Onction des malades : pour qui, quand, par qui

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onction des malades
Sommaire
  1. Onction des malades ou extrême-onction : la même chose, et ce que l'ancien nom a fait croire
  2. Qu'est-ce que l'onction des malades, exactement
  3. Qui peut recevoir l'onction des malades, et quand
  4. Qui donne l'onction des malades
  5. Le rituel de l'onction des malades, geste par geste
  6. Ce que le sacrement fait, et ce qu'il ne promet pas
  7. Confession, onction, viatique : l'ordre, et quel est vraiment le dernier sacrement
  8. Comment demander l'onction des malades, concrètement
  9. Questions fréquentes
  10. Ce qu'il faut retenir, si vous n'avez le temps que d'une chose

Quelqu'un que vous aimez est gravement malade, et on a prononcé devant vous le mot extrême-onction. Vous vous demandez s'il faut attendre, si le demander c'est déjà annoncer la fin, qui on appelle, et si un prêtre acceptera de venir pour quelqu'un qui n'est pas en train de mourir.

Voici la réponse, tout de suite, parce que c'est l'information la plus utile de cette page. « Extrême-onction » est l'ancien nom de ce sacrement, et ce nom a entretenu une idée fausse : celle qu'il serait réservé à l'agonie. Le Catéchisme dit l'inverse : le moment est venu dès qu'un fidèle commence à être en danger à cause de la maladie, de l'affaiblissement physique ou de la vieillesse. Il se reçoit plusieurs fois dans une vie, et il est même indiqué avant une opération importante. Beaucoup de familles le demandent trop tard, et c'est précisément ce malentendu qui les retient.

Nous disons aussi les choses franchement sur nous : nous sommes bijoutiers, et il n'y a rien à vendre sur cette page. Les trois recherches que nous avons relevées sur ce sujet ne font remonter aucune boutique, et c'est normal : un sacrement ne s'achète pas. Cet article est écrit pour répondre.

En bref

  • Extrême-onction et onction des malades désignent le même sacrement. Le second nom a remplacé le premier après le concile Vatican II, parce que l'ancien laissait croire à une onction de dernière minute.
  • Le sacrement s'adresse à qui est gravement malade ou affaibli par l'âge, pas seulement aux mourants. Le Catéchisme, au n. 1514, écrit qu'il « n'est pas seulement le sacrement de ceux qui se trouvent à toute extrémité ».
  • Il peut être reçu plusieurs fois : à chaque nouvelle maladie grave, et de nouveau si la même maladie s'aggrave. Il est « approprié au seuil d'une opération importante » (n. 1515).
  • Seul un prêtre peut le donner. Ni un diacre, ni un laïc, et le droit de l'Église est catégorique : « Tout prêtre, et seul le prêtre, administre validement l'onction des malades » (can. 1003 § 1).
  • Le rite tient en deux gestes : l'imposition des mains en silence, puis l'onction avec l'huile des malades sur le front et sur les mains.
  • Le sacrement ne promet pas la guérison du corps. Il promet le réconfort, la paix, le courage et le pardon des péchés. Le rétablissement de la santé y figure, mais « si cela convient au salut spirituel ».
  • Le vrai dernier sacrement n'est pas l'onction, c'est le viatique, la communion donnée à celui qui va mourir. Le Catéchisme lui consacre une section entière sous ce titre.

Onction des malades ou extrême-onction : la même chose, et ce que l'ancien nom a fait croire

C'est la question la plus posée sur ce sujet, et la réponse est simple : il s'agit d'un seul et même sacrement, sous deux noms successifs. Le Catéchisme raconte lui-même comment le premier nom est né. Dès l'antiquité, en Orient comme en Occident, on trouve des témoignages d'onctions de malades pratiquées avec de l'huile bénite. Puis, au cours des siècles, le sacrement « a été conféré de plus en plus exclusivement à ceux qui étaient sur le point de mourir. A cause de cela elle avait reçu le nom d'« Extrême-Onction » » (Catéchisme de l'Église catholique, n. 1512).

