Les cloches d'église : ce que chaque sonnerie veut dire

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Sommaire
  1. En bref
  2. La clé de lecture, en un tableau
  3. Sonnerie cloches église signification : les cinq familles, une par une
  4. Comment fonctionne une cloche, et comment s'appellent ses pièces
  5. Nom des cloches d'église : pourquoi elles en portent un
  6. Horaire sonnerie cloche église : l'horloge n'est pas la liturgie
  7. Pourquoi les cloches sonnent longtemps aujourd'hui
  8. Quand les cloches se taisent
  9. Clocher, campanile, clocher-mur : trois mots, trois formes
  10. Pourquoi tout cela, au fond
  11. Questions fréquentes
  12. Écouter, et reconnaître

Vous entendez sonner, et vous ne savez pas ce qu'on vous dit. Est-ce une messe, un décès, une fête, ou simplement l'heure ? Pourquoi trois petites séries de coups à midi, et pourquoi ce lundi de novembre où le clocher a sonné pendant un quart d'heure sans que personne sache pourquoi ? Et surtout : qui décide de tout cela ?

La réponse tient en une phrase, et c'est le seul texte du Magistère qui traite la question qui la donne. La lettre circulaire de 1988 sur les fêtes pascales écrit deux fois que les cloches sonnent « selon les coutumes locales ». Autrement dit : il n'existe pas de code national des cloches, et la page qui décode votre clocher n'est pas sur internet, c'est l'ordonnance de sonnerie de votre diocèse. Ce que nous pouvons faire ici, et ce que nous allons faire, c'est vous donner la grille : les cinq sonneries qui existent, comment on les distingue à l'oreille, et ce que chacune annonce. Avec, à la fin, un exemple d'ordonnance réelle, lue ligne à ligne.

En bref

  • Cinq sonneries, cinq messages : la volée (la fête, la messe), le glas (une mort), le tocsin (un danger), l'Angélus (l'appel à prier, trois fois par jour), le tintement (un moment précis de la messe).
  • À l'oreille, tout se joue sur un seul point : la cloche bouge-t-elle ? En volée elle tourne et son battant la frappe de l'intérieur. En tintement elle reste immobile et un marteau la frappe de l'extérieur. Le son n'est pas le même, et c'est voulu.
  • Le nombre de cloches qui sonnent mesure l'importance du jour. Une seule pour un jour ordinaire, toutes ensemble pour une solennité : cette sonnerie complète s'appelle le plenum.
  • Le règlement des sonneries dépend de l'évêque, pas d'une règle universelle. Les horaires, le glas, la durée : tout cela se décide à l'échelle du diocèse et de la paroisse.
  • Une fois par an, le clocher se tait complètement : du Gloria du Jeudi saint au Gloria de la Vigile pascale. C'est la seule interruption prévue par le droit liturgique.

La clé de lecture, en un tableau

Commençons par ce qui vous sert tout de suite. Voici les cinq sonneries, ce qui les distingue à l'oreille, et ce qu'elles annoncent. Gardez en tête que les durées et les enchaînements précis varient d'un diocèse à l'autre : ce tableau donne la grammaire, pas le dialecte de votre village.

Sonnerie Ce que vous entendez Ce qu'on vous annonce
La volée Un son plein, roulant, irrégulier. Une ou plusieurs cloches en mouvement. Une messe, un dimanche, une solennité, un baptême, un mariage, la fête patronale.
Le glas Des coups isolés, lents, longuement espacés. Souvent la cloche la plus grave. Un décès dans la paroisse, ou l'agonie de quelqu'un. Une invitation à prier.
Le tocsin Des coups pressés, environ soixante à la minute, sans aucune respiration. Un danger immédiat. Aujourd'hui pratiquement disparu en France.
L'Angélus Trois séries de trois coups bien séparés, puis une volée courte, souvent sur la petite cloche. L'appel à dire une prière, le matin, à midi et le soir.
Le tintement Un ou quelques coups secs sur une cloche immobile, pendant l'office. Un moment précis de la messe, le plus souvent l'élévation.

Deux repères pour ne pas se tromper. Si le rythme est régulier et que vous pouvez compter les coups jusqu'à l'heure juste, ce n'est aucune de ces cinq sonneries : c'est l'horloge. Et si cela dure longtemps, très longtemps, sans correspondre à un office, cherchez du côté de la sonnerie exceptionnelle, que nous traitons plus bas.

Sonnerie cloches église signification : les cinq familles, une par une

La volée, quand la cloche tourne

C'est la sonnerie de la joie, et c'est aussi la plus ancienne fonction de l'objet. Le service national de la pastorale liturgique le résume ainsi : « L'usage premier de la cloche, du moins en Occident, semble être la convocation des chrétiens pour la prière. » C'est cette fonction qui a permis sa généralisation progressive entre le VIe et le IXe siècle, d'abord par les règles monastiques, puis très vite dans les églises de paroisse.

