Prière de saint Augustin : les textes et leurs sources
Sommaire
- Quelle est la célèbre prière de saint Augustin ?
- La prière de l'Église à saint Augustin : l'oraison du 28 août
- Quelle est la prière à l'Esprit Saint de saint Augustin ?
- Quelle est la phrase la plus célèbre de saint Augustin ?
- Ces textes circulent sous son nom : lesquels sont vraiment de lui ?
- Pourquoi prier saint Augustin ?
- Comment prier saint Augustin, concrètement
- Porter une médaille : ce que nous avons, et ce que nous n'avons pas
- Questions fréquentes
- Garder le chemin de saint Augustin sous les yeux
En bref
- La prière la plus célèbre de saint Augustin est « Bien tard, je t'ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle » : elle est dans ses Confessions, livre X, chapitre 27.
- La phrase qu'on lui cite le plus est « notre cœur est sans repos tant qu'il ne se repose en Toi », Confessions, livre I, chapitre 1, reprise par le Catéchisme de l'Église catholique au numéro 30.
- L'Église a sa propre prière à saint Augustin : l'oraison de sa fête, le 28 août. Nous en donnons le texte intégral.
- Le texte « La mort n'est rien : je suis seulement passé, dans la pièce à côté » n'est pas de lui. Il est d'un chanoine anglais de la cathédrale Saint-Paul de Londres, Henry Scott Holland, en 1910.
- Nous n'avons pas de médaille de saint Augustin au catalogue. Nos médailles de saints rassemblent les figures que nous proposons aujourd'hui, à porter ou à offrir.
Vous cherchez le texte exact de la prière de saint Augustin, et vous tombez sur dix versions différentes selon les sites ? Vous avez reçu un texte magnifique signé de son nom, et quelque chose vous dit qu'il ne sonne pas comme un évêque du Ve siècle ? Vous voudriez prier avec lui parce que son chemin ressemble au vôtre, fait de doutes et de détours ?
Saint Augustin est l'un des rares saints dont les prières sont vérifiables, parce qu'elles sont dans une œuvre publiée, numérotée et conservée. Docteur de l'Église, il a laissé les Confessions, un livre entier écrit à la deuxième personne, adressé à Dieu : c'est pour cela que ses plus belles prières ont un numéro de livre et de chapitre, et qu'on peut aller les lire. Nous vous donnons ici les textes authentiques avec leur référence, l'oraison que l'Église adresse à Augustin le jour de sa fête, et la liste de ceux qui circulent sous son nom sans être de lui.
Quelle est la célèbre prière de saint Augustin ?
C'est la page des Confessions qu'on appelle « Bien tard, je t'ai aimée ». Augustin y écrit à Dieu, en face, après des années passées à le chercher ailleurs.
« Bien tard, je t'ai aimée », Confessions, livre X, chapitre 27
Le texte ci-dessous est celui que sert le service national de la catéchèse et du catéchuménat de l'Église catholique en France, avec sa référence : Les Confessions 10, 27.
« Bien tard, je t'ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle, bien tard, je t'ai aimée ! Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors, et c'est là que je te cherchais, et sur la grâce de ces choses que tu as faites, pauvre disgracié, je me ruais ! Tu étais avec moi et je n'étais pas avec toi ; elles me retenaient loin de toi, ces choses qui pourtant, si elles n'existaient pas en toi, n'existeraient pas ! Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi et tu as dissipé ma cécité ; tu as embaumé, j'ai respiré et haletant j'aspire à toi ; j'ai goûté, et j'ai faim et j'ai soif ; tu m'as touché et je me suis enflammé pour ta paix. »
Regardez qui agit dans ce texte : ce n'est jamais Augustin, c'est toujours Dieu. Il appelle, il crie, il brille, il touche. Augustin ne demande rien d'autre que d'avoir été rejoint. C'est ce qui fait la force de cette prière pour quelqu'un qui doute : elle ne suppose pas que vous ayez déjà trouvé. Elle se prie justement quand on cherche encore, et quand on s'en veut d'avoir mis si longtemps.
La référence complète, pour ceux qui veulent la lire en entier, est Confessions, livre X, chapitre 27, paragraphe 38. Vous la trouverez aussi écrite « Conf. X, 27, 38 ». La traduction varie d'une édition à l'autre : la liturgie des heures, elle, sert « Je t'ai aimée bien tard, Beauté si ancienne et si nouvelle, t'ai aimée bien tard ! », et c'est cette page qui est lue à l'office le jour de sa fête.
