Le Credo : le texte des deux symboles, en entier
Sommaire
Vous cherchez le texte du Credo, en entier, et vous tombez sur deux textes différents sans savoir lequel est le bon ? Vous avez entendu à la messe un mot que vous ne connaissiez pas et vous vous demandez si la prière a changé ? Vous voulez savoir lequel des deux se récite le dimanche, lequel se dit sur la croix du chapelet, et ce que veut dire ce mot latin de « Credo » ?
Deux textes portent le nom de Credo, et les deux sont justes : le Symbole des Apôtres, le plus court et le plus récité, et le Symbole de Nicée-Constantinople, celui que l'on dit ou que l'on chante à la messe du dimanche. Vous trouverez ici les deux en entier, en français et en latin, d'après les textes que publient le diocèse de Paris et le Compendium du Catéchisme sur vatican.va. Et vous saurez exactement ce que la nouvelle traduction de 2021 a changé, parce que nous avons comparé les deux versions mot par mot plutôt que de le recopier d'ailleurs.
En bref
- Il y a deux Credo, et le mot « Credo » les désigne tous les deux. Le Symbole des Apôtres compte 112 mots, le Symbole de Nicée-Constantinople en compte 225. Les deux sont donnés en entier ci-dessous.
- Le Symbole des Apôtres est l'ancien symbole baptismal de l'Église de Rome, et le Catéchisme le présente comme le résumé fidèle de la foi des apôtres (n. 194). C'est celui du chapelet.
- Le Symbole de Nicée-Constantinople vient des conciles de 325 et de 381, et c'est celui de la messe du dimanche. Le Catéchisme note qu'il demeure commun, aujourd'hui encore, aux grandes Églises d'Orient et d'Occident (n. 195).
- La nouvelle traduction du Missel romain, en usage depuis le 28 novembre 2021, n'a touché qu'un seul endroit du Credo. « Engendré, non pas créé, de même nature que le Père » est devenu « Engendré, non pas créé, consubstantiel au Père ». Six mots remplacés par trois, sur 228.
- Le Symbole des Apôtres, lui, n'a pas bougé d'un mot. Si vous le connaissez par cœur depuis l'enfance, vous le connaissez toujours.
Le Credo, le texte intégral des deux symboles
Commençons par ce que vous êtes venu chercher. Les deux textes qui suivent sont reproduits tels que les publie le diocèse de Paris, ponctuation comprise, dans leur état actuel, c'est-à-dire celui du Missel romain entré en usage en 2021.
Le Symbole des Apôtres, celui qu'on récite le plus
C'est le plus court des deux, et de loin le plus connu. On l'appelle « Symbole des Apôtres », explique le Catéchisme de l'Église catholique au numéro 194, « parce qu'il est considéré à juste titre comme le résumé fidèle de la foi des apôtres ». Le même numéro précise qu'il est l'ancien symbole baptismal de l'Église de Rome, et que c'est de là que lui vient son autorité.
Je crois en Dieu,
le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre ;
et en Jésus-Christ,
son Fils unique, notre Seigneur,
qui a été conçu du Saint-Esprit,
est né de la Vierge Marie,
a souffert sous Ponce Pilate,
a été crucifié,
est mort et a été enseveli,
est descendu aux enfers,
le troisième jour est ressuscité des morts,
est monté aux cieux,
est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant,
d'où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l'Esprit-Saint,
à la sainte Eglise catholique,
à la communion des saints,
à la rémission des péchés,
à la résurrection de la chair,
à la vie éternelle.
Amen.
C'est ce texte que l'on apprend aux enfants, celui que l'on professe au baptême, et celui que l'on dit sur la croix d'un chapelet. Il tient en 112 mots.
Le Symbole de Nicée-Constantinople, celui du dimanche
Celui-là est plus long, plus technique, et vous le reconnaîtrez à son ouverture : il ne dit pas « Je crois en Dieu » mais « Je crois en un seul Dieu ». Le Catéchisme explique au numéro 195 d'où lui vient son poids : il est issu des deux premiers conciles œcuméniques, Nicée en 325 et Constantinople en 381, et il demeure commun, aujourd'hui encore, à toutes les grandes Églises de l'Orient et de l'Occident.