Ce qui varie, ce n'est pas la manière de sonner, c'est le nombre de cloches engagées. Plus la fête est importante, plus on ajoute de cloches. La même source donne un barème concret pour un ensemble de quatre : une seule cloche les jours ordinaires, deux aux fêtes mineures, deux autres aux dimanches et fêtes majeures, trois aux solennités mineures, et les quatre ensemble aux grandes fêtes, « dont le bourdon ». Cette sonnerie complète porte un nom, le plenum, et elle est réservée aux grandes fêtes religieuses et aux circonstances exceptionnelles.

Dans le Sud-Ouest, et particulièrement dans le Lauragais, Éric Sutter et la Société Française de Campanologie décrivent une variante spectaculaire, la volée tournante : le sonneur, auprès de la cloche, la fait tourner complètement sur elle-même et fait frapper le battant en position haute. Les clochers peuvent comporter plusieurs cloches équipées pour être tournées. Si vous avez déjà entendu une sonnerie qui semblait trébucher, c'était peut-être cela.

Le glas, et ce qu'il demande vraiment

Le mot vient de loin. Le Dictionnaire de l'Académie française, 9e édition, le fait remonter au XIIe siècle et le dérive, par le latin populaire classum, du latin classique classicum, qui désignait une « sonnerie de trompette ». La définition est précise, et plus large qu'on ne le croit : « Sonnerie d'une cloche annonçant l'agonie ou la mort d'une personne. » Le glas ne sonne donc pas seulement après la mort : dans certaines régions, il sonnait au moment où le prêtre portait le viatique au mourant, comme un chant de marche pour accompagner celui qui s'en va.

Le service liturgique de la Conférence des évêques explique la double intention : « on invite ainsi les vivants à prier pour les défunts, on leur rappelle en même temps qu'ils mourront un jour ». C'est pour cela que le glas n'est pas un bulletin d'information. C'est une convocation. Nous expliquons ailleurs ce que l'Église demande au juste quand elle vous invite à prier pour un mort, dans notre article pourquoi prier pour les morts.

Deux formes dominent en France, et elles sonnent très différemment. Le glas tinté : un tintement sur une cloche, ou une alternance sur plusieurs, et aucune cloche n'est mise en volée. Le glas romain : une volée de cloche, avec des tintements alternés sur une ou plusieurs cloches entre chaque frappe du battant sur la cloche en volée. Le premier est sec et nu, le second est plein et grave à la fois.

Le glas distingue-t-il un homme d'une femme ?

Souvent oui, et c'est l'un des points où il faut être très précis, parce que ce que l'on lit partout est en partie faux.

L'usage existe, il est ancien, et aucun texte de l'Église ne le prescrit. Éric Sutter le date : « La distinction entre les sexes existe dès le XIIIe siècle et semble avoir eu cours longtemps dans de nombreuses régions de France. L'usage subsiste encore dans plusieurs villages. » Et il ajoute la phrase qui tranche : « la façon de sonner le glas varie selon les villages ».

Ce que l'on présente habituellement comme la règle, un certain nombre de coups pour un homme et un autre pour une femme, se contredit d'une source à l'autre : douze et huit dans un relevé, trois et deux dans un autre, deux et un dans des témoignages de villages. Ces chiffres ne se contredisent pas par négligence : ils se contredisent parce qu'il n'y a rien à contredire, chaque clocher ayant son propre code.

Plus intéressant encore : dans les deux documents que nous avons réellement lus, ce n'est pas le nombre de coups qui distingue. C'est la cloche. Le modèle d'ordonnance diffusé par le service diocésain de liturgie d'Alsace prescrit des durées rigoureusement identiques dans les trois cas, trois minutes puis huit puis deux, et fait porter la distinction sur la cloche qui ouvre et ferme la sonnerie : la cloche 1, la plus grave, pour un homme ; la cloche 2 pour une femme ; la cloche 4, la plus aiguë, pour un petit enfant. Même logique relevée à Montfermier, dans le Tarn-et-Garonne, pour les baptêmes : la grosse cloche pour un garçon, la petite pour une fille. Le signal n'est pas un décompte, c'est une hauteur de note.

Une précision historique, enfin, qui dit beaucoup de l'époque : sous l'Ancien Régime, dans la vallée de la Vésubie, le nombre de coups variait avec la condition sociale du défunt, et donc avec les sommes payées par les familles. Cette distinction a été abolie au XXe siècle.

Le tocsin, l'alarme

Le mot est un petit bijou d'étymologie, et il ramène au cœur du sujet. L'Académie le fait venir, au XIVe siècle, de l'ancien provençal tocasenh, composé de tocar, « toucher, sonner », et de senh, « cloche », lui-même issu du latin signum, « marque, signal », et en latin chrétien « cloche ». Or signum est précisément le nom le plus commun de la cloche dans la liturgie ancienne. Le tocsin, littéralement, c'est « toucher le signal ».

La définition : « Sonnerie d'une cloche qu'on tintait à coups rapides et répétés pour donner l'alerte, avertir d'un danger, rassembler la population. » Le rythme est mesurable, et c'est ce qui le rend reconnaissable entre mille : environ soixante coups par minute, sans respiration. Là où le glas laisse du silence entre les coups, le tocsin n'en laisse aucun.

