Le mariage religieux : conditions, déroulé, démarches
Sommaire
- Les époux sont les ministres de leur mariage
- Les conditions pour se marier à l'église
- En France, le mariage civil passe obligatoirement avant
- Quatre piliers, cinq piliers, deux propriétés : pourquoi le compte change
- Combien de temps avant faut-il s'y prendre
- Le dossier et les démarches, dans l'ordre
- Le déroulé de la célébration, étape par étape
- Le mariage sans messe
- Le mariage mixte et la dispense de l'évêque
- Ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas
- Questions fréquentes
- Un oui que personne ne peut dire à votre place
Vous voulez vous marier à l'église et vous butez sur les mêmes questions que tout le monde. Faut-il être baptisé, et les deux ? Est-ce qu'il faut vraiment passer par la mairie avant, ou est-ce une habitude française dont on peut se dispenser ? Combien de temps à l'avance faut-il appeler la paroisse, trois mois, six mois, un an ? Et que se passe-t-il exactement pendant la cérémonie, dans quel ordre, et à quel moment on échange les alliances ?
Cet article répond dans cet ordre, et uniquement sur le mariage catholique, parce que les règles varient d'une religion à l'autre et qu'un article qui mélange tout ne sert personne. Vous trouverez les conditions réelles, le calendrier avec les deux chiffres que donne le diocèse de Paris, le dossier, le déroulé complet de la célébration étape par étape, le cas du mariage sans messe et celui du mariage avec une personne qui n'est pas catholique. Tout ce qui suit est tiré du Catéchisme, du Code de droit canonique et de sites officiels de l'Église, jamais de mémoire. Et nous commençons par le point que presque aucune page n'explique, alors qu'il change la façon de comprendre toute la cérémonie.
En bref
- Pour le sacrement, il faut être baptisé : le Code de droit canonique parle de l'alliance « élevée entre baptisés » au can. 1055 § 1.
- En France, le mariage civil doit obligatoirement avoir eu lieu avant. Service-Public.fr l'écrit noir sur blanc : il est interdit de célébrer un mariage religieux avant le mariage civil.
- Ce qui fait le mariage, c'est l'échange des consentements, et rien d'autre : « si le consentement manque, il n'y a pas de mariage » (Catéchisme n. 1626).
- Dans la tradition latine, ce sont les époux eux-mêmes qui se confèrent le sacrement (Catéchisme n. 1623). Le prêtre ou le diacre accueille leur consentement au nom de l'Église.
- Le délai : le diocèse de Paris écrit « au moins 6 mois » sur une page et « entre 10 à 12 mois » sur une autre. Prenez le second chiffre comme repère.
Les époux sont les ministres de leur mariage
Commençons par là, parce que c'est le point de bascule et qu'il est presque toujours passé sous silence. On imagine spontanément que le prêtre marie les époux, comme il baptise un enfant ou consacre le pain. Dans le rite latin, ce n'est pas ce qui se passe.
Le Catéchisme de l'Église catholique est explicite au numéro 1623 : « Selon la tradition latine, ce sont les époux qui, comme ministres de la grâce du Christ, se confèrent mutuellement le sacrement du Mariage en exprimant devant l'Église leur consentement. » Autrement dit, les deux ministres du sacrement, ce sont eux. Le même numéro précise la différence avec l'Orient : dans la tradition des Églises orientales, les prêtres ou évêques qui officient sont les témoins du consentement mutuel, mais leur bénédiction est aussi nécessaire à la validité du sacrement.
Le prêtre n'est donc pas un simple spectateur, mais son rôle est précisément défini. Le Catéchisme le dit au numéro 1630 : « Le prêtre (ou le diacre) qui assiste à la célébration du mariage, accueille le consentement des époux au nom de l'Église et donne la bénédiction de l'Église. » Le Code de droit canonique est encore plus technique au can. 1108 § 2 : « Par assistant au mariage, on entend seulement la personne qui, étant présente, demande la manifestation du consentement des contractants, et la reçoit au nom de l'Église. » C'est ce rôle que le Catéchisme désigne, au numéro 1663, par une expression qui résume tout : le prêtre, ou le témoin qualifié de l'Église.
Pourquoi est-ce que cela compte concrètement ? Parce que cela déplace le centre de gravité de la journée. Le moment décisif n'est pas une bénédiction reçue, c'est une parole donnée, par chacun des deux, à voix haute, devant témoins. Et parce que cela explique une autre règle qui surprend : le can. 1116 prévoit qu'en cas de danger de mort, ou si aucun assistant compétent n'est joignable et que la situation doit durer un mois, un vrai mariage peut être contracté validement devant les seuls témoins. Si le prêtre était celui qui fait le sacrement, cette disposition serait impossible.