Je crois en un seul Dieu,
le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre,
de l'univers visible et invisible.
Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,
lumière née de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu,
Engendré, non pas créé,
consubstantiel au Père,
et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut,
il descendit du ciel ;
Par l'Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie,
et s'est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures,
et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire,
pour juger les vivants et les morts ;
et son règne n'aura pas de fin.
Je crois en l'Esprit Saint,
qui est Seigneur et qui donne la vie ;
il procède du Père et du Fils ;
avec le Père et le Fils,
il reçoit même adoration et même gloire ;
il a parlé par les prophètes.
Je crois en l'Église, une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés.
J'attends la résurrection des morts,
et la vie du monde à venir. Amen.
Il tient en 225 mots, soit le double du précédent à un mot près. La différence de longueur n'est pas un hasard : ce symbole développe longuement la divinité du Fils et celle de l'Esprit Saint, parce que ce sont précisément les deux points qui étaient discutés aux conciles dont il sort. Ce que chacun de ces articles engage est détaillé dans notre guide des fondements de la foi catholique, et sa troisième partie, celle qui commence à « Je crois en l'Esprit Saint », est reprise dans notre article sur le rôle de l'Esprit Saint.
Credo en français : pourquoi la ponctuation change d'une source à l'autre
Si vous comparez deux pages d'Église, vous verrez de petites variations, et elles inquiètent souvent. Nous avons comparé le texte du diocèse de Paris et celui du Compendium du Catéchisme publié sur vatican.va : sur le Symbole des Apôtres, 7 écarts, tous de typographie, et aucun mot de différence. Les 112 mots sont identiques, dans le même ordre.
Ces sept écarts portent sur le trait d'union de « tout-puissant », la majuscule de « créateur », le point ou le point-virgule après « ciel et de la terre », le trait d'union de « Jésus-Christ », celui de « l'Esprit-Saint » et l'accent de « Église ». Aucune de ces différences ne change un mot ni un sens. Si vous cherchiez la version officielle au caractère près, sachez simplement qu'il n'y en a pas une seule : les sources d'Église s'accordent sur les mots et se permettent la typographie.
Les deux textes en latin
Les deux symboles portent en latin le nom de leurs premiers mots, exactement comme le Je vous salue Marie s'appelle Ave Maria. Le Compendium du Catéchisme de l'Église catholique les publie tous les deux en latin, avec leurs accents toniques, sur la même page que les textes français.
Symbolum Apostolicum
Credo in Deum Patrem omnipoténtem, Creatórem cæli et terræ, et in Iesum Christum, Fílium Eius únicum, Dóminum nostrum, qui concéptus est de Spíritu Sancto, natus ex María Vírgine, passus sub Póntio Piláto, crucifíxus, mórtuus, et sepúltus, descéndit ad ínferos, tértia die resurréxit a mórtuis, ascéndit ad cælos, sedet ad déxteram Dei Patris omnipoténtis, inde ventúrus est iudicáre vivos et mórtuos. Et in Spíritum Sanctum, sanctam Ecclésiam cathólicam, sanctórum communiónem, remissiónem peccatórum, carnis resurrectiónem, vitam ætérnam. Amen.
Symbolum Nicænum Constantinopolitanum
Credo in unum Deum, Patrem omnipoténtem, Factórem cæli et terræ, visibílium ómnium et invisibílium. Et in unum Dóminum Iesum Christum, Fílium Dei unigénitum et ex Patre natum ante ómnia sæcula : Deum de Deo, Lumen de Lúmine, Deum verum de Deo vero, génitum, non factum, consubstantiálem Patri : per quem ómnia facta sunt ; qui propter nos hómines et propter nostram salútem, descéndit de cælis, et incarnátus est de Spíritu Sancto ex María Vírgine et homo factus est, crucifíxus étiam pro nobis sub Póntio Piláto, passus et sepúltus est, et resurréxit tértia die secúndum Scriptúras, et ascéndit in cælum, sedet ad déxteram Patris, et íterum ventúrus est cum glória, iudicáre vivos et mórtuos, cuius regni non erit finis. Credo in Spíritum Sanctum, Dóminum et vivificántem, qui ex Patre Filióque procédit, qui cum Patre et Fílio simul adorátur et conglorificátur, qui locútus est per prophétas. Et unam sanctam cathólicam et apostólicam Ecclésiam. Confíteor unum Baptísma in remissiónem peccatórum. Et exspécto resurrectiónem mortuórum, et vitam ventúri sǽculi. Amen.
