Prière à sainte Philomène : les textes et ce qu'en dit Rome

Mis à jour le 21 min de lecture

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Sommaire
  1. Les prières à sainte Philomène, dans leur texte publié
  2. Comment réciter le chapelet de sainte Philomène
  3. Dans quel cas prier sainte Philomène ?
  4. Ce que l'Église a retiré, et ce qu'elle laisse
  5. Le curé d'Ars, Pauline Jaricot et les miracles
  6. Une intercession n'est pas un distributeur
  7. Porter une médaille : ce que nous avons, et ce que nous n'avons pas
  8. Questions fréquentes
  9. Prier sans se mentir
  10. Nos sources

En bref

  • Le sanctuaire qui garde ses reliques publie quatre textes, et quatre seulement : une prière, un chapelet, une neuvaine et la prière du cordon. Ils sont reproduits ici mot pour mot.
  • Le chapelet de sainte Philomène compte treize grains, pour les treize années que la tradition lui donne. Rouges pour le martyre, blancs pour la pureté.
  • Le 14 février 1961, une instruction romaine a ordonné de retirer sa fête du 11 août de tout calendrier. Ce n'est pas une rumeur : c'est une ligne de latin, et nous la donnons.
  • La prière privée, elle, n'a jamais été interdite. Le sanctuaire d'Ars l'écrit noir sur blanc : les pèlerins peuvent « librement » prier par son intercession.
  • Nous ne vendons pas de médaille de sainte Philomène, et nous n'allons pas vous en inventer une.

La prière la plus répandue à sainte Philomène est l'invocation de son chapelet, « Je te salue, sainte Philomène, ma chère Patronne », répétée sur treize grains. Le sanctuaire de Mugnano del Cardinale, où reposent ses reliques, en publie le texte avec la neuvaine et la prière du cordon. Rien de cela n'est interdit. Ce qui a été retiré en 1961, c'est sa fête liturgique, et il y a une bonne raison à cela.

Vous cherchez un texte, et vous tombez sur dix versions différentes, des PDF sans source et des promesses de miracle en trois jours. Vous avez peut-être aussi lu que l'Église l'avait « déclassée », ou qu'elle n'avait jamais existé. Les deux affirmations circulent, et aucune n'est tout à fait juste.

Alors voici les prières dans leur texte publié, la méthode du chapelet telle que le sanctuaire la donne, et le point exact du dossier. Sans rien promettre, et sans rien cacher.

Les prières à sainte Philomène, dans leur texte publié

Le sanctuaire de Mugnano del Cardinale, dans le diocèse de Nola, est l'endroit où le corps découvert en 1802 a été transféré en 1805. C'est lui qui fait référence sur les textes : tout le reste en découle, souvent de seconde main et souvent déformé.

La prière du cordon, la plus courte

C'est la formule que récitent chaque jour ceux qui portent le cordon de sainte Philomène. Une phrase, et elle dit exactement ce que la dévotion demande.

Ô sainte Philomène, Vierge et Martyre, priez pour nous afin que, par votre puissante intercession, nous obtenions cette pureté d'esprit et de cœur qui conduit à l'amour parfait de Dieu. Amen.

Notez l'objet de la demande : la pureté du cœur, et l'amour de Dieu. Pas un résultat, pas une faveur matérielle. C'est le texte officiel du sanctuaire, et c'est révélateur de ce que cette dévotion est censée viser.

L'invocation du chapelet, la plus répandue

Elle se dit sur chacun des treize grains. C'est le texte que vous cherchez probablement quand vous tapez « prière à sainte Philomène ».

Je te salue, sainte Philomène, ma chère Patronne : sois mon avocate auprès de ton divin Époux.
Je te prie d'intercéder pour moi maintenant et à l'heure de ma mort.
Privilégiée de Jésus et de Marie, prie pour nous qui avons recours à toi.
Amen.

Le sanctuaire autorise une variante : remplacer les treize invocations par treize Je vous salue Marie, chacun suivi de « Sainte Philomène, priez pour nous ». Les deux formes sont bonnes, la seconde est plus facile à tenir à plusieurs.

