Salve Regina : le texte latin, le français, le chant
Sommaire
- En bref
- Le texte du Salve Regina, en entier
- Salve Regina, mater misericordiae : ce que dit chaque ligne
- Quand chante-t-on le Salve Regina ?
- Salve Regina chant : paroles et musique
- « Ô clémente, ô pieuse, ô douce Vierge Marie » : qui a écrit ces trois lignes
- Le Salve Regina à la fin du chapelet
- Questions fréquentes
- Le texte, et de quoi le porter
- Sources
Vous cherchez le texte du Salve Regina, en latin et en français, et vous tombez sur des versions qui ne se ressemblent pas d'un site à l'autre ? Vous voulez savoir à quel moment l'Église le chante, et si c'est vraiment réservé à une saison ? Vous l'avez entendu à la fin d'un chapelet et vous vous demandez si cela fait partie de la prière ?
Le Salve Regina est l'antienne mariale qui achève les complies, le dernier office de la journée, et c'est la seule des antiennes de l'office que l'Église a volontairement laissée sans traduction française, pour qu'on continue de la chanter en latin. Vous trouverez ici son texte latin, les traductions françaises que servent les sources d'Église, qui n'en donnent pas une mais trois, le sens de chaque ligne, le moment exact où on le chante, ce que vaut la fameuse rotation des quatre antiennes par saison, et pourquoi il conclut aussi le chapelet.
En bref
- Le texte latin est stable : il commence par « Salve, Regína, Máter misericórdiæ » et finit par « O clémens, O pía, O dúlcis Vírgo María ». Il est donné en entier juste en dessous.
- Il n'existe pas une traduction française officielle unique, mais plusieurs. Le Compendium du Catéchisme, la Conférence des évêques de France et le diocèse de Paris en servent trois versions différentes. Les trois sont des sources d'Église.
- On le chante à la fin des complies, la dernière heure de l'office divin, celle qui se dit avant le repos de la nuit.
- 🔴 La rotation des quatre antiennes par saison n'est pas ce que prescrit l'office d'aujourd'hui. Le service de pastorale liturgique de la CEF écrit que seul le Regina cœli est réservé au temps pascal, et que toutes les autres peuvent être chantées en tout temps.
- Le Salve Regina conclut aussi le chapelet dans la pratique courante, et Jean-Paul II en parle comme d'un couronnement, pas comme d'une obligation.
Le texte du Salve Regina, en entier
Salve Regina, paroles en latin
C'est la version accentuée que servent à l'identique l'Église catholique en France et le diocèse de Paris. Les accents ne font pas partie de l'orthographe latine : ils marquent la syllabe tonique, et ils sont là pour vous aider à chanter juste.
Salve, Regína, Máter misericórdiæ
Víta, dulcédo, et spes nóstra, sálve.
Ad te clamámus, éxules, fílii Hévæ.
Ad te suspirámus, geméntes et flentes
in hac lacrimárum válle.
Eia ergo, Advocáta nóstra,
íllos túos misericórdes óculos
ad nos convérte.
Et Jésum, benedíctum frúctum véntris túi,
nóbis post hoc exsílium osténde.
O clémens, O pía, O dúlcis Vírgo María.
Deux variantes d'orthographe circulent, et aucune des deux n'est une faute. Le Compendium du Catéchisme de l'Église catholique, publié par le Saint-Siège, écrit « éxsules fílii Evæ » là où les deux pages françaises écrivent « éxules, fílii Hévæ », et « Iesum » là où elles écrivent « Jésum ». Ce sont des usages de graphie, pas des mots différents : le texte est le même.
Si vous cherchez un Salve Regina en latin au format PDF, inutile de chasser un fichier : l'annexe des prières communes du Compendium sert le latin et le français côte à côte sur une seule page, et vous pouvez l'imprimer directement depuis votre navigateur. C'est la version du Saint-Siège, et c'est la plus sûre à glisser dans un missel.
Prière Salve Regina en français
Ici commence la vraie difficulté, et personne ne vous la dit : il n'y a pas une traduction française officielle du Salve Regina, il y en a plusieurs. Contrairement au Je vous salue Marie, dont le texte français est arrêté et identique partout, le Salve Regina circule en plusieurs versions, toutes publiées par des sources d'Église. En voici deux, et vous verrez qu'elles ne disent pas la même chose.
Celle que publie l'Église catholique en France, et que reprend la tradition française sous le titre « Salut, ô Reine » :
Salut, ô Reine, Mère de miséricorde, notre vie, notre consolation, notre espoir, salut !
Enfants d'Ève, de cette terre d'exil nous crions vers vous ;
vers vous nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
Ô vous, notre Avocate, tournez vers nous vos regards compatissants.
