Prière à saint Vincent de Paul : textes et sens

Mis à jour le 19 min de lecture

prière à saint Vincent de Paul
Sommaire
  1. En bref
  2. La prière à saint Vincent de Paul : les textes
  3. Pourquoi prier saint Vincent de Paul
  4. Neuvaine à saint Vincent de Paul : une trame en neuf jours
  5. Qui était saint Vincent de Paul : la vie en neuf dates
  6. Ses citations : celles que l'on peut sourcer
  7. Saint Vincent, patron des vignerons : attention, ce n'est pas lui
  8. Porter une médaille du saint que l'on prie
  9. Questions fréquentes
  10. Une prière qui demande d'agir, et c'est sa force
  11. Sources

Vous cherchez la prière à saint Vincent de Paul et vous tombez sur dix versions différentes, sans jamais savoir laquelle vient de l'Église et laquelle vient d'un copier-coller. Vous vous demandez aussi pourquoi le prier, lui plutôt qu'un autre. Et peut-être que vous arrivez ici avec une situation qui ne bouge pas, et l'espoir qu'une prière la débloque.

Vous allez trouver sur cette page les textes réels, avec leur source vérifiée : l'oraison que l'Église dit le 27 septembre, l'invocation traditionnelle au patron des œuvres de charité, et une trame de neuvaine bâtie uniquement sur des paroles authentiques de saint Vincent. Et vous allez trouver la vraie raison de le prier, celle que la plupart des pages passent à côté : saint Vincent de Paul n'est pas le saint de ceux qui demandent, c'est le saint de ceux qui donnent. On ne le prie pas pour obtenir, on le prie pour savoir donner.

En bref

  • La prière de l'Église est l'oraison du 27 septembre : « Seigneur, tu as donné à saint Vincent de Paul toutes les qualités d'un apôtre pour secourir les pauvres et former les prêtres ; accorde-nous une pareille ardeur pour aimer ce qu'il a aimé et pratiquer ce qu'il a enseigné. »
  • L'invocation traditionnelle s'adresse à lui comme au « patron céleste de toutes les associations caritatives ». Le titre officiel, lui, est celui que Léon XIII lui a donné en 1885 : patron de toutes les œuvres charitables.
  • Son angle propre : on le prie pour savoir donner. L'oraison ne demande rien de matériel, elle demande « une pareille ardeur ».
  • Il n'existe pas de prière qui débloque mécaniquement une situation. Le Catéchisme appelle superstition le fait d'attribuer « une importance en quelque sorte magique » à une pratique par ailleurs légitime (n. 2111). Ce qui existe, c'est l'intercession, et la persévérance.
  • ⚠️ Le saint Vincent patron des vignerons est un autre saint : Vincent de Saragosse, diacre et martyr, fêté le 22 janvier. Saint Vincent de Paul, lui, se fête le 27 septembre.

La prière à saint Vincent de Paul : les textes

Trois textes circulent, et ils n'ont pas le même statut. Le premier est liturgique, donc officiel. Le deuxième est une prière de dévotion ancienne, portée par la famille vincentienne. Le troisième est une simple invocation.

L'oraison de l'Église, celle du 27 septembre

C'est le texte le plus sûr, parce que c'est celui que l'Église elle-même prononce à chaque messe de sa mémoire, le 27 septembre. Vous le trouverez dans l'office du jour publié par l'AELF, qui donne la traduction liturgique officielle :

« Seigneur, tu as donné à saint Vincent de Paul toutes les qualités d'un apôtre pour secourir les pauvres et former les prêtres ; accorde-nous une pareille ardeur pour aimer ce qu'il a aimé et pratiquer ce qu'il a enseigné. »

Lisez-la deux fois et regardez ce qu'elle demande. Elle ne demande ni guérison, ni argent, ni déblocage : elle demande d'avoir la même ardeur que lui. C'est déjà toute la spiritualité de saint Vincent de Paul en deux lignes, et c'est pour cela qu'elle est le meilleur point de départ.