Cela n'autorise évidemment pas à se passer de l'Église en temps normal. Le Catéchisme donne au numéro 1631 les quatre raisons pour lesquelles elle demande la forme ecclésiastique : le mariage sacramentel est un acte liturgique, il introduit dans un ordre ecclésial avec des droits et des devoirs, il faut qu'il y ait certitude sur le mariage, d'où l'obligation d'avoir des témoins, et le caractère public du consentement protège le « Oui » une fois donné et aide à y rester fidèle.
Les conditions pour se marier à l'église
Le Catéchisme énumère les conditions au numéro 1625, en une phrase dense : « Les protagonistes de l'alliance matrimoniale sont un homme et une femme baptisés, libres de contracter le mariage et qui expriment librement leur consentement. » Trois exigences, donc, que l'on prend une par une.
Le baptême, et la nuance que presque personne ne fait
Il y a ici deux questions différentes que l'on confond en permanence, et les mélanger produit des réponses fausses dans les deux sens.
Pour qu'il y ait sacrement, les deux époux doivent être baptisés. Le can. 1055 § 1 définit le mariage comme l'alliance matrimoniale « élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement ». Son paragraphe 2 va plus loin : « entre baptisés, il ne peut exister de contrat matrimonial valide qui ne soit, par le fait même, un sacrement ». Deux baptisés qui se marient validement reçoivent le sacrement, qu'ils y pensent ou non.
Pour se marier à l'église, en revanche, il n'est pas exigé que les deux soient catholiques. Le diocèse de Paris formule la règle d'entrée ainsi : la première condition nécessaire est qu'au moins un des deux conjoints soit baptisé dans l'Église catholique. Le cas où l'autre n'est pas catholique est prévu, encadré, et nous y revenons plus bas avec la dispense de l'évêque. Si le baptême est précisément votre sujet, nous l'avons traité à part dans faut-il être baptisé pour être parrain ou marraine, qui détaille ce que le baptême engage.
Un point annexe, souvent ignoré, et qui peut allonger votre calendrier : le can. 1065 § 1 demande que « les catholiques qui n'ont pas encore reçu le sacrement de confirmation le recevront avant d'être admis au mariage, si c'est possible sans grave inconvénient ». Le paragraphe suivant recommande vivement aux époux de s'approcher des sacrements de la pénitence et de l'Eucharistie. Si l'un de vous n'est pas confirmé, dites-le au premier rendez-vous : cela peut ajouter un parcours.
Être libre, au sens précis de l'Église
Le Catéchisme ne laisse pas le mot dans le vague. Au numéro 1625, « être libre » veut dire deux choses, et seulement deux : ne pas subir de contrainte, et ne pas être empêché par une loi naturelle ou ecclésiastique. Le numéro 1628 ajoute que le consentement doit être un acte de la volonté de chacun, libre de violence ou de crainte grave externe, et conclut : « Si cette liberté manque, le mariage est invalide. »
Le second volet, les empêchements, est un chapitre entier du Code (cann. 1073 et suivants). Le can. 1073 pose le principe : « L'empêchement dirimant rend la personne incapable de contracter validement mariage. » Certains empêchements peuvent faire l'objet d'une dispense de l'Ordinaire du lieu, selon le can. 1078 § 1, mais pas tous : son paragraphe 3 est catégorique, « il n'y a jamais dispense de l'empêchement de consanguinité en ligne directe ou au second degré en ligne collatérale ». C'est précisément le rôle de l'entretien avec le prêtre que de vérifier tout cela, et c'est pour cela qu'il a lieu longtemps avant.
Le consentement, qui est le cœur de tout
C'est l'élément central, et le droit comme le Catéchisme le martèlent. Le can. 1057 § 1 : « C'est le consentement des parties légitimement manifesté entre personnes juridiquement capables qui fait le mariage ; ce consentement ne peut être suppléé par aucune puissance humaine. » Le Catéchisme traduit au numéro 1626 : l'Église considère l'échange des consentements comme l'élément indispensable « qui fait le mariage », et « si le consentement manque, il n'y a pas de mariage ».
Le can. 1057 § 2 décrit l'acte lui-même : « Le consentement matrimonial est l'acte de la volonté par lequel un homme et une femme se donnent et se reçoivent mutuellement par une alliance irrévocable pour constituer le mariage. » C'est de là que vient la conséquence la plus lourde : lorsque ce consentement a manqué dès le départ, l'Église peut, après examen par le tribunal ecclésiastique compétent, déclarer la nullité du mariage, c'est-à-dire reconnaître que ce mariage n'a jamais existé (Catéchisme n. 1629). Une déclaration de nullité n'est pas un divorce religieux, c'est le constat qu'il n'y avait rien à défaire.
