Magnificat : le texte, et ce qu'il renverse
Sommaire
- En bref
- Magnificat prière texte : le cantique de Marie en entier
- Deux mots changent le 29 novembre 2026, et c'est pour cela que vous trouvez deux textes
- C'est une prière de renversement, et peu de ceux qui la récitent le remarquent
- Magnificat prière du soir : sa place aux vêpres
- La Visitation, le 31 mai : la scène où naît le cantique
- Magnificat chant : un texte fait pour être chanté
- Questions fréquentes
- Repartez avec le texte, et avec ce qu'il dit
- Sources
Vous cherchez le texte du Magnificat, vous tombez sur deux versions légèrement différentes, et aucune ne vous dit laquelle est la bonne. Vous l'avez peut-être récité cent fois sans remarquer ce qu'il dit vraiment des riches et des puissants. Et vous vous demandez quand on le prie, le matin ou le soir.
Voici les trois réponses tout de suite. Le Magnificat est le cantique que Marie chante chez sa cousine Élisabeth, et il se trouve dans l'évangile selon saint Luc, au chapitre 1, aux versets 46 à 55. Les deux versions que vous avez trouvées sont toutes les deux légitimes, parce que la France vit en ce moment ses dernières semaines avec deux textes en circulation, et ils deviendront identiques le 29 novembre 2026. Et on le prie le soir, aux vêpres, dont il est le sommet.
Cette page vous donne le texte intégral dans la traduction officielle liturgique, le latin en regard, les deux mots qui changent dans huit semaines, et une lecture verset par verset de ce que ce cantique renverse. Parce que c'est une prière de renversement social, et c'est ce qu'on remarque le moins en la récitant.
En bref
- Où le trouver : Luc 1, 46-55. Marie le chante à la Visitation, chez Élisabeth, juste après que celle-ci l'a saluée.
- Deux textes circulent, et les deux sont justes : celui de la Bible liturgique, révisée il y a une dizaine d'années, et celui de l'office, encore en vigueur jusqu'au premier dimanche de l'Avent.
- Deux mots changent le 29 novembre 2026 : « son amour s'étend d'âge en âge » devient « sa miséricorde », et « d'Abraham et de sa race » devient « Abraham et sa descendance ».
- C'est une prière de renversement : les puissants descendent de leurs trônes, les humbles montent, les affamés sont comblés, les riches repartent les mains vides.
- Sa place est le soir, aux vêpres. Le matin, l'Église chante un autre cantique du même chapitre de Luc, le Benedictus.
Magnificat prière texte : le cantique de Marie en entier
Le voici dans la traduction officielle liturgique de la Bible, celle que l'on entend à la messe, telle que l'AELF la publie pour Luc 1. Les numéros sont ceux des versets.
Prière du Magnificat en français
« Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Sa miséricorde s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et sa descendance à jamais. »
Deux précisions que l'on voit rarement écrites. D'abord, la phrase qui précède le cantique est de Luc et non de Marie : le verset 46 commence par « Marie dit alors », et c'est seulement ensuite que s'ouvre le « Mon âme exalte le Seigneur ». Ensuite, le texte biblique s'arrête au verset 55 : quand le cantique est prié dans un office, on y ajoute la doxologie, « Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen », que la Conférence des évêques de France imprime à la suite du texte. Elle n'est pas dans l'évangile, elle vient de l'usage liturgique.
Magnificat paroles latin
Le latin n'est pas une curiosité d'érudit : c'est de lui que vient le nom de la prière. Voici le texte de la Nova Vulgata, l'édition latine officielle de la Bible publiée par le Saint-Siège.
« Magnificat anima mea Dominum,
et exsultavit spiritus meus in Deo salvatore meo,
quia respexit humilitatem ancillae suae.
Ecce enim ex hoc beatam me dicent omnes generationes,
quia fecit mihi magna, qui potens est, et sanctum nomen eius,
et misericordia eius in progenies et progenies timentibus eum.
Fecit potentiam in brachio suo, dispersit superbos mente cordis sui ;
deposuit potentes de sede et exaltavit humiles ;
esurientes implevit bonis et divites dimisit inanes.
