Burettes liturgiques : l'eau, le vin et leur sens

Mis à jour le 20 min de lecture

burette liturgique
Sommaire
  1. Que sont les burettes liturgiques ?
  2. L'eau et le vin : ce que porte chaque burette
  3. Où sont les burettes dans l'église ?
  4. L'offertoire : le moment précis du geste
  5. La goutte d'eau versée dans le vin, et ce qu'elle signifie
  6. Quels sont les différents types de burettes ?
  7. Matière et histoire : du verre simple à l'orfèvrerie des cathédrales
  8. Peut-on acheter des burettes, et nous, que vendons-nous ?
  9. Questions fréquentes
  10. Un geste discret, un signe que l'on garde

Vous avez vu, posés sur une petite table contre le mur du chœur, deux flacons de verre que le servant d'autel apporte au prêtre au milieu de la messe. Vous vous demandez ce qu'ils contiennent, pourquoi il y en a deux, et surtout pourquoi le prêtre verse un peu d'eau dans le vin avant de l'offrir.

Les burettes sont deux petits flacons qui portent les deux liquides de la messe : l'un le vin, l'autre l'eau. Elles attendent sur la crédence, la table de service placée près de l'autel, et un ministre les présente au prêtre à l'offertoire. La goutte d'eau versée dans le vin n'est pas un geste technique : elle dit que notre humanité est jointe à la divinité du Christ, et la prière murmurée à cet instant le dit mot pour mot.

Vous trouverez ici la description de l'objet, les règles exactes que le Missel romain donne sur le vin et sur l'eau, la place des burettes à la crédence, le moment précis du geste, le texte de la prière dite à voix basse, et l'histoire de leurs matières. Un mot d'abord pour lever une confusion fréquente : la burette graduée du laboratoire et la burette à huile du mécanicien portent le même nom parce qu'elles descendent du même vieux mot, celui d'un petit vase à bec, mais elles n'ont aucun rapport avec la liturgie et il n'en sera plus question ici.

En bref

  • Les burettes sont des flacons destinés à contenir le vin et l'eau nécessaires à la célébration de l'Eucharistie.
  • On les fait le plus souvent en verre, ce qui permet de distinguer facilement le vin de l'eau, et on les dispose sur un petit plateau.
  • Elles attendent sur la crédence, et un ministre les présente au prêtre à l'offertoire, après la préparation de l'autel.
  • Le prêtre verse le vin, puis un peu d'eau, en disant à voix basse : « Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l'Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a voulu prendre notre humanité. »
  • Nous ne vendons pas d'objets du culte : notre métier est le bijou chrétien. Cet article est là pour expliquer, pas pour vendre.

Que sont les burettes liturgiques ?

Le lexique liturgique de la Conférence des évêques en donne la définition la plus courte qui soit complète : des flacons destinés à contenir le vin et l'eau nécessaires à la célébration de l'Eucharistie. Le diocèse de Paris emploie un mot plus concret et décrit deux petites cruches recevant le vin et l'eau offerts dans le calice.

Ce ne sont donc pas des objets de décor, ce sont des contenants de service. Elles ne reçoivent rien de consacré : elles apportent la matière, et le vase sacré qui la reçoit, le calice, est un autre objet, soumis à d'autres règles. C'est une distinction qui sauve beaucoup de confusions quand on regarde une messe pour la première fois.

Pourquoi elles vont par deux

La réponse est aussi simple que la question : il y a deux liquides à porter, donc deux flacons. Le Missel romain ne les mentionne que deux fois, et les deux fois au pluriel, dans le même souffle que leur contenu : « les burettes avec le vin et l'eau » dans la liste de ce que l'on prépare avant la célébration, puis les burettes que le ministre présente au prêtre.

En pratique, elles forment une paire assortie, de même forme et de même taille, et c'est ce qui crée le petit problème que la liturgie a résolu de la manière la plus économique du monde : si les deux flacons se ressemblent, comment ne pas se tromper ? Le verre a réglé la question, nous y venons.

Burette, buire, ampoule : d'où vient le mot

Le lexique liturgique donne l'étymologie, et elle explique d'un coup toute la famille du mot. « Burette » est un diminutif de « buire », vieux nom féminin français qui désignait un vase en forme de cruche, à bec et à anse. Une burette est donc, littéralement, une petite cruche à bec.

C'est pour cette raison que le même mot a servi au laboratoire et à l'atelier : tous ces objets sont des petits vases à bec, destinés à verser peu de liquide à la fois. Si vous cherchez un synonyme pour la burette de messe, les sources d'Église emploient « flacon » et « petite cruche » ; les catalogues d'objets du culte parlent parfois d'« ampoules », mais ce n'est pas le mot du lexique liturgique.

