Goupillon : l'objet qui asperge l'eau bénite

Mis à jour le 17 min de lecture

goupillon
Sommaire
  1. Goupillon liturgique : la description exacte de l'objet
  2. Un goupillon de nettoyage et un goupillon d'église : le même mot
  3. L'eau bénite : ce qu'elle est, et comment elle se bénit
  4. Goupillon pour bénir : l'aspersion et les bénédictions
  5. Goupillon messe : le rite pénitentiel du dimanche
  6. Goupillon enterrement : l'aspersion du corps
  7. Goupillon eau bénite, mots fléchés : les mots qui rentrent
  8. Questions fréquentes
  9. Ce que vous saurez dire la prochaine fois
  10. Sources

Vous avez cherché « goupillon » et vous êtes tombé sur une brosse à biberons. Ou bien vous avez vu un prêtre descendre l'allée centrale en projetant de l'eau sur l'assemblée, et vous voulez savoir comment s'appelle l'objet qu'il tient. Ou encore vous cherchez le mot qui rentre dans une définition de mots fléchés.

Le goupillon est l'instrument qui sert à asperger l'eau bénite. Le lexique liturgique du Service national de la pastorale liturgique le décrit comme « un petit manche de métal, terminé à son extrémité par une boule de métal creuse et percée de trous », et ajoute qu'« il est adapté au bénitier portatif dans lequel il est placé ». La brosse de ménage porte le même nom, et ce n'est pas une coïncidence : vous allez voir que c'est elle qui est arrivée la première.

Vous trouverez ici la description précise de l'objet, l'origine de son nom, ce qu'est l'eau bénite et le texte exact de la prière qui la bénit, les trois moments où le goupillon sert vraiment (le dimanche, les bénédictions, les funérailles), et les mots qui répondent à la définition dans une grille.

En bref

  • Un goupillon est un manche de métal terminé par une boule creuse et percée de trous, qui projette l'eau bénite.
  • Il ne va jamais seul : il est plongé dans un bénitier portatif, que les inventaires du patrimoine appellent aussi seau à eau bénite.
  • Le mot vient de l'ancien français guipon, un balai à laver le plancher. La brosse de ménage n'est pas un détournement du mot liturgique, elle en est la source.
  • L'aspersion d'eau bénite rappelle le baptême. Le Catéchisme la range parmi les sacramentaux, qui « ne confèrent pas la grâce de l'Esprit saint à la manière des sacrements » (§ 1670).
  • À la messe, l'aspersion est l'une des quatre formes du rite pénitentiel : le dimanche, elle peut prendre la place du « Je confesse à Dieu ».

Goupillon liturgique : la description exacte de l'objet

Le lexique des mots de la liturgie édité par la Conférence des évêques de France, qui reprend le Dictionnaire de liturgie de Dom Robert Le Gall, en donne une description tenue en une phrase : « Le goupillon est un petit manche de métal, terminé à son extrémité par une boule de métal creuse et percée de trous, que l'on utilise pour les aspersions d'eau bénite. »

Trois éléments comptent dans cette phrase. La boule est creuse, donc elle se remplit ; elle est percée, donc elle se vide en gouttes ; et le manche est long, donc l'eau part loin. C'est un objet de fonction, pas d'ornement, et sa forme n'a pas changé depuis des siècles parce qu'elle fait exactement ce qu'on lui demande.

Goupillon religieux : les matières, les formes, et le bénitier qui va avec

Le goupillon classique est en laiton, parfois argenté ou doré, et l'orfèvrerie ancienne en connaît en argent massif. La boule percée est la forme que décrit le lexique, mais ce n'est pas la seule en usage : la même page du lexique renvoie au bénitier, et l'usage réel est plus varié qu'on ne l'imagine. Dans son article sur l'aspersion du Temps pascal, le père Alain Roy observe que le célébrant utilise « souvent un bouquet de branches de cèdre ou d'olivier », et il cite ceux qui préfèrent leur main, un bouquet de conifère, ou même un blaireau. La raison est franche : un goupillon de métal mal rempli ne projette que quelques gouttelettes, et le geste se perd.

Le goupillon ne travaille jamais seul. L'entrée « Bénitier » du même lexique distingue deux objets qui portent le même nom : les bénitiers fixes, « placés aux portes des églises pour l'usage des fidèles », et d'autres « plus petits et portatifs qui, munis d'une anse et assortis d'un goupillon, servent aux diverses aspersions prévues dans la liturgie ». La base Palissy du ministère de la Culture, qui inventorie le patrimoine mobilier des monuments historiques, enregistre d'ailleurs ces paires sous la dénomination « seau à eau bénite ; goupillon » : elle a par exemple classé en 1955, à l'ancienne cathédrale de Saint-Lizier en Ariège, un goupillon d'argent dû à l'orfèvre Pierre Brun au XVIIIe siècle, inventorié avec son seau. Le bénitier mérite son propre article, et nous lui en consacrons un.