Suscepit Israel puerum suum, recordatus misericordiae,
sicut locutus est ad patres nostros, Abraham et semini eius in saecula. »
Le mot « Magnificat » est simplement le premier mot de ce texte latin. Le verbe magnificare veut dire grandir, magnifier, dire la grandeur de quelqu'un. Le président de la Commission épiscopale francophone pour les traductions liturgiques en donne une version volontairement familière : « mon âme magnifie le Seigneur ou, en français populaire : mon âme dit que Dieu est grand ». C'est pour cette raison que la prière est restée dans les mémoires sous son nom latin et pas sous son premier vers français, alors que la plupart des autres prières ont suivi le chemin inverse. Le même phénomène a joué pour l'Ave Maria, dont nous détaillons la composition dans notre article sur le Je vous salue Marie.
Deux mots changent le 29 novembre 2026, et c'est pour cela que vous trouvez deux textes
Voilà le point qui explique votre confusion, et il a une date. Les évêques ont adopté une nouvelle traduction liturgique du Magnificat par un vote en Assemblée plénière en mars 2026, et elle entre en vigueur en France au premier dimanche de l'Avent, le 29 novembre 2026. D'ici là, deux textes cohabitent légitimement : la Bible liturgique porte déjà les mots nouveaux, l'office du soir porte encore les anciens.
Ce n'est pas une hypothèse de notre part, c'est vérifiable en deux clics. Le 3 octobre 2026, l'office des vêpres publié par l'AELF pour le jour servait encore « Son amour s'étend d'âge en âge » et « en faveur d'Abraham et de sa race », pendant que la page biblique du même site, pour le même passage, servait « Sa miséricorde » et « sa descendance ». Les deux sont du même éditeur liturgique, à la même date, et ils ne disent pas la même chose.
| Verset | Texte de l'office, jusqu'au 28 novembre 2026 | Texte à partir du 29 novembre 2026 |
|---|---|---|
| 50 | « Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent » | « Sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent » |
| 55 | « en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais » | « en faveur d'Abraham et sa descendance à jamais » |
Les raisons données sont précises, et elles valent d'être connues. Pour le verset 50, « miséricorde » a été préféré à « amour » parce qu'il « qualifie plus précisément » ce dont il s'agit : « Parler de miséricorde, c'est évoquer un amour qui pardonne. » Pour le verset 55, le mot « race » a été écarté parce que « la notion de race est aujourd'hui très liée à celle de racisme », et que ce terme emprunté à la classification des espèces animales « a, de fait, servi à opposer les différents groupes humains ». Le mot retenu, « descendance », est jugé « mieux adapté ».
Trois choses à savoir pour ne pas vous tromper de version. Le changement est adopté par tous les pays francophones, via la Commission épiscopale francophone pour les traductions liturgiques, après validation par le Dicastère pour le Culte divin à Rome. Il est déjà en usage en Belgique et en Afrique du Nord, ce qui explique qu'un cousin belge ne dise pas la même chose que vous. Et le Catéchisme de l'Église catholique citait déjà le verset 55 avec le mot « descendance » dans son édition française, bien avant que l'office ne l'adopte.
À savoir : ces deux retouches ne sont pas un caprice de traducteur. Elles anticipent un chantier plus large, la révision de la Liturgie des Heures, encore en cours après celle de la Bible liturgique et celle du Missel. Le principe invoqué est un vieil adage latin, lex orandi, lex credendi, « la norme de la prière est la norme de la foi » : on soigne les mots de la prière parce qu'ils finissent par former ce que l'on croit.
C'est une prière de renversement, et peu de ceux qui la récitent le remarquent
Lisez les versets 51 à 53 à froid, comme si vous ne les aviez jamais entendus. Six affirmations s'y enchaînent, et toutes les six consistent à inverser une position. Ce n'est pas une prière de consolation, c'est une prière qui retourne l'ordre des choses, et le fait qu'elle soit chantée chaque soir sur une mélodie douce est probablement ce qui a le mieux dissimulé sa force.
« Il disperse les superbes » : le renversement commence dans la tête
Le verset 51 ne s'attaque pas d'abord aux positions sociales mais à l'orgueil : « Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. » Le latin est plus explicite encore, dispersit superbos mente cordis sui, littéralement les orgueilleux dans la pensée de leur cœur. Le premier renversement est intérieur, et il concerne donc tout le monde, y compris celui qui n'a ni trône ni fortune. L'ordre des trois versets n'est pas indifférent : on commence par la disposition du cœur, et seulement ensuite viennent le pouvoir et l'argent.