Son histoire est celle des peurs d'une communauté. Au Moyen Âge, le guetteur disposait d'une cloche qu'il mettait en branle ou qu'il frappait selon un code convenu. Dans beaucoup d'édifices, l'appel au feu était sonné par une cloche spéciale, beaucoup plus évasée que les autres et d'une sonorité nettement discordante, que l'on appelait un braillard : une cloche volontairement laide, pour qu'on ne puisse pas la confondre. Certaines existent encore. La tour de la Mutte, à la cathédrale de Metz, a toujours une cloche spécifique pour le tocsin ; à Ribeauvillé, dans la tour des Bouchers, une cloche de 1468 appelait le conseil de la ville et sonnait le tocsin en cas d'incendie ou d'attaque. Dans les grandes villes, on sonnait le tocsin sur la plus grosse cloche de l'ensemble, pour qu'il porte le plus loin possible.

L'Académie en donne deux exemples qui disent tout de ce que cette sonnerie a pu servir : « En 1914, on sonna le tocsin dans toutes les églises pour annoncer la déclaration de la guerre » et « Le tocsin de Saint-Germain-l'Auxerrois donna le signal du massacre de la Saint-Barthélemy ». La même cloche a convoqué à la prière et au massacre, et l'Église n'a jamais prétendu le contraire.

L'Angélus, trois fois trois coups

C'est la sonnerie que tout le monde a entendue sans savoir la nommer, et c'est aussi la plus codifiée. La Société Française de Campanologie en donne le détail, sur le site du service liturgique de la Conférence des évêques : « 3 fois trois coups puis volée d'une cloche (en général la plus petite) ». Avec un conseil de sonneur qui explique l'espacement si particulier : un coup, cinq secondes de silence, et ainsi de suite ; dix secondes de silence entre chaque série ; puis le lancement de la cloche en volée pendant une minute. La raison est belle : il faut que la durée d'une série laisse le temps de dire l'invocation, le répons et un Je vous salue Marie. La sonnerie est calée sur la prière, pas l'inverse.

Nous ne redonnons pas ici le texte de l'Angélus ni le détail de ses trois heures : tout cela est traité à part, dans notre article sur la prière de l'Angélus, qui donne le texte complet, l'oraison, et pourquoi aucun texte de l'Église ne fixe une heure d'horloge.

Le tintement de la consécration

Celui-là, vous ne l'entendez que si vous êtes dedans, ou tout près. Et il faut distinguer deux objets que presque toutes les pages confondent.

Le premier est une clochette, agitée dans l'église. La Présentation générale du Missel romain, au n. 150, est explicite : « Un peu avant la consécration, un ministre, si cela est opportun, avertit les fidèles avec la clochette. Puis, il sonne également la clochette à chaque élévation du pain et du vin, conformément aux usages de chaque lieu. » Notez les deux précautions du texte, « si cela est opportun » et « conformément aux usages de chaque lieu » : même ici, rien n'est imposé. Dans certaines églises, c'est une sonnette de messe composée de trois ou quatre clochettes montées ensemble ; dans quelques régions de France, on a longtemps utilisé des rouets liturgiques, aussi appelés roues-carillons, qui jouaient le même rôle.

Le second est la cloche du clocher, tintée au même moment, pour l'extérieur. Son origine est monastique : « dans les monastères, les tintements de la consécration permettaient aux frères convers qui ne participaient pas à la messe conventuelle de s'associer à la célébration ». L'ordonnance alsacienne reprend l'usage pour une paroisse, en une ligne, à la rubrique des messes du dimanche : « Pendant l'élévation : cloche 1 seule. » Celui qui travaille aux champs sait ainsi, à la seconde, où en est la messe à laquelle il n'assiste pas.

Comment fonctionne une cloche, et comment s'appellent ses pièces

Le battant, le joug, le beffroi

La définition de l'Académie contient, sans le dire, toute la mécanique des sonneries. Une cloche est un « instrument de métal, généralement de bronze, en forme de coupe renversée, et dont on tire des sons retentissants en le frappant à l'aide d'un marteau extérieur ou en lui imprimant une oscillation qui le fait se heurter contre un battant intérieur ».

Ces deux modes de frappe sont exactement la différence entre le tintement et la volée. Marteau extérieur, cloche immobile : c'est le tintement, et c'est aussi ce que font les horloges. Cloche en mouvement, battant intérieur : c'est la volée. Une même cloche peut donc dire deux choses différentes selon la manière dont on la frappe, et c'est pour cela qu'un clocher de deux cloches suffit à produire un vocabulaire entier.

Les pièces, maintenant. Le battant est, toujours selon l'Académie, la « pièce métallique en forme de massue, suspendue à l'intérieur d'une cloche, et qui la frappe quand la cloche est mise en branle ». Le joug est la pièce de bois à laquelle la cloche est suspendue, et la tradition liturgique y a vu un sens : Dom Baudot, cité par la Société Française de Campanologie, lit dans le joug de bois la croix du Sauveur. Le beffroi enfin, et c'est ici qu'il faut être prudent, parce que le mot a trois sens et qu'on les mélange souvent.

