Le Notre Père : le texte, et ce qui a changé en 2017
Sommaire
- En bref
- Notre Père prière parole : le texte en entier
- Notre Père, prière nouvelle version : ce qui a changé le 3 décembre 2017
- Les sept demandes du Notre Père
- Notre Père prière Bible : Matthieu 6 et Luc 11 ne disent pas la même chose
- La doxologie « Car c'est à toi qu'appartiennent » n'est pas dans l'Évangile
- Le Notre Père sur les gros grains du chapelet
- Notre Père et Je vous salue Marie : la prière qu'on cherche avec elle
- Le Notre Père est-il la « prière universelle » ?
- Ce que vous pouvez faire de cette page
- Questions fréquentes
Vous cherchez le texte exact du Notre Père, et vous hésitez : faut-il dire « ne nous soumets pas à la tentation » ou « ne nous laisse pas entrer en tentation » ? Vous avez entendu qu'une version a changé, sans savoir quand ni pourquoi. Et si vous ouvrez votre Bible pour vérifier, vous tombez sur des mots qui ne sont pas ceux que vous récitez.
Voici les trois réponses tout de suite. On dit « et ne nous laisse pas entrer en tentation » depuis le 3 décembre 2017, premier dimanche de l'Avent, dans toute forme de liturgie. Une seule demande a été retouchée, la sixième, et le reste du texte n'a pas bougé. Et non, vous n'avez pas mal lu votre Bible : la traduction liturgique de Matthieu dit « Remets-nous nos dettes » là où la prière récitée dit « Pardonne-nous nos offenses ».
Cette page vous donne le texte entier tel que l'Église de France le publie, la raison du changement de 2017 telle que le Catéchisme l'avait déjà écrite, les sept demandes et leur partage, les deux versions de l'Évangile mises en regard, et ce que devient la phrase « Car c'est à toi qu'appartiennent » que vous entendez à la messe. Parce que celle-là ne fait pas partie de la prière, et presque personne ne le dit.
En bref
- Le texte en vigueur : « Notre Père, qui es aux cieux… et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Amen. »
- La date : le 3 décembre 2017, premier dimanche de l'Avent. « Ne nous soumets pas à la tentation » est devenu « Ne nous laisse pas entrer en tentation », dans toute forme de liturgie.
- Sept demandes : trois tournées vers le Père, son Nom, son Règne, sa Volonté, puis quatre tournées vers nous, le pain, le pardon, la tentation, le Mal.
- Deux versions dans l'Évangile : sept demandes chez Matthieu, cinq seulement chez Luc, qui commence par « Père » tout court.
- « Car c'est à toi qu'appartiennent » n'est pas dans l'Évangile et ne fait pas partie de la prière : à la messe, c'est la réponse de l'assemblée à une prière que le prêtre dit seul juste après.
Notre Père prière parole : le texte en entier
Voici le texte liturgique, celui que vous entendrez dans n'importe quelle paroisse de France, tel que l'Église catholique en France le publie sous le titre « Réciter le Notre Père ».
« Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.
Amen »
Prière Notre Père qui est au cieux
Une précision de lecture, parce que la requête se tape souvent ainsi. La prière dit « qui es aux cieux », à la deuxième personne, et non « qui est aux cieux ». Ce n'est pas un détail de grammaire : le Notre Père ne parle pas de Dieu, il lui parle. Dès le premier mot, on le tutoie. Le Catéchisme consacre d'ailleurs une section entière à ce seul « Notre », et saint Jean Chrysostome, qu'il cite, en donne la raison : le Seigneur « ne dit pas “mon Père” qui es dans les cieux, mais “notre” Père, afin que notre prière soit, d'une seule âme, pour tout le Corps de l'Église ».
C'est aussi pour cela qu'on ne la prie jamais vraiment seul, même seul chez soi. Si vous cherchez par où commencer une vie de prière, nous avons écrit à part comment s'y mettre sans méthode compliquée, dans comment prier.
