Custode : la boîte qui porte la communion aux malades
Sommaire
- Custode : la définition, et les trois confusions à lever
- À quoi sert une custode ?
- L'objet : du métal, une bourse, et ce que le Rituel demande vraiment
- Qui porte la communion aux malades ?
- Que dire, et que préparer, quand on porte la communion à la maison
- Le viatique, ce que la custode porte au seuil de la mort
- Custode, ciboire, ostensoir : la distinction en une ligne chacun
- Où acheter une custode, et pourquoi pas chez nous
- Questions fréquentes
- Une boîte qui existe pour que personne ne reste dehors
Quelqu'un que vous aimez ne peut plus aller à la messe, et on vous a dit qu'on pouvait lui apporter la communion chez lui. On a prononcé devant vous un mot que vous n'avez jamais entendu, custode, et vous ne savez pas s'il désigne une boîte, un rite ou une fonction. Vous vous demandez qui a le droit de faire ce geste, s'il faut être prêtre, ce qu'il faut préparer dans la chambre, et ce que signifie cet autre mot, le viatique, que vous avez peut-être entendu à l'hôpital.
Cet article répond dans cet ordre. La custode est une petite boîte plate, en métal, dans laquelle on porte l'hostie consacrée hors de l'église. Nous commençons par lever les trois confusions du mot, puis nous décrivons l'objet, puis nous disons qui le porte et comment on le devient, puis nous entrons dans ce qui compte vraiment : la communion portée aux malades, le déroulé exact de ce qui se passe dans la chambre, et le viatique, cette communion donnée au seuil de la mort. Et nous le disons franchement tout de suite : nous sommes bijoutiers, nous ne vendons pas de custode, et cet article est écrit pour répondre, pas pour vendre.
En bref
- La custode est la petite boîte de métal dans laquelle on porte une ou plusieurs hosties consacrées à qui ne peut pas venir à la messe. Le diocèse de Paris la définit exactement comme cela.
- Trois mots pour un même son. La custode (féminin) est la boîte, et aussi, en automobile, le panneau latéral arrière de la carrosserie. Le custode (masculin) est un supérieur franciscain, comme « le custode de Terre sainte ». L'Académie française en fait deux entrées séparées, avec deux étymologies différentes.
- Un laïc peut la porter. Les ministres ordinaires de la communion sont l'évêque, le prêtre et le diacre ; les ministres extraordinaires sont l'acolyte et tout autre fidèle député pour cela (Code de droit canonique, can. 910).
- Le viatique est la communion donnée à celui qui va mourir. Le Catéchisme en fait le dernier sacrement du chrétien, et le droit de l'Église demande qu'on ne le diffère pas trop : au can. 922, pendant que le malade a encore « le plein usage de ses facultés ».
- Un malade n'est pas tenu à l'heure de jeûne avant la communion (can. 919 § 3). C'est écrit, et beaucoup de familles ne le savent pas.
- Nous ne vendons pas de custode. Nous faisons des croix et des médailles qui se portent. Le funnel de cet article est nul, et nous préférons le dire que l'inventer.
Custode : la définition, et les trois confusions à lever
Une petite boîte plate pour l'hostie consacrée
La définition la plus nette vient de la Commission diocésaine d'Art Sacré de Paris, qui tient le lexique des objets religieux du diocèse : « Les custodes sont les récipients qui permettent d'apporter la communion aux malades. » Le glossaire de l'Église catholique en France dit la même chose avec le détail de l'objet, une petite boîte en métal doré dans laquelle on dépose une ou plusieurs hosties consacrées pour les porter aux malades.
Retenez la fonction plutôt que la forme : la custode est faite pour que l'Eucharistie puisse sortir de l'église avec dignité. C'est tout l'objet. Elle est plate et ronde, de la taille d'un gros médaillon ou d'un poudrier, pour tenir dans une poche ou dans une main. Elle s'ouvre par un couvercle à charnière, le plus souvent gravé d'une croix, d'un agneau, d'un épi et d'une grappe, ou d'un chrisme. Elle est en métal, et nous verrons plus loin que ce n'est pas un choix esthétique.
La custode de voiture, et le custode de Terre sainte
Si vous avez cherché ce mot et que les résultats vous ont parlé de carrosserie, vous n'avez pas mal cherché : le français porte bien trois mots différents sous la même prononciation, et le Dictionnaire de l'Académie française, dans sa 9e édition, en fait deux entrées distinctes avec deux étymologies distinctes. C'est la confusion la plus utile à lever avant d'aller plus loin.