Autrement dit, le nom n'a pas créé l'usage : c'est l'usage qui a créé le nom. Et c'est le nom qui, à son tour, a verrouillé l'idée dans les esprits. L'Église catholique en France le constate sans détour sur sa page consacrée au sujet : le sacrement « est assez méconnu, souvent associé à l'extrême onction, et par conséquent à tout ce qui touche à la mort ».

Le changement de nom date de la réforme liturgique qui a suivi le concile Vatican II. La constitution apostolique Sacram unctionem infirmorum, du 30 novembre 1972, a fixé la forme actuelle du rite dans le rite romain. Depuis, l'appellation officielle est sacrement de l'onction des malades. L'ancien mot n'est pas une faute dans la bouche de quelqu'un, c'est seulement une étiquette qui porte un contresens.

Qu'est-ce que l'onction des malades, exactement

Le Code de droit canonique en donne la définition la plus courte au can. 998 : l'onction des malades, « par laquelle l'Église recommande les fidèles dangereusement malades au Seigneur souffrant et glorifié pour qu'il les relève et les sauve, est conférée en les oignant d'huile et en prononçant les paroles prescrites dans les livres liturgiques ».

C'est l'un des sept sacrements, classé par le Catéchisme parmi les deux sacrements de guérison, avec la réconciliation. Si vous voulez la vue d'ensemble et la place de chacun, elle est dans notre article sur les 7 sacrements de l'Église catholique.

Ce que dit la Bible

Le fondement scripturaire est un passage de la lettre de saint Jacques, et c'est l'un des rares rites chrétiens dont le Nouveau Testament donne le mode d'emploi complet. Dans la traduction officielle liturgique : « L'un de vous est malade ? Qu'il appelle les Anciens en fonction dans l'Église : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d'huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s'il a commis des péchés, il recevra le pardon » (Jacques 5, 14-15). Le Catéchisme rattache aussi le geste à l'envoi des Douze, qui « faisaient des onctions d'huile à de nombreux malades » (Marc 6, 13). Le dossier biblique des sept sacrements, verset par verset, est dans notre article sur les 7 sacrements dans la Bible.

Qui peut recevoir l'onction des malades, et quand

C'est ici que tout se joue. Le texte à connaître tient en une phrase, au numéro 1514 du Catéchisme : l'onction des malades « n'est pas seulement le sacrement de ceux qui se trouvent à toute extrémité. Aussi, le temps opportun pour la recevoir est-il certainement déjà arrivé lorsque le fidèle commence à être en danger de mort à cause de la maladie par suite d'affaiblissement physique ou de vieillesse ».

Le can. 1004 § 1 dit la même chose en langage juridique : le sacrement « peut être administré au fidèle qui, parvenu à l'usage de la raison, commence à se trouver en danger pour cause de maladie ou de vieillesse ». Le mot qui compte dans les deux textes est « commence ».

Combien de fois, et avant une opération

Le numéro 1515 lève la deuxième hésitation : « Si un malade qui a reçu l'Onction recouvre la santé, il peut, en cas de nouvelle maladie grave, recevoir de nouveau ce sacrement. Au cours de la même maladie, ce sacrement peut être réitéré si la maladie s'aggrave. Il est approprié de recevoir l'Onction des malades au seuil d'une opération importante. Il en va de même pour les personnes âgées dont la fragilité s'accentue. » Le can. 1004 § 2 le redit. Il n'existe donc aucune limite au nombre de fois, et l'opération sérieuse est un cas explicitement prévu, pas une tolérance.