Et, après cet exil, obtenez-nous de contempler Jésus, le fruit béni de vos entrailles,
Ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie !
Et celle de l'annexe du Compendium du Catéchisme, qui tutoie et resserre les formules :
Salut, ô Reine,
Mère de miséricorde,
notre vie, notre douceur, notre espérance, salut !
Nous crions vers toi, enfants d'Ève exilés.
Vers toi nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
Ô toi, notre avocate, tourne vers nous ton regard miséricordieux.
Et, après cet exil, montre-nous Jésus, le fruit béni de tes entrailles.
Ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie
Laquelle réciter ? Celle que dit la communauté avec laquelle vous priez, et le latin si vous priez seul. C'est la réponse honnête. Le Compendium tutoie, la CEF vouvoie, le diocèse de Paris propose une troisième formulation encore. Aucune n'est fausse, et aucune n'annule les autres.
Salve Regina, mater misericordiae : ce que dit chaque ligne
La prière est un salut, au sens strict. Elle ne demande presque rien, elle salue, et sa seule requête tient en deux verbes : tourne vers nous ton regard, et montre-nous Jésus. C'est ce qui la distingue des autres prières mariales, qui demandent une intercession explicite.
Salve, Regina ouvre sur le titre de Reine, puis le corrige immédiatement par Mater misericordiae, Mère de miséricorde. Les deux pages diocésaines le soulignent : la reine est nommée, puis aussitôt ramenée à la mère. Vita, dulcedo, et spes nostra empile trois mots que les traducteurs rendent différemment, et c'est de là que viennent les écarts entre versions françaises : dulcedo devient « notre douceur » chez le Saint-Siège et « notre consolation » chez la CEF.
Exules filii Hevae, les enfants d'Ève exilés, puis in hac lacrimarum valle, dans cette vallée de larmes : la prière se dit depuis la condition de quelqu'un qui n'est pas encore arrivé. C'est pour cela qu'elle est à sa place le soir et à la fin d'une vie, et pas le matin. Elle se termine sur la seule chose demandée : nobis post hoc exsilium ostende, après cet exil, montre-nous Jésus.
Quand chante-t-on le Salve Regina ?
À la fin des complies, le dernier office du jour
Les complies sont la dernière heure de l'office divin, celle qui se dit avant le repos de la nuit. Le lexique liturgique de la Conférence des évêques, qui reprend le Dictionnaire de Liturgie de Dom Robert Le Gall, définit l'office comme celui qui « accomplit » la journée et qui s'achève par un chant à la Vierge, souvent le Salve Regina, habituellement suivi d'une aspersion.
Et ce n'est pas une coutume locale : le service national de pastorale liturgique écrit que les complies sont le seul office à être parachevé par une antienne mariale. Les autres heures, laudes et vêpres comprises, n'en ont pas. Si vous voulez le déroulé complet des complies, avec le psaume assigné à chaque soir et les textes dans l'ordre, c'est l'objet de notre guide des prières catholiques essentielles, qui situe l'office parmi les autres.
L'usage vient des cisterciens, qui l'ont popularisé sous l'impulsion de saint Bernard. Ils ont choisi une hymne déjà répandue en Europe, que Pierre le Vénérable avait introduite à Cluny dès 1135. Les dominicains, à leur suite, l'ont employée tout au long de l'année, et retenez bien ce détail : il contredit déjà l'idée que le Salve Regina serait réservé à une saison.
La rotation des quatre antiennes, et ce que l'office prescrit vraiment
Vous avez sûrement lu quelque part que quatre antiennes mariales se relaient selon le calendrier : l'Alma Redemptoris Mater de l'Avent au 2 février, l'Ave Regina cælorum jusqu'au Triduum, le Regina cœli à Pâques, le Salve Regina tout le reste de l'année. Cette rotation est recopiée de site en site, et ce n'est pas ce que prescrit l'office d'aujourd'hui.
Les quatre antiennes existent bel et bien ensemble depuis longtemps : on les trouve nommées conjointement dans un décret du chapitre général des Franciscains tenu en 1249. Mais sur ce que l'office demande maintenant, le service de pastorale liturgique est net : le Regina cœli est la seule hymne spécifiquement réservée au temps pascal, et toutes les autres peuvent être indifféremment chantées en tout temps.
Le Compendium du Catéchisme dit la même chose par un autre chemin, et c'est ce qui rend la mesure solide. Dans son annexe des prières communes, il accole la mention « au temps pascal » au seul Regina cœli. Le Salve Regina, lui, n'y porte aucune mention de temps. Deux sources indépendantes, le même résultat.