L'eau et le vin : ce que porte chaque burette

Les deux burettes ne portent pas deux choses interchangeables. L'une porte la matière du sacrement, l'autre un signe ajouté. Et sur la première, le Missel romain est très précis.

Le vin de messe : fruit de la vigne, naturel et pur

La règle tient en une ligne au numéro 322 de la Présentation générale du Missel romain : le vin de la célébration eucharistique doit provenir du fruit de la vigne, être naturel et pur, c'est-à-dire sans mélange de substances étrangères. Ce n'est pas une question de goût ni de prix, c'est une question de validité de la matière.

Le numéro suivant ajoute une consigne de bon sens que l'on oublie souvent quand on parle d'objets liturgiques comme de pièces de musée : on veille à ce que le vin n'aigrisse pas. Une burette est un objet de service, elle se lave, elle se vide, elle se range.

L'eau : « un peu », et le Missel n'en dit pas plus

Pour l'eau, le Missel romain ne donne pas de mesure. Il écrit « un peu d'eau », et c'est tout ce qu'il écrit : l'expression revient à ses deux mentions du geste, aux numéros 142 et 178, et le mot « goutte » n'apparaît nulle part dans le document. C'est l'Église catholique en France qui, en décrivant le geste, parle d'« une goutte d'eau ». La proportion est donc laissée au célébrant, et c'est le signe qui commande : la part d'eau est petite parce qu'elle doit l'être. Nous verrons plus bas pourquoi, et c'est tout le cœur de cet article.

Le cas prévu par le Missel quand on se trompe de burette

Preuve que la confusion entre les deux flacons est un risque réel, et pas une inquiétude de sacristain : le Missel romain prévoit le cas au numéro 324. Si le prêtre s'aperçoit, après la consécration ou au moment de communier, qu'il n'avait pas versé du vin mais de l'eau dans le calice, il vide cette eau dans un récipient, verse du vin avec de l'eau, et consacre en redisant seulement la partie du récit de l'institution qui se rapporte au calice. Il n'a pas à consacrer le pain de nouveau.

Où sont les burettes dans l'église ?

Elles ne sont pas sur l'autel. C'est la première chose à comprendre, et elle est écrite noir sur blanc : le numéro 306 limite ce qui peut se trouver sur la table de l'autel à l'Évangéliaire, au calice avec la patène, au ciboire si nécessaire, au corporal, au purificatoire, à la pale et au missel. Les burettes n'y figurent pas, elles vivent à la crédence.

La crédence, et la liste exacte de ce qu'on y prépare

Le même lexique liturgique, à l'entrée « Crédence », en donne l'origine savoureuse : le mot vient du latin credere, croire, parce que la crédence était la table où l'on goûtait les mets et les boissons avant de les offrir aux convives, donc en toute confiance. Dans la liturgie, c'est la table où sont disposés les calices, les patènes et les ciboires, avec les hosties, le vin et l'eau.

Le Missel en donne l'inventaire au numéro 118 : sur la crédence, le calice, le corporal, le purificatoire et la pale, la patène et les ciboires si nécessaire, le pain destiné à la communion, les burettes avec le vin et l'eau, le vase d'eau à bénir si l'on fait l'aspersion, le plateau pour la communion des fidèles, et enfin ce qu'il faut pour se laver les mains. Si ce vocabulaire vous échappe souvent pendant la messe, notre guide sur comment utiliser un missel vous en donne la carte.

Le plateau, qui sert aussi au lavabo

Les burettes ne se posent pas nues. Le lexique liturgique précise qu'on les dispose sur un petit plateau de verre, et il ajoute dans la même phrase que ce plateau sert au lavabo, c'est-à-dire au lavement des mains du prêtre, un peu plus tard dans la messe. Le même objet remplit donc deux fonctions dans la même célébration.

C'est aussi ce qui explique la liste du numéro 118, qui range à la crédence « ce qu'il faut pour se laver les mains » : l'eau vient de la burette, le plateau recueille, et le linge qui essuie les doigts du prêtre s'appelle le manuterge.