| Le mot | Ce que c'est | D'où il vient |
|---|---|---|
| Une custode (féminin), liturgie | La petite boîte de métal précieux dans laquelle on porte aux malades l'hostie consacrée | xive siècle, du latin médiéval custodia, « reliquaire » |
| Une custode (féminin), automobile | Le panneau latéral arrière de la carrosserie d'une voiture, dans lequel est souvent pratiquée une fenêtre. On parle des « glaces de custode » | Même entrée que la précédente, par un emploi technique moderne |
| Un custode (masculin), religion | Un supérieur chargé, dans certains ordres et notamment chez les Franciscains, du gouvernement d'une circonscription religieuse. L'exemple donné par l'Académie est « le custode de Terre sainte » | xe siècle, du latin classique custos, -odis, « gardien » |
La même édition du Dictionnaire ajoute une quatrième entrée, custodie, apparue au xviiie siècle et dérivée du custode masculin : c'est la circonscription elle-même, d'où l'expression « Custodie de Terre sainte ». Si ce nom vous est familier, c'est peut-être par un bijou : la croix de Jérusalem, cette grande croix cantonnée de quatre petites, est justement l'emblème porté par la Custodie franciscaine de Terre sainte, et l'un des souvenirs les plus rapportés d'un pèlerinage à Jérusalem. Le mot est le même, l'objet n'a rien à voir.
Deux emplois plus anciens figurent encore au dictionnaire, et ils expliquent pourquoi vous pouvez croiser le mot dans un livre ancien sans qu'il s'agisse de la boîte des malades : la custode a désigné un rideau de lit aux xve et xvie siècles, et les rideaux des anciens compartiments de chemin de fer, dont les vitres latérales se nomment encore « baies de custode ».
Quelle est l'étymologie du mot custode ?
Les deux grandes sources ne disent pas tout à fait la même chose, et la différence est instructive. L'Académie française fait venir la custode féminine du latin médiéval custodia, au sens de « reliquaire ». Le lexique de Liturgie et Sacrements, qui reprend le Dictionnaire de Liturgie de Dom Robert Le Gall, traduit le même custodia par « action de garder, de conserver ». Et le custode masculin, lui, vient de custos, le gardien.
Il n'y a pas de contradiction : c'est la même racine, prise à deux étages de son histoire, le geste de garder d'abord, puis le coffret qui garde. Dans les deux cas, le mot ne dit pas ce que l'objet contient, il dit ce qu'il fait : il garde. Pour un objet qui ne transporte l'Eucharistie que le temps d'un trajet, c'est un nom bien choisi.
Quel est l'autre nom de la custode ?
Vous rencontrerez pyxide, du grec puxis, « boîte ». Le lexique de Liturgie et Sacrements l'emploie dans un cas précis, et c'est là qu'il faut être attentif, parce que le mot « custode » recouvre deux objets très différents dans le vocabulaire liturgique.
Le second emploi du mot, au tabernacle
Le même lexique donne deux emplois à la custode. Le premier est celui que nous traitons ici, la boîte des hosties à porter en viatique ou en communion aux malades. Le second est une boîte métallique qui ne sort jamais de l'église : celle où l'on conserve la lunule, cette petite monture de verre et de métal qui tient l'hostie au centre de l'ostensoir. Quand la lunule contient l'hostie consacrée, elle est déposée au tabernacle dans cette custode, aussi appelée pyxide.
L'Académie française, de son côté, range les deux dans la même entrée et appelle « custode » la boîte à deux disques de verre qu'on place dans l'ostensoir, précisant qu'on dit aussi « lunule » en ce sens. Autrement dit, selon la source que vous lisez, le mot désigne soit la boîte qui garde la lunule, soit la lunule elle-même. Si vous entendez parler de custode dans une sacristie, il n'est donc pas inutile de demander laquelle.
Le même dictionnaire donne enfin un troisième emploi liturgique, plus rare : le pavillon, cette étoffe dont on recouvre le ciboire lorsqu'il contient les hosties consacrées, s'appelle aussi une custode, et par extension la tenture qui orne les côtés du maître-autel dans certaines églises.
À quoi sert une custode ?
Porter la communion à qui ne peut plus venir
Le geste est plus vieux que l'objet. Dans sa Première Apologie, vers l'an 150, saint Justin donne la première description connue de la messe, et il y signale que « l'on envoie leur part aux absents, par le ministère des diacres ». La communion portée aux absents est donc une pratique de l'Église d'avant tout le reste, d'avant les basiliques, d'avant les ciboires d'orfèvrerie. Le service national de la pastorale liturgique rappelle ce texte en tête de son dossier sur la question.
Le Rituel des sacrements pour les malades, à son numéro 27, en donne le sens en une phrase qu'il vaut la peine de lire en entier : « Porter la communion à un malade est un geste de foi et une démarche fraternelle de la communauté eucharistique envers ses membres absents : un membre de l'assemblée eucharistique (prêtre ou laïc désigné à cet effet) apporte à celui qui ne peut y participer le réconfort de la Parole et le pain ou le vin eucharistique partagé dans l'assemblée. De cette manière, le malade reste uni à cette assemblée et il est soutenu par ce geste de fraternité chrétienne. »
Le point à retenir est celui-là : ce n'est pas une messe privée à domicile, c'est le prolongement de l'assemblée du dimanche jusqu'au lit de quelqu'un. C'est aussi pour cela que l'hostie portée est, dans la mesure du possible, une hostie consacrée à cette messe-là, et non une hostie prise au hasard.