Beffroi : trois sens, et aucun n'est faux

L'Académie les classe dans cet ordre, et son étymologie éclaire tout : le mot vient du moyen haut allemand bergfrid, qui signifie proprement « ce qui garde la paix ». À l'origine, un beffroi n'a donc rien à voir avec une cloche : c'est un ouvrage de défense.

  1. Anciennement, « tour ou clocher permettant de surveiller les alentours d'une ville et d'alerter la population en cas de danger ». Le sens militaire, celui de l'étymologie.
  2. Aujourd'hui, « tour qui surmonte un édifice et qui abrite une cloche, une horloge ». C'est le beffroi de Lille, c'est le beffroi de l'hôtel de ville. Dans les beffrois du Nord, la cloche communale portait d'ailleurs son propre nom, la ban-cloque, et elle convoquait les habitants pour une information publique.
  3. Enfin, « charpente qui porte les cloches d'un clocher ». C'est le sens technique, celui du campanologue : l'ossature de bois ou de métal, à l'intérieur de la tour, sur laquelle les cloches sont montées.

Si quelqu'un vous dit qu'un beffroi est une charpente et pas un édifice, il a raison sur le troisième sens et tort sur les deux premiers. Le mot désigne les deux, et c'est le contexte qui tranche.

Le bourdon, et sa drôle de famille de mots

Le bourdon est « une grosse cloche au son grave et plein ». L'Académie donne pour exemple le bourdon de Notre-Dame de Paris. C'est la cloche qui n'intervient qu'aux grandes occasions, celle qui complète le plenum, et c'est celle que l'on entend de plus loin.

Le mot a une parentèle amusante, qui vient toute du grave : en musique, un bourdon est un registre grave, celui de la vielle, de la musette ou de la cornemuse, et un jeu d'orgue qui sert à faire les basses ; en entomologie, c'est l'insecte velu dont le vol est un bourdonnement ; et dans la langue familière, « avoir le bourdon » c'est sombrer dans la tristesse. Le même mot désigne la grosse cloche, la corde la plus grave de la guitare et le fait d'avoir le moral bas, parce que tout cela est affaire de notes basses.

Nom des cloches d'église : pourquoi elles en portent un

Baptême ou bénédiction : le mot juste, et pourquoi l'autre circule

On dit « le baptême des cloches », et le dictionnaire enregistre l'expression : parmi les emplois courants du mot cloche, l'Académie liste « Fondre une cloche. Bénir une cloche. Le baptême d'une cloche. » L'usage est donc attesté dans la langue.

Mais l'Église, elle, ne l'emploie pas, et elle dit pourquoi. Sur le site du service national de la pastorale liturgique, la Société Française de Campanologie écrit : « L'Eglise n'a jamais employé l'expression Baptême des cloches, communément admise dans le langage courant, parce qu'il n'y a pas là baptême dans le sens théologique de régénération de l'âme par la rémission du péché. » Le même texte reconnaît aussitôt d'où vient la confusion : « La cérémonie de bénédiction des cloches comporte néanmoins une représentation des signes et des symboles du baptême. » Le lexique liturgique de la Conférence des évêques prend d'ailleurs la même précaution typographique, en écrivant « le rite du "baptême" des cloches » avec le mot entre guillemets, et en parlant pour sa part de « bénédiction solennelle ».

Le terme exact est donc bénédiction. Et si vous avez entendu dire « baptême », vous n'avez pas entendu une faute : vous avez entendu le mot que le peuple a donné à une cérémonie qui ressemble effectivement à un baptême. Les deux ont leur place, à condition de savoir laquelle.

Ce que la cérémonie fait, et ce que l'ancien rite comportait

La pratique est très ancienne. Elle remonte probablement au IVe siècle ; le rite primitif date du VIIe et se réduisait à une formule d'exorcisme et à une prière de bénédiction ; le terme figure explicitement dans les premiers sacramentaires, au VIIIe siècle. Le lexique liturgique décrit ce que le pontifical prévoyait : une ablution de la cloche, quatre onctions de saint chrême sur chacune, un encensement, et au terme du rite, ce geste qui résume tout, on donne la voix aux cloches en les faisant résonner avec leur battant. Le Livre des Bénédictions de 1988 a considérablement changé ce rituel ; la célébration est aujourd'hui souvent intégrée à une messe, ce qui se comprend puisque la cloche convoque précisément à l'assemblée.

Qui bénit ? « De droit commun, la fonction de bénédiction d'une cloche revient à l'évêque. Il peut cependant déléguer le vicaire général ou un simple prêtre. » C'est ici, et seulement ici, que le droit canonique devient utile : le can. 1169 § 2 pose que « tout prêtre peut donner les bénédictions, sauf celles qui sont réservées au Pontife Romain ou aux Évêques ». La bénédiction d'une cloche est de celles-là, d'où la délégation.