L'invocation au patron des œuvres de charité

La prière de dévotion la plus répandue est celle que diffusent les associations vincentiennes, dont l'Association de la Médaille Miraculeuse, qui la publie pour la fête du 27 septembre. Elle s'adresse à lui par un titre de dévotion, « patron céleste de toutes les associations caritatives » :

« Ô glorieux saint Vincent, patron céleste de toutes les associations caritatives et père de tous ceux qui sont dans la misère, sur terre vous n'avez jamais refusé personne qui est venu à vous. Venez alors à notre secours ! Obtenez du Seigneur : de l'aide pour les pauvres, du soulagement pour les infirmes, de la consolation pour les affligés, de la protection pour les abandonnés, un esprit de générosité pour les riches, la grâce de conversion pour les pécheurs, du zèle pour les prêtres, la paix pour l'Église, la tranquillité et l'ordre pour toutes les nations, et le salut pour tous. »

Remarquez la liste : sur neuf demandes, aucune n'est faite pour soi. Même ici, la prière reste tournée vers les autres.

La forme la plus courte, celle des litanies

Si vous voulez une prière à glisser dans la journée, celle des litanies suffit : « Saint Vincent de Paul, priez pour nous. » C'est la forme qu'emploient les Conférences Saint-Vincent-de-Paul à l'ouverture et à la clôture de leurs réunions. Courte, elle a l'avantage de pouvoir être dite devant une porte de bureau, dans une salle d'attente ou avant une visite difficile.

Pourquoi prier saint Vincent de Paul

C'est la question la plus posée sur lui, et c'est aussi celle où les pages se trompent le plus souvent, en le présentant comme un saint de secours parmi d'autres.

On ne le prie pas pour obtenir, on le prie pour savoir donner

Comparez. On prie saint Antoine de Padoue quand on a perdu quelque chose. On prie saint Christophe avant la route. Dans ces deux cas, le patronage répond à un besoin du priant. Saint Vincent de Paul, non : Nominis, le site de l'Église catholique en France, rappelle qu'en 1885 Léon XIII l'a déclaré « patron de toutes les œuvres charitables ». Son patronage ne porte pas sur un besoin, il porte sur un travail. Il est le patron de celui qui donne, pas de celui qui reçoit.

Ses propres paroles disent exactement cela. Dans un entretien à ses missionnaires, il lâche la phrase qui résume sa vie :

« Aimons Dieu, mes frères, aimons Dieu, mais que ce soit aux dépens de nos bras, que ce soit à la sueur de nos visages. »

Et il poursuit, sans ménagement pour les dévotions confortables : les grands sentiments intérieurs, « quoique très bonnes et très désirables, sont néanmoins très suspectes, quand on n'en vient point à la pratique de l'amour effectif ». C'est le saint qu'on prie quand on veut que sa foi serve à quelque chose de concret, et pas seulement quand on veut être exaucé.

Ce que l'Église entend par « prier un saint »

Prier saint Vincent de Paul, ce n'est pas prier à la place de Dieu, c'est demander à quelqu'un de prier avec vous. Le Catéchisme le dit en une phrase : « Leur intercession est leur plus haut service du Dessein de Dieu. Nous pouvons et devons les prier d'intercéder pour nous et pour le monde entier » (Catéchisme de l'Église catholique, n. 2683). Si la question de fond vous arrête, nous l'avons traitée pour elle-même dans est-il biblique de prier les saints ou Marie.

Cette distinction change la manière de prier. Vous ne lui adressez pas une commande, vous lui demandez de porter votre intention avec vous, lui qui a passé quarante ans à transformer des misères en organisations.

Et quand la situation, elle, est vraiment bloquée

Il y a une parole de lui qui vise précisément ce moment, et elle vient du même recueil d'entretiens :

« Le véritable missionnaire ne se doit point mettre en peine pour les biens de ce monde, mais jeter tous ses soins en la Providence du Seigneur. »

Ce n'est pas une promesse de résultat. C'est un déplacement : on arrête de peser le résultat, on se remet en marche. Et si vous voulez que la prière ait une suite, le terrain le plus simple est la paroisse où vous êtes déjà : nous avons détaillé les formes concrètes d'engagement dans comment servir Dieu dans son église locale.

Neuvaine à saint Vincent de Paul : une trame en neuf jours

Il n'existe pas de texte de neuvaine officiel et unique à saint Vincent de Paul, contrairement à ce que laissent croire certaines pages. Plutôt que d'en inventer un, voici une trame de neuf jours dont chaque jour est porté par une parole authentique de saint Vincent. Les neuf viennent du même endroit : la lecture que l'Église fait elle-même à l'office du 27 septembre, que l'AELF titre Entretiens de S. Vincent avec les Filles de la Charité.

Elle se prie du 18 au 26 septembre pour arriver à sa fête, ou à n'importe quel autre moment. Chaque jour : l'oraison de l'Église ci-dessus, la parole du jour, puis un temps de silence et un geste concret.