En France, le mariage civil passe obligatoirement avant
La réponse est oui, sans exception, et ce n'est pas une coutume locale. Service-Public.fr, le site de l'administration française, l'indique en toutes lettres dans sa fiche sur le mariage : « Il est interdit de célébrer un mariage religieux avant le mariage civil. » L'ordre est donc imposé : la mairie d'abord, l'église ensuite. Nous restons ici au registre général et nous ne citons pas de numéro d'article de code, faute d'avoir pu servir le texte lui-même.
Ce que peu de gens savent, c'est que le droit de l'Église va dans le même sens. Le can. 1071 § 1 prévoit que, sauf cas de nécessité, personne n'assistera sans l'autorisation de l'Ordinaire du lieu à un mariage « qui ne peut être reconnu ou célébré selon la loi civile ». L'Église ne se place donc pas en concurrence de l'état civil, elle en tient compte.
Côté mairie, deux délais sont à intégrer dans votre calendrier parce qu'ils contraignent la date de l'église. L'annonce du mariage se fait par la publication des bans, des avis affichés à la porte de la mairie par l'officier d'état civil, qui mentionnent les prénoms, noms, professions, domiciles ou résidences des deux futurs époux et le lieu où le mariage doit être célébré. Il faut compter un délai de 10 jours : si les bans sont publiés le 4 août, le mariage peut être célébré à partir du 14 août. Et le mariage doit être célébré dans l'année qui suit l'expiration de ce délai de 10 jours.
Attention à ne pas confondre ces bans civils avec les publications faites par la paroisse. Le can. 1067 confie à la conférence des Évêques le soin de fixer les règles concernant l'examen des époux « ainsi que les publications de mariage et les autres moyens opportuns pour mener les recherches nécessaires avant le mariage ». Il y a donc deux annonces de nature différente : celle de la mairie, affichée, encadrée par le délai de 10 jours, et celle de l'Église, dont la forme est fixée au niveau national et appliquée par votre paroisse.
Quatre piliers, cinq piliers, deux propriétés : pourquoi le compte change
Si vous avez cherché « les 4 conditions du mariage » ou « les 4 piliers », vous avez forcément vu des listes qui ne se recoupent pas. Ce n'est pas vous qui lisez mal : les sources officielles elles-mêmes ne donnent pas le même nombre, parce qu'elles ne comptent pas la même chose. Voici l'état réel, vérifié page par page.
| Source | Nombre annoncé | Ce qu'elle énumère |
|---|---|---|
| Église catholique en France, page « Le mariage » | Quatre piliers | La liberté, la fidélité, l'indissolubilité et la fécondité, « que scelle l'échange des consentements » |
| Église catholique en France, glossaire, entrée « Mariage » | Cinq piliers | L'unité de l'homme et de la femme, la liberté du consentement, la fidélité de l'engagement, l'indissolubilité du lien, la fécondité de l'amour |
| Catéchisme de l'Église catholique, n. 1664 | Trois éléments essentiels | « L'unité, l'indissolubilité et l'ouverture à la fécondité sont essentielles au mariage » |
| Code de droit canonique, can. 1056 | Deux propriétés essentielles | « Les propriétés essentielles du mariage sont l'unité et l'indissolubilité » |
Comment s'y retrouver ? En distinguant deux registres. Le droit énumère les propriétés du lien : au can. 1056, l'unité et l'indissolubilité, deux, et c'est tout. La catéchèse énumère ce à quoi les époux s'engagent, et elle y ajoute la liberté du consentement et l'ouverture à la vie, ce qui donne quatre ou cinq selon qu'on compte l'unité séparément. Les listes ne se contredisent pas, elles ne répondent pas à la même question.
Et il existe une manière très simple de trancher : écoutez ce que le prêtre vous demandera réellement le jour même. Avant l'échange des consentements, il interroge les futurs époux, qui répondent chacun séparément. Le diocèse de Paris publie le texte du dialogue. Les questions portent sur la liberté (« Vous allez vous engager l'un envers l'autre dans le mariage. Est-ce librement et sans contrainte ? »), sur la durée (« vous vous promettez amour mutuel et respect. Est-ce pour toute votre vie ? »), sur l'accueil des enfants (« Êtes-vous prêts à accueillir les enfants que Dieu vous donne et à les éduquer selon l'Évangile du Christ et dans la foi de l'Église ? ») et sur la mission des chrétiens, à laquelle les deux répondent ensemble. Liberté, indissolubilité, fécondité : le rite pose les questions, vous donnez les réponses.
Sur le fond, le Catéchisme rassemble ces exigences au numéro 1643 : l'amour conjugal « exige l'indissolubilité et la fidélité dans la donation réciproque définitive ; et il s'ouvre sur la fécondité ». Le numéro 1644 ajoute l'unité, en citant l'Évangile : « ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair ».