La prière de la neuvaine, la plus longue

C'est un texte ample, à réciter chaque jour pendant neuf jours. Il commence ainsi.

Glorieuse Vierge et Martyre, tant aimée de Dieu, sainte Philomène, je me réjouis avec vous de la puissance que Dieu vous a donnée pour la gloire de son Nom, pour l'édification de son Église et pour honorer les mérites de votre vie et de votre mort.

Elle demande ensuite « une pureté inviolable », « une force d'âme toujours invincible », « une générosité qui ne refuse à Dieu aucun sacrifice », puis laisse une place explicite où exposer sa propre intention, « avec simplicité, confiance et humilité ». Le texte intégral et les neuf méditations sont sur la page de la neuvaine du sanctuaire, liée en fin d'article.

La prière de l'évêque de Nola, la plus récente

C'est le texte le moins connu, et c'est pourtant le seul qui soit signé par un évêque en fonction, bien après 1961 : Mgr Beniamino Depalma, archevêque-évêque de Nola de 1999 à 2016, donc l'ordinaire du lieu où reposent les reliques. Le sanctuaire ne la publie qu'en anglais ; la traduction qui suit est la nôtre, et nous le disons plutôt que de la faire passer pour un texte français officiel.

Ô glorieuse sainte Philomène, courageuse martyre du Christ, fleur chaste de vertu et de grâce, recevez l'humble prière de tous ceux qui invoquent votre patronage et votre puissante intercession devant le cœur du Très-Haut. (traduction de l'anglais publié par le sanctuaire de Mugnano)

Qu'un évêque compose et publie une prière à sainte Philomène en plein XXIe siècle dit mieux qu'un long discours où en est réellement cette dévotion. Nous y revenons plus bas.

Comment réciter le chapelet de sainte Philomène

Ce n'est pas un rosaire et ce n'est pas un dizainier : c'est un chapelet propre, court, qui se dit en une dizaine de minutes. Sa composition est symbolique avant d'être pratique. Les grains rouges signifient le martyre, les grains blancs la virginité et la pureté.

Étape Sur quoi Ce qu'on dit
1 La croix ou la médaille Le Credo, pour demander le don de la foi
2 Les trois premiers grains Trois Notre Père à la Très Sainte Trinité, en action de grâces
3 Les treize grains suivants L'invocation « Je te salue, sainte Philomène... », ou treize Je vous salue Marie suivis de « Sainte Philomène, priez pour nous »
4 À la fin Les litanies en l'honneur de sainte Philomène

Pourquoi treize grains ? En souvenir des treize années que la tradition donne à la martyre. Ce chiffre ne vient pas d'un document ancien mais du récit de dévotion du XIXe siècle, et nous expliquons plus bas d'où ce récit sort exactement. Si la mécanique du chapelet vous est étrangère, notre guide pour prier le chapelet pas à pas vaut pour celui-ci aussi.

Les litanies, le triduum et les fameux PDF

Trois précisions, parce que ce sont trois recherches fréquentes et trois endroits où l'on vous raconte n'importe quoi.

Les litanies existent et le sanctuaire les place après le chapelet, c'est écrit sur sa page. En revanche, ses deux pages de litanies sont actuellement vides : nous ne reproduirons donc aucun texte de litanie, parce que nous n'avons pas pu le lire à sa source. Plusieurs versions circulent, elles ne sont pas identiques, et nous préférons vous le dire.

Le triduum est une forme en trois jours, par analogie avec la neuvaine en neuf. Le sanctuaire de Mugnano n'en publie pas : son recueil de prières propose une prière, un chapelet, une neuvaine, des litanies et les sacramentaux, rien d'autre. Rien n'empêche de prier trois jours de suite, mais il n'existe pas de « triduum à sainte Philomène » officiel dont nous aurions le texte.

Les PDF enfin. Ils sont très demandés et presque jamais sourcés. Les textes de cette page viennent des pages françaises du sanctuaire de Mugnano, liées en fin d'article : c'est la même chose, en mieux, et vous pouvez vérifier.