Pourquoi l'Église garde des hosties au tabernacle
La question vient naturellement : pourquoi reste-t-il des hosties après la messe ? Le même dossier liturgique répond sans détour que la communion aux malades « peut être portée n'importe quand et par n'importe quel fidèle », et qu'elle est la première raison d'être de la réserve eucharistique gardée dans le tabernacle. Le tabernacle n'existe pas d'abord pour l'adoration, qui est venue ensuite : il existe pour les absents. Nous détaillons le vase qui y dort, son voile et sa place dans notre article sur le ciboire.
Peut-on garder une hostie chez soi pour un proche malade ?
Non, et c'est une question qui se pose plus souvent qu'on ne croit, parfois avec les meilleures intentions. Le Code de droit canonique est explicite au canon 935 : personne n'est autorisé à conserver la très sainte Eucharistie chez soi ni à l'emporter en voyage, à moins qu'un besoin pastoral ne l'exige et dans le respect des dispositions de l'évêque diocésain. La custode n'est pas un tabernacle de poche : elle sert le temps d'un trajet, et elle revient vide.
L'objet : du métal, une bourse, et ce que le Rituel demande vraiment
Pourquoi la custode doit être en métal
Le lexique du diocèse de Paris est net : « Les custodes doivent être en métal. » L'Académie française parle de métal précieux. Certaines prennent des formes un peu plus travaillées, rappelant la patène sur laquelle est consacrée la grande hostie à la messe, et le même lexique note qu'il en existe de nombreuses variétés, le plus souvent avec des décors fort simples.
La raison n'est pas le prestige, c'est la propreté et la sûreté. Un métal lisse se purifie, ne se fissure pas, ne garde pas de parcelle dans ses pores, et ferme hermétiquement. Le diocèse de Paris signale d'ailleurs que les anciens mini ciboires avaient parfois « un système de fermeture un peu complexe », ce qui n'était pas un détail quand on les portait dans une poche par tous les temps.
La bourse, et le cordon qu'on portait autrefois
La custode ne voyage généralement pas nue. Le lexique du diocèse de Paris décrit des boîtes de métal ornées de sujets religieux « et portées dans une bourse plus ou moins ornée » : une petite pochette de tissu, souvent doublée, parfois brodée, qui protège la boîte et évite qu'elle ne s'ouvre ou ne sonne au fond d'un sac.
Le média catholique Aleteia, dans son dossier sur les objets liturgiques, ajoute un usage ancien que vous pouvez encore croiser chez des porteurs de longue date : on plaçait autrefois la custode dans une pochette de tissu que l'on portait autour du cou, et il précise que c'est une pratique moins courante aujourd'hui. Nous la mentionnons comme un usage, pas comme une règle, parce qu'aucun texte liturgique consulté ici ne décrit la bourse ni la façon de la porter.
Ce que le Rituel exige, et ce qu'il laisse libre
Et c'est le point qui tranche la question des accessoires. Le Rituel des sacrements pour les malades, à son numéro 31, demande qu'on porte l'eucharistie « dans une custode ou par un autre moyen approprié ». Le dossier du service national de liturgie commente : la custode est le moyen le plus simple et le plus significatif, et à défaut « on prendra une jolie petite boîte sur laquelle rien n'est inscrit ou une jolie pochette pliée en neuf ».
Lisez bien ce que cela veut dire. L'Église prescrit la dignité du contenant, pas son catalogue. Une custode achetée en boutique, une custode prêtée par la paroisse, ou à défaut une boîte propre et nue : les trois sont prévues. Ce qui est exclu, c'est le mouchoir, le fond de sac et la boîte de récupération portant une marque. La règle est de respect, pas de conformité.
Avant le Concile : un mini ciboire, un voile et un enfant de chœur
La forme actuelle de l'objet n'est pas la seule qu'il ait eue, et l'histoire que raconte le lexique du diocèse de Paris est jolie. Avant le concile Vatican II, le prêtre portait la communion aux malades dans un mini ciboire, les épaules et les mains recouvertes par un voile spécial, le voile huméral, celui qu'on utilise encore pour porter l'ostensoir en procession. Il était précédé d'un enfant de chœur, et accompagné d'une personne chargée de guider vers la bonne adresse.
C'était un petit cortège dans la rue, et tout le quartier savait qu'un malade recevait la communion. Ces mini ciboires ont laissé la place aux boîtes de métal portées dans une bourse, parce que, toujours selon le même lexique, « depuis le Concile, les laïcs ont le droit de toucher les hosties, de donner la communion et de porter les hosties aux malades de façon très simple ». L'objet a changé parce que la main qui le porte a changé.
Qui porte la communion aux malades ?
Un laïc peut-il donner la communion ?
