 en disant qu'elle « inaugure la plénitude des temps », c'est-à-dire l'accomplissement des promesses. Pour Marie, elle signifie une maternité acceptée librement : le Catéchisme parle au n. 494 de « l'obéissance de la foi », et le n. 488 précise que Dieu « a voulu la libre coopération d'une créature ».

Quelle fête est célébrée le 25 mars ?

Le 25 mars, l'Église catholique célèbre l'Annonciation du Seigneur, qui est une solennité, c'est-à-dire le rang le plus élevé des célébrations du calendrier. Les ornements sont blancs, on chante le Gloria et le Credo, et la messe a une préface propre. La date est fixée neuf mois avant Noël. Quand le 25 mars tombe dans la Semaine sainte ou l'octave de Pâques, la solennité est reportée après l'octave.

Quelle est la date de l'Annonciation en 2026 ?

En 2026, l'Annonciation a été célébrée à sa date normale, le mercredi 25 mars 2026, en pleine période de Carême. Il n'y a pas eu de report cette année-là, parce que Pâques tombait le 5 avril 2026 et que la Semaine sainte commençait donc le 29 mars, après le 25. L'année suivante en revanche, le 25 mars 2027 est un Jeudi saint, et la solennité est reportée au lundi 5 avril 2027.

Quel est le symbole de l'Annonciation ?

Le symbole le plus constant est le lys, signe de pureté associé à la Vierge, tenu par l'ange ou posé entre les deux personnages dans la plupart des tableaux. Viennent ensuite la colombe, qui représente l'Esprit Saint annoncé au verset 35, et le livre ouvert devant Marie, qui renvoie à l'Écriture. Attention : aucun de ces trois éléments n'est décrit dans l'évangile selon saint Luc, ce sont des conventions de l'iconographie. Le symbole au sens théologique, lui, est le consentement de Marie.

Quel ange a annoncé l'Annonciation à Marie ?

C'est l'ange Gabriel, nommé explicitement au verset 26 de Luc 1 : « Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth. » Gabriel est l'un des trois anges nommés dans la Bible, avec Michel et Raphaël, et la tradition le compte parmi les archanges. Fait notable : dans le même chapitre, sept versets plus haut, il s'était déjà nommé lui-même devant le prêtre Zacharie, à qui il annonçait la naissance de Jean le Baptiste.

Qu'est-ce que l'Ordre de l'Annonciation de la Vierge Marie ?

C'est un ordre religieux contemplatif féminin, plus connu sous le nom d'Annonciade, fondé à Bourges en 1502 par sainte Jeanne de France, fille du roi Louis XI et duchesse de Berry, avec l'aide du bienheureux Gabriel-Maria Nicolas. Le diocèse de Bourges, qui l'accueille toujours, présente son charisme comme contemplatif et marial : chercher Dieu à la suite du Christ en contemplant la Vierge Marie. Jeanne de France est la patronne du Berry et sa fête est au 4 février. Il ne faut pas le confondre avec l'ordre de chevalerie de l'Annonciade, qui est une institution tout autre.

Le 25 mars, et de quoi s'en souvenir le reste de l'année

Vous avez maintenant les trois réponses promises au début, et elles tiennent ensemble. Le 25 mars est la solennité de l'Annonciation du Seigneur, le texte est en Luc 1, 26-38, et la date se déduit de Noël à neuf mois près, avec un report les années où Pâques tombe très tôt. Vous savez aussi pourquoi l'assemblée fléchit le genou au Credo ce jour-là, et d'où viennent les premiers mots du Je vous salue Marie.

Ce que cette scène raconte, au fond, c'est un oui donné librement, dans une maison de village, sans témoin. Beaucoup choisissent d'en porter le signe : une médaille de la Vierge, une croix, parfois reçue pour un baptême ou une confirmation et gardée ensuite toute une vie. Découvrez nos bijoux de la Vierge Marie, nos médailles de saints et nos colliers croix, en acier inoxydable qui ne noircit pas et en argent 925, livrés en écrin. Nos pièces sont fabriquées en Chine et nous le disons franchement : ce qui fait leur valeur, c'est le sens qu'elles portent et la matière qui tient dans le temps.

Porter le signe de celle qui a dit oui

Le texte de l'Annonciation est gratuit, et il l'est partout. Ce que nous proposons, ce sont les médailles et les croix qui portent celle à qui l'ange s'est adressé, en acier inoxydable qui ne noircit pas et en argent 925, livrées en écrin.

Tout voir

Nos médailles de saints

Les saints que nous avons en catalogue aujourd'hui.

Tout voir

Partager cet article