Combien de temps avant faut-il s'y prendre
C'est la question la plus pratique de toutes, et la réponse honnête est qu'il existe deux chiffres, pas un. Le même diocèse, celui de Paris, en publie deux différents selon la page.
Sur sa page consacrée à la célébration, il indique qu'il faut s'être adressé à l'église de son domicile « au moins 6 mois avant la date prévue », et sa page générale sur le mariage écrit que « le mariage demande un long mûrissement avant d'être célébré : il engage la vie entière. Il est raisonnable de contacter sa paroisse au moins six mois à l'avance ». Mais sur sa page de préparation, le même diocèse écrit qu'il vous est demandé de prendre contact avec votre paroisse « entre 10 à 12 mois avant la date envisagée ».
Il n'y a pas de contradiction réelle : six mois est un plancher, dix à douze mois est le repère de travail. Retenez le second, pour quatre raisons qui sont toutes documentées.
- L'enquête préalable prend du temps. Le can. 1066 est sans ambiguïté : « Avant qu'un mariage ne soit célébré, il faut qu'il soit établi que rien ne s'oppose à la validité et à la licéité de sa célébration. » Cette vérification, plus l'examen des époux et les publications prévues au can. 1067, ne se font pas en trois semaines.
- La préparation n'est pas une formalité. Le can. 1063 fait obligation aux pasteurs d'assurer « la préparation personnelle au mariage qui va être contracté ». Le Catéchisme lui consacre le numéro 1632, qui s'ouvre ainsi : pour que le « Oui » des époux soit un acte libre et responsable, « la préparation au mariage est de première importance ». L'Église catholique en France précise ce que cela veut dire concrètement : la plupart des paroisses proposent des parcours qui rassemblent, pendant plusieurs journées ou soirées, tous ceux qui se préparent au mariage, et il existe des Centres de préparation au mariage ainsi que des week-ends dans des centres spirituels.
- L'accord ne dépend pas que de votre paroisse. Le diocèse de Paris prévient : si vous souhaitez une autre église ou une chapelle, « il n'y a que le curé de cette église ou chapelle qui peut donner son accord ». Il faut donc le rencontrer, et les belles églises sont demandées.
- La date civile contraint la date religieuse, puisque la mairie doit passer avant et qu'il faut y intégrer la publication des bans et son délai de 10 jours.
Le dossier et les démarches, dans l'ordre
Les pièces exactes du dossier varient d'un diocèse à l'autre, et nous ne vous donnerons pas une liste inventée. Ce qui est universel, en revanche, c'est la logique de la démarche, et elle découle directement des canons cités plus haut.
- Prenez contact avec la paroisse de votre lieu d'habitation ou de travail, dix à douze mois avant. Le diocèse de Paris conseille de se renseigner sur les permanences d'accueil : c'est là que vous serez informés de la suite.
- Choisissez le lieu, le jour et l'heure, en rencontrant le curé de l'église concernée si ce n'est pas votre paroisse. Le can. 1115 encadre le lieu : les mariages sont célébrés dans la paroisse où l'un ou l'autre a domicile, quasi-domicile ou résidence d'un mois, et ailleurs avec l'autorisation de l'Ordinaire ou du curé propre. Le can. 1118 § 1 prévoit que le mariage entre catholiques, ou entre un catholique et un baptisé non catholique, est célébré dans l'église paroissiale, et qu'une autre église ou un oratoire est possible avec autorisation.
- Suivez le parcours de préparation. Le diocèse de Paris le résume d'une phrase qui vaut d'être citée : « La préparation au mariage est tout sauf un examen. » Elle vise à nourrir le dialogue entre fiancés pour que chacun puisse prononcer un oui libre et déterminé.
- Constituez le dossier avec la paroisse : c'est le cadre de l'enquête du can. 1066 et de l'examen des époux du can. 1067. Signalez tôt toute situation particulière, confirmation non reçue, union antérieure, conjoint non catholique ou non baptisé, car chacune ouvre une procédure spécifique.
- Préparez la célébration elle-même : le choix des lectures, des chants, des témoins. Si vous n'avez pas l'habitude des livres liturgiques, notre guide sur comment utiliser un missel vous aidera à vous repérer dans les textes proposés.
- Passez à la mairie avant l'église, puisque l'ordre est imposé.