Oui, et le droit le dit en deux lignes. Le Code de droit canonique distingue au canon 910 les ministres ordinaires de la sainte communion, qui sont l'évêque, le prêtre et le diacre, et les ministres extraordinaires, qui sont l'acolyte et tout autre fidèle député selon les dispositions du canon 230 § 3. « Tout autre fidèle » inclut évidemment les femmes, qui forment une large part des porteurs dans les paroisses françaises.
Le mot « extraordinaire » n'a rien de solennel, et il induit souvent en erreur : il ne veut pas dire exceptionnel au sens de remarquable, il veut dire « en dehors de l'ordinaire », c'est-à-dire hors de l'ordre des ministres ordonnés. Un ministre extraordinaire de la communion est un fidèle à qui l'Église confie ce service.
Qui a le devoir de porter le viatique
Pour le viatique, le droit va plus loin qu'une permission : il crée une obligation, et il nomme les responsables. Au canon 911, le devoir et le droit de porter l'Eucharistie en viatique aux malades appartiennent au curé, aux vicaires paroissiaux, aux chapelains, ainsi qu'au supérieur de communauté pour les personnes de sa maison. Et le paragraphe 2 ouvre largement : en cas de nécessité, ou avec l'autorisation au moins présumée du curé qu'il devra informer ensuite, tout prêtre ou tout autre ministre de la communion doit le faire.
Ce « doit » mérite d'être souligné pour les familles. Face à un danger de mort, personne n'a à plaider sa cause : demander le viatique, c'est demander à l'Église quelque chose qu'elle se reconnaît l'obligation de donner.
Le trajet direct, et pourquoi cette règle existe
L'instruction Redemptionis Sacramentum, publiée en 2004 par la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, encadre le trajet à son numéro 133. Elle nomme les trois porteurs dans l'ordre, le prêtre ou le diacre, ou bien, en l'absence ou en cas d'empêchement du ministre ordinaire, le ministre extraordinaire. Et elle demande que celui qui transporte l'Eucharistie pour donner la communion à un malade se rende directement, si possible, du lieu où le Sacrement est conservé jusqu'au domicile du malade, « en s'abstenant de toute autre occupation durant le trajet », pour éviter tout risque de profanation et par respect pour le Corps du Christ.
Concrètement : pas de courses en chemin, pas de détour. Les porteurs le savent, et ceux qui les reçoivent gagnent à le savoir aussi, car cela explique une chose qui surprend parfois : le porteur ne reste pas forcément longtemps, et ce n'est pas de la froideur. Il a souvent d'autres visites, et le même texte lui demande d'aller au but.
Comment devient-on porteur dans sa paroisse ?
Cela ne s'improvise pas, et cela ne s'achète pas non plus. Le fidèle est député pour ce service, c'est-à-dire envoyé par l'autorité de l'Église, le plus souvent au terme d'un temps de préparation organisé par la paroisse, le diocèse ou l'aumônerie d'hôpital. La démarche se fait auprès du curé.
Le service national de liturgie décrit aussi l'envoi à la messe, et c'est le plus beau geste de tout le dispositif. Après le geste de paix, ou mieux entre l'Amen de la prière eucharistique et la monition du Notre Père, le prêtre qui préside invite à le rejoindre autour de l'autel tous ceux qui vont porter l'Eucharistie. Le Missel prévoit deux formules au choix pour les bénir et les envoyer. Certaines assemblées placent plutôt ce moment entre la bénédiction et l'envoi. Le geste est volontairement public : il dit à toute l'assemblée que les absents ne sont pas oubliés.
C'est aussi la raison pour laquelle on préfère cette solution à la démarche isolée qui consiste à demander une hostie supplémentaire au moment de la communion. Dans la pratique courante, le porteur dépose sa custode sur l'autel avant la messe, en accord avec le prêtre, ou la lui présente au moment de la communion. Le même dossier note enfin qu'il est normal et utile de réunir de temps en temps les porteurs d'une paroisse, pour qu'ils partagent leurs difficultés et leurs joies et complètent leur formation.
Que dire, et que préparer, quand on porte la communion à la maison
C'est la partie que les familles cherchent et qu'on trouve mal, parce qu'elle vit dans un livre que peu de gens ont chez eux. Il existe un Rituel de l'eucharistie en dehors de la messe, dont le chapitre 2 porte précisément sur « la communion et le viatique portés au malade par un ministre extraordinaire ». Le service national de liturgie en donne le déroulé, et c'est lui que nous suivons ici.
Ce qu'on prépare dans la chambre
Rien de compliqué, et rien qui demande d'acheter quoi que ce soit. Le Rituel demande un minimum d'aménagement, parce que ce qui va se passer est une célébration et non une visite.
| Ce qu'on prépare | Pourquoi |
|---|---|
| Une table peu encombrée, près du lit | Pour poser la custode sans avoir à déplacer des médicaments ou un plateau-repas |
| Une nappe dépliée dessus | C'est elle qui fait de ce coin de table un lieu de célébration, le temps du rite |
| Un crucifix | Le signe vers lequel le malade et son entourage tournent le regard |
| Un cierge | La lumière du baptême, reprise à l'autre bout de la vie |
| Un petit bouquet de fleurs | Prévu par le Rituel, parfois apporté par la personne qui porte la communion |
Ces cinq choses, une famille les a presque toujours sous la main, et une paroisse prête volontiers ce qui manque. Si le crucifix fait défaut, une croix posée sur la nappe remplit le même office : c'est le signe qui compte, pas son format.