Retenez les deux mots que nous avons mis en gras, consubstantiálem Patri : toute la suite de cet article tourne autour d'eux.
Credo en français PDF : où trouver le texte à imprimer
Beaucoup de gens cherchent un PDF, pour un enfant qui prépare sa profession de foi ou pour le glisser dans un missel. Il n'y a rien à acheter : les deux pages que nous citons ici publient les textes gratuitement, et celle du Compendium a l'avantage de réunir les quatre versions, français et latin, sur une seule page qui s'imprime d'un bloc. Vous y gagnerez le latin par-dessus le marché. Un détail à connaître avant d'imprimer : le Compendium est un document de 2005, et sa version française du Symbole de Nicée-Constantinople est donc celle d'avant 2021. Pour le texte en usage aujourd'hui, imprimez la page du diocèse de Paris.
Je crois en Dieu, nouvelle version : ce que 2021 a changé
C'est le point qui amène le plus de monde ici, et la plupart des pages se contentent de dire que « quelques formules ont changé ». Nous avons préféré compter.
Un seul endroit du texte a bougé, et nous l'avons compté
La page du Compendium sur vatican.va est un document de 2005 : elle sert donc, en français, le texte d'avant la réforme. La page du diocèse de Paris sert le texte d'aujourd'hui. En comparant les deux mot par mot, on trouve 11 écarts sur le Symbole de Nicée-Constantinople, dont 10 sont de la ponctuation ou des majuscules, et un seul concerne les mots.
Ce seul écart, le voici :
| Avant le 28 novembre 2021 | Depuis le 28 novembre 2021 |
|---|---|
| Engendré, non pas créé, de même nature que le Père, |
Engendré, non pas créé, consubstantiel au Père, |
| 228 mots au total | 225 mots au total |
Six mots remplacés par trois. Tout le reste du Credo est identique. Et ce n'est pas notre seule lecture : la page du diocèse de Paris annonce « La modification apparait en gras », puis ne met en gras qu'un seul mot dans tout le texte, « consubstantiel ». De son côté, l'atelier de formation publié par le Service national de la pastorale liturgique en mars 2021 consacre au Credo une rubrique entière, intitulée « Le consubstantialem Patri dans le Symbole de Nicée-Constantinople », et il n'en signale pas d'autre.
Pourquoi « consubstantiel » et pas « de même nature »
Ce document de mars 2021 donne la nouvelle formule puis, entre crochets, l'ancienne : « traduction actuelle : non pas créé, de même nature que le Père ». Le titre de sa rubrique donne la raison, en latin. Le texte latin, lui, n'a pas changé : il dit consubstantiálem Patri, et c'est encore ce que sert la page latine du Compendium. Ce n'est donc pas la foi qui a bougé, c'est la traduction française qui s'est rapprochée de son original.
La différence de sens est réelle, et elle est fine. « De même nature » dit une ressemblance de nature, deux êtres de la même espèce. « Consubstantiel » dit une seule et même substance, ce qui est plus fort et plus précis : le Fils n'est pas un second Dieu semblable au Père, il est le même Dieu. C'était exactement la question tranchée à Nicée en 325, et c'est pourquoi le mot a été remis. Le Compendium l'employait d'ailleurs déjà ailleurs, puisqu'il cite le concile de Chalcédoine confessant le Christ « consubstantiel au Père selon la divinité, consubstantiel à nous selon l'humanité ».
Le Symbole des Apôtres n'a pas bougé d'un mot
C'est la bonne nouvelle pour tous ceux qui l'ont appris par cœur. Le texte que publie le diocèse de Paris aujourd'hui et celui que publie un document romain de 2005 comptent les mêmes 112 mots, dans le même ordre, avec sept différences de typographie et zéro différence de mots. Nous l'avons vérifié ligne par ligne, et aucune des deux pages ne signale de changement sur ce texte. Si vous dites le Credo du chapelet comme votre grand-mère le disait, vous le dites bien.
