Lectio divina : les 4 étapes, et comment la pratiquer
Sommaire
- En bref
- Que signifie « lectio divina » ?
- Les 4 étapes de la lectio divina
- L'actio : la cinquième étape, et ce que l'Église en dit exactement
- D'où vient la lectio divina : Origène, les moines, Guigues le Chartreux
- Quel texte choisir pour commencer
- Combien de temps dure une lectio divina
- La lectio divina en groupe
- Ne pas confondre avec les autres manières de prier
- Un signe à porter sur le chemin
- Questions fréquentes
- Ouvrir un passage, ce soir
- Sources
Vous avez entendu parler de la lectio divina comme d'une manière de prier avec la Bible, sans savoir ce qu'on y fait concrètement. Vous avez peut-être lu qu'elle compte quatre étapes, puis cinq ailleurs, sans que personne tranche. Et vous vous demandez simplement quel texte ouvrir ce soir, et combien de temps y rester.
Voici la réponse tout de suite. La lectio divina est une lecture priante de l'Écriture qui se déroule en quatre temps : lectio, on lit, meditatio, on médite, oratio, on prie, contemplatio, on contemple. Ce qui rend la méthode praticable, ce ne sont pas les quatre noms latins, c'est qu'une question précise guide chacune des quatre étapes, et Benoît XVI les a écrites noir sur blanc dans Verbum Domini.
Cette page vous donne les quatre étapes avec leur question, la cinquième que beaucoup ajoutent et ce que les textes d'Église en disent exactement, l'origine de la méthode et l'homme qui en a fixé les échelons, puis le pratique : quel texte ouvrir, quelle traduction, quelle durée, et comment cela se vit à plusieurs.
En bref
- Quatre étapes, dans cet ordre : lectio (lire), meditatio (méditer), oratio (prier), contemplatio (contempler).
- Une question par étape, et c'est ce qui change tout : que dit le texte ? que me dit-il ? que réponds-je au Seigneur ? quelle conversion me demande-t-il ?
- La cinquième étape existe bel et bien dans les textes d'Église : Verbum Domini parle de l'actio, l'action, non comme un échelon de plus mais comme ce sur quoi la lectio doit déboucher.
- L'expression latine veut dire « lecture divine », et la pratique est bien plus ancienne que ses quatre échelons, qui remontent à Guigues le Chartreux, au XIIe siècle.
- Aucun texte d'Église ne fixe de durée : ce que les sources demandent, c'est de ne pas précipiter la première lecture.
Que signifie « lectio divina » ?
Lectio divina est du latin, et cela se traduit par « lecture divine », ou lecture sainte. L'expression ne désigne pas un texte particulier mais une manière de lire : une lecture lente et priante de l'Écriture, qui cherche moins à comprendre un passage qu'à entendre ce que Dieu dit aujourd'hui à travers lui.
La différence avec l'étude est nette, et elle vaut d'être posée avant la méthode. Étudier un passage, c'est chercher ce qu'il veut dire ; le prier, c'est chercher ce qu'il vous dit. Les deux sont bonnes, elles ne se font pas en même temps. Si vous cherchez d'abord à ouvrir votre Bible sans vous perdre, notre guide pour commencer à lire la Bible pose les repères de départ, et cette page-ci prend la suite avec la méthode priante.
Les 4 étapes de la lectio divina
Les quatre étapes se suivent, et chacune répond à une question. Celles du tableau ci-dessous ne sont pas une reformulation commode : ce sont les questions telles que Benoît XVI les écrit dans l'exhortation Verbum Domini, au numéro 87, quand il rappelle « ses étapes fondamentales ».
| Étape | En français | La question qui la guide |
|---|---|---|
| Lectio | Lire | Que dit en soi le texte biblique ? |
| Meditatio | Méditer | Que nous dit le texte biblique ? |
| Oratio | Prier | Que disons-nous au Seigneur en réponse à sa parole ? |
| Contemplatio | Contempler | Quelle conversion de l'esprit, du cœur et de la vie le Seigneur nous demande-t-il ? |
1. La lectio : que dit le texte ?
Vous lisez le passage, lentement, et vous vous arrêtez à ce qu'il dit vraiment. Qu'est-ce qui est raconté ? Qui sont les personnages, où sont-ils, que font-ils ? Qu'est-ce qui est dit de Jésus, et des gens qu'il rencontre ? Où le texte commence-t-il, où finit-il ? Vous pouvez souligner, annoter, regarder les verbes et les répétitions.