Jour Ce que l'on demande La parole de saint Vincent qui le porte
1 Un regard juste sur les gens « Nous ne devons pas considérer un pauvre paysan ou une pauvre femme selon leur extérieur… »
2 La foi, pour voir au-delà de l'apparence « Mais tournez la médaille, et vous verrez par les lumières de la foi que le Fils de Dieu, qui a voulu être pauvre, nous est représenté par ces pauvres… »
3 La joie de servir « Ô Dieu ! qu'il fait beau voir les pauvres, si nous les considérons en Dieu et dans l'estime que Jésus Christ en a faite ! »
4 L'amitié de Dieu « Dieu aime les pauvres, et par conséquent il aime ceux qui aiment les pauvres. »
5 La fin des remises à plus tard « Il ne faut pas de retardement en ce qui est du service des pauvres. »
6 La paix quand le devoir coupe la prière « Ce n'est point quitter Dieu que quitter Dieu pour Dieu. »
7 Le courage de faire passer la charité devant « La charité est par-dessus toutes les règles, et il faut que toutes se rapportent à celle-là. C'est une grande dame. Il faut faire ce qu'elle commande. »
8 D'aller vers les plus oubliés « Cherchons les plus pauvres et les plus abandonnés. »
9 L'humilité devant ceux que l'on sert « Reconnaissons devant Dieu que ce sont nos seigneurs et nos maîtres, et que nous sommes indignes de leur rendre nos petits services. »

Aucune de ces neuf phrases n'est une paraphrase : ce sont ses mots, dans la traduction liturgique que l'Église emploie pour son office.

Qui était saint Vincent de Paul : la vie en neuf dates

La prière prend un autre poids quand on sait à qui on l'adresse. Voici le minimum vérifiable. Sauf mention contraire, ces dates suivent la chronologie publiée par les Filles de la Charité, la congrégation qu'il a fondée.

Date Ce qui se passe
24 avril 1581 Naissance à Pouy, près de Dax, dans les Landes. Le village porte aujourd'hui son nom.
1600 Ordonné prêtre à Château-l'Évêque, en Dordogne, à 19 ans.
1617 Curé à Châtillon-les-Dombes : il y établit la première confrérie de la Charité.
1619 Nommé aumônier général des galères. La misère des forçats le marque durablement.
1625 Contrat de fondation de la Congrégation de la Mission, signé par Mme de Gondi.
1633 Fondation de la Compagnie des Filles de la Charité, avec sainte Louise de Marillac.
27 septembre 1660 Mort à Paris. C'est la date de sa fête.
1729 puis 1737 Béatifié par Benoît XIII, puis canonisé par Clément XII.
1885 Léon XIII le déclare patron de toutes les œuvres charitables (date donnée par Nominis).

Le prêtre des pauvres, et pourquoi ce surnom est exact

Ce qu'il invente au XVIIe siècle, ce n'est pas la charité, c'est son organisation. À Châtillon, en 1617, il apprend qu'une famille du village est dans le besoin, le signale pendant la messe, et la paroisse répond au-delà du nécessaire. Sa réaction n'est pas de s'en réjouir, c'est de constater que l'élan sans règle gaspille : il écrit donc un règlement, répartit les jours, fédère la charité. C'est ce réflexe, répété pendant quarante ans, qui a produit tout le reste.

Les Lazaristes et les Filles de la Charité

Deux fondations majeures portent encore son œuvre. La Congrégation de la Mission, que Nominis donne aussi sous le nom de Lazaristes, est née en 1625 pour l'évangélisation des campagnes et la formation des prêtres. La Compagnie des Filles de la Charité, fondée en 1633 avec sainte Louise de Marillac, a été la première à envoyer des religieuses vivre au milieu des pauvres plutôt qu'au couvent. Si vous voulez voir comment se répartissent les grandes familles religieuses, des bénédictins aux jésuites, et ce qui sépare un ordre contemplatif d'un ordre apostolique, nous avons fait le tableau d'ensemble dans les ordres religieux catholiques.

Patron des œuvres charitables depuis 1885

C'est le titre officiel, et il explique son rayonnement bien au-delà du monde catholique français : hôpitaux, lycées, associations et les Conférences Saint-Vincent-de-Paul portent son nom. Si vous priez pour une œuvre, une association ou une équipe qui sert, vous êtes exactement dans son domaine.

Ses citations : celles que l'on peut sourcer

Il n'existe pas de classement officiel de ses citations, et méfiez-vous des listes qui en affichent vingt sans une seule référence : une bonne partie des phrases qui circulent sous son nom n'est rattachée à aucun texte. Trois sont solidement établies.