Dans quel cas prier sainte Philomène ?

Dans les épreuves, et pour tenir

Lisez l'objet des prières officielles : la pureté, la force d'âme, la générosité, la constance dans la foi, la protection « à l'heure de la mort ». Ce n'est pas une sainte de résultat, c'est une sainte de tenue. On l'invoque quand on traverse quelque chose et qu'on veut ne pas plier, pas quand on veut un dénouement rapide.

La dévotion s'est beaucoup attachée aux malades, aux enfants et aux jeunes, et à ceux qui mènent un combat intérieur. Pour les causes qui semblent sans issue, le blog traite deux figures mieux établies et explicitement reconnues pour cela : sainte Rita de Cascia, patronne des causes désespérées, et saint Expédit, invoqué pour les causes urgentes.

Ce qu'on ne lui demande pas

Une recherche très fréquente associe sainte Philomène à la « clairvoyance ». Il faut le dire franchement : cela n'a rien à voir avec la dévotion catholique, et aucun texte du sanctuaire ni d'aucun diocèse ne l'évoque. La divination et la voyance sont rangées par le Catéchisme parmi les pratiques contraires au premier commandement. Une sainte n'est pas un médium et on ne l'interroge pas sur l'avenir.

Le glissement n'est pas anodin, et il explique en partie la prudence de Rome : une dévotion dont l'objet se dissout dans le merveilleux finit par faire autre chose que de la prière.

Ce que l'Église a retiré, et ce qu'elle laisse

Voilà le cœur du sujet, et c'est celui que la plupart des pages évitent. Il n'y a pourtant rien d'embarrassant à le dire, à condition de le dire juste.

1802 : une tombe, trois briques, un nom

Le 25 mai 1802, des fouilles menées sous l'autorité du Saint-Siège dans la catacombe de Priscille, à Rome, mettent au jour les ossements d'une jeune fille. La sépulture est fermée par trois briques portant l'inscription LUMENA / PAX TE / CUM FI. On juge que l'ordre des briques a été inversé et qu'il faut lire PAX TECUM FILUMENA, « la paix soit avec toi, Philomène ». La palme et les lances gravées autour du nom font conclure à une martyre des premiers siècles.

C'est tout. Il n'y a pas d'autre document. Le sanctuaire d'Ars, qui a toutes les raisons d'être favorable, l'écrit sans détour : plusieurs chercheurs ont conclu que les ossements appartenaient plutôt à une défunte du IVe siècle, à une époque où l'on refermait les tombes avec des morceaux d'anciennes épitaphes trouvées sur place, tandis que le biographe du curé d'Ars défendait une date plus ancienne. « Du point de vue de la science historique, rien n'est donc définitivement tranché. »

D'où vient alors sa « vie » ?

De deux textes, tous deux du XIXe siècle. Le premier est une Relation rédigée en 1824 par don Francesco di Lucia, le prêtre devenu détenteur des reliques en 1805 : il en fait une martyre de la persécution de Dioclétien, en interprétant les signes gravés autour de l'inscription, les flèches, l'ancre, le glaive. Le second est le récit des visions d'une religieuse napolitaine, sœur Marie-Louise de Jésus, publié en 1833.

Ce second texte a reçu l'imprimatur du Saint-Office, ce qui atteste que rien n'y est contraire à la foi, non que les visions soient authentiques. Le sanctuaire d'Ars le formule ainsi : « la transcription d'une révélation privée n'est pas garantie par l'Église ». C'est de là que viennent la princesse d'origine grecque, le refus opposé à l'empereur, les treize ans, et le 10 janvier donné comme jour de naissance.

1837 et 1855 : un culte autorisé, pas une canonisation

La dévotion explose après le transfert des reliques à Mugnano en 1805 et les grâces qu'on y rapporte. En 1837, Grégoire XVI autorise le culte public, d'abord pour le sanctuaire de Mugnano, puis pour le diocèse de Naples, puis, par indult, pour la paroisse d'Ars. En 1855, Pie IX approuve une messe et un office propres ; il était lui-même venu célébrer à l'autel de Mugnano le 7 novembre 1849. Léon XIII et saint Pie X ont témoigné publiquement de leur dévotion.