C'est l'étape qu'on escamote, et c'est celle qui porte tout le reste. Verbum Domini le dit sans détour : sans ce premier temps, « le texte risquerait de devenir seulement un prétexte pour ne jamais sortir de nos pensées ». Le site de lectio divina de la Conférence des évêques de France va dans le même sens avec une formule qui mérite d'être retenue : « La lectio est une ouverture, elle n'est pas une conquête. » On y lit aussi le conseil de relire le passage une deuxième ou une troisième fois, en le « ruminant », éventuellement en le recopiant à la main.
2. La meditatio : que me dit le texte ?
Le texte lu pour ce qu'il est, vous vous demandez maintenant ce qu'il vous dit, à vous, aujourd'hui. Non pas ce qu'il signifiait au premier siècle, mais quelle résonance il a dans votre vie telle qu'elle est ce soir. Verbum Domini précise que ce temps se vit personnellement mais aussi comme membre d'un corps, « car il ne s'agit pas de considérer des paroles prononcées dans le passé mais dans le présent ».
Deux pièges sont signalés par la même source d'Église, et ils sont opposés. Le premier est de raisonner sur le texte au lieu de l'écouter : « Il est bon d'éviter un raisonnement sur les textes », et l'étape est qualifiée de délicate. Le second est de se replier sur soi et de chercher trop vite une application concrète : toute parole de l'Écriture n'a pas en tout temps un point d'application immédiat. Les notes d'une Bible commentée sont utiles, mais elles se lisent après le temps de prière, pas pendant.
3. L'oratio : que dis-je au Seigneur en réponse ?
Vous répondez. Avec vos mots, à partir de ce que la lecture a fait naître. Cette prière peut prendre la forme d'une demande, d'une intercession pour quelqu'un, d'une action de grâce ou d'une louange. Verbum Domini appelle cette réponse « la première manière par laquelle la Parole nous transforme ».
Il n'y a pas de formule à dire ici, et c'est souvent ce qui déroute. Si le silence ne vient pas, une prière connue peut servir de point d'appui : notre page sur les différentes formes de prière chrétienne distingue justement ce que le Catéchisme appelle les expressions de la prière et ses cinq formes, et aide à mettre un nom sur ce qu'on est en train de faire.
4. La contemplatio : quelle conversion me demande-t-il ?
Le quatrième temps est le plus dépouillé, et c'est aussi celui qu'on supprime le plus souvent. Vous ne cherchez plus les mots, vous vous tenez dans ce que vous avez reçu. Verbum Domini en donne une définition exigeante : il s'agit d'adopter, comme don de Dieu, le même regard que lui pour juger la réalité, et de se demander quelle conversion de l'esprit, du cœur et de la vie il demande.
Le texte cite à cet endroit la lettre aux Hébreux, qui dit de la Parole de Dieu, dans la traduction liturgique : « Elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu'une épée à deux tranchants ; elle va jusqu'au point de partage de l'âme et de l'esprit, des jointures et des moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur » (He 4, 12). La contemplation n'est donc pas un moment vague, c'est le moment où le texte se met à vous juger plutôt que l'inverse.
L'actio : la cinquième étape, et ce que l'Église en dit exactement
Beaucoup d'auteurs présentent la lectio divina en cinq étapes, en ajoutant l'actio, l'action. La question mérite une réponse précise, parce que les deux comptes circulent : oui, cette cinquième étape est portée par des textes d'Église, et non par les seuls auteurs spirituels.
Verbum Domini l'écrit au numéro 87, juste après les quatre : « la lectio divina ne s'achève pas comme dynamique tant qu'elle ne débouche pas dans l'action (actio), qui porte l'existence croyante à se faire don pour les autres dans la charité ». Et le Service national de la catéchèse et du catéchuménat, dans son article sur l'expérience de la lectio divina, va plus loin en annonçant que « sa méthodologie est simple et se déroule en cinq parties », l'actio comprise.