Qui les porte : servant d'autel, acolyte ou diacre

Selon la célébration, trois personnes peuvent intervenir. Le Missel dit au numéro 142 que c'est « un ministre » qui présente les burettes au prêtre. Au numéro 178, quand il y a un diacre, c'est lui qui prépare l'autel, verse le vin et un peu d'eau dans le calice, et il peut même faire cette préparation à la crédence plutôt qu'à l'autel. La fiche du service national de la pastorale liturgique consacrée à l'acolyte précise de son côté qu'avant la présentation du vin, l'acolyte apporte l'eau au célébrant ou au diacre, puis verse l'eau sur les doigts du prêtre et présente le manuterge pour le lavement des mains.

Autrement dit, les burettes sont l'un des rares objets de la messe que l'on confie à un enfant ou à un laïc. C'est souvent par là qu'on entre dans le service de l'autel. Si cette porte vous intéresse, nous avons écrit un article entier sur comment servir Dieu dans son église locale.

L'offertoire : le moment précis du geste

L'offertoire, ou préparation des dons, se situe entre la liturgie de la Parole et la grande prière eucharistique. Le Missel en décrit la séquence aux numéros 141 et 142 : le prêtre reçoit la patène avec le pain, la tient un peu élevée au-dessus de l'autel en disant à voix basse « Tu es béni », la dépose sur le corporal, puis il se tient sur le côté de l'autel et verse dans le calice le vin et un peu d'eau que le ministre lui présente dans les burettes.

Voici le parcours complet des deux flacons, du moment où on les prépare à celui où on les remporte.

Moment Où sont les burettes Qui agit Référence
Avant la messe Préparées à la crédence, avec le calice, le corporal, le purificatoire et la patène Le sacristain ou le servant d'autel Missel romain, n. 118
Préparation de l'autel Toujours à la crédence, sauf si les fidèles les apportent en procession des offrandes Le diacre ou l'acolyte prépare l'autel Missel romain, nn. 73 et 118
L'offertoire, le vin Présentée au prêtre, sur le côté de l'autel Le ministre présente, le prêtre verse Missel romain, n. 142
L'offertoire, l'eau Présentée juste après celle du vin Le prêtre verse un peu d'eau, en disant à voix basse « Comme cette eau » Missel romain, n. 142
Le lavabo La burette d'eau et son plateau servent au lavement des mains L'acolyte verse l'eau, présente le manuterge Lexique liturgique, « Burettes », et fiche « L'acolyte »
Après la communion Rapportées à la crédence avec les vases sacrés Le prêtre purifie le calice à l'autel ou à la crédence Missel romain, n. 163

Le Missel ajoute une liberté qu'il faut connaître : les burettes peuvent très bien ne pas attendre à la crédence, si le vin et l'eau sont apportés en procession par les fidèles à l'offertoire. Le numéro 73 recommande d'ailleurs cet usage, parce qu'il montre que les dons viennent de l'assemblée.

La goutte d'eau versée dans le vin, et ce qu'elle signifie

C'est le geste que personne ne remarque et que tout le monde se fait expliquer une fois. Il dure deux secondes, il se fait de profil, et il porte l'un des sens les plus denses de toute la messe.

La prière dite à voix basse

Le Missel romain ne cite, au numéro 142, que l'incipit latin de la formule : « Per huius aquae (Comme cette eau) ». Le texte complet, lui, se lit sur les pages de l'Église catholique en France, qui le rattache directement au mystère de Noël : ce que nous disons à l'autel, à voix basse, en versant une goutte d'eau dans le vin du calice, le voici :

« Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l'Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a voulu prendre notre humanité. »

Une précision utile si vous comparez plusieurs sources : vous rencontrerez aussi la forme « de Celui qui a pris notre humanité ». C'est la même prière dans une traduction française antérieure, et elle figure encore sur de nombreuses pages d'Église, y compris sur le lexique liturgique national. La nouvelle traduction française du Missel romain, entrée en vigueur le 28 novembre 2021 au premier dimanche de l'Avent et rendue obligatoire le 10 avril 2022 selon le service national de la pastorale liturgique, porte « qui a voulu prendre notre humanité ».

L'eau, c'est nous ; le vin, c'est Lui

La prière ne laisse rien à deviner, et c'est sa force : elle donne elle-même la clé de son propre geste. Le vin figure la divinité du Christ, l'eau figure notre humanité, et le mélange des deux figure notre union à Lui. La proportion dit le reste : beaucoup de vin, une goutte d'eau. Ce n'est pas nous qui absorbons Dieu, c'est Dieu qui nous prend en Lui.

Le rattachement à Noël, explicite sur les pages de la Conférence des évêques, achève de l'éclairer : le mouvement a commencé par le haut. Dieu a pris notre humanité avant que nous ne soyons unis à sa divinité. Ce que le prêtre murmure à l'offertoire est donc l'Incarnation redite en une phrase, au-dessus d'un calice. Si ce genre de passage vous nourrit, notre article sur comment prier part du même principe : les mots de la liturgie sont une école de prière personnelle.