Retenez la nature de ces actes : ce sont des autorisations de culte, accordées lieu par lieu, pas une procédure de canonisation. Personne n'a jamais instruit sa cause au sens moderne, pour la raison évidente qu'on ne sait rien d'elle. Et comme le note le sanctuaire d'Ars, ces gestes pontificaux n'engagent pas l'infaillibilité sur les données historiques.

1961 : une ligne de latin

Le 14 février 1961, la Sacrée Congrégation des Rites publie une instruction sur la révision des calendriers particuliers, approuvée par Jean XXIII en audience du 8 février et signée par le cardinal Cicognani. Au numéro 33, elle liste quatorze fêtes « de dévotion » à retirer des calendriers, en précisant qu'elles peuvent être conservées là où un lien particulier le justifie. Puis vient une phrase à part, qui ne concerne qu'elle :

Festum autem S. Philumenae V. et M. (11 augusti) e quolibet calendario expungatur.

« Quant à la fête de sainte Philomène, vierge et martyre (11 août), qu'elle soit retirée de tout calendrier. »

Elle est la seule des quinze à ne bénéficier d'aucune exception. Ce détail, que personne ne relève, est plus parlant que la suppression elle-même. Le texte est aux Acta Apostolicae Sedis de 1961, page 174, et le volume est en libre accès sur le site du Saint-Siège : le lien est en fin d'article, vous pouvez le lire vous-même.

Le motif n'est pas un scandale ni une condamnation. Il est documentaire, et le sanctuaire d'Ars le résume : il manque les précisions historiques, « ni les miracles, ni la dévotion des fidèles ne peuvent y suppléer », et surtout on ne trouve aucun témoignage des premiers siècles d'une dévotion à Philomène. Pour une martyre censée être des premiers siècles, c'est l'objection la plus sérieuse. La même révision du Martyrologe romain n'a pas retenu son nom.

Ce qui a été retiré, ce qui demeure

Le tableau que nous aurions aimé trouver quelque part.

Ce qui a été retiré Ce qui demeure
La fête liturgique du 11 août, retirée de tout calendrier en 1961 La prière privée, que le sanctuaire d'Ars dit pouvoir se faire « librement »
La messe et l'office propres de 1855, qui en dépendaient Le sanctuaire de Mugnano del Cardinale, ouvert, où reposent les reliques
Son nom au Martyrologe romain, non retenu à la révision de 1961 Les fêtes d'août à Mugnano, dont la procession de la statue le deuxième dimanche
La promotion du culte public, que l'Église estime préférable de ne pas faire Le cordon et l'huile, sacramentaux bénis au sanctuaire
Les célébrations publiques au sanctuaire d'Ars, qui n'en organise plus Le dossier lui-même, confié au dicastère pour le Culte divin, conclusions en attente

Autrement dit : la liturgie publique s'est retirée, la prière est restée. Ce n'est pas une tolérance gênée, c'est la distinction normale entre ce que l'Église célèbre en son nom et ce qu'un fidèle peut demander dans sa chambre. Le sanctuaire d'Ars le formule avec une élégance qu'on ne peut pas améliorer : « Dieu entend toute prière faite avec foi et exauce la sincérité d'un cœur croyant. »

Le curé d'Ars, Pauline Jaricot et les miracles

Si cette dévotion a traversé la France, c'est à cause d'un homme : saint Jean-Marie Vianney, le curé d'Ars. Et grâce à une femme qu'on oublie toujours de citer.

Pauline Jaricot, Lyonnaise, fondatrice de l'œuvre de la Propagation de la Foi, est donnée pour perdue. Elle part malgré tout en pèlerinage à Mugnano, arrive le 8 août 1835, prie trois jours assise devant le corps de la sainte, et rentre guérie. Grégoire XVI, qui l'avait vue à l'agonie à Rome, la fait marcher devant lui à son retour. C'est elle qui rapporte à Ars une relique de Philomène, des fragments d'humérus, en 1836. Le curé, dit son biographe, « rit et pleure » et annonce qu'il les exposera dans son église.