Une nuance mérite d'être gardée, parce qu'elle explique le désaccord sur le chiffre. Dans Verbum Domini, les quatre sont appelées « étapes fondamentales », et l'actio est présentée comme ce sur quoi la dynamique doit déboucher, pas comme un échelon de plus sur l'échelle. Autrement dit, compter quatre étapes n'est pas une erreur, et ajouter la cinquième n'en est pas une non plus : ce sont deux manières de dire que la lecture priante ne s'arrête pas à la porte de la chambre. Le site des évêques formule la même chose en disant que les quatre échelons permettent « d'aboutir à la contemplation et de nourrir l'action ». La catéchèse rattache ce temps à une parole de Jésus : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! » (Lc 11, 28).
D'où vient la lectio divina : Origène, les moines, Guigues le Chartreux
Une pratique plus ancienne que ses quatre échelons
Lire l'Écriture en priant n'est pas une invention du Moyen Âge. Le site de lectio divina de la Conférence des évêques de France retrace la ligne : d'Origène, au IIIe siècle, à Guigues le Chartreux, au XIIe, « cette pédagogie divine sera explorée, précisée, et abondamment commentée ». La pratique était d'abord proposée à tous, aux moines comme aux prêtres et aux laïcs, avant de devenir « le bien propre de la tradition monastique » et d'être, en grande partie, cantonnée dans les cloîtres.
Retenez donc l'ordre des choses : la lecture priante est ancienne, c'est sa structuration en quatre échelons qui est médiévale. Et c'est précisément ce que la source dit de Guigues : il a « recueilli l'héritage patristique et monastique » et l'a synthétisé. Il n'a pas inventé la lectio divina.
Guigues le Chartreux et l'échelle des moines
La synthèse en quatre échelons s'inspire d'une image biblique, celle de l'échelle sainte : le songe de Jacob, où « une échelle était dressée sur la terre, son sommet touchait le ciel, et des anges de Dieu montaient et descendaient » (Gn 28, 12), et la parole de Jésus à Nathanaël en Jean 1, 51. Quatre échelons qui montent de l'accueil de la Parole jusqu'à la contemplation : c'est de là que le traité de Guigues tire son titre, Scala claustralium, l'échelle des cloîtrés, connu en français sous le titre de l'échelle des moines, et publié aussi sous celui de l'échelle du paradis selon les éditions.
Le signe que cette synthèse a fait autorité, c'est que le Catéchisme de l'Église catholique cite la formule de Guigues au numéro 2654, comme résumé des dispositions du cœur nourri par la Parole : « Cherchez en lisant, et vous trouverez en méditant ; frappez en priant, et il vous sera ouvert par la contemplation ». Les quatre verbes y sont, dans l'ordre, en une phrase. Et cette phrase est elle-même une paraphrase d'un verset de l'Évangile, que l'AELF donne ainsi pour Matthieu 7, 7 : « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. »
Deux précisions d'attribution, parce qu'elles se trompent facilement. Il s'agit de Guigues II le Chartreux, et pas de son homonyme antérieur : l'édition française du Catéchisme écrit simplement « Guigue le Chartreux », mais l'édition latine servie par le Saint-Siège tranche en note et désigne « Guigo II Cartusiensis, Scala claustralium ». Un autre Guigues le Chartreux, cinquième prieur de la Grande-Chartreuse, mort en 1136, figure au calendrier des saints au 27 juillet : ce n'est pas lui. Et la même note latine ajoute une réserve qu'il est honnête de signaler : ces mots exacts ne sont pas retenus dans le texte de l'édition critique du traité. La formule est donc citée par le Catéchisme sous le nom de Guigues, avec une réserve sur sa lettre, ce qui ne change rien aux quatre échelons eux-mêmes, attestés par ailleurs.
De la cellule monastique à tous les baptisés
La lectio divina est sortie des cloîtres au XXe siècle. Verbum Domini rappelle au numéro 86 la demande du concile Vatican II, dans Dei Verbum, que « la prière accompagne la lecture de la Sainte Écriture », et cite saint Augustin : « Quand tu lis, c'est Dieu qui te parle ; quand tu pries, c'est toi qui parles avec Dieu. » Jean-Paul II puis Benoît XVI ont encouragé cette voie, et le synode de 2008 sur la Parole de Dieu lui a donné le texte de référence dont cette page cite les questions.