Notre Père, prière nouvelle version : ce qui a changé le 3 décembre 2017
La page de la Conférence des évêques de France le date au jour près et le formule sans détour : « Le 3 décembre 2017, le premier dimanche de l'Avent, une nouvelle traduction du Notre-Père est entrée en vigueur dans toute forme de liturgie. » Et elle précise ce que les fidèles ne disent plus : « Ne nous soumets pas à la tentation », remplacé par « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».
Prière Notre Père ancienne version
Si vous l'avez apprise avant 2017, vous avez appris la sixième demande sous la forme « Et ne nous soumets pas à la tentation ». C'est le seul passage que la réforme a touché, la Conférence des évêques parlant d'une « modification notable de la 6e demande ». Tout le reste, de « Notre Père, qui es aux cieux » jusqu'à « mais délivre-nous du Mal », est resté identique.
Ce qui veut dire une chose simple, utile quand on prie à plusieurs : si la personne à côté de vous garde l'ancienne formule, elle l'a récitée pendant des décennies. C'est une question de traduction, pas de foi.
Pourquoi ce changement
La raison était écrite dans le Catéchisme bien avant 2017, et c'est ce qui rend ce changement moins surprenant qu'il n'en a l'air. Au numéro 2846, le Catéchisme commente cette demande en signalant lui-même la difficulté : « Traduire en un seul mot le terme grec est difficile : il signifie “ne permets pas d'entrer dans”, “ne nous laisse pas succomber à la tentation”. » Il ajoute, en citant l'épître de saint Jacques : « Dieu n'éprouve pas le mal, il n'éprouve non plus personne », et il veut au contraire nous en libérer.
Autrement dit, « ne nous soumets pas » laissait entendre que Dieu pourrait nous pousser vers la tentation, ce que la foi ne dit pas. La formule de 2017 rend le grec de plus près.
Un point qui surprend si vous allez vérifier à la source : le sommaire du Catéchisme que publie vatican.va titre encore sa section VI « Ne nous soumets pas à la tentation ». Ce n'est pas une erreur, c'est une question de date : l'édition française du Catéchisme est antérieure à la traduction de 2017. Le même décalage existe dans les missels de poche imprimés avant cette date.
Les sept demandes du Notre Père
Le Catéchisme de l'Église catholique consacre à cette prière tout un article, intitulé « Les sept demandes », et il explique au numéro 2803 comment elles se partagent : « Les trois premières, plus théologales, nous attirent vers la Gloire du Père, les quatre dernières, comme des chemins vers Lui, offrent notre misère à sa Grâce. »
| # | La demande | Ce qu'elle demande |
|---|---|---|
| 1 | Que ton nom soit sanctifié | Les trois premières. Elles se tournent vers le Père : son Nom, son Règne, sa Volonté. Le Catéchisme relève qu'on n'y dit jamais « nous ». |
| 2 | Que ton règne vienne | |
| 3 | Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel | |
| 4 | Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour | Les quatrième et cinquième : notre vie, « soit pour la nourrir, soit pour la guérir du péché ». |
| 5 | Pardonne-nous nos offenses | |
| 6 | Et ne nous laisse pas entrer en tentation | Les deux dernières : « notre combat pour la victoire de la Vie, le combat même de la prière ». |
| 7 | Mais délivre-nous du Mal |
Attention à une confusion fréquente. Ces sept demandes sont celles du Notre Père, et elles sont comptées par le Catéchisme. Elles n'ont rien à voir avec les prétendues « sept prières catholiques » que l'on croise en ligne : cette liste-là n'est arrêtée par aucun texte d'Église, et nous l'expliquons dans les prières catholiques essentielles, où figure la liste réelle des prières communes.