Les deux seules limites écrites

Elles sont courtes. Le can. 1007 réserve un refus aux seuls cas de scandale public : « L'onction des malades ne sera pas donnée à ceux qui persévèrent avec obstination dans un péché grave manifeste. » Et le can. 1006 demande qu'on la donne « aux malades qui, lorsqu'ils étaient conscients, l'ont demandé au moins implicitement ». Dans tous les cas de doute, le droit tranche en faveur du malade : s'il y a doute sur l'usage de la raison, sur la gravité de la maladie, ou même sur le fait que la personne soit décédée, « le sacrement sera administré » (can. 1005).

Faut-il appeler le prêtre ? Six situations, et le texte qui décide

Situation Faut-il appeler Ce qui le dit
Maladie grave qui vient d'être diagnostiquée Oui, sans attendre Catéchisme n. 1514, can. 1004 § 1
Opération lourde prévue dans quelques jours Oui, c'est explicitement prévu Catéchisme n. 1515
Grand âge, fragilité qui s'installe, sans maladie déclarée Oui Catéchisme nn. 1514 et 1515
Deuxième épisode grave après une guérison Oui, le sacrement se redonne Catéchisme n. 1515, can. 1004 § 2
Rhume, grippe, opération bénigne Non, ce n'est pas le cas prévu Le critère est le danger, can. 998
Personne inconsciente, hospitalisée, dont on ignore la volonté Oui, en cas de doute on donne can. 1005 et can. 1006

Qui donne l'onction des malades

Un prêtre, et personne d'autre. Le droit de l'Église est l'un des rares textes à employer une formule aussi fermée, au can. 1003 § 1 : « Tout prêtre, et seul le prêtre, administre validement l'onction des malades. » Le Catéchisme le confirme au n. 1516 : « Seuls les prêtres (évêques et presbytres) sont les ministres de l'Onction des malades. »

Cela veut dire qu'un diacre ne peut pas la donner, et un laïc encore moins. C'est une différence importante avec la communion, qui elle peut être portée par un laïc : les ministres ordinaires de la communion sont l'évêque, le prêtre et le diacre, et les ministres extraordinaires « l'acolyte et tout autre fidèle député » (can. 910). Si une équipe d'aumônerie vient apporter la communion à votre proche, c'est très probablement un laïc mandaté, et pour l'onction il faudra un prêtre. Sur l'objet dans lequel cette communion voyage, voyez notre article sur le ciboire.

Dernier point rassurant, souvent ignoré : tout prêtre peut emporter de l'huile bénite avec lui « afin de pouvoir, en cas de besoin, administrer le sacrement de l'onction des malades » (can. 1003 § 3). Un prêtre appelé en urgence n'a donc rien à aller chercher.

Le rituel de l'onction des malades, geste par geste

Le rite est court, et il se tient aussi bien dans une chambre que dans une église. Le Catéchisme le décrit au n. 1519 : les prêtres « imposent, en silence, les mains aux malades ; ils prient sur les malades dans la foi de l'Église ; ils donnent alors l'onction avec l'huile bénite ». Dans l'ordre réel : d'abord l'imposition des mains sur la tête, sans un mot, puis l'onction sur le front, puis sur les mains.

La formule, mot pour mot

Elle se dit en deux temps, un pour le front, un pour les mains, chacun suivi d'un Amen, et elle commence par le prénom de la personne :

N., par cette onction sainte, que le Seigneur en sa grande bonté vous réconforte par la grâce de l'Esprit Saint. Amen.
Ainsi, vous ayant libéré de tous péchés, qu'il vous sauve et vous relève. Amen.

C'est la traduction française de la formule latine fixée par Sacram unctionem infirmorum en 1972, que le Catéchisme donne au n. 1513.

L'huile des malades, et la question des trois onctions

L'huile employée porte un nom propre : l'huile des malades. Elle est bénie par l'évêque lors de la messe chrismale, célébrée une fois par an à la cathédrale autour du Jeudi saint, où l'évêque bénit l'huile des malades et l'huile des catéchumènes et consacre le saint chrême. Ce sont les trois huiles saintes, et c'est en général ce que désigne la question des « trois onctions ».