La pratique s'est aussi répandue hors de l'Église catholique, et vous croiserez des présentations protestantes de la lectio divina. Celles-ci gardent le plus souvent les quatre temps ; ce qui est propre à la tradition catholique, et que Verbum Domini souligne, c'est l'insistance sur la lecture en communion ecclésiale plutôt que seul face au texte.
Quel texte choisir pour commencer
Les lectures de la messe du jour, avec une nuance
C'est l'entrée la plus simple, et beaucoup la prennent : vous ouvrez les lectures du jour et vous priez l'évangile. Le site des évêques le confirme, « beaucoup vivent ainsi la prière de la Parole, et avec profit », tout en posant une nuance utile : les lectionnaires liturgiques ne sont pas conçus comme un programme de lectio divina, ils la présupposent plutôt et la prolongent dans la célébration. La même page note que la lectio divina est en réalité plus proche de l'office des lectures que de la liturgie eucharistique.
Si vous débutez et que vous préférez un texte stable à un texte qui change chaque jour, prenez un évangile et avancez par petits passages, un épisode à la fois. Les repères de choix et de traduction sont détaillés dans notre guide pour lire la Bible quand on débute.
Quelle traduction, et pourquoi s'en tenir à une seule
Le conseil du site des évêques est net : chacun choisit la traduction qu'il préfère, à condition qu'elle soit correcte, mais il est recommandé de lire chaque jour dans la même édition du texte biblique. Vous reconnaissez alors un passage déjà prié, et les variations de vocabulaire ne viennent pas brouiller ce que vous avez retenu la veille.
La même source apporte une distinction qu'on lit rarement : la Bible de Jérusalem y est présentée comme plus précise pour la méditation personnelle, tandis que la traduction liturgique est « faite pour la proclamation publique plus que pour la méditation personnelle ». Les deux sont bonnes, elles ne sont pas faites pour le même usage.
Combien de temps dure une lectio divina
Disons-le franchement : aucun des textes d'Église consultés pour cette page ne fixe de durée, et vous méfier des pages qui en annoncent une comme si elle était prescrite. Ce que les sources demandent n'est pas une durée mais un rythme : que chaque lecture se fasse « calmement, paisiblement, sans hâte », et que la première étape ne soit pas expédiée.
En pratique, cela veut dire qu'un quart d'heure tenu tous les jours vaut mieux qu'une heure une fois par mois, et que la variable d'ajustement n'est pas la lectio mais la longueur du passage. Un texte court, lu deux fois sans se presser, laisse la place aux trois autres temps. Notre guide de la méditation chrétienne pour débuter compare les durées usuelles des différentes formes et aide à calibrer un premier essai.
La lectio divina en groupe
La question revient souvent, et la réponse des sources d'Église tient en deux temps. La lectio divina est d'abord une démarche personnelle, mais elle s'épanouit dans le partage. Le site des évêques recommande, quand c'est possible, de se retrouver à plusieurs au moins une fois par mois pour un temps de lectio communautaire et de partage, dans un contexte de prière ; à défaut, de pouvoir rencontrer de temps en temps un prêtre ou un moine.
Le service de la catéchèse va plus loin : « La lectio déploie tous ses trésors quand elle est vécue avec d'autres personnes », en s'appuyant sur la promesse du Christ là où deux ou trois sont réunis en son nom (Mt 18, 20). Et Verbum Domini, au numéro 86, met explicitement en garde contre « le risque d'une approche individualiste » : la Parole est donnée pour construire la communion.
Concrètement, un groupe lit le passage à voix haute, souvent deux fois, laisse un silence, puis chacun dit une phrase ou un mot qui l'a touché, sans commenter celui du voisin. Le partage porte sur ce qui a été reçu, pas sur l'interprétation du texte.
Ne pas confondre avec les autres manières de prier
Trois distinctions évitent les malentendus les plus courants.
- La lectio divina n'est pas l'oraison. Le Catéchisme classe l'oraison parmi les expressions de la prière, aux côtés de la prière vocale et de la méditation ; la lectio divina, elle, est une méthode qui les traverse et qui part toujours d'un texte. Le panorama est dans notre page sur les formes de la prière.
- Elle n'est pas la méditation ignatienne, même si les deux partent de l'Écriture. La tradition de saint Ignace propose un autre chemin, avec notamment un travail d'imagination sur la scène et des règles de discernement : nous le détaillons dans le discernement selon saint Ignace.