Notre Père prière Bible : Matthieu 6 et Luc 11 ne disent pas la même chose
La prière apparaît deux fois dans les Évangiles, et les deux textes ne sont pas identiques. Chez Matthieu, au chapitre 6, Jésus la donne dans le Sermon sur la montagne, après avoir dit : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens. » Chez Luc, au chapitre 11, elle répond à une demande précise d'un disciple : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l'a appris à ses disciples. »
Voici les deux textes mis en regard, tels que la traduction officielle liturgique les sert.
| Matthieu 6, 9-13 | Luc 11, 2-4 | |
|---|---|---|
| L'adresse | Notre Père, qui es aux cieux | Père |
| 1. Le Nom | que ton nom soit sanctifié | que ton nom soit sanctifié |
| 2. Le Règne | que ton règne vienne | que ton règne vienne |
| 3. La Volonté | que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel | absente |
| 4. Le pain | Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour | Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour |
| 5. Le pardon | Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs | Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous |
| 6. La tentation | Et ne nous laisse pas entrer en tentation | Et ne nous laisse pas entrer en tentation |
| 7. Le Mal | mais délivre-nous du Mal | absente |
Le compte est donc de sept demandes chez Matthieu et de cinq chez Luc, et c'est la version longue, celle de Matthieu, que la liturgie a retenue. Notez au passage que la sixième demande porte déjà « ne nous laisse pas entrer en tentation » dans les deux Évangiles : la traduction de 2017 est cohérente d'un bout à l'autre de la Bible liturgique.
Le texte récité n'est le texte d'aucun des deux
C'est le point qui arrête net quand on ouvre sa Bible pour vérifier. Sur la cinquième demande, les trois formulations diffèrent :
- À la messe et au chapelet : « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. »
- Matthieu 6, 12 : « Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. »
- Luc 11, 4 : « Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. »
Il n'y a là ni erreur ni contradiction. Le texte que l'Église met dans la bouche des fidèles est une traduction liturgique, faite pour être dite ensemble et retenue par cœur, et elle n'est pas la traduction du passage biblique mot pour mot. L'image de la dette, qui est celle du grec, est devenue celle de l'offense. Si vous préparez un enfant au catéchisme, c'est la version liturgique qu'il doit apprendre, et vous pourrez lui montrer l'autre dans la Bible comme une curiosité qui éclaire la prière plutôt qu'elle ne la trouble.
La doxologie « Car c'est à toi qu'appartiennent » n'est pas dans l'Évangile
Beaucoup de gens croient que la prière finit par « Car c'est à toi qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire ». À la messe, on l'entend juste après. Et pourtant, deux faits se vérifient.
D'abord, dans la Bible liturgique, Matthieu 6, 13 s'arrête à « mais délivre-nous du Mal », et le verset 14 enchaîne immédiatement sur un autre propos : « Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. » Aucune doxologie n'y figure.
Ensuite, à la messe, cette phrase n'est pas la fin du Notre Père : elle répond à une autre prière. La Présentation générale du Missel romain décrit la mécanique au numéro 153 : « Lorsque l'oraison dominicale est terminée, les mains étendues, le prêtre dit seul l'embolisme Libera nos (Délivre-nous), et à la fin le peuple acclame : Quia tuum est regnum (Car c'est à toi qu'appartiennent). » Le numéro 81 ajoute à quoi sert cette prière intermédiaire : l'embolisme « développe la dernière demande de l'oraison dominicale », celle de la délivrance du Mal.
Donc l'ordre réel, à la messe, est le suivant : le prêtre invite, tous disent le Notre Père jusqu'à « délivre-nous du Mal », le prêtre seul dit « Délivre-nous de tout mal, Seigneur… », et c'est à cette prière-là que l'assemblée répond par la doxologie. Le Catéchisme la commente à part, au numéro 2855, et explique qu'elle « reprend, par inclusion, les trois premières demandes à notre Père : la glorification de son Nom, la venue de son Règne et la puissance de sa Volonté salvifique ».
À savoir, pour la prière à la maison. Quand vous dites le Notre Père seul, le soir ou sur un chapelet, vous le terminez par « mais délivre-nous du Mal. Amen », sans la doxologie. Elle appartient au rite de la messe, pas à la prière. Nous détaillons l'ordre d'une prière du soir complète, textes à l'appui, dans la prière du soir.
Le Notre Père sur les gros grains du chapelet
Dans un chapelet, le Notre Père se dit sur les gros grains, et il ouvre chaque dizaine : un Notre Père sur le gros grain, puis dix Je vous salue Marie sur les dix petits grains, puis un Gloire au Père. On le dit avant les dix Ave, pas après. Il revient aussi une fois en ouverture, après le signe de croix et le Credo.