Le nom, le parrain, et un effet juridique que personne n'attend

« Très tôt l'Eglise donna aux cloches des noms de saints », écrit la même source. C'est pour cela que les cloches de France s'appellent Marie, Jeanne, Anne ou Michel, et qu'on les trouve nommément inscrites dans leur bronze. L'usage du parrain et de la marraine est en revanche une coutume, qu'aucune des sources d'autorité que nous avons consultées ne décrit, et nous ne lui inventerons pas de fondement. Il est cohérent avec le reste : si l'on parle de baptême, on parle de parrain.

Ce qui est en revanche parfaitement établi, c'est l'effet de la bénédiction sur le statut de l'objet. Une cloche bénie devient, dit la Société Française de Campanologie, « un meuble d'église destiné à annoncer la célébration des offices ». Elle entre par là dans la catégorie que le can. 1166 appelle les sacramentaux, « des signes sacrés par lesquels, d'une certaine manière, à l'imitation des sacrements, sont signifiés et obtenus à la prière de l'Église des effets surtout spirituels ». Et le can. 1171 en tire la conséquence, qui répond au passage à ceux qui cherchent une cloche d'église à vendre : « Les choses sacrées qui sont destinées au culte divin par une dédicace ou une bénédiction seront traitées avec respect et ne seront pas employées à un usage profane ou impropre, même si elles sont la propriété de personnes privées. » Autrement dit, le changement de propriétaire ne désacralise pas l'objet.

Nous ne donnons volontairement aucun prix. Une cloche se commande à un fondeur, à l'initiative de la paroisse et de la commune, et ce n'est pas un objet de catalogue. Pour mémoire, et c'est un signe de la place qu'elle tient dans la vie d'une paroisse : il n'est pas rare qu'un seul prêtre ait aujourd'hui la charge de plusieurs clochers, comme nous l'évoquons dans notre article sur comment servir Dieu dans son église locale.

Horaire sonnerie cloche église : l'horloge n'est pas la liturgie

C'est la confusion la plus répandue, et elle explique à elle seule la moitié des questions posées sur les cloches. Dans un clocher équipé d'une horloge, deux systèmes totalement distincts utilisent les mêmes cloches.

Le modèle d'ordonnance alsacien le montre noir sur blanc, à la rubrique des sonneries automatiques : « Horloge, sonnerie des quarts d'heures : cloches 3 et 2. Décompte de l'heure : cloche 1. » L'horloge a donc ses propres cloches attribuées, et sa sonnerie n'a aucun sens religieux. Si vous entendez sonner à six heures du matin, à dix-sept heures quarante-cinq ou à vingt-trois heures, vous entendez presque toujours l'horloge, pas un appel.

Le même document donne ensuite les vraies sonneries d'appel, et elles sont peu nombreuses :

  • Angélus à 7 h, 12 h et 19 h : cloche 2 pendant 3 minutes.
  • Sonnerie de la Passion, le vendredi à 15 h : cloche 1 seule pendant 3 minutes. Celle-là est méconnue, et c'est pourtant l'une des plus touchantes : elle marque, chaque semaine, l'heure de la mort du Christ.
  • Annonce du dimanche et des fêtes, le samedi et la veille de fête à midi : les quatre cloches pendant 7 minutes. Si votre village sonne longuement le samedi à midi, c'est cela.
  • Annonce du Nouvel An, le 1er janvier à minuit : les quatre cloches pendant 10 minutes.

Et pour la messe du dimanche, deux appels successifs, ce qui déroute souvent : « une demi-heure avant : cloche 1 seule pendant 3 minutes », puis « un quart d'heure avant : cloches 4 + 3 + 2 + 1 pendant 7 minutes ». Le premier appel vous dit de partir, le second vous dit que ça commence.

Qui décide de faire sonner les cloches ?

Insistons, parce que c'est le cœur du sujet : ce calendrier est celui d'un modèle diocésain, pas celui de l'Église universelle. La Société Française de Campanologie l'écrit sans détour : « Ce "règlement des sonneries" dépend avant tout de l'évêque et non de l'autorité civile. » Concrètement, la décision se prend à trois niveaux : l'évêque arrête le règlement, la paroisse l'applique dans son ordonnance, et le sacristain ou la programmation automatique l'exécute. Si vous voulez décoder votre clocher, la bonne question n'est donc pas « que dit la règle », c'est « quelle est l'ordonnance de sonnerie de ma paroisse », et elle se demande au curé ou au service diocésain de liturgie.

Pourquoi les cloches sonnent longtemps aujourd'hui

Si les cloches de votre village sonnent sans raison apparente, et longuement, trois hypothèses couvrent presque tous les cas.