Les deux dates à retenir : 28 novembre 2021 et 10 avril 2022
On confond souvent ces deux dates, et la page du Missel romain du Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle les donne toutes les deux en une phrase : « Entrée en vigueur le 28 novembre 2021, premier dimanche de l'Avent, la nouvelle traduction du Missel romain est devenue obligatoire le 10 avril 2022. »
Autrement dit, il y a eu quatre mois et demi pendant lesquels les deux traductions pouvaient s'entendre, le temps que les paroisses reçoivent les livres et que les assemblées s'habituent. C'est ce qui explique que des fidèles aient entendu « consubstantiel » dès l'Avent 2021 et d'autres seulement au printemps suivant. Attention aussi à ne pas mélanger avec une autre réforme : le changement du Notre Père, « ne nous laisse pas entrer en tentation », date du 3 décembre 2017 et ne concerne pas le Credo. Les deux sont souvent citées ensemble, ce sont deux textes et deux dates différentes, comme nous l'expliquons dans notre article sur le Je vous salue Marie, qui n'a pour sa part jamais été retouché.
Credo signification : ce que veut dire le mot
« Credo » veut dire « je crois »
Le mot n'est pas un titre, c'est le premier mot du texte. Le diocèse de Paris l'écrit en une phrase : on appelle ces textes « Credo » « en raison de ce qui en est normalement la première parole : "Je crois" ». C'est le même procédé que pour le Pater noster ou l'Ave Maria : on nomme la prière par son ouverture latine. Dire « je récite le Credo » revient donc, littéralement, à dire « je récite le je crois ».
« Symbole » ne veut pas dire ce que vous croyez
Les deux textes s'appellent aussi des « symboles de la foi », et le mot égare tout le monde, parce qu'il ne désigne pas ici une image ni une métaphore. Le Catéchisme explique au numéro 188 que le grec symbolon désignait d'abord la moitié d'un objet brisé que l'on présentait comme signe de reconnaissance : on rapprochait les deux morceaux pour vérifier l'identité du porteur. Le symbole de la foi est donc un signe de reconnaissance entre croyants. Le même numéro ajoute le second sens du mot, recueil ou sommaire, qui en fait le résumé des principales vérités de la foi.
Le numéro 189 ajoute une précision qui éclaire tout le reste : la première profession de foi se fait au baptême, et le symbole de la foi est d'abord un symbole baptismal. C'est pour cela qu'il est bâti en trois parties, le Père, le Fils, l'Esprit, sur le modèle de la formule du baptême.
Les douze articles du Credo
Voici un détail que presque aucune page ne donne, et qui est pourtant dans le Catéchisme. Au numéro 191, après avoir expliqué qu'on appelle « articles » les vérités à croire, par analogie avec les articulations du corps, le texte note ceci : « Selon une antique tradition, attestée déjà par S. Ambroise, on a aussi coutume de compter douze articles du Credo, symbolisant par le nombre des apôtres l'ensemble de la foi apostolique. »
Douze articles pour douze apôtres. Ce n'est pas un découpage officiel gravé dans le marbre, le Catéchisme dit bien « on a coutume », mais c'est une vieille manière de lire le texte qui aide à le retenir. Si vous cherchez une façon d'apprendre le Credo par cœur, découper le Symbole des Apôtres en douze morceaux est probablement la meilleure, et la plus ancienne.
Quand réciter le Credo, et lequel des deux
À la messe du dimanche
C'est le Symbole de Nicée-Constantinople qui est le Credo de la messe dominicale, dit ou chanté après l'homélie. Si vous entendez « Je crois en un seul Dieu » et un long passage sur le Fils engendré et non créé, vous êtes dans le texte de Nicée. C'est aussi celui qui a changé en 2021, ce qui explique que le changement se soit entendu d'un coup dans toutes les assemblées. Le Credo prend place au milieu de la messe, après les lectures et avant la liturgie eucharistique, et il tient ce rôle de charnière : on écoute la Parole, on dit sa foi, puis on célèbre.