Voici donc le vrai tableau, celui de l'office tel qu'il est servi aujourd'hui. Il compte cinq antiennes latines, pas quatre, et le Sub tuum præsidium n'est entré dans le cycle des complies qu'au moment de la réforme de Vatican II.
| Antienne latine | Version française de l'office | Ce que l'office prescrit |
|---|---|---|
| Salve Regina | sans traduction, pour qu'on la chante en latin | en tout temps |
| Regina cœli | Ô Vierge Marie, quelle joie ! Alléluia ! ou Reine du ciel, réjouis-toi, alléluia | la seule réservée au temps pascal |
| Alma Redemptoris Mater | Sainte Mère du Rédempteur | en tout temps |
| Ave, Regina cælorum | Salut, Reine des cieux | en tout temps |
| Sub tuum præsidium | Sous l'abri de ta miséricorde | en tout temps, entrée au cycle à Vatican II |
L'office propose en tout sept antiennes mariales en français et cinq en latin. Deux des sept françaises ne traduisent aucun latin, elles ont été composées en français. Et le Salve Regina est le seul des cinq à n'avoir reçu aucune traduction, délibérément, pour inciter à continuer de le chanter en latin. C'est une décision éditoriale de l'office, pas un oubli.
Salve Regina chant : paroles et musique
Le Salve Regina se chante, et c'est même pour cela qu'il est resté en latin. La mélodie qu'on entend dans un monastère ou sur un enregistrement appartient au plain-chant, cette famille de chants liturgiques latins à une seule voix, sans instrument, de rythme libre. Si la différence entre plain-chant et grégorien vous échappe, nous l'avons démêlée dans plain-chant et chant grégorien : le second est une espèce du premier.
Un détail de chronologie mérite d'être posé, parce que beaucoup de pages l'écrasent. Le répertoire grégorien proprement dit se fixe en Francie vers 750 à 800, comme nous le racontons dans qui a inventé le chant grégorien. Le Salve Regina, lui, circule à partir du XIe siècle et arrive à Cluny en 1135. Il appartient donc à une couche plus tardive, greffée sur un répertoire déjà constitué, et non au noyau carolingien.
Pour les paroles et la musique, deux mélodies circulent couramment sous les noms de ton solennel et de ton simple, la seconde étant celle que la plupart des assemblées chantent. Nous ne l'écrirons pas comme une norme : aucune des sources d'Église consultées pour cet article ne fixe cette distinction, qui vient des recueils et des enregistrements. Si vous cherchez une version à apprendre d'oreille, prenez celle de votre paroisse ou d'une maîtrise, pas la première vidéo venue : les tempos varient énormément.
Pour apprendre le Salve Regina, le chemin le plus court reste le latin lu à voix haute en suivant les accents toniques donnés plus haut, ligne par ligne, puis la mélodie par-dessus. Onze lignes, deux semaines à raison d'une ligne par soir, et c'est acquis pour la vie. C'est d'ailleurs ainsi qu'il a toujours été transmis, bien avant qu'on sache lire.
« Ô clémente, ô pieuse, ô douce Vierge Marie » : qui a écrit ces trois lignes
C'est la formule que tout le monde retient, et c'est aussi celle qui pose le plus de questions. La tradition, telle que la rapporte l'Église catholique en France, attribue l'antienne à Adhémar de Monteil, évêque du Puy, au XIe siècle, et les trois dernières invocations à saint Bernard, au XIIe siècle. Le service de pastorale liturgique recoupe le second point en rattachant l'usage lui-même à l'impulsion de saint Bernard chez les cisterciens.
Nous la donnons pour ce qu'elle est : une attribution traditionnelle, portée par des sources d'Église, pas une signature de manuscrit. Pour la petite histoire, le Salve Regina figure déjà dans les Exercices spirituels de saint Ignace, qui le prescrit au nombre des prières à réciter après la méditation, comme nous le mentionnons à propos du discernement ignatien.
Reste un point que personne ne relève, et il concerne le mot du milieu. Le latin dit O pia. « Ô pieuse » en est le mot à mot, et c'est sous cette forme que la formule circule le plus souvent en français. Mais aucune des sources d'Église consultées ne la rend ainsi.
| Source | Comment elle rend O pia |
|---|---|
| Compendium du Catéchisme, Saint-Siège | ô miséricordieuse |
| Église catholique en France | ô miséricordieuse |
| Diocèse de Paris | ô bonne |
| mot à mot du latin | ô pieuse |
Autrement dit : si vous dites « ô pieuse », vous êtes fidèle au latin ; si vous dites « ô miséricordieuse », vous suivez le Saint-Siège et les évêques de France. Les deux se défendent, et c'est une bonne illustration de ce qu'est une traduction liturgique : un arbitrage, jamais un décalque.