« Notre cœur est sans repos », Confessions, livre I, chapitre 1
C'est la toute première page du livre, et probablement la phrase d'Augustin la plus reprise au monde. Elle n'est pas seulement authentique, elle est citée par le Magistère. Le Catéchisme de l'Église catholique la reprend au numéro 30 et indique lui-même sa référence, « S. Augustin, conf. 1, 1, 1 » :
« Toi-même Tu l'y incites, en faisant qu'il trouve ses délices dans ta louange, parce que Tu nous a fait pour Toi et notre cœur est sans repos tant qu'il ne se repose en Toi. »
Quand une source vous donne cette phrase sans référence, vous pouvez maintenant la rétablir. Elle dit une chose simple et dure : l'inquiétude que vous ressentez n'est pas une panne, c'est une direction. Si vous débutez dans la prière, c'est par là qu'on commence, et notre guide comment prier reprend la suite pas à pas.
La prière de l'Église à saint Augustin : l'oraison du 28 août
Beaucoup de gens cherchent une prière à saint Augustin, pour lui demander son intercession, et tombent sur des compositions anonymes. Or l'Église en a une, officielle, et elle se dit chaque année le jour de sa fête. C'est l'oraison de la mémoire de saint Augustin, évêque et docteur de l'Église, le 28 août :
« Renouvelle, Seigneur, dans ton Église, l'esprit dont tu as comblé l'évêque saint Augustin, pour que, remplis de ce même esprit, nous n'ayons soif que de toi, source de la vraie sagesse, et ne cherchions que toi, auteur de l'éternel amour. »
Notez ce qu'elle demande : avoir soif et chercher. Pas d'obtenir, pas d'être exaucé. C'est la prière la plus courte et la plus sûre que vous puissiez dire à saint Augustin, et c'est aussi la plus ajustée à ce qu'il était. Si vous voulez la dire un jour précis, le 28 août est sa fête : voyez notre article sur la fête du saint patron pour ce qu'on y fait traditionnellement.
Quelle est la prière à l'Esprit Saint de saint Augustin ?
Le texte qui circule partout sous ce titre est celui-ci :
« Respire en moi, Saint-Esprit, afin que je pense à ce qui est saint. Agis en moi, Saint-Esprit, afin que je fasse ce qui est saint. Attire-moi, Saint-Esprit, afin que j'aime ce qui est saint. Affermis-moi, Saint-Esprit, afin que je garde ce qui est saint. Garde-moi, Saint-Esprit, afin que je ne perde jamais ce qui est saint. »
Il est beau, il est orthodoxe, il est diffusé par des sites diocésains, et nous n'avons trouvé aucune référence qui le situe dans l'œuvre de saint Augustin : ni livre, ni chapitre, ni sermon. Or son œuvre est la plus abondante que nous ait laissée un Père de l'Église latine, et la tradition y a ajouté, au fil des siècles, des textes écrits par d'autres et placés sous son nom. Nous vous donnons donc celui-ci pour ce qu'il est : un texte de la tradition dévotionnelle, attribué à saint Augustin, dont l'origine n'est pas établie. Vous pouvez le prier sans scrupule, à condition de ne pas le citer comme une référence.
Ce qui est d'Augustin, en revanche, et qui est documenté, c'est sa réflexion sur l'Esprit Saint comme l'Amour qui unit le Père et le Fils. Pour le fond, notre article sur le rôle de l'Esprit Saint reprend l'enseignement de l'Église, et nos bijoux Saint-Esprit en portent le signe pour celles et ceux qui préparent une confirmation.
Quelle est la phrase la plus célèbre de saint Augustin ?
Trois se disputent la place, et toutes les trois sont authentiques.
« Aime et fais ce que tu veux. » C'est la plus citée et la plus maltraitée. Benoît XVI la cite en latin, Dilige et quod vis fac, et en donne la référence : le commentaire d'Augustin sur la première lettre de saint Jean, traité 7, 7-8. Augustin ne dit pas que tout est permis, et le pape l'explique dans la même phrase : celui qui aime le Christ « peut vraiment faire ce qu'il veut, car son amour est uni à la volonté du Christ et donc à la volonté de Dieu ». Sortie de son contexte, la formule devient l'inverse de ce qu'elle enseigne.