Vianney lui attribuera ensuite beaucoup, y compris des guérisons qu'on lui prêtait à lui, et la fête se célébrera à Ars le 11 août. Aujourd'hui le sanctuaire n'organise plus de célébration publique en son honneur, par fidélité à la position de l'Église, mais sa statue est toujours là et les pèlerins prient. Sur ce que veut dire au fond demander quelque chose à un saint, nous avons écrit une page entière : à quoi servent les saints, et peut-on prier Marie.

Une intercession n'est pas un distributeur

Il faut traiter la question telle qu'elle se tape, parce qu'elle se tape beaucoup : « la prière la plus puissante pour obtenir un miracle immédiat ». Nous comprenons très bien ce qui la fait écrire. Quelqu'un est malade, une situation s'effondre, et on cherche la formule qui marche.

La réponse honnête est qu'elle n'existe pas, et que la chercher est précisément ce que l'Église met en garde. Le Catéchisme appelle superstition le fait d'« attacher à la seule matérialité des prières ou des signes sacramentels leur efficacité, en dehors de dispositions intérieures qu'ils exigent » (§ 2111). Ce n'est pas une mise en garde contre la dévotion, c'est une mise en garde contre l'idée que les mots agiraient tout seuls, dans le bon ordre et le bon nombre.

Ce que la doctrine dit de l'intercession est plus modeste et plus solide. Les saints « ne cessent d'intercéder pour nous auprès du Père », mais ils le font « par l'unique Médiateur de Dieu et des hommes, le Christ Jésus » (§ 956). L'intercession est une prière de demande qui nous conforme à celle de Jésus (§ 2634). Un saint ne tient pas un guichet : il prie avec vous. Et ce qui est demandé peut être accordé autrement que prévu, plus tard que voulu, ou pas.

Alors oui, dites la prière de sainte Philomène, et faites-la neuf jours si vous voulez. Mais ne lui faites pas signer un contrat. Vous seriez déçu pour la mauvaise raison.

Porter une médaille : ce que nous avons, et ce que nous n'avons pas

Autant être net. Nous n'avons pas de médaille de sainte Philomène au catalogue, et nous ne vous vendrons pas une autre pièce en laissant croire le contraire. Si vous en cherchez une, le sanctuaire de Mugnano tient sa propre boutique, et c'est l'endroit le plus juste pour cela.

Ce que nous avons, ce sont les figures voisines : notre collection de médailles de saints réunit 42 pièces en acier inoxydable, livrées en écrin, parmi lesquelles sainte Rita pour les causes désespérées et les grandes dévotions de protection. Si c'est l'esprit de la prière des treize grains qui vous intéresse, la neuvaine à sainte Rita en est la cousine la plus proche, avec un dossier historique, lui, bien établi.

Un point pratique qui vaut pour toute médaille : elle se vend non bénie et se fait bénir ensuite, en paroisse. Nous expliquons pourquoi dans notre article sur le fait de faire bénir un bijou. Et nos pièces sont en acier inoxydable, qui ne rouille pas et ne noircit pas : une médaille portée tous les jours n'a pas à être retirée pour la douche.

Nous n'avons pas de médaille de sainte Philomène. Pour un signe à porter, nos médailles de saints et nos bijoux de la Vierge Marie sont les deux familles les plus proches de cette dévotion. Philomène est honorée comme une toute jeune martyre, ce qui explique qu'on l'associe aux enfants : nos bijoux de baptême relèvent de la même intention.

Questions fréquentes

Quelle est la prière puissante à Sainte Philomène ?

La plus répandue est l'invocation du chapelet : « Je te salue, sainte Philomène, ma chère Patronne : sois mon avocate auprès de ton divin Époux. Je te prie d'intercéder pour moi maintenant et à l'heure de ma mort. Privilégiée de Jésus et de Marie, prie pour nous qui avons recours à toi. Amen. » Elle se dit treize fois, sur les treize grains. La plus courte est celle du cordon, qui demande « cette pureté d'esprit et de cœur qui conduit à l'amour parfait de Dieu ». Aucune des deux n'est dite « puissante » par l'Église : c'est l'intercession qui est invoquée, pas la formule qui agit.