Mais attention, le mot a un second sens, et c'est celui du Catéchisme : les trois onctions qui jalonnent une vie chrétienne sont celle du baptême, celle de la confirmation et celle des malades, la dernière « parachevant les onctions saintes qui jalonnent toute la vie chrétienne » (n. 1523).

Une précision utile si vous appelez hors du temps de Pâques : il n'y a pas à attendre la prochaine messe chrismale. Le can. 999 prévoit qu'« en cas de nécessité, tout prêtre » peut bénir l'huile, « mais seulement au cours même de la célébration du sacrement ».

Et si c'est urgent

Le rite se réduit. Le can. 1000 § 1 l'écrit : « en cas de nécessité, il suffit d'une seule onction sur le front ou même sur une autre partie du corps, en prononçant toute la formule ». Le Rituel des sacrements pour les malades, cité par le service national de liturgie de la Conférence des évêques de France, va plus loin encore à son numéro 192 : « En cas d'urgence ou d'extrême urgence, le rite peut alors se limiter à l'imposition des mains, signe de la présence et de la prière de l'Église, et à l'Onction d'huile suivie d'une prière. » Personne ne vous demandera de réunir quoi que ce soit.

Ce que le sacrement fait, et ce qu'il ne promet pas

Autant le dire nettement : l'onction des malades n'est pas une promesse de guérison physique. Le Catéchisme énumère ses effets au n. 1532, et la santé y figure sous condition : l'union du malade à la Passion du Christ, le réconfort, la paix et le courage, le pardon des péchés « si le malade n'a pas pu l'obtenir par le sacrement de la Pénitence », « le rétablissement de la santé, si cela convient au salut spirituel », et la préparation au passage à la vie éternelle. Au n. 1520, la même réserve : cette assistance veut conduire le malade à la guérison de l'âme, « mais aussi à celle du corps, si telle est la volonté de Dieu ».

Le Catéchisme va jusqu'à dire que « même les prières les plus intenses n'obtiennent toutefois pas la guérison de toutes les maladies » (n. 1508), et il rappelle que le Christ lui-même « n'a pas guéri tous les malades » (n. 1505). Ce n'est pas une restriction administrative, c'est une honnêteté : ce qui est donné à coup sûr, c'est la force, la paix et le pardon. Sur la prière de demande de guérison, qui est une autre question, voyez notre article sur la prière à saint Roch, patron des malades.

Confession, onction, viatique : l'ordre, et quel est vraiment le dernier sacrement

C'est la seconde moitié de la confusion, et elle se corrige en une phrase. Le dernier sacrement du chrétien n'est pas l'onction, c'est le viatique, c'est-à-dire la communion eucharistique donnée à celui qui va mourir. Le Catéchisme lui consacre une section entière, intitulée très exactement « Le Viatique, dernier sacrement du chrétien » (nn. 1524 et 1525), et il écrit au n. 1517 que « l'Eucharistie devrait toujours être le dernier sacrement de la pérégrination terrestre ».

L'ordre prévu, quand les circonstances le permettent, est donc : la confession, puis l'onction, puis l'Eucharistie en viatique. Le Rituel prévoit même, au n. 177, un rite continu pour les cas où « une maladie soudaine ou toute autre cause place de façon imprévue le fidèle en danger prochain de mort » : le malade y reçoit successivement la Pénitence, l'Onction et l'Eucharistie en forme de viatique. Si votre proche souhaite se confesser d'abord, notre article sur comment se confesser en donne le déroulé. Le viatique, lui, a sa page à part : nous y détaillons qui porte la communion, ce que le droit de l'Église demande de ne pas différer, et le déroulé exact dans la chambre, dans notre article sur la custode. Et sur l'hostie conservée qui permet justement de porter cette communion hors de l'église, voyez le tabernacle.