Le déroulé de la célébration, étape par étape
Voici le plan du rituel tel que le publie le diocèse de Paris. Les étapes marquées d'un astérisque n'existent pas si le mariage n'est pas célébré au cours d'une messe, ce qui vous permet de lire les deux cas dans un seul tableau.
| Moment | Ce qui se passe |
|---|---|
| Ouverture | Avec ou sans procession, puis l'accueil, le Gloire à Dieu*, puis la prière d'ouverture |
| Liturgie de la Parole | Première lecture, psaume, Alléluia, Évangile, puis l'homélie, puis la profession de foi |
| Célébration du mariage | Le dialogue initial, l'échange des consentements, la réception du consentement, la bénédiction et remise des alliances, la bénédiction nuptiale |
| Prières | Notre Père, chant de louange, prière des époux, prière universelle |
| Liturgie eucharistique* | Présentation des dons*, prière sur les offrandes*, préface*, prière eucharistique*, Notre Père, prière après la communion* |
| Conclusion | Bénédiction finale, puis la signature de l'acte de mariage |
Quelques repères pour lire ce tableau. Le centre de la célébration est l'échange des consentements, et il est précédé du dialogue initial, ces quatre questions auxquelles chacun répond séparément. Le Catéchisme donne au numéro 1627 la formule de l'échange tel que le porte le rituel : « Je te prends comme ma femme », « Je te prends comme mon mari ».
Les alliances viennent après le consentement, et ce n'est pas un détail d'ordonnancement. Le diocèse de Paris l'écrit : « Après la réception des consentements suit la bénédiction et remise des alliances, puis la prière des époux. » L'anneau ne fait pas le mariage, il signifie l'engagement déjà pris quelques secondes plus tôt. C'est cohérent avec tout ce qui précède : ce qui fait le mariage, c'est le consentement, pas l'objet.
La profession de foi, elle, est le Credo. Si vous voulez en relire le texte exact avant le jour, nous avons publié le Credo dans ses deux symboles, celui des Apôtres et celui de Nicée-Constantinople.
Le mariage sans messe
Oui, c'est possible, et non, ce n'est pas un mariage au rabais. Le diocèse de Paris emploie exactement cette expression. Il rappelle d'abord ce qui constitue le sacrement : « Le sacrement du mariage est constitué de l'échange des consentements et de la bénédiction nuptiale donnée par le prêtre (ou le diacre). Il peut être reçu au cours d'une messe (Eucharistie) ou non. »
Dans quel cas choisir cette forme ? Le diocèse répond sans détour : « lorsque les mariés n'ont pas l'habitude de pratiquer régulièrement le sacrement de l'Eucharistie, le sacrement du mariage sera reçu lors d'une célébration au cours de laquelle une large place sera consacrée à la lecture de la Parole et à la prière. Ce n'est pas un mariage au rabais ! » C'est aussi la forme retenue quand l'un des deux n'est pas catholique, pour une raison évidente de cohérence.
Une conséquence pratique : la célébration sans messe est présidée par un diacre ou par un prêtre, alors que la messe suppose un prêtre ou un évêque. Le diocèse de Paris le précise : « La célébration du sacrement peut être présidée par un diacre lorsqu'il n'y a pas la célébration eucharistique, par un prêtre ou un évêque. »
Pour autant, le Catéchisme explique au numéro 1621 pourquoi la messe est la forme normale entre deux catholiques dans le rite latin : il est convenable que les époux scellent leur consentement « par l'offrande de leurs propres vies, en l'unissant à l'offrande du Christ pour son Église, rendue présente dans le sacrifice eucharistique ». Et le numéro 1622 recommande aux futurs époux de se disposer à la célébration en recevant le sacrement de pénitence.
Le mariage mixte et la dispense de l'évêque
Deux situations sont à distinguer, et le Catéchisme les nomme précisément au numéro 1633. Le mariage mixte est celui entre un catholique et un baptisé non catholique. La disparité de culte désigne le mariage entre un catholique et un non-baptisé, et elle demande « une circonspection plus grande encore ».
La différence juridique entre les deux est nette, et c'est elle qu'il faut retenir.
- Mariage mixte : il faut une permission. Le can. 1124 interdit ce mariage « sans la permission expresse de l'autorité compétente ». Le Catéchisme précise au numéro 1635 que cette permission concerne la licéité du mariage.
- Disparité de culte : il faut une dispense, et elle touche la validité. Le can. 1086 § 1 est très ferme : « Est invalide le mariage entre deux personnes, dont l'une a été baptisée dans l'Église catholique ou reçue dans cette Église, et l'autre n'a pas été baptisée. » Sans dispense de cet empêchement, il n'y a pas de mariage.
Dans les deux cas, les conditions sont les mêmes et elles sont énumérées au can. 1125. L'Ordinaire du lieu peut concéder la permission s'il y a une cause juste et raisonnable, et seulement si la partie catholique déclare qu'elle est prête à écarter les dangers d'abandon de la foi et promet sincèrement de faire tout son possible pour que tous les enfants soient baptisés et éduqués dans l'Église catholique, si l'autre partie est informée à temps de ces promesses de telle sorte qu'il soit établi qu'elle les connaît vraiment, et si les deux parties sont instruites des fins et des propriétés essentielles du mariage, qui ne doivent être exclues ni par l'un ni par l'autre.