Pourquoi invoquer Sainte Philomène ?

Pour ce que ses prières demandent réellement : la pureté du cœur, la force d'âme dans l'épreuve, la constance dans la foi, la protection à l'heure de la mort. La dévotion s'est attachée aux malades, aux enfants et aux jeunes, et à ceux qui mènent un combat intérieur. Elle doit sa diffusion en France au curé d'Ars, qui en fut le grand promoteur après avoir reçu une relique des mains de Pauline Jaricot en 1836.

Quelle est la prière la plus puissante pour obtenir un miracle immédiat ?

Il n'y en a pas, et c'est la seule réponse honnête. Le Catéchisme range au contraire parmi les superstitions le fait d'attendre l'effet d'une prière « en dehors des dispositions intérieures qu'elle exige » (§ 2111). Aucun texte catholique ne classe les prières par puissance et aucune ne garantit un résultat, encore moins un délai. Ce que la foi affirme, c'est que les saints intercèdent auprès du Père par le Christ, unique Médiateur (§ 956) : ils prient avec vous, ils ne décident pas à la place de Dieu.

Comment réciter le chapelet de Sainte Philomène ?

Sur la croix ou la médaille, le Credo, pour demander le don de la foi. Sur les trois premiers grains, trois Notre Père à la Très Sainte Trinité. Sur les treize grains suivants, en souvenir des treize années que la tradition donne à la martyre, l'invocation « Je te salue, sainte Philomène... », ou bien treize Je vous salue Marie suivis chacun de « Sainte Philomène, priez pour nous ». On termine par les litanies. Les grains rouges rappellent le martyre, les blancs la virginité et la pureté.

Comment faire la prière de Sainte Philomène ?

Au plus simple : une invocation, sans objet matériel. Vous pouvez dire la prière du cordon, qui tient en une phrase, ou l'invocation des treize grains, qui se récite très bien sans chapelet dédié. Pour une intention précise, la forme reçue est la neuvaine : la même prière, chaque jour, neuf jours de suite, avec un moment laissé pour exposer votre demande « avec simplicité, confiance et humilité ». Rien n'oblige à un nombre, une heure ni une bougie.

Quels miracles Sainte Philomène a-t-elle faits ?

Les faits les mieux documentés sont ceux rapportés autour de ses reliques à Mugnano à partir de 1805, dont la guérison de Pauline Jaricot en août 1835, assez marquante pour que Grégoire XVI la fasse vérifier pendant près d'un an avant d'autoriser le culte public en 1837. Ces témoignages sont nombreux et concordants, mais ils n'ont pas valeur de preuve historique sur l'identité de la martyre, et le sanctuaire d'Ars le reconnaît explicitement. Quant aux récits de son martyre lui-même, flèches, ancre, glaive, ils viennent de l'interprétation des signes de sa tombe au XIXe siècle et d'une révélation privée, pas d'un document antique.

Prier sans se mentir

Vous cherchiez un texte, vous l'avez, dans la version que publie le sanctuaire qui garde ses reliques : une prière, un chapelet de treize grains, une neuvaine. Vous vous demandiez si c'était permis, et la réponse est oui, à titre privé, sans ambiguïté, de l'aveu du sanctuaire d'Ars lui-même. Ce qui a changé en 1961 tient à ce que l'Église peut garantir sur une tombe découverte en 1802, pas à la valeur de votre prière.

C'est une dévotion pour les gens qui veulent tenir, pas pour ceux qui veulent un résultat. Si cette façon de prier vous parle et que vous cherchez une pièce à porter ou à offrir, nos médailles de saints couvrent les grandes figures d'intercession, toutes en acier inoxydable et livrées en écrin. Pour trouver la fête d'un saint ou le patron d'un prénom, notre calendrier des saints fait le travail mois par mois.

Nos sources

Nos médailles de saints

Les saints que nous avons en catalogue aujourd'hui.

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