Et après la mort

Un sacrement se donne à un vivant. Mais le droit laisse une marge large en faveur du doute : s'il y a doute sur le fait que la personne soit décédée, « le sacrement sera administré » (can. 1005). Et quand la mort est là, l'Église n'est pas sans rien : le Rituel prévoit une prière appelée recommandation des mourants, qui s'appelait autrefois prière des agonisants, dont le signe propre est le signe de la croix tracé sur le front, celui du baptême. Le Rituel demande des prières très brèves, dites lentement, à voix basse, avec des silences.

Comment demander l'onction des malades, concrètement

Il n'y a pas de démarche administrative, pas de dossier, et pas d'inscription. On appelle la paroisse du lieu où se trouve le malade, et on dit simplement qu'on souhaite l'onction des malades pour quelqu'un. C'est d'ailleurs un devoir partagé : le can. 1001 demande que « les pasteurs d'âmes et les proches des malades veillent à ce que les malades reçoivent en temps opportun le réconfort de ce sacrement ». Les proches sont nommés dans le texte. Vous êtes à votre place en appelant.

À l'hôpital, en clinique, en maison de retraite

Chaque établissement hospitalier dispose d'une aumônerie, et c'est le chemin le plus direct : demandez l'aumônerie catholique au bureau des admissions ou au cadre de santé du service, et une équipe prendra le relais pour faire venir un prêtre. L'Église catholique en France confirme que le sacrement se célèbre « lors d'une célébration dans la paroisse ou avec l'aumônerie de l'hôpital, à domicile ou lors d'un pèlerinage, comme à Lourdes ». À domicile, le prêtre vient dans la chambre, et cela n'a rien d'exceptionnel.

Ce qu'il faut préparer, et ce que cela coûte

Rien de compliqué. Une table ou une tablette dégagée près du lit, une bougie si vous en avez une, un crucifix ou une croix, et du calme dans la pièce. La famille peut rester, c'est même souhaité : le Catéchisme rappelle au n. 1517 que le sacrement est « une célébration liturgique et communautaire », qu'elle ait lieu en famille, à l'hôpital ou à l'église.

Quant au prix, la réponse est simple et il faut l'entendre : un sacrement ne se paie pas. Ni l'onction, ni la confession, ni le viatique. Vous n'avez rien à donner, et personne ne vous demandera rien.

Les célébrations communautaires en paroisse

Le sacrement n'est pas forcément individuel. Le can. 1002 prévoit que, « suivant les dispositions de l'Évêque diocésain, la célébration commune de l'onction des malades peut être faite pour plusieurs malades ensemble, s'ils sont bien préparés et dûment disposés ». Beaucoup de paroisses organisent ainsi une célébration annuelle, au cours d'une messe, où plusieurs personnes reçoivent l'onction dans la même assemblée. Pour savoir si la vôtre en propose une et à quelle date, la question à poser à l'accueil est exactement celle-là. Repère utile : l'Église célèbre la Journée mondiale du Malade le 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, depuis 1992, et elle se décline dans les diocèses français en un Dimanche de la Santé.

Questions fréquentes

Qui peut recevoir l'onction ?
Tout baptisé parvenu à l'usage de la raison qui « commence à se trouver en danger pour cause de maladie ou de vieillesse » (can. 1004 § 1). Cela inclut une maladie grave, un grand âge dont la fragilité s'accentue, et le seuil d'une opération importante. Le Catéchisme précise au n. 1514 que le sacrement « n'est pas seulement le sacrement de ceux qui se trouvent à toute extrémité ».

Quand faire l'extrême onction ?
Dès que le danger commence, pas à la fin. C'est l'erreur la plus répandue, et elle vient de l'ancien nom. Attendre les dernières heures prive le malade d'un sacrement fait pour le soutenir pendant l'épreuve, et il peut de toute façon être redonné plus tard si la maladie s'aggrave (n. 1515).