« Il renverse les puissants de leurs trônes » : la position change de titulaire
Le verset 52 est le plus connu et le plus souvent cité de travers. Le texte liturgique dit « de leurs trônes », au pluriel, et non « de leur trône » : il ne s'agit pas d'un roi en particulier mais de la catégorie. Et la phrase est symétrique : la même action qui fait descendre les uns fait monter les autres, « il élève les humbles ». Le trône n'est pas détruit, il change d'occupant. C'est une nuance décisive si l'on veut éviter de lire ici un simple appel au désordre.
« Renvoie les riches les mains vides » : la phrase qu'on prononce sans l'entendre
Le verset 53 est le plus difficile à réciter sans broncher quand on a de quoi vivre : « Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. » Là encore, deux mouvements symétriques, et là encore la position s'inverse. Marie ne dit pas que Dieu donnera aux pauvres en plus des riches, elle dit qu'il renvoie les riches sans rien. C'est ce verset, avec le précédent, que Léon XIV a placé dans le tout premier paragraphe de son exhortation apostolique sur l'amour envers les pauvres, pour donner le ton du document entier.
Ce que le Magistère en dit, et pourquoi il parle des pauvres
Cette lecture n'est pas une interprétation militante plaquée sur le texte. Le Catéchisme de l'Église catholique, au numéro 2619, appelle le cantique de Marie « cantique des “pauvres” dont l'espérance est comblée par l'accomplissement des Promesses faites à nos pères ». Le Catéchisme y note aussi, en passant, que le même texte porte trois noms selon les traditions : le cantique de Marie, le Magnificat latin, et le Mégalinaire byzantin. Et quelques centaines de numéros plus loin, au 2675, il décrit le double mouvement de toute prière mariale, dont le premier « magnifie le Seigneur pour les “grandes choses” qu'il a faites pour son humble servante », en renvoyant explicitement à Luc 1, 46-55.
Dans le même sens, l'exhortation apostolique Dilexi te de Léon XIV ouvre son numéro 1 en citant les deux versets du renversement, pour dire que l'amour de Dieu s'adresse d'abord à une communauté « qui n'avait ni importance ni ressources ». Le cantique de Marie est donc lu par l'Église comme le texte des petits, et pas seulement comme une louange gracieuse. Si vous voulez situer le Magnificat parmi les autres prières, notre guide des prières catholiques essentielles donne la liste réelle, et notre article sur les différentes formes de prière explique où ranger un cantique par rapport à une oraison ou à une litanie.
Magnificat prière du soir : sa place aux vêpres
Le mot « vêpres » vient du latin vesper, le soir, lui-même issu du grec espéros. C'est l'office du soir de l'Église, celui qui fait pendant aux laudes du matin. Et le Magnificat n'y est pas un ornement : selon le lexique liturgique de la Conférence des évêques de France, « le sommet de Vêpres est le chant du Cantique évangélique de Marie, le Magnificat ». La même entrée précise qu'au cours de ce chant, « il est bon, au moins à certains jours, de faire à l'autel l'offrande de l'encens en “sacrifice du soir” ».
Sa position dans l'office est fixe, et facile à retenir. Les vêpres se déroulent ainsi : une introduction, une hymne, deux psaumes, un cantique du Nouveau Testament, une lecture brève, un répons bref, puis le Magnificat, puis les intercessions et la conclusion. Autrement dit, le Magnificat arrive dans la seconde moitié de l'office, après les psaumes et la Parole de Dieu, juste avant la prière d'intercession. Si vous ouvrez l'office du jour sur l'AELF ce soir, vous le trouverez exactement là, sous le titre « Cantique de Marie », précédé d'une antienne qui change selon le jour et la fête.
Prière du matin Magnificat : pourquoi c'est un autre cantique qu'on chante le matin
Beaucoup cherchent le Magnificat comme prière du matin, et c'est une confusion compréhensible. Le Magnificat est le cantique du soir, pas celui du matin. Le cantique de l'office du matin, les laudes, est le Benedictus, « Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, qui visite et rachète son peuple ». Curiosité que peu de gens remarquent : les deux se trouvent dans le même chapitre de Luc, à quelques versets d'écart. Le Magnificat est de Marie, aux versets 46 à 55 ; le Benedictus est de Zacharie, le père de Jean Baptiste, aux versets 68 à 79.
Cela ne vous interdit évidemment rien. Rien n'empêche de dire le Magnificat le matin, ou à n'importe quelle heure, à titre personnel. Mais si vous voulez prier avec l'Église, au rythme où elle prie, le Magnificat est au soir et le Benedictus au matin.
