Je vous salue Marie : le texte et sa composition
Sommaire
- En bref
- Le texte du Je vous salue Marie, en entier
- La première moitié vient de l'Évangile, presque mot pour mot
- La seconde moitié est la prière de l'Église
- Ancienne version, nouvelle version : ce qui a changé, et ce qui n'a pas changé
- La place du Je vous salue Marie dans le chapelet et dans l'Angélus
- Notre Père et Je vous salue Marie, les deux prières qu'on apprend ensemble
- Les autres grandes prières à Marie
- Questions fréquentes
- Apprenez le texte, et gardez de quoi le tenir
- Sources
Vous cherchez le texte exact du Je vous salue Marie, et pas une version recopiée de site en site ? Vous aimeriez savoir d'où vient cette prière, et pourquoi sa première moitié sonne comme l'Évangile alors que la seconde n'y est pas ? Vous avez entendu parler d'une « nouvelle version » et vous ne savez plus si vous priez la bonne ?
Le Je vous salue Marie est fait de deux moitiés qui n'ont pas la même origine : la première reprend deux salutations de l'évangile de Luc, celle de l'ange Gabriel et celle d'Élisabeth, la seconde est la supplication de l'Église, et elle ne figure dans aucun évangile. Vous trouverez ici le texte intégral tel que l'Église catholique en France le publie, sa version latine, les deux versets de Luc dans la traduction liturgique de la Bible, les quatre endroits précis où la prière s'écarte de ce texte biblique, et sa place exacte dans le chapelet comme dans l'Angélus.
En bref
- Le texte officiel français tient en huit lignes et se termine par un « Amen » sans point, tel que le publie l'Église catholique en France. Il est donné en entier juste en dessous, avec le latin.
- La première moitié vient de deux versets de l'évangile de Luc : la salutation de l'ange Gabriel au chapitre 1, verset 28, et celle d'Élisabeth au verset 42.
- Elle n'en est pourtant pas la copie exacte, et il y a quatre écarts : la prière vouvoie, elle dit « pleine de grâce » quand la traduction liturgique dit « Comblée-de-grâce », et elle ajoute deux noms propres, Marie et Jésus.
- La seconde moitié ne figure nulle part dans Luc 1 : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous » est la prière de l'Église, et le Catéchisme la commente comme telle.
- Aucune réforme récente n'a touché ce texte. La traduction qui a changé le 3 décembre 2017 est celle du Notre Père, pas celle du Je vous salue Marie.
Le texte du Je vous salue Marie, en entier
Le texte français
C'est celui que publie l'Église catholique en France, et c'est celui que vous entendrez dans une paroisse ou dans un chapelet récité à plusieurs. Nous le reproduisons tel quel, ponctuation comprise, y compris l'« Amen » final que la source écrit sans point.
Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen
Vous remarquerez la coupure après la quatrième ligne. Elle n'est pas typographique : c'est la frontière entre deux textes d'origines différentes, et toute la suite de cet article porte sur elle.
Le texte latin, l'Ave Maria
La prière porte en latin le nom de ses deux premiers mots, Ave Maria, exactement comme le Notre Père s'appelle Pater noster. Le diocèse de Paris en publie le texte latin complet, avec ses accents toniques, et le crédite à vatican.va.
Ave, María,
grátia plena,
Dóminus tecum.
Benedícta tu in muliéribus,
et benedíctus fructus ventris tui, Iesus.
Sancta María,
Mater Dei,
ora pro nobis peccatóribus,
nunc et in hora mortis nostræ.
Amen.
Le latin fait apparaître la charnière encore mieux que le français : Iesus ferme la première partie, Sancta María ouvre la seconde.
Où trouver ce texte à imprimer
Beaucoup de gens cherchent un PDF, pour un enfant qui prépare sa communion ou pour le glisser dans un missel. Les deux pages que nous citons ici publient le texte gratuitement, et l'Église catholique en France met aussi en ligne un livret « Le Rosaire » au format PDF, qui donne l'ordre des prières du chapelet en plus des textes. Inutile de payer quoi que ce soit : ce sont des textes de l'Église, ils sont libres d'accès.
La première moitié vient de l'Évangile, presque mot pour mot
C'est le point que la plupart des pages escamotent, et c'est pourtant celui qui explique la prière. Les quatre premières lignes ne sont pas une composition : elles sont tirées de deux salutations consécutives du premier chapitre de saint Luc. Le Catéchisme le dit en toutes lettres au numéro 2676 : « La salutation de l'Ange Gabriel ouvre la prière de l'Ave », puis « Après la salutation de l'ange, nous faisons nôtre celle d'Elisabeth ».