Nous ne refaisons pas ici le déroulé complet : il est détaillé grain par grain, avec les mystères du jour, dans comment prier le chapelet. Et pour la place exacte du Credo à l'ouverture, qui étonne souvent, voyez le Credo, sa réforme de traduction étant d'ailleurs une autre date et un autre texte.
Disons les choses franchement sur ce que nous vendons. Nous ne proposons pas de chapelet de cinq dizaines. Ce que notre catalogue appelle « collier chapelet » est un collier, monté sur le principe d'un chapelet et destiné à être porté, pas un objet à prier. La seule pièce qui se prie vraiment chez nous est le bracelet dizainier : dix grains espacés le long de la chaîne, qu'on fait défiler un à un sous le pouce, soit exactement une dizaine. Un Notre Père, dix Je vous salue Marie, un Gloire au Père, dans une file d'attente ou dans une voiture. Pour un chapelet complet, il faut le chercher ailleurs, et nous préférons vous le dire que vous vendre un bijou en le faisant passer pour autre chose.
Notre Père et Je vous salue Marie : la prière qu'on cherche avec elle
Les deux se cherchent presque toujours ensemble, et c'est logique : ce sont les deux prières que tout catholique sait par cœur, et elles alternent dans le chapelet. Elles n'ont pourtant pas le même statut, et la différence vaut d'être connue. Le Notre Père est la seule prière que Jésus a enseignée lui-même, en réponse à des disciples qui lui demandaient comment prier. Le Je vous salue Marie est une prière de l'Église, bâtie sur deux versets de l'évangile de Luc, puis complétée.
Le texte de l'une et son histoire sont dans Je vous salue Marie. Et si vous accompagnez un enfant, l'ordre d'apprentissage habituel est simple : le signe de croix, le Notre Père, puis le Je vous salue Marie.
Le Notre Père est-il la « prière universelle » ?
Non, et c'est un faux ami qu'il vaut mieux lever, parce que l'expression a deux sens très différents.
Dans le vocabulaire de la messe, « la prière universelle » désigne autre chose : la suite d'intentions que l'assemblée présente après la profession de foi, pour l'Église, pour ceux qui gouvernent, pour ceux qui sont accablés. La Présentation générale du Missel romain la traite à part, aux numéros 69 à 71, et l'appelle aussi « prière des fidèles ». Elle change à chaque messe.
Dans le langage courant, en revanche, on appelle volontiers le Notre Père une prière universelle, et dans ce sens-là c'est exact : c'est la seule prière commune à tous les chrétiens. La Conférence des évêques de France le rappelle sur sa page : en 1966, la Conférence épiscopale catholique, les quatre Églises luthériennes et réformées en France et les évêques de trois juridictions de l'Église orthodoxe en France ont décidé d'adopter une traduction commune du Notre Père pour leurs fidèles. Aucune autre prière n'a connu cela.
L'habitude est d'ailleurs très ancienne. Le Catéchisme rapporte au numéro 2767 que les premières communautés chrétiennes priaient déjà le Notre Père « trois fois par jour », selon la Didachè, un écrit des tout premiers temps de l'Église.
Ce que vous pouvez faire de cette page
Vous aviez deux besoins en arrivant ici : savoir quel texte dire, et comprendre ce qui avait changé. Vous avez les deux : le texte liturgique en vigueur depuis le 3 décembre 2017, et la sixième demande comme seule retouche, expliquée par le Catéchisme lui-même. Vous avez aussi trois choses qu'on vous donne rarement : les sept demandes et leur partage, les deux versions de l'Évangile en regard, et le fait que la doxologie de la messe n'appartient pas à la prière.
Reste à la dire. Si vous voulez un objet qui vous y aide sans en rajouter, nos bracelets croix, dont le dizainier, tiennent une dizaine au poignet. Nos colliers croix font le même travail de rappel en silence, et nos médailles de saints pour celui ou celle qui préfère confier sa prière à un intercesseur. Tout est en acier inoxydable qui ne noircit pas ou en argent 925, livré en écrin, origine Chine assumée.