Une sonnerie exceptionnelle. « Plus généralement, la cloche prête sa voix pour traduire les sentiments de la population », note le service liturgique, qui cite l'exemple du décès d'une personnalité. Les ordonnances diocésaines prévoient ces cas nommément : à la mort du pape, on sonne le glas ; à son élection, les quatre cloches pendant un quart d'heure dès l'annonce. L'exemple le plus récent à l'échelle du pays est la visite du pape Léon XIV en France : la Conférence des évêques avait appelé, le 17 septembre 2026, à faire sonner les cloches de toutes les églises de France pendant sept minutes, le vendredi 25 septembre à 10 heures, à l'heure de son arrivée, et de nouveau à 17 heures à Paris au passage du Saint-Père. Sept minutes de volée générale, cela ne ressemble à aucune sonnerie du calendrier ordinaire, et c'est bien pour cela que le geste se remarque.

Une fête patronale, ou un mariage. « Il est d'usage de célébrer un baptême et un mariage par des sonneries joyeuses. Il en est de même pour les fêtes patronales. » L'ordonnance alsacienne détaille : pour un mariage, les cloches 3 + 2 + 1 un quart d'heure avant l'office, puis à nouveau à la sortie des époux ; pour un baptême, la cloche 4 à la sortie de l'office. Les deux sont des sacrements, et nous les replaçons dans l'ensemble dans notre guide des 7 sacrements de l'Église catholique.

Un glas, mal identifié. Un glas romain, avec sa volée et ses tintements alternés, peut durer longtemps et ressembler à une sonnerie de fête pour qui ne connaît pas le code. L'ordonnance alsacienne prévoit trois minutes, puis huit, puis deux : treize minutes au total.

Quand les cloches se taisent

Du Gloria au Gloria : la seule interruption prescrite

Il existe, une fois par an, une fenêtre pendant laquelle le clocher ne dit plus rien. La lettre circulaire La préparation et la célébration des fêtes pascales, publiée en 1988, la borne au n. 50 avec une précision d'horloger : « Pendant le chant du Gloria, les cloches sonnent, selon les coutumes locales ; elles se taisent ensuite jusqu'au Gloria de la Veillée pascale, à moins que la Conférence des évêques ou l'Ordinaire du lieu n'en décide autrement, selon l'opportunité. »

La borne n'est donc pas « le Jeudi saint », c'est le Gloria de la messe du soir du Jeudi saint, et la reprise n'est pas « Pâques », c'est le Gloria de la Vigile pascale. Le même texte ajoute que, dans cet intervalle, l'orgue et les autres instruments ne peuvent servir qu'à soutenir le chant, et au n. 61, que les funérailles du Vendredi saint se célèbrent « sans chant, sans orgue et sans cloche ». L'ordonnance alsacienne traduit tout cela en langage de sacristie, et l'exclamation est d'elle : « Avant la messe, couper toutes les sonneries automatiques (Angélus...) pour avoir le silence complet jusqu'à Pâques. Il n'y a pas de sonnerie à l'élévation ! » Les 24 heures du Vendredi et du Samedi saints portent la mention la plus nette du document : « Aucune sonnerie des cloches. Sonneries interdites. »

Ce silence a un remplaçant, et peu de gens le savent encore : la crécelle, du latin crepitacillum, un claquoir qui produit des claquements secs, et dont le lexique liturgique précise qu'« on l'utilise pour remplacer les cloches depuis la messe du Jeudi saint jusqu'à la Vigile pascale ». Le détail complet de ces trois jours, heure par heure, est dans notre article sur la Semaine sainte, que nous ne refaisons pas ici.

« Les cloches sont parties à Rome »

Et puis il y a cette phrase, que tant d'enfants ont entendue, et qui explique comment les cloches peuvent revenir en rapportant des œufs en chocolat.

Elle est plus respectable qu'on ne croit, parce que c'est le lexique liturgique de la Conférence des évêques de France lui-même qui la mentionne, immédiatement après avoir donné la raison véritable du silence : « Les cloches se taisent traditionnellement depuis la messe du Jeudi saint jusqu'à la messe de la Résurrection : c'est un signe du deuil de l'Église. La tradition populaire dit qu'elles se rendent à Rome. »

Notez la formulation. Le service liturgique ne dit pas que c'est vrai, il dit que la tradition populaire le dit, et c'est exactement le bon statut. Ce n'est pas une croyance de l'Église, c'est un récit qui est né du silence pour l'expliquer aux enfants, et il n'y a aucune raison de le démolir. Le signe est juste, même si le voyage est imaginaire : quelque chose s'absente pendant trois jours, et revient. Nous disons la même chose à propos des œufs et des cloches en chocolat dans notre article sur le cadeau de Pâques religieux : ces objets ne sont pas des inventions commerciales, ils viennent du rite.

Clocher, campanile, clocher-mur : trois mots, trois formes

Puisque nous parlons de l'endroit où tout cela vit, autant le nommer juste. Les trois mots ne sont pas interchangeables, et la différence est purement architecturale.