Magnificat prière du jour : où trouver le texte de chaque jour
Le texte du cantique, lui, ne change pas d'un jour à l'autre : ce sont les 10 versets de Luc, tous les soirs de l'année. Ce qui change chaque jour, c'est l'antienne, la courte phrase que l'on chante avant et après le cantique, et qui l'accorde à la fête ou au temps liturgique. C'est elle que l'on cherche quand on tape « le Magnificat du jour », et c'est pour cela que la réponse semble introuvable : le cantique est stable, son encadrement est mobile. Vous les trouverez tous les deux, à la bonne place, en ouvrant l'office des vêpres du jour sur le site de l'AELF.
La Visitation, le 31 mai : la scène où naît le cantique
Le Magnificat n'est pas un texte sans décor. Marie vient d'apprendre de l'ange qu'Élisabeth, sa parente, attend un enfant malgré son âge. Elle « se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée », entre dans la maison de Zacharie et salue Élisabeth. Celle-ci s'écrie « Tu es bénie entre toutes les femmes », puis « Heureuse celle qui a cru ». C'est à ce moment, et en réponse à cette béatitude, que Marie chante. Le cantique est donc une réponse, pas un monologue, ce qui éclaire son verset 48 : « désormais tous les âges me diront bienheureuse » reprend le mot que vient de prononcer Élisabeth.
Cette scène porte un nom, la Visitation, et une date : l'Église la célèbre le 31 mai, avec le rang de fête. Et l'évangile de ce jour-là est précisément Luc 1, 39-56, c'est-à-dire la visite, le cantique en entier, et le départ de Marie trois mois plus tard. Un détail pratique si vous voulez l'entendre à la messe : quand le 31 mai tombe un dimanche, une solennité dominicale passe devant, et la Visitation n'est pas célébrée cette année-là. C'est ce qui s'est produit en 2026, où le 31 mai était le dimanche de la Sainte Trinité.
La salutation d'Élisabeth, elle, a connu une autre postérité : elle forme la deuxième moitié de la première partie du Je vous salue Marie, et nous en détaillons les écarts avec le texte biblique dans notre article dédié. C'est aussi dans ce cantique que se trouve la phrase gravée en esprit sur bien des objets de dévotion mariale, à commencer par la médaille reçue rue du Bac, dont nous racontons l'histoire dans notre article sur la médaille miraculeuse.
Magnificat chant : un texte fait pour être chanté
Le Magnificat n'est pas d'abord récité, il est chanté, et les documents liturgiques parlent toujours du « chant du Magnificat », jamais de sa lecture. Dans un office célébré, c'est un dialogue : l'antienne, puis le cantique sur un ton, souvent en alternance entre deux côtés du chœur, puis l'antienne reprise. Si vous ne l'avez jamais entendu chanté aux vêpres, c'est la meilleure façon de comprendre pourquoi on l'appelle le sommet de l'office, bien mieux que n'importe quelle explication écrite.
Hors de la liturgie, le texte a nourri une longue tradition musicale : Jean-Sébastien Bach et Antonio Vivaldi l'ont tous deux mis en musique pour chœur et orchestre, et ces œuvres sont souvent ce qui remonte en premier quand on cherche « Magnificat » sans autre précision. Deux autres sens du mot peuvent d'ailleurs vous égarer : une revue mensuelle de prière très diffusée porte le nom de Magnificat, et le mot désigne aussi ces compositions musicales. Si vous cherchiez le cantique de Marie, vous êtes au bon endroit.
Questions fréquentes
Quelle est la prière du Magnificat ?
C'est le cantique que Marie chante chez sa cousine Élisabeth, rapporté par l'évangile selon saint Luc au chapitre 1, versets 46 à 55. Il commence par « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! » et son texte intégral est donné plus haut sur cette page. Son nom vient de son premier mot latin, Magnificat, qui veut dire « magnifie ». L'Église le chante chaque soir à l'office des vêpres, dont il constitue le sommet.
Quelles sont les paroles du Magnificat ?
Les voici dans la traduction officielle liturgique : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et sa descendance à jamais. » Dans un office, on ajoute à la suite « Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen. »
Quel est le texte du Magnificat du jour ?
Le texte du cantique est le même tous les jours, ce sont les versets 46 à 55 de Luc 1. Ce qui change quotidiennement, c'est l'antienne du Magnificat, la courte phrase chantée avant et après, propre au jour ou à la fête. C'est elle que l'on cherche sans le savoir quand on tape « le Magnificat du jour ». Vous la trouverez dans l'office des vêpres du jour publié par l'AELF, juste au-dessus du cantique, sous le titre « Antienne ».