La salutation de l'ange Gabriel, Luc 1, 28
C'est la scène de l'Annonciation. L'ange entre chez une jeune fille de Nazareth et lui adresse une parole qui la bouleverse. Voici le verset tel que le sert la traduction officielle liturgique de la Bible : « L'ange entra chez elle et dit : Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » Le verset suivant précise l'effet produit : « À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. »
Le Catéchisme commente cette ligne au numéro 2676 et en donne la clef : « Marie est pleine de grâce parce que le Seigneur est avec elle. La grâce dont elle est comblée, c'est la présence de Celui qui est la source de toute grâce. » Les deux membres de la phrase ne sont pas deux compliments l'un après l'autre, ils se répondent.
La salutation d'Élisabeth, Luc 1, 42
Quelques versets plus loin, Marie se rend chez sa cousine Élisabeth, enceinte elle aussi. Le texte liturgique sert ceci : Élisabeth « s'écria d'une voix forte : Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni ». C'est la deuxième moitié de la salutation, et elle n'est pas prononcée par un ange mais par une femme de la famille, que le verset précédent dit « remplie d'Esprit Saint ».
Le Catéchisme relève au numéro 2676 qu'Élisabeth « est la première dans la longue suite des générations qui déclarent Marie bienheureuse ». Quand vous dites cette ligne, vous ne faites donc pas une prière d'invention tardive : vous reprenez la première parole d'admiration adressée à Marie dans l'Évangile.
Les quatre écarts entre la prière et le texte biblique
On lit partout que cette première moitié est « mot pour mot » celle de l'Évangile. Ce n'est pas tout à fait vrai, et il vaut mieux le savoir que de l'apprendre par un lecteur plus attentif. Voici, ligne par ligne, ce que dit la prière et ce que sert la traduction liturgique de la Bible.
| Ce que dit la prière | Ce que sert la traduction liturgique | L'écart |
|---|---|---|
| Je vous salue Marie | Je te salue, Comblée-de-grâce (Lc 1, 28) | Le vouvoiement, et le nom de Marie. L'ange ne la nomme qu'au verset 30, « Sois sans crainte, Marie ». |
| pleine de grâce | Comblée-de-grâce | Deux rendus français de la même salutation. Le Catéchisme servi par vatican.va écrit lui aussi « Pleine de grâce ». |
| Le Seigneur est avec vous | le Seigneur est avec toi | Le vouvoiement, encore. Le verset tutoie d'un bout à l'autre. |
| Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni | et le fruit de tes entrailles est béni (Lc 1, 42) | Le nom de Jésus. Il est absent du verset : c'est la prière qui le nomme. |
| Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous... | rien | Aucun de ces mots ne figure dans le chapitre 1 de Luc. |
Ce dernier point se vérifie, il ne se croit pas. Nous avons compté sur la page servie par l'AELF : « Sainte Marie », « Mère de Dieu », « pécheur », « heure de notre mort » et « priez pour nous » y apparaissent zéro fois. La seule occurrence de « Comblée-de-grâce » est celle du verset 28.
Le nom de Jésus fait la charnière
L'ajout du nom de Jésus au milieu de la prière n'est pas un ornement. Jean-Paul II lui consacre un passage de sa lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae du 16 octobre 2002, au numéro 33 : « Le centre de gravité de l'Ave Maria, qui est presque comme une charnière entre la première et la seconde partie, est le nom de Jésus. » Autrement dit, une prière qu'on croit adressée à Marie a en son milieu exact le nom de son Fils, et le même texte précise que c'est l'accent mis sur ce nom qui distingue une récitation féconde d'une récitation machinale.
La seconde moitié est la prière de l'Église
Ce que ces mots demandent
« Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. » Quatre lignes, et un changement complet de registre : on cesse de saluer, on demande. Le Catéchisme de l'Église catholique parle au numéro 2676 d'un « double mouvement de la prière à Marie », l'un qui magnifie, l'autre qui confie. La structure de la prière n'est donc pas un accident de l'histoire : elle est la forme même que l'Église donne à sa prière mariale.
Le numéro 2677 commente la demande mot par mot. Il souligne deux choses qui valent d'être entendues. D'abord ce que l'on reconnaît de soi en la disant : « En demandant à Marie de prier pour nous, nous nous reconnaissons pauvres pécheurs. » Ensuite l'étendue de la demande, qui couvre le présent et la fin : on confie « maintenant », dans l'aujourd'hui de la vie, et « l'heure de notre mort ». C'est une prière qu'on peut dire à vingt ans comme à quatre-vingts, et elle ne demande pas la même chose.