- Elle n'est pas un office. Si vous cherchez une prière structurée du soir, avec des textes fixes et un ordre, c'est une autre démarche, et nous en donnons le déroulé dans la prière du soir.
Un signe à porter sur le chemin
Autant être direct : nous ne vendons ni Bible, ni lectionnaire, ni abonnement de lectio divina. Les textes de cette page sont gratuits, et les feuilles hebdomadaires de l'Église le sont aussi. Ce que nous faisons, ce sont des bijoux, et le lien avec cette page est simple : beaucoup portent une croix ou une médaille comme le rappel discret d'une habitude qu'ils tiennent, celle de s'asseoir chaque jour avec un passage.
Si c'est votre cas, nos bijoux croix rassemblent nos modèles pour femme, homme et enfant, nos colliers croix ceux qui se portent au quotidien sur une chaîne, et nos médailles de saints celles des figures dont on reprend volontiers la prière. L'acier inoxydable ne noircit pas et supporte l'eau, l'argent 925 se ternit un peu avec le temps et se nettoie au chiffon, et nos pièces sont livrées en écrin. Nos bijoux sont fabriqués en Chine, nous ne le cachons pas.
Questions fréquentes
Quelles sont les 4 étapes de la lectio divina ?
Dans l'ordre : la lectio, où l'on lit le passage pour ce qu'il dit en lui-même ; la meditatio, où l'on cherche ce que le texte nous dit aujourd'hui ; l'oratio, où l'on répond au Seigneur par une prière née de cette lecture ; la contemplatio, où l'on se tient en silence dans ce qu'on a reçu, en se demandant quelle conversion il nous demande. Ces quatre étapes et leurs quatre questions sont celles que Benoît XVI formule dans Verbum Domini, au numéro 87.
C'est quoi la lectio divina ?
C'est une lecture lente et priante de la Bible, pratiquée dans la tradition monastique depuis les premiers siècles, qui transforme la lecture en temps de prière plutôt qu'en exercice de compréhension. L'expression latine signifie « lecture divine ». Elle se déroule en quatre temps, et elle est aujourd'hui proposée à tous les baptisés, pas seulement aux moines.
Comment pratiquer la lectio divina ?
Choisissez un passage court, un évangile du jour par exemple, et un moment calme. Lisez-le une première fois lentement, en regardant ce qui est dit, qui parle et ce qui se passe. Relisez-le, et laissez-vous arrêter par ce qui vous touche. Répondez au Seigneur avec vos mots, sur ce que cette lecture a fait naître. Puis taisez-vous, et restez là quelques minutes. Gardez la même Bible d'un jour à l'autre, et ne précipitez pas la première lecture : c'est elle qui porte les trois autres temps.
Que signifie « lectio divina » ?
C'est une expression latine qui se traduit par « lecture divine », ou lecture sainte. Elle ne désigne pas un livre ni un texte particulier, mais une manière de lire l'Écriture en priant. Le mot lectio désigne aussi, dans la méthode, la première des quatre étapes.
Comment fonctionne la lectio divina en groupe ?
Le passage est lu à voix haute, souvent deux fois, puis un silence est laissé. Chacun dit ensuite un mot ou une phrase qui l'a rejoint, sans commenter ce que dit le voisin, et le temps se termine par une prière commune. Le site de lectio divina de la Conférence des évêques de France la présente comme une démarche personnelle qui s'épanouit dans le partage, et recommande de se retrouver au moins une fois par mois quand c'est possible. Verbum Domini met de son côté en garde contre le risque d'une lecture individualiste.
Où puis-je trouver un pdf de la méthode lectio divina ?
De nombreux services diocésains publient des fiches imprimables d'une ou deux pages, et plusieurs diocèses français en proposent en téléchargement libre. La ressource la plus complète en français reste le site de lectio divina de la Conférence des évêques de France, qui met en ligne des feuilles hebdomadaires et des parcours de deux à cinq semaines, conçus pour être imprimés et suivis jour après jour.
Ouvrir un passage, ce soir
Vous avez maintenant les deux choses qui manquaient : les quatre étapes dans l'ordre, chacune avec la question qui la guide, et les repères pratiques pour vous y mettre sans attendre d'avoir tout compris. Un passage court, la même Bible chaque jour, une première lecture qu'on ne bâcle pas, et la contemplation qu'on ne supprime pas parce que le temps manque.