  • Le clocher est un « bâtiment de grande hauteur, élevé au-dessus ou à côté d'une église, dans lequel sont suspendues les cloches ». Le mot est dérivé de cloche et date du XIIe siècle. C'est le cas général.
  • Le campanile est une « tour à baies ouvertes, bâtie près d'une église, et dans laquelle sont suspendues les cloches ». Le mot est entré en français au XVIe siècle, emprunté de l'italien campanile, lui-même dérivé de campana, « cloche ». La nuance tient en un mot : le campanile est à côté, détaché. L'Académie donne aussi un second sens, celui de la petite lanterne qui surmonte un édifice et peut recevoir une cloche ou une horloge.
  • Le clocher-mur, ou clocher-arcade, est une « muraille percée de baies où sont suspendues les cloches ». Pas de tour : un pignon de pierre ajouré, très répandu dans les petites églises rurales du Sud-Ouest et du Centre. Les cloches sont visibles depuis le sol.

Ces formes ne sont pas indifférentes : un clocher élancé évoque le gothique, un clocher trapu une église romane de village, et le campanile détaché est caractéristique de certaines églises romanes. Nous développons ce point dans notre article sur les différents styles d'église. Et si vous voulez simplement apprendre à le tracer, avec les bonnes proportions, nous avons un pas à pas pour dessiner une église.

Pourquoi tout cela, au fond

Il reste à dire ce que la cloche signifie, parce que c'est ce qui donne son sens au reste.

Son ancêtre est dans l'Écriture. Le lexique liturgique rappelle que l'usage de clochettes comme signal sonore est immémorial, et renvoie au vêtement du grand prêtre : au chapitre 28 du livre de l'Exode, les pans du manteau portent des grenades de pourpre « alternant avec des clochettes d'or, tout autour », et le texte précise l'effet attendu : « On entendra le son des clochettes, quand il entrera dans le sanctuaire, devant le Seigneur, ou qu'il en sortira. » Le livre de Ben Sira le Sage, au chapitre 45, verset 9, revient sur ces mêmes clochettes, qui « devaient tinter quand il marchait et résonner dans le Temple, servant de mémorial pour les fils de son peuple ». Un mémorial : un son qui fait se souvenir. Trois mille ans plus tard, l'Angélus ne fait rien d'autre.

De là, la lecture que les liturgistes en ont faite. La cloche s'est substituée aux trompettes de la loi mosaïque ; suspendue dans les airs, elle relie l'espace habité au sanctuaire. Le service liturgique de la Conférence des évêques en liste cinq « voix », et la liste vaut d'être citée telle quelle : une voix d'adoration, parce que les cloches suspendues dans les airs sont des messagères célestes ; une voix de louange, ambassadrices de toute la création ; une voix de pénitence, qui pleure avec nous et crie pardon ; une voix de prière, au son de laquelle l'âme s'élève comme d'elle-même ; et une voix du temps qui s'écoule, qui rappelle qu'il faut employer utilement ce qui nous reste de vie.

Cette dernière est celle qui frappe le plus juste. Une cloche ne dit jamais seulement l'heure. Elle dit qu'il y a une heure, et que vous êtes dedans. C'est pour cela qu'elle sert aussi bien à appeler qu'à enterrer, et c'est pour cela qu'on lui donne un nom.

Questions fréquentes

Quels sont les différents sons de cloches ?

Cinq, et ils se distinguent à l'oreille. La volée, où la cloche est mise en mouvement et frappée de l'intérieur par son battant : c'est la sonnerie des messes et des fêtes. Le glas, des coups lents et espacés, sur une ou plusieurs cloches, qui annonce un décès ou une agonie. Le tocsin, des coups pressés, environ soixante par minute, qui annonce un danger. L'Angélus, trois séries de trois coups suivies d'une volée courte, trois fois par jour. Le tintement, un ou quelques coups sur une cloche immobile, pendant l'office, le plus souvent à l'élévation. À quoi s'ajoute la sonnerie de l'horloge, qui n'est pas une sonnerie religieuse du tout.

Comment fonctionnent les cloches des églises ?

Il y a deux manières de faire sonner une cloche, et elles donnent deux sons différents. Soit la cloche reste immobile et un marteau extérieur la frappe : c'est le tintement, et c'est ce que fait une horloge. Soit la cloche est mise en branle, oscille ou tourne, et son battant, une pièce métallique en forme de massue suspendue à l'intérieur, vient la heurter : c'est la volée. Les cloches sont montées sur une charpente appelée beffroi, à l'intérieur de la tour, et suspendues à une pièce de bois appelée le joug. Dans certains clochers du Sud-Ouest, le sonneur fait tourner la cloche complètement sur elle-même, ce que l'on appelle la volée tournante.

Pourquoi les cloches sonnent-elles 3 fois 3 coups ?

C'est l'Angélus, et la forme n'est pas décorative. La sonnerie se compose de trois séries de trois coups bien espacés, suivies d'une volée d'environ une minute, généralement sur la plus petite cloche. L'espacement a une raison : chaque série doit durer le temps de dire un verset, son répons et un Je vous salue Marie, et les trois séries correspondent aux trois versets de la prière. Les sonneurs comptent cinq secondes entre deux coups et dix secondes entre deux séries. En France, cette sonnerie se fait habituellement trois fois par jour, le matin, à midi et le soir, mais aucun texte de l'Église ne fixe une heure d'horloge : c'est l'ordonnance de sonnerie du diocèse qui la fixe.