« Aimons Dieu aux dépens de nos bras »

« Aimons Dieu, mes frères, aimons Dieu, mais que ce soit aux dépens de nos bras, que ce soit à la sueur de nos visages. »

Référence : Extrait d'entretien sur l'amour de Dieu, entretien 25 du tome XI de Pierre Coste, Saint Vincent de Paul. Correspondance, entretiens, documents. C'est la plus citée, et à juste titre : c'est celle qui contient tout le reste.

« Ce n'est point quitter Dieu que quitter Dieu pour Dieu »

Elle s'adresse à une sœur qui hésite à interrompre son oraison du matin pour aller porter un remède. La réponse est entière : « Vous quittez l'oraison ou la lecture, ou vous perdez le silence pour assister un pauvre, oh ! sachez, mes filles, que faire tout cela, c'est le servir. » Elle règle, en une phrase, le faux conflit entre la prière et le service.

« Nos seigneurs et nos maîtres »

Dans le même entretien, à propos des pauvres : « Reconnaissons devant Dieu que ce sont nos seigneurs et nos maîtres, et que nous sommes indignes de leur rendre nos petits services. » C'est de là que vient la formule souvent raccourcie en « les pauvres sont nos maîtres ».

Sa devise

Quand on cherche « la devise de saint Vincent de Paul », on cherche en réalité celle de sa congrégation : Evangelizare pauperibus misit me, « Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres ». C'est un verset d'Évangile, Luc 4, 18, que la lecture de l'office du 27 septembre cite elle-même, et que la Congrégation de la Mission porte encore.

Saint Vincent, patron des vignerons : attention, ce n'est pas lui

C'est la confusion la plus fréquente, et elle vaut d'être levée : le saint Vincent des vignerons n'est pas Vincent de Paul. Il s'agit de saint Vincent de Saragosse, diacre, martyrisé à Valence en 304, fêté le 22 janvier. Sur l'origine de son patronage sur les vignes, soyons honnêtes : Nominis écrit que « plusieurs hypothèses sont envisagées », et n'en retient aucune. Ce qui est sûr, c'est que son culte s'est surtout répandu dans les pays de vignobles.

Si vous cherchez une prière pour la Saint-Vincent des vignerons, c'est donc vers lui qu'il faut se tourner, et le 22 janvier. Les textes de cette page concernent saint Vincent de Paul, au 27 septembre. Pour ne plus confondre deux saints qui portent le même prénom, notre calendrier des saints donne les dates mois par mois.

Porter une médaille du saint que l'on prie

Autant être clair : nous n'avons pas de médaille de saint Vincent de Paul à notre catalogue aujourd'hui, et nous préférons vous le dire plutôt que de vous laisser chercher. Beaucoup de nos clientes cherchent en revanche une médaille pour un filleul de confirmation, pour un engagement dans une association caritative, ou simplement pour marquer une dévotion.

Une précision utile, dans le prolongement de ce que nous écrivions plus haut sur la superstition : une médaille n'agit pas, elle rappelle. Elle ne remplace ni la prière ni l'acte, elle les met sous les yeux. C'est tout son intérêt, et c'est aussi sa limite. Si vous souhaitez la faire bénir, c'est possible et c'est gratuit : nous expliquons comment dans faire bénir un bijou.

Sur le choix, deux repères simples. L'acier inoxydable ne rouille pas, ne noircit pas et supporte l'eau et le quotidien : c'est le bon choix pour une médaille ou un collier croix portés tous les jours, y compris par un enfant. L'argent 925 est plus noble et peut se ternir avec le temps, ce qui s'entretient très bien avec un chiffon. Découvrez nos médailles de saints pour voir les patronages disponibles.

Questions fréquentes

Quelle est la prière à saint Vincent ?

Tout dépend du saint Vincent. Pour saint Vincent de Paul (27 septembre), la prière de référence est l'oraison de l'Église : « Seigneur, tu as donné à saint Vincent de Paul toutes les qualités d'un apôtre pour secourir les pauvres et former les prêtres ; accorde-nous une pareille ardeur pour aimer ce qu'il a aimé et pratiquer ce qu'il a enseigné. » Pour saint Vincent de Saragosse, le patron des vignerons (22 janvier), il s'agit d'un autre saint et d'autres textes.

Pourquoi prier St Vincent de Paul ?