Sur ce que l'Église entend exactement par « priez pour nous », et sur la différence entre prier Marie et l'adorer, nous l'avons traité à part dans notre article sur la prière aux saints et à Marie. Cette page-ci porte le texte, pas le débat.
« Mère de Dieu », un titre de concile
Le titre qui ouvre la seconde moitié n'est pas une formule de dévotion. Il vient d'un concile : l'Église catholique en France rappelle que Marie « est appelée, depuis le concile d'Éphèse (431), Mère de Dieu ». Quand vous dites cette ligne, vous reprenez donc une décision doctrinale du Ve siècle, et c'est elle qui donne son poids à la demande qui suit.
C'est aussi ce qui explique pourquoi cette moitié n'est pas dans l'Évangile et ne pouvait pas y être : elle énonce une foi que l'Église a mis des siècles à formuler. La première moitié est un récit, la seconde est une profession.
Ancienne version, nouvelle version : ce qui a changé, et ce qui n'a pas changé
C'est une des questions les plus tapées sur cette prière, et la réponse est plus simple qu'elle n'en a l'air. La réforme de traduction dont tout le monde se souvient porte sur le Notre Père, pas sur le Je vous salue Marie. L'Église catholique en France le date précisément : « Le 3 décembre 2017, le premier dimanche de l'Avent, une nouvelle traduction du Notre-Père est entrée en vigueur dans toute forme de liturgie. » On ne dit plus « Ne nous soumets pas à la tentation » mais « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».
Si vous avez le souvenir d'un Je vous salue Marie différent, il y a deux explications probables, et aucune des deux n'est une réforme.
La première est le tutoiement. Le Catéchisme servi par vatican.va cite la prière en tutoyant : « Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi » au numéro 2676, « Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous » au numéro 2677. Le texte publié par l'Église catholique en France, lui, vouvoie. Les deux sont des textes d'Église, servis aujourd'hui, et ils ne se contredisent pas : l'un commente, l'autre est la formule récitée en France.
La seconde est la ponctuation, qui bouge d'un livret à l'autre. Selon l'édition, vous lirez « Je vous salue Marie » ou « Je vous salue, Marie », « Priez pour nous pauvres pécheurs » ou « Priez pour nous, pauvres pécheurs », « Amen » ou « Amen. ». Ce sont des variantes d'impression, pas des versions de la prière, et elles ne changent pas un mot.
La place du Je vous salue Marie dans le chapelet et dans l'Angélus
Le diocèse de Paris le résume d'une phrase : cette prière « occupe une place importante dans la prière du Chapelet et de l'Angélus ». C'est la prière la plus répétée du catholicisme latin, et pour une raison mécanique : elle est l'unité de compte du chapelet.
Dix fois par dizaine, cinquante fois par chapelet
Une dizaine de chapelet, c'est un Notre Père sur le gros grain, puis dix Je vous salue Marie sur les dix petits grains, pendant qu'on médite un mystère, et un Gloire au Père pour refermer. Cinq dizaines font un chapelet, donc cinquante Je vous salue Marie. Les grains ne sont pas là pour la décoration : ils comptent à votre place pendant que votre attention est ailleurs.
Le déroulé complet, grain par grain, avec les mystères à méditer selon le jour, est dans notre guide comment prier le chapelet. Nous ne le refaisons pas ici. Et si c'est l'origine de cette forme en dizaines qui vous intéresse, elle est racontée dans notre article sur l'histoire du Rosaire.
Les trois Je vous salue Marie du début
Avant la première dizaine, l'usage français fait dire trois Je vous salue Marie sur les trois grains isolés qui suivent la croix. Une association traditionnelle y attache les trois vertus de foi, d'espérance et de charité, et c'est ainsi qu'on l'apprend le plus souvent en paroisse. Honnêtement : nous n'avons trouvé aucun texte officiel qui fixe cette lecture, et nous ne la présenterons donc pas comme une règle. C'est un usage reçu, qui a sa valeur comme tel.
Trois fois à l'Angélus
L'Angélus est l'autre grand usage de cette prière : trois fois par jour, le matin, à midi et le soir, on fait mémoire de l'Annonciation, et le Je vous salue Marie s'y dit trois fois, après chacun des trois versets. C'est pour cela que les cloches sonnaient à ces heures-là : elles n'annonçaient pas l'heure, elles appelaient à cette prière. Sur les différents registres de la prière chrétienne, de la louange à l'intercession, voyez notre article sur les différentes formes de prière.