« Notre cœur est sans repos tant qu'il ne se repose en Toi. » Confessions, livre I, chapitre 1. C'est celle que le Catéchisme retient.
« Bien tard, je t'ai aimée. » Confessions, livre X, chapitre 27. C'est celle que retiennent ceux qui ont mis du temps.
Ces textes circulent sous son nom : lesquels sont vraiment de lui ?
Nous avons repris les textes les plus recherchés avec le nom de saint Augustin, et vérifié chacun. Voici le résultat, sans arrondir.
| Texte | Est-il de saint Augustin ? | Référence |
|---|---|---|
| « Bien tard, je t'ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle » | Oui | Confessions, livre X, chapitre 27 |
| « Notre cœur est sans repos tant qu'il ne se repose en Toi » | Oui | Confessions, livre I, chapitre 1 |
| « Aime et fais ce que tu veux » | Oui | Commentaire de la 1re lettre de saint Jean, traité 7, 7-8 |
| « Prends, lis », le récit du jardin de Milan | Oui | Confessions, livre VIII, chapitre 12 |
| « Respire en moi, Saint-Esprit » | Attribué par la tradition | Aucune référence localisée dans son œuvre |
| « Ne pleure pas si tu m'aimes » | Attribué par la tradition | Aucune référence localisée dans son œuvre |
| « Prière de saint Augustin à la Vierge Marie » | Attribué par la tradition | Aucune prière à Marie référencée dans son œuvre |
| « L'amour ne disparaît jamais » | Attribué par la tradition | Aucune référence localisée dans son œuvre |
| « La mort n'est rien : je suis seulement passé, dans la pièce à côté » | Non | Henry Scott Holland, sermon du 15 mai 1910 |
| « Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin » | Non | Dernière phrase du même texte de 1910 |
Le cas le plus répandu mérite un mot, parce qu'il est lu à des enterrements toutes les semaines en France. « La mort n'est rien : je suis seulement passé, dans la pièce à côté » est tiré d'un sermon intitulé The King of Terrors, prononcé le 15 mai 1910 à la cathédrale Saint-Paul de Londres par Henry Scott Holland, chanoine anglais (1847-1918), peu après la mort du roi Édouard VII. Le texte a été publié pour la première fois en 1919, dans un recueil intitulé Facts of the Faith (Longmans, Green and Co, Londres). Il est apparu dans les obsèques en France dans les années 1990, sous le nom de Charles Péguy, et on le voit aussi circuler sous celui de saint Augustin. L'Amitié Charles Péguy a mené l'enquête et tranché : dans son article « Contre un apocryphe » (Bulletin n° 74, avril-juin 1996), Jean Bastaire conclut que ce texte est un faux, et l'association en attribue la paternité à Holland.
Une précision, pour être juste avec tout le monde : ce texte n'a rien d'hérétique. Vous pouvez le lire à des funérailles, simplement pas sous le nom d'Augustin. Et si vous cherchez ce que l'Église fait pour ses morts, c'est l'objet de notre article pourquoi prier pour les morts.
Pourquoi prier saint Augustin ?
Parce que c'est le saint de ceux qui ont mis du temps. Sa vie est documentée par lui-même et par l'Église, et Benoît XVI lui a consacré plusieurs catéchèses dont on peut tirer les dates : né le 13 novembre 354 à Thagaste, dans la province de Numidie, converti le 15 août 386, baptisé par saint Ambroise le 24 avril 387 au cours de la veillée pascale, mort évêque le 28 août 430. Le même texte ajoute ce qui explique qu'on puisse encore le lire aujourd'hui : il est le Père de l'Église qui a laissé le plus grand nombre d'œuvres, et les Confessions sont la plus célèbre.
Le fils de sainte Monique
Sa mère a prié pour lui pendant des années sans voir le moindre résultat. Benoît XVI la décrit comme une femme passionnée, vénérée comme une sainte, qui exerça sur son fils une très grande influence et l'éduqua dans la foi chrétienne. Elle est morte à Ostie, quelques mois après le baptême de son fils, alors qu'ils attendaient tous deux le bateau pour l'Afrique.