Le diocèse de Paris traduit cela en langage courant, et insiste sur un point qu'il faut entendre : lorsque le conjoint appartient à une religion non chrétienne, « l'évêque peut autoriser le mariage à l'église au nom du baptême de celui qui est catholique. Il ne peut le faire que si les deux époux s'engagent à respecter leurs convictions mutuelles. Ce n'est donc pas une autorisation automatique. » La même mise en garde est répétée pour le conjoint sans religion. D'où le conseil, qui revient deux fois sur leur page : il est indispensable de venir partager votre démarche à un prêtre, pour s'assurer que le mariage à l'église sera possible.
Le Catéchisme ne cache pas les difficultés de ces unions, aux numéros 1634 et suivants, mais il ne les présente pas comme un obstacle insurmontable, et il voit dans l'amour conjugal sincère et la prière persévérante un chemin possible. Si la question des différences de confession vous intéresse plus largement, nous l'avons abordée dans notre panorama des 7 sacrements de l'Église catholique, où le mariage prend sa place parmi les sacrements au service de la communion.
Ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas
Autant le dire franchement, puisque vous êtes sur le site d'un bijoutier. Nous ne fabriquons pas d'alliances. L'anneau que vous échangerez après votre consentement se choisit chez un bijoutier joaillier, souvent sur mesure, et prétendre le contraire pour vous retenir sur cette page serait malhonnête.
Ce que nous faisons, c'est l'autre bijou du mariage, celui qu'on offre. La médaille remise à la mariée, la croix offerte aux témoins, le bijou des enfants d'honneur, le cadeau des parents ou des parrains et marraines. Nos pièces sont en acier inoxydable, qui ne rouille pas et ne noircit pas, ou en argent 925, et elles sont livrées dans un écrin. Nos bijoux sont fabriqués en Chine, nous ne le cachons pas : ce qui fait leur valeur, c'est le sens qu'ils portent et la matière réelle, pas un faux prestige.
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour un mariage religieux ?
Le Catéchisme les donne au numéro 1625 : un homme et une femme baptisés, libres de contracter le mariage, et qui expriment librement leur consentement. « Être libre » signifie deux choses précises : ne pas subir de contrainte, et ne pas être empêché par une loi naturelle ou ecclésiastique. S'y ajoutent, en France, l'antériorité obligatoire du mariage civil, et pour se marier à l'église il faut qu'au moins l'un des deux soit baptisé dans l'Église catholique. Le can. 1065 § 1 demande aussi que les catholiques non encore confirmés le soient avant, si c'est possible sans grave inconvénient.
Quelles sont les étapes du mariage religieux ?
Côté démarches : contacter la paroisse dix à douze mois avant, fixer le lieu et la date avec le curé de l'église choisie, suivre le parcours de préparation, constituer le dossier, puis passer à la mairie avant l'église. Côté célébration, l'ordre est le suivant : ouverture et accueil, prière d'ouverture, liturgie de la Parole avec lecture, psaume et Évangile, homélie, profession de foi, puis le dialogue initial, l'échange des consentements, la réception du consentement, la bénédiction et la remise des alliances, la bénédiction nuptiale, le Notre Père, la prière des époux, la prière universelle, et enfin la bénédiction finale et la signature de l'acte de mariage.
Quelle est la différence entre un mariage civil et un mariage religieux ?
Le mariage civil est célébré à la mairie par un officier d'état civil et produit les effets juridiques reconnus par l'État. Le mariage religieux est un sacrement : le can. 1055 § 1 parle de l'alliance matrimoniale « élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement ». Trois différences concrètes. L'ordre est imposé, le civil d'abord, Service-Public.fr indiquant qu'il est interdit de célébrer un mariage religieux avant le mariage civil. Les ministres ne sont pas les mêmes : à la mairie, l'officier d'état civil marie, alors qu'à l'église, selon le Catéchisme n. 1623, ce sont les époux eux-mêmes qui se confèrent le sacrement. Et le lien n'a pas les mêmes propriétés, le can. 1056 posant l'unité et l'indissolubilité comme propriétés essentielles du mariage.
Quel est le prix d'un mariage à l'église ?
Il n'y a pas de tarif, et nous ne vous donnerons pas de chiffre national, parce qu'il n'en existe pas. Un sacrement ne se vend pas : le Catéchisme range dans la simonie, au numéro 2121, le fait d'acheter ou de vendre les réalités spirituelles. Ce qui est demandé est une participation aux frais, destinée à l'entretien de l'église, au chauffage, aux fleurs, à l'organiste, et son montant est fixé localement, le plus souvent au niveau du diocèse. La seule réponse fiable est donc celle de votre paroisse, et la question se pose sans gêne au premier rendez-vous. Si la somme indiquée pose une difficulté réelle, dites-le : aucun mariage n'est refusé pour cette raison.