Le déroulé de la célébration, dans l'ordre
Le Rituel en fait une véritable célébration, à son numéro 16, et elle comporte plusieurs moments. En voici la suite, telle que la décrit le service national de liturgie.
- L'entrée en célébration. Une salutation amicale au malade et à ceux qui l'entourent, qui peut aboutir à la salutation liturgique : « Paix à cette maison et à tous ceux qui l'habitent. »
- La préparation pénitentielle. Une invitation à la pénitence, puis l'élément pénitentiel, au choix les trois invocations de la messe (« Seigneur Jésus, envoyé... »), ou le Je confesse à Dieu, ou l'acte de contrition, et la prière pour le pardon : « Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde... »
- La parole de Dieu. Celle de la liturgie du jour, ou l'extrait qui convient le mieux, en tenant compte de l'état de réception du malade.
- La prière commune. La prière universelle de la messe paroissiale, ou une prière improvisée. Là encore, l'état du malade commande sa longueur, et même son existence.
- La communion. Le Notre Père, la formule « Heureux les invités... », puis le don de l'Eucharistie selon le mode qui convient à l'état de santé, dans la main, sur la langue, ou par le vin consacré. Puis une oraison d'action de grâce.
- La conclusion. Une bénédiction, « Que le Seigneur nous bénisse... », à laquelle on peut ajouter un Je vous salue Marie ou un chant.
Un détail qui répond à une question fréquente : quand c'est un laïc qui dit la bénédiction et la demande de pardon, la formule officielle passe du « vous » au « nous ». Ce n'est pas une modestie de circonstance, c'est le texte même du Rituel, et cela dit exactement ce qu'un ministre extraordinaire est : un frère au milieu des autres, pas un substitut de prêtre.
Le rite bref, quand il ne faut pas en faire plus
Le Rituel prévoit une forme courte, et c'est une délicatesse qu'il faut connaître. Le rite bref ne comporte que la salutation, les formules « Heureux... » et « Seigneur, je ne suis pas digne... », et le don de l'Eucharistie. Trois situations le justifient explicitement : quand la personne qui donne la communion a beaucoup d'autres malades à visiter, quand le malade est trop fatigué, et quand l'entourage demande de la discrétion, par exemple dans une salle commune d'hôpital ou une chambre à plusieurs lits.
Autrement dit, personne n'est obligé de tenir dix minutes de prière au bord de l'épuisement. Si vous accompagnez un proche très fatigué, vous pouvez demander le rite bref, et c'est prévu pour cela.
Trois cas pratiques que les familles rencontrent vraiment
Si le malade ne peut pas avaler du solide, on peut lui donner la communion sous la seule espèce du vin, et le dossier liturgique demande alors de veiller d'autant plus à la beauté et à la sûreté du flacon. Cela change la préparation, et il faut le signaler à la paroisse avant la visite.
Les personnes qui entourent le malade peuvent communier avec lui, y compris l'infirmière ou la garde-malade. Une seule précision : celui qui porte la communion et qui a déjà communié à la messe ne communie pas une seconde fois.
Et si le malade suit la messe à la télévision, le porteur ne s'effacera pas pour lui laisser l'hostie afin qu'il se communie lui-même au moment de la communion télévisée. Le dossier le formule bien : « Il fait partie du signe sacramentel de l'eucharistie qu'elle soit donnée et reçue. » La communion n'est pas un geste qu'on se fait, c'est un don qu'on reçoit de quelqu'un.
Le viatique, ce que la custode porte au seuil de la mort
Nous arrivons au cœur du sujet, et c'est pour celui-ci que la plupart des gens découvrent le mot « custode » un jour, dans un couloir d'hôpital.
Qu'est-ce que le viatique dans la religion catholique ?
Le glossaire de l'Église catholique en France rattache le mot au latin via, le chemin, et le définit simplement : c'est la communion proposée aux mourants au seuil de leur passage de ce monde à l'autre. Le mot dit donc les provisions de route, ce qu'on emporte pour le voyage.