Pour la suite, notre guide de lecture de la Bible aide à choisir par où entrer, et celui de la méditation chrétienne situe la lectio divina parmi les autres manières de méditer. Et si vous souhaitez porter un signe de cette habitude, nos croix et nos médailles sont là pour cela, sans rien ajouter à la prière elle-même.
Sources
- Benoît XVI, exhortation apostolique Verbum Domini, n. 86-87 : les étapes fondamentales de la lectio divina, chacune avec la question qui la guide, l'actio sur laquelle la dynamique doit déboucher, et la mise en garde contre une approche individualiste.
- Catéchisme de l'Église catholique, n. 2654 : la formule des quatre verbes, « Cherchez en lisant, et vous trouverez en méditant ; frappez en priant, et il vous sera ouvert par la contemplation », citée comme paraphrase de Matthieu 7, 7 et attribuée à Guigues le Chartreux, l'édition latine précisant « Guigo II Cartusiensis, Scala claustralium ».
- AELF, évangile selon saint Matthieu, chapitre 7 : le verset 7 dans la traduction officielle liturgique, « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. »
- Conférence des évêques de France, site Lectio divina, « Les 4 étapes » : la synthèse en quatre échelons due à Guigues le Chartreux à partir de l'image de l'échelle sainte, les deux pièges de la meditatio, et, sur ses pages voisines, la ligne historique d'Origène aux cloîtres ainsi que les conseils de texte, de traduction et de partage mensuel.
- Service national de la catéchèse et du catéchuménat, « Comment prier avec la Parole de Dieu ? L'expérience de la lectio divina » : la méthode présentée en cinq parties, actio comprise, et la lectio vécue avec d'autres.
Les versets cités en clair dans le corps de la page ont été vérifiés sur le texte servi par l'AELF : Genèse 28, 12 pour l'échelle de Jacob, Luc 2, 19 pour Marie qui méditait dans son cœur, Hébreux 4, 12 pour la Parole vivante, Luc 11, 28 pour ceux qui gardent la parole, et le psaume 118 au verset 105 pour la lampe de la route.
Nos sources
- Benoît XVI, exhortation apostolique « Verbum Domini », n. 86-87 : les étapes fondamentales de la lectio divina, chacune avec la question qui la guide, et l'actio (nouvelle fenêtre) Magistère
- Catéchisme de l'Église catholique, n. 2654 : la formule des quatre verbes, attribuée à Guigues le Chartreux (nouvelle fenêtre) Magistère
- AELF, évangile selon saint Matthieu, chapitre 7 : le verset que le Catéchisme paraphrase pour les quatre étapes (nouvelle fenêtre) Écriture sainte, traduction liturgique
- Lectio divina, site de la Conférence des évêques de France, « Les 4 étapes de la lectio divina » et « Rappel historique » : la synthèse en quatre échelons due à Guigues le Chartreux, et le chemin d'Origène aux moines (nouvelle fenêtre) Église officielle
- Service national de la catéchèse et du catéchuménat, « Comment prier avec la Parole de Dieu ? L'expérience de la lectio divina » : la méthode en cinq parties, actio comprise (nouvelle fenêtre) Église officielle
Si vous relevez une erreur dans cette page, écrivez-nous : nous la corrigerons. Nous écrire
Un signe à porter sur le chemin
Nous ne vendons ni Bible ni livre d'office : les textes de cette page sont gratuits, et ils le sont partout. Ce que nous proposons, ce sont les croix et les médailles que l'on porte au quotidien, en acier inoxydable qui ne noircit pas ou en argent 925, livrées en écrin.
-
Pendentif croix minimaliste
Luce
24 €
-
Bracelet croix pierre naturelle
Roch
44 €
-
Collier croix minimaliste
Simon
49 €
-
Collier croix coloré
Colette
74 €
-
Collier croix chrétienne
Anastasie
74 €
-
Puces d'oreilles croix
Noémie
44 €
-
Pendentif croix bicolore
Marcelline
39 €
-
Pendantes croix
Béatrice
54 €
Nos médailles de saints
Les saints que nous avons en catalogue aujourd'hui.
À lire ensuite