Comment lire le magnificat ?
Deux façons, selon ce que vous cherchez. Pour le prier avec l'Église, ouvrez l'office des vêpres du jour, lisez l'antienne, puis le cantique, puis reprenez l'antienne, et terminez par le « Gloire au Père ». Pour le comprendre, lisez-le en trois blocs : les versets 46 à 50 où Marie parle de ce que Dieu a fait pour elle, les versets 51 à 53 où elle élargit à ce que Dieu fait dans l'histoire, et les versets 54 et 55 où elle le rattache à la promesse faite à Abraham. Le cœur du texte est au milieu, et c'est la partie que l'on traverse le plus vite en le récitant.
Repartez avec le texte, et avec ce qu'il dit
Vous aviez trois questions en arrivant, et vous avez les trois réponses. Le texte est au complet sur cette page, en français et en latin, avec le tableau des deux mots qui changent le 29 novembre 2026, pour que vous sachiez laquelle des deux versions trouvées ailleurs est celle de votre paroisse et à partir de quand. Et vous savez maintenant ce que vous dites quand vous le dites : une prière qui fait descendre les puissants, monter les humbles et repartir les riches les mains vides, ce que le Catéchisme appelle le cantique des pauvres.
Si cette prière compte pour vous et que vous souhaitez en porter le signe, nos bijoux dédiés à la Vierge Marie et nos médailles de saints sont en acier inoxydable qui ne noircit pas et en argent 925, livrés en écrin, et vous les trouverez aussi en version chaîne dans nos colliers croix. Nos pièces sont fabriquées en Chine, nous l'écrivons sans détour, et ce qui fait leur valeur est le sens qu'elles portent et la matière qui tient dans le temps. Un médaillon ne rend pas une prière plus efficace, et nous n'allons pas vous dire le contraire : il vous rappelle simplement, dans la journée, celle dont vous reprenez le cantique le soir. Pour la prière qui accompagne le plus souvent celle-ci, voyez notre guide comment prier le chapelet.
Sources
- AELF, évangile selon saint Luc, chapitre 1 : le texte du Magnificat aux versets 46 à 55 dans la traduction officielle liturgique de la Bible, et le Benedictus aux versets 68 à 79.
- Église catholique en France, « La nouvelle traduction du Magnificat entre en vigueur à l'Avent 2026 » : entretien avec Mgr Joseph de Metz-Noblat, président de la CEFTL, qui donne les deux mots changés, leurs motifs, la date du 29 novembre 2026 et la place du cantique dans l'office.
- Catéchisme de l'Église catholique, n. 2619 : le cantique de Marie appelé « cantique des “pauvres” dont l'espérance est comblée », et ses trois noms selon les traditions.
- Liturgie & Sacrements, lexique, entrée « Vêpres » : l'étymologie du mot, la structure de l'office et la phrase « le sommet de Vêpres est le chant du Cantique évangélique de Marie, le Magnificat ».
- Léon XIV, exhortation apostolique Dilexi te, n. 1 : le document sur l'amour envers les pauvres s'ouvre en citant Luc 1, 52-53.
Le texte latin cité plus haut est celui de la Nova Vulgata, l'édition latine officielle de la Bible publiée par le Saint-Siège, pour Luc 1. Le numéro 2675 du Catéchisme et le numéro 547 de son Compendium, également consultés, traitent le même passage sans en donner le texte.
Nos sources
- AELF, évangile selon saint Luc, chapitre 1 : le texte du Magnificat aux versets 46 à 55, dans la traduction officielle liturgique de la Bible (nouvelle fenêtre) Écriture sainte, traduction liturgique
- Église catholique en France, « La nouvelle traduction du Magnificat entre en vigueur à l'Avent 2026 » : les deux mots qui changent, la date, et la place du cantique dans l'office des vêpres (nouvelle fenêtre) Église officielle, Conférence des évêques de France
- Catéchisme de l'Église catholique, n. 2619 : le cantique de Marie est « le cantique des pauvres dont l'espérance est comblée » (nouvelle fenêtre) Magistère
- Liturgie & Sacrements (CEF), lexique, entrée « Vêpres » : le Magnificat est le sommet de l'office du soir (nouvelle fenêtre) Église officielle, Service national de pastorale liturgique et sacramentelle
- Léon XIV, exhortation apostolique « Dilexi te » sur l'amour envers les pauvres, n. 1 : le pape ouvre le document en citant les versets du renversement (nouvelle fenêtre) Magistère
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