Le Catéchisme de l'Église catholique lui consacre deux numéros, 1524 et 1525, sous un titre qui dit tout : « Le Viatique, dernier sacrement du chrétien ». Au numéro 1524, il écrit qu'à ceux qui vont quitter cette vie, l'Église offre, en plus de l'Onction des malades, l'Eucharistie comme viatique : « Reçue à ce moment de passage vers le Père, la Communion au Corps et au Sang du Christ a une signification et une importance particulières. Elle est semence de vie éternelle et puissance de résurrection. » Et il conclut, en citant l'Évangile selon saint Jean au chapitre 6 : « Sacrement du Christ mort et ressuscité, l'Eucharistie est ici sacrement du passage de la mort à la vie, de ce monde vers le Père. »
Le numéro 1525 pose ensuite une symétrie qu'on n'oublie pas quand on l'a lue une fois. De même que le Baptême, la Confirmation et l'Eucharistie forment « les sacrements de l'initiation chrétienne », la Pénitence, la Sainte Onction et l'Eucharistie reçue en viatique constituent, quand la vie chrétienne touche à son terme, « les sacrements qui préparent à la Patrie ». Une vie chrétienne s'ouvre par trois sacrements et se referme par trois sacrements. La custode porte le dernier des trois.
Viatique, onction des malades, extrême-onction : trois choses à ne pas confondre
La confusion est très répandue, et le glossaire de l'Église catholique en France l'explique lui-même : le sacrement des malades a longtemps été appelé « extrême-onction », parce qu'il comporte un rite d'onction avec l'huile sainte et qu'il était alors réservé aux mourants. Ce n'est plus le cas : l'onction des malades s'adresse à toute personne dont la santé est sérieusement atteinte, par la maladie ou par la vieillesse, et elle peut être reçue plusieurs fois.
| Ce que c'est | Pour qui | |
|---|---|---|
| La communion portée | L'Eucharistie apportée hors de la messe, dans une custode | Toute personne empêchée de venir : malade, âgée, hospitalisée, immobilisée |
| L'onction des malades | Un sacrement, avec une onction d'huile sainte, donné par un prêtre | Une personne dont la santé est sérieusement atteinte. Plusieurs fois possible |
| Le viatique | La communion donnée en danger de mort, sous ce nom propre | Un fidèle qui va quitter cette vie |
Les deux derniers ne s'opposent pas, ils vont ensemble : le Catéchisme place l'un et l'autre dans la même série des sacrements qui achèvent la pérégrination. Nous situons l'onction des malades parmi les sept dans notre guide des 7 sacrements de l'Église catholique.
Ce que le droit demande, et le piège d'attendre trop
Trois canons, et ce sont peut-être les lignes les plus utiles de tout cet article. Le Code de droit canonique les écrit à la suite.
Au canon 921, les fidèles qui se trouvent en danger de mort, quelle qu'en soit la cause, « seront nourris de la sainte communion sous forme du Viatique ». Le même canon ajoute deux précisions que les familles ignorent souvent : même si la personne a déjà communié le jour même, il est hautement conseillé qu'elle communie à nouveau en danger de mort ; et tant que le danger dure, il est conseillé de lui donner la communion plusieurs fois, à des jours différents. Le viatique n'est donc pas un acte unique réservé à la dernière heure.
Et voici le canon qui devrait être affiché dans les salles d'attente. Au canon 922, « le saint Viatique ne sera pas trop différé aux malades ; ceux qui ont charge d'âmes veilleront attentivement à ce que les malades le reçoivent quand ils ont encore le plein usage de leurs facultés ».
Lisez cette dernière phrase deux fois, car elle contredit un réflexe très courant. Beaucoup de familles attendent, par délicatesse, pour ne pas effrayer, pour ne pas « annoncer la fin » en faisant venir un prêtre. Le droit de l'Église demande exactement l'inverse : que le malade reçoive le viatique tant qu'il peut encore le recevoir en conscience, le comprendre, le désirer et y répondre. Appeler tôt n'est pas précipiter les choses. C'est laisser à celui qu'on aime la possibilité de vivre ce moment, au lieu de le subir sans le savoir.
Faut-il être à jeun ?
Non, pas pour un malade, et cette précision soulage beaucoup de monde. La règle générale, au canon 919 § 1, demande de s'abstenir de tout aliment et de toute boisson au moins une heure avant la communion, l'eau et les médicaments exceptés. Mais le paragraphe 3 du même canon dispense explicitement « les personnes âgées et les malades, ainsi que celles qui s'en occupent » : elles peuvent recevoir la communion même si elles ont pris quelque chose moins d'une heure avant.
Un petit-déjeuner, une collation, un traitement : rien de tout cela n'empêche la communion d'un malade, ni celle de la personne qui le garde. Il n'y a pas à décaler une visite pour cette raison.
Après : prier pour celui qui est parti
Quand le viatique a été donné et que le passage a eu lieu, la prière de la famille ne s'arrête pas. Nous avons écrit un article sur pourquoi les catholiques prient pour les morts, ce que l'Église en dit, et comment le faire simplement. C'est la suite naturelle de ce que la custode a porté une dernière fois.
Custode, ciboire, ostensoir : la distinction en une ligne chacun
Les trois se confondent souvent parce qu'ils contiennent tous l'hostie consacrée, mais ils ne font pas la même chose, et la différence tient en un mot : la mobilité.
- La custode voyage. Une ou quelques hosties, une boîte qui tient dans la poche, un aller-retour jusqu'à quelqu'un qui ne peut pas venir.