Un goupillon de nettoyage et un goupillon d'église : le même mot

C'est la question la plus posée sur ce mot, et la réponse renverse l'ordre qu'on attend. Le lexique liturgique de la Conférence des évêques de France donne l'étymologie en six mots : « De l'ancien français guipon : balai qui sert à laver le plancher. »

Autrement dit, le goupillon de ménage n'est pas une plaisanterie faite à l'objet d'église : c'est l'objet d'église qui a emprunté le nom du balai. La ressemblance est d'ailleurs honnête. Un écouvillon à bouteilles, une brosse à biberons et un goupillon liturgique font tous la même chose : un manche, une tête qui retient le liquide, et un mouvement du poignet. La liturgie n'a pas inventé un vocabulaire à part, elle a pris le mot du quotidien, comme elle a pris le pain, le vin, l'huile et le sel.

Reste l'expression « le sabre et le goupillon ». Dans le langage politique français, elle désigne l'alliance du pouvoir militaire et du pouvoir religieux : le sabre y vaut pour l'armée, le goupillon pour l'Église. C'est une figure de style, bâtie sur le fait que l'objet est immédiatement reconnaissable. Elle ne dit rien de l'objet lui-même, et elle n'a aucun contenu liturgique.

L'eau bénite : ce qu'elle est, et comment elle se bénit

L'eau bénite est de l'eau sur laquelle une prière de bénédiction a été dite. Rien d'autre n'est ajouté, et c'est la prière qui fait tout le travail. Le service de l'autel du portail liturgique de la Conférence des évêques en publie le texte : « Tu es béni, Seigneur tout-puissant, car tu nous as bénis dans le Christ, tu nous as recréés en lui, qui est l'eau vive de notre salut ; accorde à ceux qui seront aspergés de cette eau de retrouver la jeunesse de l'âme par la puissance du Saint-Esprit et d'avancer sur le chemin de la vie nouvelle. Par Jésus le Christ, notre Seigneur. Amen. »

Relisez la demande : la prière ne demande rien à l'eau, elle demande tout à Dieu pour ceux qui seront aspergés. C'est la clé de lecture de tout ce qui suit.

Qui peut bénir l'eau

Le Catéchisme pose le principe au paragraphe 1669 : tout baptisé est appelé à bénir, et « des laïcs peuvent présider certaines bénédictions », mais « plus une bénédiction concerne la vie ecclésiale et sacramentelle, plus sa présidence est réservée au ministère ordonné ». L'eau bénite est précisément un mémorial du baptême : concrètement, on en demande à sa paroisse, et c'est un prêtre ou un diacre qui la bénit. Si vous voulez un bénitier chez vous, c'est la même démarche, et notre article sur comment faire un autel catholique chez soi explique où le placer.

L'eau de la Bible, et le premier goupillon

L'aspersion n'est pas née au Moyen Âge. Le livre des Nombres décrit un rite de purification où l'on prépare de « l'eau lustrale » avec des cendres et de l'eau vive, puis où « un homme en état de pureté prendra un rameau d'hysope, le plongera dans cette eau et aspergera la tente, ainsi que tous les objets et les personnes qui s'y trouvent » (Nb 19, 18). Le premier goupillon de la Bible est une branche d'hysope.

Le Psaume 50 reprend la même image pour en faire une prière personnelle : « Purifie-moi avec l'hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige » (Ps 50, 9, traduction liturgique). Et le prophète Ézékiel en fait une promesse de Dieu : « Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés » (Ez 36, 25). Du rameau au goupillon de laiton, l'objet a changé de matière sans changer de sens. Pour situer l'eau bénite par rapport au vrai sacrement de l'eau, voyez notre présentation des 7 sacrements de l'Église catholique.

Goupillon pour bénir : l'aspersion et les bénédictions

L'aspersion est le geste, le goupillon est l'outil, et la bénédiction est l'acte. Le Catéchisme range tout cela parmi les sacramentaux, et son paragraphe 1668 nomme l'aspersion en toutes lettres : les sacramentaux « comportent toujours une prière, souvent accompagnée d'un signe déterminé, comme l'imposition de la main, le signe de la croix, l'aspersion d'eau bénite (qui rappelle le Baptême) ».

Dans la pratique, le goupillon sort pour bénir des personnes et des objets : une maison, une voiture, des animaux, une statue, et jusqu'aux alliances d'un mariage. Le service de l'autel le dit ainsi : le prêtre « utilise le bénitier et le goupillon pour bénir des objets, comme les alliances des mariés ». Si la question se pose pour une croix ou une médaille que vous portez, nous l'avons traitée à part : peut-on faire bénir un bijou, une croix ou un chapelet.