Au baptême et à la confirmation
C'est l'usage le plus ancien des deux textes, et le Catéchisme le rappelle au numéro 189 : le symbole de la foi est d'abord le symbole baptismal. Au baptême comme à la confirmation, on ne récite pas seulement le texte, on répond à des questions, article après article, et c'est de ce dialogue que le Credo est né. Le Symbole des Apôtres, l'ancien symbole baptismal de l'Église de Rome, est celui qui porte cette origine dans son nom même. Les deux sacrements et la place qu'y tient la profession de foi sont détaillés dans notre guide des 7 sacrements de l'Église catholique.
Sur la croix du chapelet
Beaucoup l'ignorent ou l'escamotent. Le chapelet ne commence pas sur le premier grain, il commence sur la croix, et c'est là que se dit le Credo, juste après le signe de croix et avant le premier Notre Père. C'est le Symbole des Apôtres, le plus court, qui est employé là, et sa place n'est pas décorative : on énonce ce que l'on croit avant de se mettre à prier. Le déroulé complet, grain par grain, est dans notre guide comment prier le chapelet, et notre boutique sœur Laudaris, spécialisée dans le chapelet, lui consacre un article entier du point de vue des grains.
Si vous voulez situer le Credo parmi les autres prières que tout catholique apprend, nous avons dressé la liste réelle, sans chiffre inventé, dans les prières catholiques essentielles. Vous y verrez que le Credo n'est pas une demande mais une déclaration, ce qui le distingue de toutes les autres.
Le Credo catholique et les autres Églises
Le Catéchisme fait au numéro 195 une remarque que l'on oublie souvent : le Symbole de Nicée-Constantinople « demeure commun, aujourd'hui encore, à toutes les grandes Églises de l'Orient et de l'Occident ». Ce n'est donc pas un texte catholique au sens exclusif, c'est le texte que récitent aussi les orthodoxes, les anglicans et une grande partie des protestants. Les différences portent ailleurs, et notamment sur une incise que le latin porte et que le grec ne porte pas. Ce que recouvrent ces écarts est traité dans notre comparaison des différences entre l'Église anglicane et catholique.
Questions fréquentes
Quelle est la prière de Credo ?
C'est la profession de foi chrétienne, et il en existe deux formes en usage. Le Symbole des Apôtres, 112 mots, qui commence par « Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ». Et le Symbole de Nicée-Constantinople, 225 mots, qui commence par « Je crois en un seul Dieu ». Les deux sont donnés en entier plus haut dans cette page. Contrairement au Notre Père ou au Je vous salue Marie, le Credo ne demande rien : il énonce.
Quel est le Credo complet ?
Tout dépend de ce que vous appelez complet. Si vous cherchez le plus long des deux, c'est le Symbole de Nicée-Constantinople, celui de la messe du dimanche, qui développe en 225 mots la divinité du Fils et celle de l'Esprit Saint. Si vous cherchez simplement le texte entier de celui que vous connaissez, c'est probablement le Symbole des Apôtres, en 112 mots. Les deux figurent intégralement dans cet article, en français et en latin, et aucun des deux n'est une version abrégée de l'autre : ce sont deux textes distincts de la même foi.
Quand réciter le Credo ?
Trois moments principaux. À la messe du dimanche et des fêtes, après l'homélie, dans sa version de Nicée-Constantinople. Au baptême et à la confirmation, où il est la profession de foi du sacrement. Et au début du chapelet, sur la croix, avant le premier grain, dans sa version des Apôtres. Rien n'interdit de le dire seul, le matin ou le soir, comme prière de confiance : c'est d'ailleurs ainsi qu'il est proposé dans beaucoup de prières du soir.
Quels sont les deux Credo ?
Le Symbole des Apôtres et le Symbole de Nicée-Constantinople. Le premier est l'ancien symbole baptismal de l'Église de Rome, et le Catéchisme le présente comme le résumé fidèle de la foi des apôtres (n. 194). Le second est issu des conciles de Nicée en 325 et de Constantinople en 381, il est plus long et plus technique, et il demeure commun aux grandes Églises d'Orient et d'Occident (n. 195). Les deux disent la même foi, le second la formule de façon plus précise parce qu'il répondait à des contestations datées.