Notre Père et Je vous salue Marie, les deux prières qu'on apprend ensemble
On les cherche presque toujours ensemble, et c'est logique : ce sont les deux prières que tout catholique sait par cœur, et elles alternent dans le chapelet. Elles n'ont pourtant pas le même statut, et la différence mérite d'être connue.
Le Notre Père est la seule prière que Jésus a enseignée lui-même, à des disciples qui lui demandaient comment prier. Le Je vous salue Marie, lui, est une prière de l'Église bâtie sur deux versets de l'Évangile. L'une vient du Christ, l'autre vient de l'Église qui lit l'Évangile. Aucune des deux n'est « plus puissante » que l'autre : une prière n'est pas une formule dont l'effet dépendrait des bons mots dans le bon ordre.
Si vous accompagnez un enfant, l'ordre d'apprentissage habituel est simple : le signe de croix, le Notre Père, puis le Je vous salue Marie. La liste complète des prières que tout catholique apprend, et la mise au point sur les fausses listes de sept, sont dans notre article sur les prières catholiques essentielles.
Les autres grandes prières à Marie
Le Je vous salue Marie n'est pas seul, et beaucoup de gens cherchent « les plus belles prières à Marie » sans savoir lesquelles existent vraiment. Trois autres sont pratiquées partout dans l'Église latine, et l'une d'elles est, comme l'Ave, directement biblique.
- Le Magnificat : c'est le cantique de Marie elle-même, dans le même chapitre de Luc, aux versets 46 à 55. Il commence par « Mon âme exalte le Seigneur » et il contient la phrase que Jean-Paul II citait à propos du chapelet : « désormais tous les âges me diront bienheureuse ». L'Église le chante chaque soir aux vêpres.
- Le Salve Regina : la plus célèbre des antiennes mariales, chantée à la fin de la journée dans beaucoup de communautés.
- L'Angélus : moins un texte qu'un rendez-vous, trois fois par jour, autour de l'Annonciation.
Il existe aussi des prières mariales liées à une apparition précise. La plus répandue en France est l'invocation de la Médaille Miraculeuse, « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous », gravée sur le pourtour de la médaille reçue rue du Bac en 1830. Son histoire est dans notre article sur la Médaille Miraculeuse.
Questions fréquentes
Quelle est la prière de "je vous salue, Marie" ?
La voici en entier, dans le texte publié par l'Église catholique en France : « Je vous salue Marie, pleine de grâce ; Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous pauvres pécheurs, Maintenant et à l'heure de notre mort. Amen » En latin, elle commence par « Ave, María, grátia plena », d'où son autre nom, l'Ave Maria.
Pourquoi réciter les 3 "je vous salue Marie" ?
Parce que l'usage français du chapelet fait dire trois Je vous salue Marie sur les trois grains isolés du début, avant d'entrer dans la première dizaine. Une association traditionnelle y voit les trois vertus de foi, d'espérance et de charité. Nous n'avons trouvé aucun texte officiel qui l'établisse : c'est un usage reçu, pas une règle. L'ordre complet de l'ouverture est détaillé dans notre guide sur comment prier le chapelet.
Quelles sont les 3 prières chrétiennes ?
Il n'existe aucune liste de trois arrêtée par l'Église, pas plus que de liste de sept. Quand on réduit à trois, on garde en général le signe de croix, le Notre Père et le Je vous salue Marie, qui sont les trois premières qu'on apprend. Mais c'est un choix pédagogique, pas une norme : ce que l'Église a, ce sont les prières communes, dont nous donnons la liste réelle dans notre article sur les prières catholiques essentielles.
Quelles sont les paroles de salut à Marie ?
Ce sont les quatre premières lignes de la prière, et elles viennent de l'Évangile. L'ange Gabriel dit à l'Annonciation, selon la traduction liturgique : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi » (Luc 1, 28). Puis Élisabeth, à la Visitation : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni » (Luc 1, 42). La prière les met au vouvoiement et y ajoute les noms de Marie et de Jésus.
Y a-t-il une nouvelle version du Je vous salue Marie ?
Non, et la confusion est facile à expliquer : la nouvelle traduction entrée en vigueur le 3 décembre 2017 est celle du Notre Père, pas celle du Je vous salue Marie. Si vous avez le souvenir d'une formulation différente, il s'agit soit du tutoiement, que le Catéchisme emploie en commentant la prière, soit de variantes de ponctuation d'un livret à l'autre. Les mots, eux, ne changent pas.