- Le ciboire reste. C'est le vase à couvercle qui conserve la réserve d'hosties au tabernacle, et qui sert la communion de l'assemblée. Nous lui consacrons un article entier, avec son pavillon, sa place au tabernacle et ses règles de matière : tout sur le ciboire.
- L'ostensoir montre. Il n'est pas fait pour transporter ni pour conserver, mais pour exposer une seule hostie au regard, pendant l'adoration. Son histoire et ses formes sont ici : tout sur l'ostensoir.
Nous ne refaisons pas ici le tableau comparatif détaillé des vases sacrés : il est dans l'article sur le ciboire, qui les range un par un.
Où acheter une custode, et pourquoi pas chez nous
C'est l'une des recherches les plus fréquentes autour du mot, et nous allons y répondre franchement, en deux temps.
Premier temps : commencez par votre paroisse. Beaucoup de paroisses et d'aumôneries d'hôpital possèdent des custodes et les confient aux porteurs qu'elles envoient. Si vous êtes appelé à ce service, la question de l'achat ne se pose peut-être même pas, et le curé est de toute façon la personne à voir en premier, puisque c'est lui qui députe.
Second temps : nous n'en vendons pas, et nous ne pouvons pas vous donner de prix. Les custodes se trouvent chez les librairies religieuses, les maisons d'articles liturgiques et les ateliers monastiques. Nous ne les fabriquons pas, nous n'en avons pas en stock, et nous nous garderions bien d'avancer une fourchette que nous ne mesurons pas. Il nous paraît plus utile de vous dire où chercher que de meubler.
Un mot sur nous, pour être clair. Nous sommes bijoutiers, pas orfèvres liturgiques. Nous faisons des croix et des médailles en acier inoxydable et en argent 925, l'objet qu'on garde sur soi, pas celui qui sert à l'autel. Sur ce sujet précis, notre catalogue n'a rien à proposer, et le prétendre serait malhonnête. Il y a tout de même un point de contact, un seul, et nous le disons à la fin.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un custode ?
Attention au genre, car il change tout. Un custode, au masculin, est un supérieur religieux : d'après le Dictionnaire de l'Académie française, c'est celui qui est chargé, dans certains ordres et notamment chez les Franciscains, du gouvernement d'une circonscription religieuse appelée custodie. L'exemple classique est « le custode de Terre sainte ». Une custode, au féminin, est la petite boîte de métal dans laquelle on porte l'hostie consacrée aux malades.
Comment s'appelle la boîte où on met l'hostie ?
Cela dépend de l'usage. Pour transporter une ou quelques hosties hors de l'église, c'est une custode, aussi appelée pyxide. Pour conserver la réserve d'hosties consacrées au tabernacle et servir la communion à la messe, c'est un ciboire, un vase à pied avec un couvercle. Pour exposer une seule hostie au regard pendant l'adoration, c'est un ostensoir.
Quel est l'autre nom de la custode ?
Pyxide, du grec puxis, qui veut simplement dire « boîte ». Le lexique liturgique de la Conférence des évêques de France emploie ce mot pour la custode, et pas pour le ciboire, ce qui est une nuance utile : on lit souvent que pyxide serait un synonyme de ciboire, alors que ce vocabulaire les distingue.
À quoi sert une custode ?
À porter la communion à quelqu'un qui ne peut pas venir à la messe : une personne malade, âgée, hospitalisée ou immobilisée chez elle. Et, en danger de mort, à porter le viatique, cette communion donnée au seuil du passage. Le mot désigne aussi, dans l'église, la boîte métallique où l'on conserve la lunule de l'ostensoir.
Qui a le droit de donner l'hostie ?
Le Code de droit canonique répond au canon 910. Les ministres ordinaires de la sainte communion sont l'évêque, le prêtre et le diacre. Les ministres extraordinaires sont l'acolyte et tout autre fidèle député pour cela, selon le canon 230 § 3, ce qui inclut les laïcs, hommes et femmes. Pour le viatique, le canon 911 confie en premier ce devoir au curé et à ses vicaires, mais prévoit qu'en cas de nécessité tout ministre de la communion doit le porter.
Qu'est-ce que le viatique dans la religion catholique ?
C'est la communion donnée à un fidèle en danger de mort, et le Catéchisme l'appelle le dernier sacrement du chrétien, aux numéros 1524 et 1525. Le mot vient du latin via, le chemin : ce sont les provisions du voyage. Le droit de l'Église demande au canon 922 qu'il ne soit pas trop différé, et qu'il soit donné tant que le malade a encore le plein usage de ses facultés.
Une boîte qui existe pour que personne ne reste dehors
Vous savez maintenant ce que le mot veut dire, et vous ne confondrez plus la boîte avec le panneau de carrosserie ni avec le supérieur franciscain. Vous savez surtout à quoi sert cet objet : à faire sortir l'Eucharistie de l'église pour qu'elle rejoigne ceux qui ne peuvent plus s'y rendre. C'est pour eux que le tabernacle garde une réserve, et c'est le sens le plus ancien de ce geste, attesté dès le milieu du deuxième siècle.