Le Credo est-il écrit dans la Bible ?
Non, pas sous cette forme. Le Compendium du Catéchisme définit les symboles de la foi comme des énoncés par lesquels l'Église, depuis ses origines, a exprimé et transmis sa foi dans un langage commun à tous les fidèles. Ce sont donc des textes de l'Église, bâtis avec des mots de l'Écriture mais composés par elle. Leur armature, en revanche, vient directement de l'Évangile : c'est parce que le baptême est donné « au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit », selon Matthieu 28, 19, que le Credo est articulé en trois parties.
Quelle version faut-il réciter aujourd'hui ?
Celle du Missel romain entré en vigueur le 28 novembre 2021 et devenu obligatoire le 10 avril 2022, donc « consubstantiel au Père ». Si vous dites encore « de même nature que le Père », vous ne dites rien de faux sur le fond, mais ce n'est plus la formule en usage, et vous entendrez l'assemblée dire autre chose. Pour le Symbole des Apôtres, la question ne se pose pas : le texte n'a pas changé.
Le texte en main, et de quoi le tenir
Vous avez maintenant les deux Credo en entier, en français et en latin, le nom de chacun, le moment où on le dit, et le détail exact de ce que 2021 a changé : un seul endroit du texte, six mots devenus trois, et un Symbole des Apôtres intact. Vous savez aussi pourquoi les pages que vous trouviez ne disaient pas tout à fait la même chose, et laquelle imprimer.
Le Credo se dit sur la croix du chapelet, et plus largement il se porte. Nous ne faisons pas de chapelets, nous faisons le signe que l'on garde sur soi : découvrez nos colliers croix et l'ensemble de nos bijoux croix, en acier inoxydable qui ne noircit pas ou en argent 925. Pour les deux sacrements où la profession de foi se récite, voyez nos idées pour un baptême et pour une confirmation. Tous livrés en écrin.
Sources
- Compendium du Catéchisme de l'Église catholique, section « LE CREDO » : les quatre textes sur une seule page, le Symbole des Apôtres et le Credo de Nicée-Constantinople en français, le Symbolum Apostolicum et le Symbolum Nicænum Constantinopolitanum en latin, reproduits ici d'après cette page. C'est aussi la page qui sert encore, en français, la formule d'avant 2021 (« engendré, non pas créé, de même nature que le Père ») et, en latin, « génitum, non factum, consubstantiálem Patri ». Ses questions 33 à 35 donnent la définition des symboles de la foi, les symboles baptismaux comme les plus anciens, et les deux plus importants. Sa citation du concile de Chalcédoine emploie « consubstantiel au Père selon la divinité, consubstantiel à nous selon l'humanité ».
- Catéchisme de l'Église catholique, nn. 185 à 197 : le double sens de symbolon, moitié d'un objet brisé servant de signe de reconnaissance et recueil des principales vérités de la foi (n. 188) ; le symbole de la foi comme symbole baptismal articulé sur Matthieu 28, 19 (nn. 189 et 190) ; les articles comparés aux articulations du corps et la coutume d'en compter douze, attestée par saint Ambroise, par le nombre des apôtres (n. 191) ; le Symbole des apôtres « considéré à juste titre comme le résumé fidèle de la foi des apôtres » et « l'ancien symbole baptismal de l'Église de Rome » (n. 194) ; le Symbole de Nicée-Constantinople « issu des deux premiers Conciles œcuméniques (325 et 381) » et qui « demeure commun, aujourd'hui encore, à toutes les grandes Églises de l'Orient et de l'Occident » (n. 195).
- Diocèse de Paris, « Je crois en Dieu, ou Credo » : les deux symboles dans le texte en usage aujourd'hui, reproduits ici ponctuation comprise ; la mention « Depuis le 1er dimanche de l'avent, 28 novembre 2021, la nouvelle édition du missel romain dans sa nouvelle traduction en français est en usage » ; la phrase « La modification apparait en gras », suivie d'un seul mot en gras dans tout le texte de Nicée-Constantinople, « consubstantiel », et d'aucun dans le Symbole des apôtres ; et l'explication du nom Credo « en raison de ce qui en est normalement la première parole : "Je crois" ».