Combien de fois dit-on le Je vous salue Marie dans un chapelet ?
Cinquante fois dans les cinq dizaines, dix par dizaine. Si vous suivez l'usage français qui ajoute trois Je vous salue Marie à l'ouverture, cela fait cinquante-trois. C'est la prière la plus répétée du catholicisme latin, et c'est précisément ce que les grains servent à compter.
Apprenez le texte, et gardez de quoi le tenir
Vous avez maintenant le texte exact dans les deux langues, les deux versets de Luc dont vient sa première moitié, les quatre endroits où la prière s'écarte du texte biblique, et de quoi répondre à la question de la « nouvelle version » quand on vous la posera. C'est tout ce que nous avions promis en ouverture, et chaque point est vérifiable sur les sources citées en bas de page.
Un mot pour finir, en toute franchise : nous ne vendons pas de chapelets. Cette gamme est passée à Laudaris, c'est là qu'il faut aller si vous cherchez l'objet pour compter les cinquante grains. Ce que nous proposons, ce sont les bijoux qui portent celle à qui cette prière s'adresse : découvrez nos bijoux Vierge Marie, dont le collier Médaille Miraculeuse qui porte l'invocation de la rue du Bac. Pour les patronages de saints, voyez nos médailles de saints, et pour le signe le plus simple, nos colliers croix en acier inoxydable qui ne noircit pas. Tous livrés en écrin.
Sources
- Église catholique en France, « Je vous salue Marie » : le texte officiel français de la prière, reproduit ici caractère pour caractère, dont l'« Amen » final sans point. La même page sert la phrase « Elle est appelée, depuis le concile d'Éphèse (431), Mère de Dieu ».
- AELF, évangile selon saint Luc, chapitre 1, traduction officielle liturgique de la Bible : la salutation de l'ange au verset 28 (« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi »), celle d'Élisabeth au verset 42 (« Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni »), le nom de Marie prononcé par l'ange au verset 30, et le Magnificat aux versets 46 à 55.
- Catéchisme de l'Église catholique, nn. 2673 à 2679 : le « double mouvement » de la prière mariale et le commentaire de l'Ave Maria ligne par ligne (n. 2676 pour la salutation de l'ange et celle d'Élisabeth, n. 2677 pour « Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous »). C'est aussi la page qui cite la prière au tutoiement et rend le verset 28 par « Pleine de grâce ».
- Diocèse de Paris, « Je vous salue Marie » : le texte latin complet de l'Ave Maria avec ses accents toniques, crédité à vatican.va, et la phrase sur la place de la prière « dans la prière du Chapelet et de l'Angélus ».
- Église catholique en France, « Notre Père » : la date du 3 décembre 2017 et le passage de « Ne nous soumets pas à la tentation » à « Ne nous laisse pas entrer en tentation ». C'est la réforme de traduction que l'on confond avec une nouvelle version du Je vous salue Marie.
- Cités en clair, par respect du plafond de cinq sources liées : Jean-Paul II, Rosarium Virginis Mariae, 16 octobre 2002, n. 33, pour la charnière du nom de Jésus ; et le livret « Le Rosaire » publié en PDF par l'Église catholique en France, pour le texte à imprimer.
Nos sources
- Église catholique en France, « Je vous salue Marie » : le texte officiel français de la prière, en huit lignes, et l'« Amen » final sans point (nouvelle fenêtre) Église officielle, Conférence des évêques de France
- AELF, évangile selon saint Luc, chapitre 1 (traduction officielle liturgique de la Bible) : les versets 28 et 42, et le Magnificat aux versets 46 à 55 (nouvelle fenêtre) Écriture sainte, traduction liturgique
- Catéchisme de l'Église catholique, nn. 2673 à 2679, « En communion avec la Sainte Mère de Dieu » : le « double mouvement » de la prière à Marie, et le commentaire de l'Ave Maria ligne par ligne (nouvelle fenêtre) Magistère
- Diocèse de Paris, « Je vous salue Marie » : le texte français et le texte latin de l'Ave Maria, et la place de la prière dans le chapelet et dans l'Angélus (nouvelle fenêtre) Église officielle, diocèse
- Église catholique en France, « Notre Père » : la date d'entrée en vigueur de la nouvelle traduction, le 3 décembre 2017, et le texte en vigueur (nouvelle fenêtre) Église officielle, Conférence des évêques de France
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