Quels sont les 4 principes du mariage catholique ?
La page « Le mariage » de l'Église catholique en France énonce quatre piliers « que scelle l'échange des consentements » : la liberté, la fidélité, l'indissolubilité et la fécondité. Une précision utile, car les listes que vous croiserez ne concordent pas : le glossaire du même site parle, lui, de cinq piliers, en ajoutant l'unité de l'homme et de la femme. Le Catéchisme, au numéro 1664, retient trois éléments essentiels, « l'unité, l'indissolubilité et l'ouverture à la fécondité », et le can. 1056 ne retient que deux propriétés essentielles, l'unité et l'indissolubilité. Ces listes ne se contredisent pas : le droit décrit les propriétés du lien, la catéchèse décrit ce à quoi les époux s'engagent.
Quel est le vrai mariage selon la Bible ?
Le Catéchisme s'appuie sur quelques textes toujours les mêmes. La Genèse pour l'union elle-même, les deux qui « deviennent une seule chair » (Genèse 2, 24), reprise par le Christ en Matthieu 19, 6 et Marc 10, 8 : « ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair », verset que le Catéchisme cite au numéro 1644 pour fonder l'unité et l'indissolubilité. Et surtout saint Paul, en Éphésiens 5, 25 et 32, cité au numéro 1659 : « Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l'Église... Ce mystère est de grande portée ; je veux dire qu'il s'applique au Christ et à l'Église. » C'est ce rapprochement entre l'union des époux et celle du Christ et de l'Église qui fonde le caractère sacramentel du mariage. Nous avons détaillé ces versets, sacrement par sacrement, dans les 7 sacrements dans la Bible.
Un oui que personne ne peut dire à votre place
Vous savez maintenant ce qui est exigé, le baptême, la liberté, le consentement, et le mariage civil déjà célébré. Vous savez combien de temps prévoir, dix à douze mois plutôt que six, et pourquoi : l'enquête du can. 1066, la préparation du can. 1063, l'accord du curé de l'église que vous aurez choisie. Vous savez ce qui se passera, dans l'ordre, et à quel moment l'anneau arrive, après le consentement et jamais avant.
Mais s'il faut ne retenir qu'une chose, retenez celle du premier chapitre, parce qu'elle change la façon de vivre la journée. Ce consentement, aucune puissance humaine ne peut le suppléer, dit le can. 1057 § 1. Ni le prêtre, ni les témoins, ni les familles. Le prêtre est, selon le mot du Catéchisme, le témoin qualifié de l'Église : il accueille votre parole et il bénit. Le sacrement, ce sont vous deux qui vous le donnez.
Et pour le reste, celui des objets, nous sommes là. L'alliance se choisit chez un joaillier, mais la médaille que l'on offre à la mariée, la croix remise aux témoins, le bijou glissé dans la main d'un enfant d'honneur, c'est notre métier. Découvrez nos médailles de saints, nos colliers croix, nos bagues croix et nos bijoux Vierge Marie, en acier inoxydable ou en argent 925, livrés dans un écrin. Ce sont les pièces qui restent après la fête, et qui se transmettent.
Sont également citées en clair, sans lien, pour ne pas dépasser le plancher de sources du gabarit : l'Église catholique en France, page « Le mariage », pour les quatre piliers « que scelle l'échange des consentements », la liberté, la fidélité, l'indissolubilité et la fécondité, et son glossaire, entrée « Mariage », qui parle au contraire de « cinq piliers » en ajoutant l'unité de l'homme et de la femme et en qualifiant la liberté de « liberté du consentement » ; l'Église catholique en France, « Comment se préparer au mariage ? », pour la demande faite aux couples de rencontrer un prêtre ou un diacre et des couples mariés, les parcours de paroisse sur plusieurs journées ou soirées, les Centres de préparation au mariage et les week-ends en centres spirituels ; le diocèse de Paris, « Se préparer au mariage », pour le contact avec la paroisse « entre 10 à 12 mois avant la date envisagée », la première condition qu'au moins un des deux conjoints soit baptisé dans l'Église catholique, les trois cas de conjoint non catholique (autre confession chrétienne, religion non chrétienne, sans religion), le fait que l'autorisation de l'évêque « n'est pas une autorisation automatique », la règle que seul le curé de l'église ou de la chapelle choisie peut donner son accord, et la phrase « La préparation au mariage est tout sauf un examen » ; le diocèse de Paris, page « Le mariage », pour « il est raisonnable de contacter sa paroisse au moins six mois à l'avance », et sa page « La célébration » pour le texte du dialogue initial et des consentements, et pour la phrase « Après la réception des consentements suit la bénédiction et remise des alliances, puis la prière des époux » ; le Catéchisme de l'Église catholique aux