- Liturgie et Sacrements (SNPLS, Conférence des évêques de France), page du Missel romain : les deux dates, dans les termes exacts « Entrée en vigueur le 28 novembre 2021, premier dimanche de l'Avent, la nouvelle traduction du Missel romain est devenue obligatoire le 10 avril 2022 ».
- SNPLS, atelier « Accueillir la nouvelle traduction du Missel romain » (mars 2021), extraits de la nouvelle traduction : la rubrique intitulée « Le consubstantialem Patri dans le Symbole de Nicée-Constantinople », qui donne « Engendré, non pas créé, consubstantiel au Père » puis, entre crochets, « traduction actuelle : non pas créé, de même nature que le Père ». Le document liste les changements de la nouvelle traduction, de l'acte pénitentiel aux préfaces, et n'en signale qu'un seul pour le Credo.
Sont également citées en clair, sans lien, par respect du plafond de cinq sources liées : la page « Symbole des Apôtres » de Vatican News, qui sert les deux textes français sur une même page et dit « consubstantiel au Père » ; la page « Credo : symbole de Nicée-Constantinople » de l'Église catholique en France, qui sert le même texte de 2021 ; et la traduction liturgique officielle de la Bible (AELF) pour Matthieu 28, 19.
Nos sources
- Compendium du Catéchisme de l'Église catholique, section « LE CREDO » : les quatre textes sur une seule page, le Symbole des Apôtres et le Credo de Nicée-Constantinople en français, le Symbolum Apostolicum et le Symbolum Nicænum Constantinopolitanum en latin. C'est la page qui sert encore, en français, la formule d'avant 2021 « engendré, non pas créé, de même nature que le Père », et en latin « génitum, non factum, consubstantiálem Patri ». Questions 33, 34 et 35 pour la définition des symboles de la foi (nouvelle fenêtre) Magistère
- Catéchisme de l'Église catholique, nn. 185 à 197 : le sens du mot symbolon (n. 188), le symbole de la foi comme symbole baptismal (n. 189), les douze articles du Credo attestés par saint Ambroise (n. 191), le Symbole des apôtres comme résumé fidèle de la foi des apôtres et ancien symbole baptismal de l'Église de Rome (n. 194), le Symbole de Nicée-Constantinople issu des conciles de 325 et 381 et commun aux grandes Églises d'Orient et d'Occident (n. 195) (nouvelle fenêtre) Magistère
- Diocèse de Paris, « Je crois en Dieu, ou Credo » : les deux symboles dans le texte en usage aujourd'hui, la mention « Depuis le 1er dimanche de l'avent, 28 novembre 2021, la nouvelle édition du missel romain dans sa nouvelle traduction en français est en usage », la phrase « La modification apparait en gras » suivie d'un seul mot en gras dans tout le texte, et l'explication du nom Credo par sa première parole « Je crois » (nouvelle fenêtre) Église officielle, diocèse
- Liturgie et Sacrements (Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle, Conférence des évêques de France), page du Missel romain : les deux dates, « Entrée en vigueur le 28 novembre 2021, premier dimanche de l'Avent, la nouvelle traduction du Missel romain est devenue obligatoire le 10 avril 2022 » (nouvelle fenêtre) Église officielle, service national de liturgie
- SNPLS, atelier « Accueillir la nouvelle traduction du Missel romain » (mars 2021), extraits de la nouvelle traduction : la rubrique intitulée « Le consubstantialem Patri dans le Symbole de Nicée-Constantinople », qui donne « Engendré, non pas créé, consubstantiel au Père » et, entre crochets, « traduction actuelle : non pas créé, de même nature que le Père ». Le document liste les changements de la nouvelle traduction et n'en signale qu'un seul pour le Credo (nouvelle fenêtre) Église officielle, service national de liturgie
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La croix sur laquelle on dit le Credo
Au chapelet, le Credo se dit sur la croix, avant le premier grain. Nous ne faisons pas de chapelets, nous faisons des croix et des médailles que l'on garde sur soi, en acier inoxydable ou en argent 925, livrées en écrin.
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