Ce que l'eau bénite ne fait pas

Il faut le dire nettement, parce que c'est la question qui revient le plus souvent. Le Catéchisme écrit que les sacramentaux « ne confèrent pas la grâce de l'Esprit saint à la manière des sacrements, mais par la prière de l'Église ils préparent à recevoir la grâce et disposent à y coopérer » (§ 1670). Et au paragraphe 2111, il nomme superstition le fait d'« attacher à la seule matérialité des prières ou des signes sacramentels leur efficacité, en dehors de dispositions intérieures qu'ils exigent ».

L'eau bénite n'est donc ni un produit ni un talisman. Elle ne fonctionne pas sans celui qui la reçoit, et elle n'a aucun effet mécanique. Ce qu'elle fait, elle le fait en rappelant le baptême : voilà pourquoi on se signe en entrant dans une église, devant un bénitier placé à la porte.

Goupillon messe : le rite pénitentiel du dimanche

Beaucoup de catholiques n'ont vu l'aspersion qu'à la Veillée pascale et pensent qu'elle est réservée à Pâques. C'est inexact. Le Missel propose quatre formes de rite pénitentiel au début de la messe, et l'aspersion d'eau bénite est la quatrième. Elle ne s'ajoute pas au « Je confesse à Dieu », elle le remplace.

Les quatre formes du rite pénitentiel Ce que l'assemblée fait
Le « Je confesse à Dieu » Elle reconnaît son péché devant Dieu et ses frères, et demande la prière de toute l'Église
L'alternance de versets et de répons Elle espère le salut après avoir reconnu son péché
Les invocations au Christ Elle en appelle à la miséricorde du Christ
La bénédiction de l'eau et l'aspersion Elle reçoit l'eau bénite en mémoire de son baptême

L'histoire du rite explique son ambiguïté apparente. Le père Alain Roy la résume : l'aspersion est d'origine monastique et, durant les huit premiers siècles, elle garde « le sens d'un rite pénitentiel qui purifie les lieux et les protège de toute mauvaise influence ». En devenant le rite paroissial qui précède la messe du dimanche, elle prend « progressivement un caractère baptismal ». Rupert de Deutz, liturgiste du XIIe siècle, l'écrivait déjà : « Chaque dimanche, nous faisons l'aspersion, car dans la sainte veillée de ce premier dimanche, la sainte Église célèbre le baptême d'une manière universelle. »

D'où la règle pratique : l'aspersion est particulièrement juste au Temps pascal, mais comme c'est Pâques tous les dimanches, elle peut se faire dans n'importe quelle liturgie dominicale. Dans les monastères, le lexique liturgique signale aussi un rite d'aspersion à la fin des Complies, à la fois purification du jour écoulé et sauvegarde pour la nuit.

Goupillon curé : qui tient le goupillon

C'est le célébrant, prêtre ou évêque, qui asperge l'assemblée, en général en traversant les allées pendant un chant baptismal. Le diacre et les servants d'autel portent le bénitier et le lui présentent. Le père Roy signale deux manières de rater le geste, et elles sont instructives : « une banale aspersion mécaniquement exécutée du haut du chœur avec un goupillon qui ne projette que quelques gouttelettes », ou au contraire une aspersion « tellement abondante et théâtrale qu'elle amuse l'assemblée mais la distrait de la signification du geste ». Son conseil : remplacer le bénitier opaque par un vase transparent, pour qu'on voie l'eau.

Goupillon enterrement : l'aspersion du corps

C'est probablement le moment où vous avez vu un goupillon de vos propres yeux. Aux funérailles catholiques, pendant la liturgie du dernier adieu, le célébrant asperge le cercueil, et les proches sont souvent invités à faire le geste à leur tour. Ce n'est pas un adieu, c'est un rappel de baptême.

Le rituel français ne laisse aucun doute sur l'intention, puisque la monition qui accompagne le rite l'énonce : « Nous croyons et nous espérons que tous nous ressusciterons. En signe de cette foi, je bénis le corps de N., baptisé au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit » (Célébrations pour les défunts, n° 243). Le portail liturgique de la Conférence des évêques commente : la liturgie du dernier adieu « achève en quelque sorte le baptême ».

Le lien avec l'eau et la mort est très ancien. Le livre des Nombres déclarait impur pendant sept jours « celui qui touche un mort » (Nb 19, 11), et tout autant celui qui avait touché « des ossements humains ou encore un tombeau » (Nb 19, 16) ; c'est pour lui que l'on préparait l'eau lustrale et que l'on reprenait le rameau d'hysope (Nb 19, 18). Le christianisme a retourné le geste : là où l'ancien rite écartait une impureté, le rite chrétien affirme une espérance. Sur ce que l'Église fait et ne fait pas pour ses défunts, nous avons détaillé pourquoi prier pour les morts.