Parce qu'il est, depuis 1885, le patron de toutes les œuvres charitables. On le prie donc moins pour obtenir quelque chose que pour savoir donner : pour une association, une équipe, un service en paroisse, une personne dont on a la charge, ou pour soi quand la générosité s'essouffle. L'oraison de sa fête ne demande rien d'autre qu'« une pareille ardeur » que la sienne.

Quelle est la prière miraculeuse pour débloquer une situation difficile ?

Il n'y en a pas, et cette réponse n'enlève rien à votre situation. L'Église ne connaît pas de formule dont l'efficacité tiendrait à ses mots : le Catéchisme appelle même superstition le fait d'attribuer « une importance en quelque sorte magique à certaines pratiques, par ailleurs légitimes ou nécessaires » (n. 2111). Ce qui existe, c'est l'intercession des saints, la persévérance dans la demande, et la prière qui vous remet en mouvement. Avec saint Vincent de Paul, la parole qui vise ce moment précis est celle-ci : « Le véritable missionnaire ne se doit point mettre en peine pour les biens de ce monde, mais jeter tous ses soins en la Providence du Seigneur. » Une neuvaine de neuf jours, comme celle proposée plus haut, est la forme traditionnelle pour porter une demande difficile dans la durée.

Quelle est la citation la plus célèbre de Saint Vincent de Paul ?

La plus citée est : « Aimons Dieu, mes frères, aimons Dieu, mais que ce soit aux dépens de nos bras, que ce soit à la sueur de nos visages » (Coste, tome XI, entretien 25). Viennent ensuite « Ce n'est point quitter Dieu que quitter Dieu pour Dieu » et, au sujet des pauvres, « ce sont nos seigneurs et nos maîtres », toutes deux tirées de ses Entretiens avec les Filles de la Charité, que l'Église lit à son office du 27 septembre. Il n'existe pas de classement officiel : ce sont celles que l'on peut sourcer avec certitude.

Une prière qui demande d'agir, et c'est sa force

Vous aviez deux questions en arrivant. Les textes, les voici, avec leur source : l'oraison du 27 septembre, l'invocation au patron des œuvres de charité, la trame de neuf jours tirée de ses propres paroles. Et la raison de le prier, la voilà : saint Vincent de Paul n'est pas le saint de ceux qui demandent, c'est celui de ceux qui donnent. On ne le prie pas pour obtenir, on le prie pour savoir donner, et c'est ce qui le distingue de tous les autres.

Si cette prière accompagne un engagement, un parrainage ou un sacrement, une médaille est une manière juste de le marquer : pas un porte-bonheur, un rappel que l'on porte sur soi. Découvrez nos médailles de saints, en acier inoxydable ou en argent 925, livrées dans un écrin.

Sources

  • AELF, Office des lectures du 27 septembre, saint Vincent de Paul : la lecture patristique (Entretiens de S. Vincent avec les Filles de la Charité) et l'oraison de la mémoire, dans la traduction liturgique officielle. C'est la source des neuf paroles de la trame de neuvaine, de « Ce n'est point quitter Dieu que quitter Dieu pour Dieu », de « nos seigneurs et nos maîtres », et du verset Luc 4, 18 cité dans la lecture.
  • Saint Vincent de Paul, Nominis (Église catholique en France) : la fête du 27 septembre, la proclamation par Léon XIII en 1885 comme « patron de toutes les œuvres charitables », Châtillon-les-Dombes, l'aumônerie des galères, les Lazaristes et les Filles de la Charité avec sainte Louise de Marillac.
  • Saint Vincent, diacre de Saragosse, Nominis (Église catholique en France) : le martyre à Valence en 304, la fête du 22 janvier, le patronage des vignerons et le fait que son origine reste discutée.
  • Catéchisme de l'Église catholique, n. 2683 : l'intercession des saints, « leur plus haut service du Dessein de Dieu ».
  • Catéchisme de l'Église catholique, n. 2111 : la définition de la superstition, et l'« importance en quelque sorte magique » attribuée à une pratique par ailleurs légitime.
  • Cités en clair, hors registre d'autorité du coffre : Pierre Coste, Saint Vincent de Paul. Correspondance, entretiens, documents, tome XI, entretiens 24 et 25, pour « aux dépens de nos bras » et « jeter tous ses soins en la Providence du Seigneur » ; la notice des Filles de la Charité, pour la chronologie ; l'Association de la Médaille Miraculeuse, pour le texte de l'invocation traditionnelle.

Nos médailles de saints

Les saints que nous avons en catalogue aujourd'hui.

Tout voir

Partager cet article