Ce qu'elle demande en mourant est l'une des pages les plus sobres des Confessions, au livre IX, chapitre 11, et l'Église la fait lire à l'office le jour de sa mémoire : « Enterrez mon corps n'importe où ; que cela ne vous donne aucun souci. Je vous demande seulement de vous souvenir de moi à l'autel du Seigneur, partout où vous serez. » Pas de monument, pas de retour au pays : son autre fils lui avait suggéré qu'il valait mieux mourir dans sa patrie qu'à l'étranger, et elle lui a jeté un regard de reproche. Si vous priez aujourd'hui pour quelqu'un qui ne veut rien entendre, c'est sa prière qu'il faut regarder, pas celle de son fils : nous lui consacrons un article entier, la prière à sainte Monique.
La conversion au jardin de Milan
L'épisode est au livre VIII, chapitre 12. Augustin, convaincu intellectuellement mais incapable de bouger, pleure dans un jardin de Milan. Il entend sortir d'une maison voisine une voix d'enfant ou de jeune fille qui chante et répète : « Prends, lis ! Prends, lis ! » Il ouvre le livre de saint Paul et lit le premier passage sur lequel tombent ses yeux, la lettre aux Romains, chapitre 13, versets 13 et 14, que la traduction liturgique rend ainsi : « Conduisons-nous honnêtement, comme on le fait en plein jour, sans orgies ni beuveries, sans luxure ni débauches, sans rivalité ni jalousie, mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ. »
Ce qui a cédé ce jour-là n'était pas son intelligence, c'était sa volonté. Il savait depuis longtemps. Benoît XVI le dit sans l'adoucir : sa conversion se situe au sommet d'un itinéraire intérieur long et tourmenté. C'est exactement pour cela qu'il parle encore, et que l'on peut le prier sans avoir à faire semblant d'être arrivé.
Ce qu'il demande, lui, dans ses prières
Une question revient souvent, de bonne foi : quelle est la prière la plus puissante pour obtenir un miracle ? Nous ne vous donnerons pas de formule, parce qu'il n'en existe pas, et parce qu'aucun texte de saint Augustin ne fonctionne comme cela. Demander est légitime, la demande est l'une des formes de la prière chrétienne, et notre article sur les différentes formes de prière les présente toutes. Mais une prière n'est pas une combinaison, et son efficacité ne dépend pas du texte choisi.
Relisez les deux prières authentiques de cette page. Dans l'une, Augustin constate que Dieu l'a rejoint. Dans l'autre, il demande de ne pas trouver le repos ailleurs qu'en lui. Dans l'oraison du 28 août, l'Église demande la soif et la recherche. Aucune des trois ne demande une chose : toutes les trois demandent une transformation. C'est la ligne d'un homme qui a cherché la vérité dans tous les systèmes disponibles de son époque, la rhétorique, Cicéron, les manichéens, les philosophes, avant de se laisser trouver dans un jardin.
Comment prier saint Augustin, concrètement
Trois manières, de la plus simple à la plus engageante.
En un mot, le 28 août. Vous dites l'oraison de sa fête, donnée plus haut. Cela prend quinze secondes et c'est la prière de toute l'Église ce jour-là.
En le lisant. Vous ouvrez les Confessions au livre X, chapitre 27, et vous lisez « Bien tard, je t'ai aimée » lentement, deux ou trois fois. Chez Augustin, lire et prier sont le même geste : le livre est adressé à Dieu, pas au lecteur.
En lui confiant quelqu'un. C'est l'usage le plus juste de son intercession : on lui confie un proche qui s'est éloigné, un étudiant, un enseignant, quelqu'un qui cherche sans trouver. Il a été ce proche-là pendant des années, et sa mère a tenu bon.
Pour le cadre général, la liste des textes que tout catholique connaît est dans notre article sur les prières catholiques essentielles, et le socle doctrinal dans les fondements de la foi catholique.
Porter une médaille : ce que nous avons, et ce que nous n'avons pas
Autant le dire franchement : nous n'avons pas de médaille de saint Augustin au catalogue. Nous ne l'inventerons pas pour la vendre, et si vous voyez chez nous un bijou qui porte le prénom « Augustin », c'est un nom de modèle, pas une effigie du saint.