nn. 1643 et 1644 (l'amour conjugal qui exige l'indissolubilité et la fidélité et s'ouvre sur la fécondité, puis l'unité), au n. 1659 (Éphésiens 5, 25 et 32), au n. 1663 (la célébration publique devant le prêtre ou le témoin qualifié de l'Église, les témoins et l'assemblée), au n. 1664 (« L'unité, l'indissolubilité et l'ouverture à la fécondité sont essentielles au mariage ») et au n. 2121 (la simonie, achat ou vente des réalités spirituelles) ; et le Code de droit canonique aux cann. 1063 (l'obligation de préparation personnelle au mariage), 1065 § 1 et § 2 (la confirmation reçue avant le mariage si possible sans grave inconvénient, la pénitence et l'Eucharistie vivement recommandées), 1066 (« Avant qu'un mariage ne soit célébré, il faut qu'il soit établi que rien ne s'oppose à la validité et à la licéité de sa célébration »), 1067 (l'examen des époux et les publications de mariage fixés par la conférence des Évêques), 1071 § 1 (l'autorisation de l'Ordinaire requise, entre autres, pour le mariage qui ne peut être reconnu ou célébré selon la loi civile), 1073 et 1078 (les empêchements dirimants et les dispenses, dont l'absence de dispense possible pour la consanguinité en ligne directe), 1086 § 1 (l'invalidité du mariage en cas de disparité de culte sans dispense), 1108 § 2 (la définition de l'assistant au mariage, qui demande la manifestation du consentement et la reçoit au nom de l'Église), 1115 et 1118 § 1 (le lieu de la célébration), 1116 (le mariage devant les seuls témoins en cas de danger de mort ou d'impossibilité durable), 1124 et 1125 (la permission pour le mariage mixte et les trois conditions de son octroi).
Nos sources
- Catéchisme de l'Église catholique, nn. 1625 à 1637, « Le consentement matrimonial » : les protagonistes de l'alliance (un homme et une femme baptisés, libres de contracter, exprimant librement leur consentement), la définition de « être libre » en deux points, l'échange des consentements comme élément indispensable qui fait le mariage, le rôle du prêtre ou du diacre qui accueille le consentement au nom de l'Église, les quatre raisons de la forme ecclésiastique, l'importance de la préparation, et les mariages mixtes et la disparité de culte aux nn. 1633 à 1637 (nouvelle fenêtre) Magistère
- Catéchisme de l'Église catholique, nn. 1621 à 1624, « La célébration du mariage » : la célébration au cours de la messe dans le rite latin, la disposition des futurs époux par le sacrement de pénitence, et le n. 1623 qui énonce que selon la tradition latine ce sont les époux qui, comme ministres de la grâce du Christ, se confèrent mutuellement le sacrement, à la différence des Églises orientales où la bénédiction du prêtre est nécessaire à la validité (nouvelle fenêtre) Magistère
- Code de Droit Canonique, livre IV, cann. 1055 à 1062 : le can. 1055 § 1 (l'alliance matrimoniale élevée entre baptisés à la dignité de sacrement) et son § 2 (entre baptisés, pas de contrat matrimonial valide qui ne soit un sacrement), le can. 1056 (les propriétés essentielles du mariage sont l'unité et l'indissolubilité) et le can. 1057 § 1 et § 2 (c'est le consentement légitimement manifesté qui fait le mariage, et aucune puissance humaine ne peut le suppléer) (nouvelle fenêtre) Magistère, droit universel de l'Église
- Diocèse de Paris, pastorale des familles, « La célébration du mariage » : le plan complet du rituel du mariage dans l'ordre, avec les étapes marquées d'un astérisque qui n'existent pas si le mariage n'est pas célébré au cours d'une messe, le rappel qu'il faut s'adresser à l'église de son domicile au moins six mois avant la date prévue, et la réponse sur le mariage sans eucharistie qui n'est pas un mariage au rabais (nouvelle fenêtre) Église officielle, diocèse
- Service-Public.fr (Direction de l'information légale et administrative), « Mariage en France » : la mention « Il est interdit de célébrer un mariage religieux avant le mariage civil », la publication des bans et son contenu, le délai de 10 jours avant la célébration civile et l'obligation de célébrer dans l'année qui suit l'expiration de ce délai (nouvelle fenêtre) État français, source officielle sur le droit applicable
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Ce que l'on offre autour d'un mariage
Nous ne fabriquons pas d'alliances, et nous le disons tout de suite : l'anneau des époux se choisit chez un bijoutier joaillier. Ce que nous faisons, c'est la médaille et la croix que l'on offre autour de la cérémonie, aux mariés, aux témoins, aux enfants d'honneur, en acier inoxydable ou en argent 925, livrées dans un écrin.
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Nos pièces à offrir
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