Le Salve Regina à la fin du chapelet
Dans la pratique courante, le chapelet se termine par le Salve Regina. Beaucoup de gens l'ont appris ainsi sans savoir si cela fait partie de la prière. La réponse est oui pour l'usage, non pour la rubrique, et c'est Jean-Paul II lui-même qui le formule le plus clairement.
Dans Rosarium Virginis Mariae, au numéro 37 consacré au début et à la fin du Rosaire, il écrit que la récitation se conclut par la prière aux intentions du Pape, puis il ajoute cette phrase : comment s'étonner du besoin ressenti par l'âme, à la fin de cette prière, d'entonner une louange à la Vierge Marie, que ce soit la splendide prière du Salve Regina ou celle des Litanies de Lorette ? C'est, dit-il, le couronnement d'un chemin intérieur.
Un besoin et un couronnement, donc, pas une obligation, et le Salve Regina y est cité à égalité avec les Litanies de Lorette. Si vous ne le dites pas, votre chapelet n'est pas incomplet. Le même numéro 37 rappelle d'ailleurs que les manières d'introduire le Rosaire varient selon les régions, certaines commençant par le psaume 69, d'autres par le Credo, et que ces usages sont également légitimes.
Le déroulé grain par grain, avec les mystères à méditer selon le jour, est dans notre guide comment prier le chapelet, et nous ne le refaisons pas ici. Si c'est l'origine de cette forme en dizaines qui vous intéresse, elle est racontée dans l'histoire du Rosaire.
Questions fréquentes
Quelle est la prière de la Salve Regina ?
C'est une antienne mariale, c'est-à-dire un chant adressé à la Vierge, qui commence en latin par « Salve, Regína, Máter misericórdiæ » et se termine par « O clémens, O pía, O dúlcis Vírgo María ». En français, elle est connue sous le titre « Salut, ô Reine ». Les textes complets, latin et français, sont donnés en haut de cette page. Elle salue Marie comme Reine et Mère de miséricorde, et lui demande deux choses : qu'elle tourne son regard vers nous, et qu'elle nous montre Jésus après cet exil.
Quelles sont les paroles et le chant de la prière Salve Regina ?
Les paroles latines tiennent en onze lignes, reproduites plus haut avec leurs accents toniques, qui marquent la syllabe à appuyer en chantant. Le chant appartient au plain-chant latin, à une seule voix et sans instrument. Deux mélodies circulent couramment, dites ton solennel et ton simple, la seconde étant la plus chantée en assemblée. Le Salve Regina est la seule antienne mariale de l'office à n'avoir reçu aucune traduction française officielle, précisément pour qu'on continue de la chanter en latin.
Quand chante-t-on le Salve Regina ?
À la fin des complies, le dernier office du jour, celui qui se dit avant le repos de la nuit. Les complies sont le seul office de la liturgie des Heures à être achevé par une antienne mariale. Contrairement à ce qu'on lit souvent, le Salve Regina n'est pas réservé à une saison : le service de pastorale liturgique de la Conférence des évêques de France écrit que le Regina cœli est la seule antienne spécifiquement réservée au temps pascal, et que toutes les autres peuvent être chantées en tout temps. On le chante aussi, par usage, à la fin du chapelet.
Comment réciter le Salve Regina ?
Debout ou assis, seul ou à plusieurs, sans geste particulier. Dans un monastère, il est chanté par tous à la fin des complies, souvent suivi d'une aspersion d'eau bénite. Chez vous, vous pouvez le dire en latin ou dans l'une des traductions françaises données plus haut, en une seule traite : la prière est courte et ne se découpe pas. Si vous le récitez à la fin d'un chapelet, il vient après la dernière dizaine, en guise de conclusion.
Quelle est la signification de « Salve Regina » ?
Le titre lui-même signifie « Salut, Reine ». Salve est le salut latin, Regina la reine. La prière nomme donc Marie Reine, puis la corrige aussitôt en l'appelant Mère de miséricorde, et se place dans la bouche de quelqu'un qui n'est pas encore arrivé : les enfants d'Ève exilés, dans cette vallée de larmes. Sa seule demande est qu'elle tourne son regard vers nous et qu'elle nous montre Jésus à l'issue de cet exil.
Quelle est la prière la plus puissante à la Vierge Marie ?