Et si vous êtes venu ici parce que quelqu'un vous est cher et que son état inquiète, retenez les deux lignes qui comptent. Un laïc peut porter la communion, et il suffit d'en parler au curé. Et surtout : n'attendez pas pour demander le viatique. Le canon 922 ne demande pas de la discrétion, il demande qu'on ne diffère pas, et qu'un malade reçoive ce dernier sacrement pendant qu'il peut encore y répondre. Appeler tôt n'abrège rien. Cela donne du temps.
Un dernier mot, et c'est le seul endroit où notre métier croise ce sujet. Le Rituel demande qu'on prépare, sur la nappe, un crucifix. Nous ne fabriquons pas de crucifix d'autel, mais nous faisons la croix qui se porte au cou ou qu'on glisse dans une main, et c'est souvent celle-là qui reste au chevet, puis qui se transmet. Si c'est ce que vous cherchez, nos bijoux croix, nos colliers croix et nos médailles de saints sont en acier inoxydable ou en argent 925, et livrés dans un écrin. Pour la custode, voyez votre paroisse.
Sont également citées en clair, sans lien : le Dictionnaire de l'Académie française, 9e édition, pour ses deux autres entrées, « custode » au masculin (xe siècle, du latin classique custos, -odis, « gardien », le supérieur franciscain, « le custode de Terre sainte ») et « custodie » (xviiie siècle, la circonscription ecclésiastique) ; le lexique de Liturgie et Sacrements, entrée « Custode », d'après le Dictionnaire de Liturgie de Dom Robert Le Gall (custodia, « action de garder, de conserver », la boîte qui conserve la lunule, la pyxide, et la petite boîte des hosties à porter en viatique ou en communion aux malades) ; le glossaire de l'Église catholique en France, entrées « Custode » (« petite boite en métal doré dans laquelle on dépose une ou plusieurs hosties consacrées pour porter aux malades ») et « Viatique » (du latin via, chemin, la communion proposée aux mourants, et l'explication de l'ancien nom « extrême onction ») ; le Code de droit canonique au can. 910 (ministres ordinaires et extraordinaires de la communion), au can. 911 (le devoir et le droit de porter le viatique) et au can. 935 (interdiction de conserver l'Eucharistie chez soi) ; l'instruction Redemptionis Sacramentum de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements (2004), n° 133 (les trois porteurs, le trajet direct et l'abstention de toute autre occupation) ; et le média catholique Aleteia, dossier « Les objets liturgiques : la custode » du 12 juillet 2021, pour la pochette de tissu que l'on portait autrefois autour du cou, « une pratique moins courante de nos jours ».
Nos sources
- Dictionnaire de l'Académie française, 9e édition, entrée « custode » au féminin : l'étymologie (xive siècle, du latin médiéval custodia, « reliquaire »), la petite boîte de métal précieux dans laquelle on porte aux malades l'hostie consacrée, la boîte à deux disques de verre dite aussi lunule, le pavillon du ciboire, et les emplois techniques du mot en chemin de fer et en automobile (nouvelle fenêtre) Académie française, dictionnaire de référence
- Commission diocésaine d'Art Sacré de Paris (diocèse de Paris), lexique des objets religieux, entrée « Custode » : les custodes comme récipients qui permettent d'apporter la communion aux malades, le mini ciboire et le voile huméral d'avant le Concile, les boîtes de métal portées dans une bourse, le droit reconnu aux laïcs depuis le Concile, et l'obligation du métal (nouvelle fenêtre) Église officielle, commission diocésaine
- Liturgie et Sacrements (SNPLS, Conférence des évêques de France), « Porter la communion aux malades : quelle démarche ? », extrait de Du bon usage de la liturgie (Guides Célébrer) : saint Justin et la part envoyée aux absents, le Rituel des sacrements pour les malades aux nn. 27 et 31, l'envoi des porteurs à la messe, l'aménagement de la table à la maison, le déroulé de la célébration et le rite bref (nouvelle fenêtre) Église officielle, service national de liturgie
- Catéchisme de l'Église catholique, nn. 1524 et 1525, « Le Viatique, dernier sacrement du chrétien » : l'Eucharistie offerte comme viatique à ceux qui vont quitter cette vie, sacrement du passage de la mort à la vie, et les sacrements qui préparent à la Patrie (nouvelle fenêtre) Magistère
- Code de Droit Canonique, livre IV, cann. 912 à 923 : le can. 919 § 3 (les malades dispensés de l'heure de jeûne), le can. 921 (les fidèles en danger de mort nourris du Viatique, plusieurs fois si le danger dure) et le can. 922 (le Viatique ne sera pas trop différé, pendant que le malade a encore le plein usage de ses facultés) (nouvelle fenêtre) Magistère, droit universel de l'Église
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