Goupillon eau bénite, mots fléchés : les mots qui rentrent

Si vous êtes arrivé ici par une grille, voilà la réponse directe, avec le compte de lettres.

Mot Lettres Ce qu'il désigne
GOUPILLON 9 L'instrument qui projette l'eau bénite
ASPERSOIR 9 Le même instrument, autre mot
BENITIER 8 Le récipient qui contient l'eau bénite
ASPERSION 9 Le geste, pas l'objet
HYSOPE 6 La plante du premier rite d'aspersion biblique

Un mot mérite une précision, parce qu'on lit parfois qu'il serait le « vrai » nom du goupillon : aspersoir. Nous l'avons cherché là où il devrait se trouver s'il était le terme officiel. Le moteur de recherche du portail Liturgie & Sacrements, édité par le Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle, rend zéro résultat pour « aspersoir » et plusieurs articles pour « goupillon ». Le site de l'Église catholique en France donne le même écart, zéro contre plusieurs. Le lexique officiel des mots de la liturgie a une entrée « Goupillon » et aucune entrée « Aspersoir ». Et la base Palissy du ministère de la Culture inventorie l'objet sous la dénomination contrôlée « seau à eau bénite ; goupillon », alors même que la description de la notice, elle, écrit « l'aspersoir ou goupillon ». Aspersoir se comprend, se dit et s'écrit, mais le mot du lexique liturgique et des dénominations d'inventaire, c'est goupillon.

Questions fréquentes

Quel est le rituel de l'eau bénite ?
Il y en a plusieurs, et ils se distinguent par le moment. Le prêtre bénit d'abord l'eau par une prière qui demande « à ceux qui seront aspergés de cette eau de retrouver la jeunesse de l'âme ». Il asperge ensuite, avec le goupillon plongé dans le bénitier portatif : l'assemblée au début de la messe du dimanche, un objet ou une personne lors d'une bénédiction, le cercueil pendant les funérailles. Le fidèle, de son côté, a son propre rituel, minuscule et quotidien : il plonge la main dans le bénitier de l'entrée de l'église et se signe, en mémoire de son baptême.

Quel est l'instrument utilisé pour asperger de l'eau bénite ?
Le goupillon. C'est un manche de métal terminé par une boule creuse percée de trous, qui se remplit en étant plongé dans le bénitier et se vide en gouttes quand on l'agite. Le mot aspersoir désigne le même objet, mais ce n'est pas celui du lexique liturgique. En pratique, le célébrant se sert parfois d'autre chose : un bouquet de branches de cèdre, d'olivier ou de conifère, voire sa main, quand il veut que l'eau soit vue et sentie.

Quels sont les pouvoirs de l'eau bénite ?
Aucun pouvoir automatique, et le Catéchisme est net là-dessus. L'eau bénite est un sacramental : les sacramentaux « ne confèrent pas la grâce de l'Esprit saint à la manière des sacrements, mais par la prière de l'Église ils préparent à recevoir la grâce et disposent à y coopérer » (§ 1670). Attendre un effet de la seule matière, c'est ce que le même Catéchisme appelle la superstition (§ 2111). Ce que l'eau bénite fait, elle le fait comme signe : elle rappelle le baptême, et elle met celui qui la reçoit en situation de demander quelque chose à Dieu.

Quelle est l'origine du mot « goupillon » ?
Le lexique liturgique de la Conférence des évêques de France la donne en une ligne : le mot vient de l'ancien français guipon, qui désignait un balai à laver le plancher. L'objet d'église a donc pris le nom de l'ustensile de ménage, et non l'inverse. C'est aussi ce qui explique qu'une brosse à bouteilles et un goupillon liturgique partagent encore aujourd'hui le même mot : la forme et le geste sont les mêmes, seul l'usage diffère.

Ce que vous saurez dire la prochaine fois

Vous savez maintenant nommer l'objet, et vous savez d'où vient son nom : un balai, devenu l'instrument qui rappelle le baptême. Vous savez aussi ce que l'eau bénite ne fait pas, ce qui est la partie la plus utile : elle ne protège pas par sa matière, elle renvoie à un sacrement reçu une fois pour toutes.

Un mot de franchise pour finir : nous ne vendons pas d'objets liturgiques. Pas de goupillon, pas de bénitier, pas de calice. Nous faisons des bijoux chrétiens, et c'est un autre métier. Si vous cherchez un goupillon, adressez-vous à une maison d'art sacré ou à votre paroisse.

En revanche, si la lecture vous a donné envie de porter un signe de ce baptême dont le goupillon ne cesse de parler, c'est notre domaine. Découvrez nos bijoux croix, nos colliers croix et nos médailles de saints, en acier inoxydable qui ne noircit pas, livrés dans un écrin.

Sources

Questions fréquentes

Nos médailles de saints

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