Le sang et l'eau du côté transpercé

La tradition chrétienne lit aussi dans ce mélange un écho du Calvaire. Dans l'Évangile selon saint Jean, au chapitre 19, verset 34, la traduction officielle liturgique donne : « mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau. »

Du sang et de l'eau, ensemble, au moment même de la mort du Christ. Les deux burettes portent les deux mêmes signes vers le calice, et l'Agneau immolé que la liturgie nomme juste avant la communion est le même : nous avons consacré un article à cette expression, l'Agneau de Dieu et le sens de l'Agnus Dei.

Quels sont les différents types de burettes ?

Le Missel romain fixe la matière des vases sacrés, le calice, la patène, le ciboire. Il ne décrit rien de tel pour les burettes : ses deux mentions servent seulement à les situer, à la crédence et dans la main du ministre. Ce qui distingue les modèles relève donc de l'usage et de l'orfèvrerie, pas d'une règle liturgique : la matière, le marquage, et la présence ou non d'un plateau.

Le verre, pour ne pas confondre l'eau et le vin

Le lexique liturgique est net sur le choix dominant : on les fait le plus souvent en verre, et il en donne la raison pratique, cela permet de distinguer facilement le vin de l'eau. C'est l'argument le plus simple et le plus fort, et il explique pourquoi les burettes de verre dominent le marché des objets du culte. Le plateau lui-même, précise la même source, est de verre.

Le verre a un second avantage que les sources ne soulignent pas mais que tout sacristain connaît : il se nettoie, et un dépôt de vin se voit.

Le métal et l'orfèvrerie

Les burettes de métal existent, en argent, en laiton, en cuivre, et ce sont elles que l'on trouve dans les ensembles anciens et dans les expositions d'art sacré. Elles s'accordent alors au calice et à la patène, dans un même service. Leur inconvénient est l'exact revers de l'avantage du verre : un métal opaque ne laisse pas voir ce qu'il contient. C'est pour cette raison que beaucoup de services anciens sont marqués, une lettre étant gravée ou découpée sur le bouchon de chaque flacon : A pour l'eau et V pour le vin, d'après les initiales latines aqua et vinum. Le problème que le verre règle par la transparence, l'orfèvrerie le règle par l'inscription.

Avec ou sans plateau

La paire se vend et se transmet le plus souvent avec son plateau, qui la porte et qui sert au lavabo. Le diocèse de Paris les nomme d'ailleurs ensemble, « les burettes et le plateau », comme un objet unique. Un service complet, c'est donc trois pièces, pas deux.

Matière et histoire : du verre simple à l'orfèvrerie des cathédrales

L'histoire des burettes est celle d'un objet humble qui a parfois été traité comme une pièce précieuse. La Commission diocésaine d'Art Sacré de Paris en donne un exemple daté dans sa présentation des objets liturgiques de la messe : un coffret du XIXe siècle, provenant de l'orfèvrerie de la Chambre des Pairs, où le calice, la patène, le ciboire, mais aussi les burettes et le plateau, portent des inscriptions en latin sur fond bleu.

Le détail est parlant. Sur le calice, l'inscription est la parole de la consécration. Sur le ciboire, ce sont les versets du pain de vie. Et les burettes, ces simples contenants de service, reçoivent elles aussi leur part d'écriture. Dans un ensemble liturgique pensé comme un tout, rien de ce qui touche à l'autel n'est laissé sans signe.

La même page explique pourquoi le calice et la patène sont « en métal noble, et généralement dorés à l'intérieur, pour honorer le corps et le sang du Christ présent après la consécration ». Ce motif ne s'applique pas aux burettes, et c'est précisément ce qui les a laissées libres d'être en verre. Elles ne contiennent rien de consacré, donc elles n'ont pas à être nobles : elles doivent être claires. La hiérarchie des matières, dans une sacristie, suit exactement la hiérarchie des usages.

Cette logique traverse tout le mobilier du culte, de l'autel aux vitraux, et elle vaut aussi pour ce que l'on installe chez soi : nous l'avons reprise dans notre guide pour faire un autel catholique chez soi.

Peut-on acheter des burettes, et nous, que vendons-nous ?

Oui, les burettes s'achètent, auprès des maisons d'articles religieux et liturgiques, en verre pour les modèles courants, en métal pour les services assortis, parfois en occasion ou en brocante pour les pièces anciennes. Nous ne citerons pas de boutique : un prix relevé aujourd'hui serait faux dans six mois, et ce n'est pas notre métier.