Aucun texte de l'Église ne classe les prières par puissance, et nous ne le ferons pas à sa place. Ce que l'Église indique, ce sont les prières qu'elle place et qu'elle recommande : le Je vous salue Marie, dont le texte est donné en entier dans notre article dédié, le Magnificat que l'office chante chaque soir aux vêpres, et les antiennes mariales dont le Salve Regina fait partie. Jean-Paul II qualifie ce dernier de « splendide prière », ce qui est un éloge, pas un classement.
Le texte, et de quoi le porter
Vous avez maintenant le texte latin avec ses accents, les traductions françaises que servent réellement les sources d'Église, le moment où l'office le chante, le vrai statut de la rotation par saison, l'attribution traditionnelle des trois dernières invocations, et sa place à la fin du chapelet. C'est tout ce que nous avions promis en ouverture, et chaque point est vérifiable sur les sources citées en bas de page.
Un mot pour finir, en toute franchise : nous ne vendons pas de chapelets à prier. Les colliers de notre catalogue qui portent le mot chapelet sont des bijoux, pas des objets pour compter cinquante grains. Cette gamme est passée à Laudaris, c'est là qu'il faut aller si vous cherchez l'objet. Ce que nous proposons, ce sont les bijoux qui portent celle que cette antienne appelle Reine : découvrez nos bijoux Vierge Marie, dont la médaille Vierge Marie en acier inoxydable qui ne noircit pas. Pour les patronages de saints, voyez nos médailles de saints, et pour le signe le plus simple, nos colliers croix. Tous livrés en écrin.
Sources
- Saint-Siège, Compendium du Catéchisme de l'Église catholique, annexe des prières communes : le Salve Regina en français et le Salve, Regina en latin, reproduits ici depuis le texte servi. C'est aussi la page qui accole la mention « au temps pascal » au seul Regina cœli, sans aucune mention de temps sur le Salve Regina, et qui écrit « éxsules fílii Evæ » et « Iesum ».
- Église catholique en France, « Salve Regina, Salut ô Reine » : le texte latin accentué et la traduction française en « notre consolation, notre espoir », reproduits ici caractère pour caractère. C'est aussi la page qui porte l'attribution à Adhémar de Monteil, évêque du Puy, au XIe siècle, et celle des trois dernières invocations à saint Bernard au XIIe siècle.
- Liturgie et Sacrements, « Des antiennes mariales pour les Complies », par Bénédicte Ducatel : les complies sont le seul office parachevé par une antienne mariale, l'usage cistercien sous l'impulsion de saint Bernard, l'introduction à Cluny en 1135, l'emploi dominicain tout au long de l'année, le décret franciscain de 1249 qui nomme les quatre antiennes ensemble, l'entrée du Sub tuum præsidium à Vatican II, le corpus de sept antiennes françaises et cinq latines, le choix de ne pas traduire le Salve Regina, et la phrase décisive : le Regina cœli est la seule hymne réservée au temps pascal, toutes les autres peuvent être chantées en tout temps. L'article renvoie pour cela à Pierre Jounel, L'Église en prière, t. 4, p. 158.
- Jean-Paul II, Rosarium Virginis Mariae, 16 octobre 2002, n. 37 : la conclusion du Rosaire par la prière aux intentions du Pape, puis le Salve Regina ou les Litanies de Lorette comme « couronnement d'un chemin intérieur », et la légitimité des différentes manières d'introduire le Rosaire.
- Diocèse de Paris, « Salve, Regína » : le latin accentué, identique à celui de la CEF, et une troisième traduction française, « Salut, reine, mère de la miséricorde », qui rend O pia par « Ô bonne ».
- Cités en clair, par respect du plafond de cinq sources liées : le lexique liturgique de la Conférence des évêques de France, à l'entrée Complies, qui reprend le Dictionnaire de Liturgie de Dom Robert Le Gall, pour la définition de l'office et l'aspersion qui suit l'antienne ; et la page du Salve Regina publiée par Vatican News, qui sert la même traduction française que le Compendium.
Nos sources
- Saint-Siège, Compendium du Catéchisme de l'Église catholique (2005), annexe A, « Prières communes » (nouvelle fenêtre) Magistère
- Église catholique en France, « Salve Regina, Salut ô Reine » (nouvelle fenêtre) Église officielle, Conférence des évêques de France
- Liturgie et Sacrements (CEF), « Des antiennes mariales pour les Complies », par Bénédicte Ducatel (nouvelle fenêtre) Église officielle, service national de pastorale liturgique
- Jean-Paul II, lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae (16 octobre 2002), n. 37, « Début et fin » (nouvelle fenêtre) Magistère
- Diocèse de Paris, « Salve, Regína » (nouvelle fenêtre) Église officielle, diocèse
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Porter celle que l'antienne appelle Reine
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