Comment s'appelle le dernier sacrement avant de mourir ?
Le viatique, c'est-à-dire la communion eucharistique reçue au moment du passage. Ce n'est pas l'onction des malades. Le Catéchisme intitule sa section « Le Viatique, dernier sacrement du chrétien » (nn. 1524 et 1525) et écrit que l'Eucharistie « devrait toujours être le dernier sacrement de la pérégrination terrestre » (n. 1517). Nous lui consacrons une page entière, avec la custode qui sert à le porter.

Quels sont les trois types d'onctions ?
Selon le sens de la question. Si l'on parle des huiles, il y en a trois, bénies ou consacrées par l'évêque à la messe chrismale : le saint chrême, l'huile des catéchumènes et l'huile des malades. Si l'on parle des onctions reçues au cours d'une vie chrétienne, le Catéchisme en compte aussi trois : celle du baptême, celle de la confirmation et celle des malades (n. 1523).

Quelles sont les conditions pour recevoir le sacrement des malades ?
Être baptisé, être parvenu à l'usage de la raison, et commencer à se trouver en danger pour cause de maladie ou de vieillesse (can. 1004 § 1). Il n'y a pas d'autre condition. En cas de doute sur l'un de ces points, le droit demande de donner le sacrement quand même (can. 1005). Le seul refus prévu concerne ceux qui « persévèrent avec obstination dans un péché grave manifeste » (can. 1007).

Comment préparer le sacrement des malades ?
Appelez la paroisse du lieu, ou l'aumônerie si votre proche est hospitalisé. Dégagez une petite table près du lit, posez-y une croix et une bougie si vous en avez. Proposez au malade de se confesser avant, s'il le souhaite et s'il le peut. La famille reste pendant la célébration. En cas d'urgence, le rite se limite à l'imposition des mains et à l'onction, et il ne demande aucune préparation.

Ce qu'il faut retenir, si vous n'avez le temps que d'une chose

N'attendez pas. Le sacrement est fait pour accompagner une épreuve, pas pour la conclure, et il peut être redonné autant de fois qu'il le faudra. Appelez la paroisse ou l'aumônerie, dites simplement ce que vous souhaitez, et laissez l'Église faire le reste : le prêtre vient avec son huile, impose les mains en silence, fait l'onction sur le front et sur les mains, et prononce quelques lignes qui disent le réconfort et le pardon.

Et pour finir sur nous, puisque vous êtes sur la boutique d'un bijoutier : il n'y a rien ici qui s'achète pour cette occasion, et nous ne vous en proposerons pas. Ce que nous faisons, ce sont des croix et des médailles en acier inoxydable ou en argent 925, livrées dans un écrin, de celles qu'on glisse dans une main ou qu'on pose au chevet, et que l'on garde ensuite. Si cela vous parle, nos bijoux croix, nos colliers croix et nos médailles de saints sont là. Sinon, cette page a fait son travail en répondant à votre question.

Sont également citées en clair, sans lien, pour tenir le plafond de cinq liens d'autorité : le Catéchisme aux nn. 1505, 1508, 1520, 1523, 1524, 1525 et 1532 ; les cann. 910, 998, 999, 1000, 1001, 1002, 1004, 1005, 1006 et 1007 du Code de droit canonique ; le Rituel des sacrements pour les malades aux nn. 177 et 192, et la page sur la Journée mondiale du Malade, tous deux publiés par les services de la Conférence des évêques de France.

Questions fréquentes

Nos sources

Si vous relevez une erreur dans cette page, écrivez-nous : nous la corrigerons. Nous écrire

Ce que nous faisons, nous

Un sacrement ne s'achète pas et ne se commande pas. Notre métier est la croix et la médaille que l'on garde sur soi, en acier inoxydable ou en argent 925, celle qu'on glisse dans une main ou qu'on pose au chevet d'un proche.

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Acier inoxydable ou argent 925, livré dans son écrin.

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