Pourquoi les cloches sonnent-elles à 6 heures ?

Le plus souvent, parce que c'est l'heure, tout simplement. Dans un clocher équipé d'une horloge, la sonnerie des heures et des quarts utilise les mêmes cloches que la liturgie, mais sans aucun rapport avec elle : un modèle d'ordonnance diocésaine attribue par exemple les quarts d'heure aux cloches 3 et 2, et le décompte de l'heure à la cloche 1. Si la sonnerie de six heures est en revanche faite de trois séries de trois coups suivies d'une volée, alors ce n'est pas l'horloge, c'est l'Angélus du matin, que certaines paroisses sonnent à 6 h et d'autres à 7 h ou à 8 h. Le test est simple : si vous pouvez compter les coups et tomber sur l'heure juste, c'est l'horloge.

Quand les cloches s'arrêtent de sonner ?

Une seule fois par an, et la borne est précise. Les cloches sonnent pendant le Gloria de la messe du soir du Jeudi saint, puis se taisent jusqu'au Gloria de la Veillée pascale, soit environ 48 heures de silence complet. C'est la lettre circulaire romaine de 1988 sur les fêtes pascales qui le prescrit, au n. 50, en laissant à la Conférence des évêques ou à l'Ordinaire du lieu la possibilité d'en décider autrement. Dans cet intervalle, l'Angélus ne sonne pas non plus, il n'y a pas de tintement à l'élévation, et les funérailles du Vendredi saint se célèbrent sans chant, sans orgue et sans cloche. Dans certaines églises, une crécelle remplace les cloches pendant ces trois jours. C'est ce silence qui a nourri le récit des cloches parties à Rome.

Quelle est la signification spirituelle des cloches qui sonnent ?

La cloche est un appel, pas une information. Sa fonction première, en Occident, est la convocation des chrétiens pour la prière, et son nom liturgique le plus ancien est signum, le signal. Bénie par l'évêque, elle devient un meuble d'église et entre dans la catégorie que le droit canonique appelle les sacramentaux, ces signes sacrés qui, à l'imitation des sacrements, obtiennent des effets spirituels à la prière de l'Église. La tradition liturgique lui reconnaît cinq « voix » : l'adoration, la louange, la pénitence, la prière, et le temps qui s'écoule. Son ancêtre biblique est la clochette d'or cousue au manteau du grand prêtre, dont l'Écriture dit qu'elle servait de mémorial : un son qui fait se souvenir.

Écouter, et reconnaître

Nous vous avions promis deux choses : la grille de lecture, et le nom de l'autorité qui décide. Les voici tenues. Cinq sonneries, un test à l'oreille qui tient en une question, la cloche bouge-t-elle, et une réponse franche sur la règle : il n'y en a pas d'universelle, parce que le seul texte du Magistère sur le sujet renvoie deux fois aux coutumes locales. Votre clocher parle une langue, et le dictionnaire de cette langue est l'ordonnance de sonnerie de votre diocèse.

Disons aussi ce que nous n'avons pas à vendre, parce que la franchise vaut mieux qu'un pont artificiel. Nous ne vendons pas de cloches, et il n'y a aucun bijou qui corresponde à ce sujet. Si vous êtes ici, c'est pour comprendre, et nous espérons que c'est fait. Ce que nous proposons, c'est l'autre signe du clocher, celui qui se dresse au-dessus des cloches et que l'on peut porter : la croix. Nos bijoux croix reprennent les formes que vous voyez sur les clochers, de la croix latine à la croix pattée ; nos colliers croix en sont la déclinaison la plus simple à porter tous les jours ; et nos médailles de saints portent les noms que l'Église donne aussi à ses cloches. Acier inoxydable qui ne noircit pas ou argent 925, livrés dans leur écrin.

Sources citées en clair, parce que le corps est déjà au plafond de cinq liens d'autorité : la Présentation générale du Missel romain, n. 150, pour la clochette agitée avant la consécration et à chaque élévation ; l'entrée « Crécelle » du même lexique de Liturgie et Sacrements, pour son étymologie et pour son emploi en remplacement des cloches ; le modèle d'Ordonnance de sonnerie des cloches diffusé par le service diocésain de liturgie d'Alsace, pour toutes les prescriptions chiffrées de cet article ; Éric Sutter et la Société Française de Campanologie, Code et langage des sonneries de cloches en Occident (2007), pour l'histoire du glas, du tocsin et des usages régionaux ; le Dictionnaire de l'Académie française, 9e édition, pour les entrées cloche, clocher, campanile, beffroi, battant, bourdon, glas et tocsin ; et la Conférence des évêques de France pour l'appel à sonner les cloches le 25 septembre 2026.

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Nous ne vendons pas de cloches. Ce que nous proposons, c'est le signe qui se dresse au-dessus d'elles : la croix, en acier inoxydable qui ne noircit pas ou en argent 925, livrée dans son écrin.

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