Disons-le franchement : nous ne vendons pas d'objets du culte. Bijoux Chrétiens est une bijouterie chrétienne. Nous ne vendons ni burettes, ni calices, ni encensoirs, et nous n'avons aucune raison de vous faire croire le contraire au bout d'un article sur la liturgie. Ce que nous faisons, c'est le signe que l'on porte sur soi quand on sort de l'église : une croix, un collier croix, une médaille de saint, en acier inoxydable qui ne noircit pas ou en argent 925, livrés dans un écrin.

Si vous hésitez entre ces trois objets, souvent pour un baptême, une communion ou une confirmation, nous avons écrit le comparatif : croix, crucifix ou médaille, lequel offrir.

Questions fréquentes

Que sont les burettes liturgiques ?

Ce sont des flacons destinés à contenir le vin et l'eau nécessaires à la célébration de l'Eucharistie, selon la définition du lexique liturgique de la Conférence des évêques de France. Elles vont par deux, l'une pour le vin, l'autre pour l'eau, on les fait le plus souvent en verre pour distinguer facilement les deux liquides, et on les dispose sur un petit plateau. Elles attendent sur la crédence et un ministre les présente au prêtre à l'offertoire.

Quelles sont les 5 couleurs liturgiques ?

La question circule avec le chiffre cinq, mais le texte de référence n'en donne pas cinq. Le Missel romain, au numéro 346, nomme six couleurs : le blanc au Temps pascal et au Temps de Noël, aux célébrations du Seigneur hors de sa Passion, à celles de la Vierge Marie, des Anges et des saints qui ne sont pas martyrs ; le rouge le dimanche de la Passion et le Vendredi saint, à la Pentecôte, aux fêtes des Apôtres et des martyrs ; le vert au Temps ordinaire ; le violet pour l'Avent et le Carême, et éventuellement pour les défunts ; le noir, que l'on peut employer aux messes des défunts là où c'est la coutume ; le rose, là où c'est l'usage, au troisième dimanche de l'Avent et au quatrième dimanche de Carême. Quatre sont d'usage courant, deux sont facultatifs. Et une précision, puisque la question se pose souvent à côté des burettes : le numéro 346 porte sur les vêtements liturgiques du célébrant, pas sur les objets de la crédence. Les burettes, le plus souvent de verre, ne changent pas avec le temps liturgique.

Quels sont les différents types de burettes ?

Le Missel romain fixe la matière des vases sacrés mais ne décrit pas de types de burettes : il ne les mentionne que deux fois, pour les situer. Les modèles se distinguent donc par la matière, le verre d'abord, le plus courant et le plus recommandé par le lexique liturgique parce qu'il laisse voir le liquide, puis le métal, argent, laiton ou cuivre, pour les services assortis au calice. Ils se distinguent ensuite par le marquage, qui identifie l'eau et le vin quand la matière est opaque, et par la présence du plateau, qui porte la paire et sert aussi au lavabo.

Comment s'appelle la coupe contenant les hosties ?

Elle s'appelle le ciboire. Le diocèse de Paris le définit comme une coupe munie d'un couvercle où l'on conserve les hosties consacrées que l'on distribue aux fidèles au moment de la communion. Ne le confondez pas avec le calice, qui reçoit le vin et n'a pas de couvercle, ni avec la patène, l'assiette plate qui porte le pain. Le ciboire est l'objet du tabernacle, le calice est l'objet de l'autel, et les burettes sont les objets de la crédence.

Un geste discret, un signe que l'on garde

Vous saviez qu'il y avait deux flacons sur la crédence, vous savez maintenant lequel porte quoi, à quel moment chacun est présenté, qui le présente, et pourquoi le prêtre verse une goutte d'eau dans le vin. Et vous avez le texte de la prière qui porte ce geste, qui est l'Incarnation dite en une phrase : nous sommes unis à la divinité de Celui qui a voulu prendre notre humanité.

C'est exactement ce que dit aussi, à sa manière muette, une croix portée sous une chemise : Dieu a pris notre condition, nous emportons son signe. Les burettes restent à la sacristie, le signe sort avec vous. Si vous cherchez une croix ou une médaille pour vous, ou pour un baptême, une communion ou une confirmation, découvrez nos croix, et prenez le temps de choisir. Pour comprendre la place de l'Eucharistie parmi les autres sacrements, notre guide des 7 sacrements de l'Église catholique remet tout en place.

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