Questions fréquentes
Quelles sont les paroles du Notre Père ?
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du Mal. Amen. C'est le texte publié par l'Église catholique en France, en vigueur depuis le 3 décembre 2017.
Quelle est la prière du Notre Père ?
C'est la prière que Jésus donne lui-même à ses disciples, la seule dans ce cas. L'Évangile la rapporte deux fois : chez Matthieu, au chapitre 6, versets 9 à 13, dans le Sermon sur la montagne, et chez Luc, au chapitre 11, versets 2 à 4, en réponse à un disciple qui lui demande d'apprendre à prier. On l'appelle aussi l'oraison dominicale, c'est-à-dire la prière du Seigneur, et Pater noster en latin. Le Catéchisme lui consacre toute sa quatrième partie.
Quelle est la prière complète du Notre Père ?
Le texte complet va de « Notre Père, qui es aux cieux » à « mais délivre-nous du Mal », suivi de l'Amen, et il compte sept demandes. Si vous cherchez la version complète parce que vous attendez la phrase « Car c'est à toi qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire », sachez qu'elle n'en fait pas partie : à la messe, c'est l'acclamation par laquelle l'assemblée conclut une prière que le prêtre dit seul juste après, et elle n'est pas dans l'Évangile.
Quelle est la prière du Notre Père et je vous salue Marie ?
Ce sont deux prières distinctes, que l'on apprend ensemble et qui alternent dans le chapelet : un Notre Père sur le gros grain, puis dix Je vous salue Marie. Le Notre Père est donné par Jésus dans l'Évangile. Le Je vous salue Marie est une prière de l'Église, bâtie sur la salutation de l'ange et celle d'Élisabeth en Luc 1, puis complétée par la demande « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous ». Le texte de la seconde est dans notre article consacré au Je vous salue Marie.
Cités en clair, par respect du plafond de cinq sources liées : le Catéchisme de l'Église catholique au numéro 2846, pour la difficulté de traduire en un seul mot le terme grec de la sixième demande ; au numéro 2855, pour le commentaire de la doxologie finale ; au numéro 2767, pour la Didachè et les trois prières par jour des premières communautés ; et au numéro 2768, pour la phrase de saint Jean Chrysostome sur le « notre ».
Nos sources
- Église catholique en France, « Notre Père » : le texte liturgique en vigueur, la date du 3 décembre 2017, le passage de « Ne nous soumets pas à la tentation » à « Ne nous laisse pas entrer en tentation », et la traduction œcuménique de 1966 (nouvelle fenêtre) Église officielle, Conférence des évêques de France
- AELF, évangile selon saint Matthieu, chapitre 6 : la prière donnée par Jésus aux versets 9 à 13, dans la traduction officielle liturgique de la Bible (nouvelle fenêtre) Écriture sainte, traduction liturgique
- AELF, évangile selon saint Luc, chapitre 11 : la seconde version de la prière aux versets 2 à 4, plus courte que celle de Matthieu (nouvelle fenêtre) Écriture sainte, traduction liturgique
- Catéchisme de l'Église catholique, article 3 « Les sept demandes », n. 2803 à 2806 : le décompte des demandes et leur partage en trois puis quatre (nouvelle fenêtre) Magistère
- Présentation générale du Missel romain (Congrégation pour le culte divin, 2003), n. 81 et 153 : à la messe, la doxologie « Car c'est à toi qu'appartiennent » conclut l'embolisme du prêtre, pas le Notre Père (nouvelle fenêtre) Magistère, livre liturgique
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L'objet qui sert cette prière, sans en rajouter
Le texte ci-dessus est gratuit, et il l'est partout : nous ne vendons pas de livre d'office. Disons-le franchement, nous ne vendons pas non plus de chapelet de cinq dizaines. La seule pièce de notre catalogue qui se prie vraiment est le bracelet dizainier, dix grains espacés pour un Notre Père et dix Je vous salue Marie. Le reste, ce sont des croix, en acier inoxydable qui ne noircit pas et en argent 925, livrées en écrin.
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Nos médailles de saints
Les saints que nous avons en catalogue aujourd'hui.
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