Ce que nous avons, ce sont des médailles de saints en acier inoxydable, une matière qui ne noircit pas et qui supporte l'eau et le quotidien, pour les figures que nous proposons aujourd'hui. Chaque pièce est livrée dans un écrin, ce qui en fait un cadeau de baptême, de communion ou de confirmation. Et pour une demande mariale, nos bijoux de la Vierge Marie tiennent la même place dans une journée : celle d'un rappel qu'on touche du doigt sans y penser.
Une médaille ne remplace pas une prière et ne la rend pas plus efficace. Elle fait une seule chose, et elle la fait bien : elle vous rappelle, au creux d'une journée pleine, que vous aviez quelqu'un à confier.
Questions fréquentes
Quelle est la célèbre prière de saint Augustin ?
C'est « Bien tard, je t'ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle », tirée des Confessions, livre X, chapitre 27. Augustin y écrit que Dieu était au-dedans de lui alors qu'il le cherchait au-dehors. Son texte intégral est donné plus haut dans cet article.
Quelle est la phrase la plus célèbre de saint Augustin ?
« Aime et fais ce que tu veux » est la plus citée : Benoît XVI la donne en latin, Dilige et quod vis fac, et la situe dans le commentaire d'Augustin sur la première lettre de saint Jean, traité 7, 7-8. La plus reprise par l'Église est cependant « notre cœur est sans repos tant qu'il ne se repose en Toi » (Confessions, livre I, chapitre 1), que le Catéchisme de l'Église catholique cite au numéro 30.
Quelle est la prière à l'Esprit Saint de saint Augustin ?
Le texte qui circule sous ce nom commence par « Respire en moi, Saint-Esprit, afin que je pense à ce qui est saint ». Il est orthodoxe et largement diffusé, y compris par des sites diocésains, mais nous n'avons trouvé aucune référence qui le situe dans l'œuvre de saint Augustin. C'est une prière de la tradition dévotionnelle attribuée à lui, pas un texte référencé.
Quelle est la prière la plus puissante à dire pour recevoir un miracle ?
Il n'y a pas de prière plus puissante qu'une autre, et aucune formule ne garantit un résultat. Demander est pourtant légitime : la prière de demande est l'une des formes de la prière chrétienne. Chez saint Augustin, la demande porte d'abord sur le cœur de celui qui prie, pas sur l'événement attendu, et l'oraison du 28 août demande la soif de Dieu plutôt qu'une grâce précise.
Garder le chemin de saint Augustin sous les yeux
Vous aviez deux questions en arrivant : quel est le vrai texte, et comment prier avec lui. Vous avez les deux, avec leur numéro de livre et de chapitre, et vous savez désormais reconnaître les textes qui circulent sous son nom sans être de lui. C'est précisément ce qui manquait sur ce sujet : des références qu'on peut aller vérifier.
Si vous accompagnez quelqu'un qui cherche, ou si c'est vous qui cherchez depuis longtemps, une médaille de saint posée sur la table de nuit ou portée sous une chemise fait le même travail que la voix du jardin de Milan : elle rappelle, au bon moment, qu'il y avait une page à ouvrir. Découvrez nos médailles de saints en acier inoxydable, livrées dans un écrin.
Nos sources
- Catéchèse et Catéchuménat (Église catholique en France) : texte de « Bien tard, je t'ai aimée » et sa référence, Les Confessions 10, 27 (nouvelle fenêtre) source d'Église
- Catéchisme de l'Église catholique, n. 30 : cite « notre cœur est sans repos tant qu'il ne se repose en Toi » et en donne la référence, S. Augustin, conf. 1, 1, 1 (nouvelle fenêtre) Magistère
- AELF, office des lectures du 28 août, mémoire de saint Augustin : texte officiel de l'oraison de sa fête et page des Confessions lue ce jour-là (nouvelle fenêtre) liturgie officielle
- Benoît XVI, premières vêpres des saints Pierre et Paul, 28 juin 2008 : « Dilige et quod vis fac (Tract. in 1 Jo 7, 7-8), aime et fais ce que tu veux », et son sens (nouvelle fenêtre) Magistère
- Benoît XVI, audience générale du 9 janvier 2008 : naissance le 13 novembre 354, conversion le 15 août 386, baptême par Ambroise le 24 avril 387, mort en 430, influence de Monique (nouvelle fenêtre) Magistère
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