Pentecôte : signification, date et sept dons

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Sommaire
  1. Qu'est-ce qui s'est passé le jour de la Pentecôte ?
  2. Quels sont les trois symboles de la Pentecôte ?
  3. Quelle est la signification de la fête Pentecôte ?
  4. Pentecôte juive : Chavouot et les cinquante jours
  5. La date de la Pentecôte : la règle, pas une date
  6. Pourquoi le lundi de Pentecôte ?
  7. Le rouge de la Pentecôte
  8. Les sept dons de l'Esprit Saint, et pourquoi sept et non six
  9. Les neuf jours avant la Pentecôte
  10. Porter un signe de l'Esprit Saint
  11. Questions fréquentes
  12. Cinquante jours, et une porte qui s'ouvre

En bref

  • La Pentecôte célèbre le don de l'Esprit Saint aux Apôtres, au cinquantième jour après Pâques. La traduction liturgique ouvre le récit ainsi : « Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours » (Ac 2, 1).
  • La date est mobile parce qu'elle suit Pâques, toujours au cinquantième jour, toujours un dimanche. Elle clôt le temps pascal, qui dure sept semaines.
  • Le texte nomme trois signes, dans cet ordre : un bruit comme un vent, des langues comme du feu, le fait de parler en d'autres langues. La colombe n'y est pas : elle vient du baptême de Jésus.
  • Le jour-là se tenait à Jérusalem la fête juive des Semaines, Chavouot, qui se compte elle aussi en cinquante jours (Lv 23, 15-16). C'est elle qui explique la foule venue « de toutes les nations ».
  • La couleur liturgique est le rouge, en raison des langues de feu, la même couleur que pour les martyrs et le Vendredi saint.
  • On compte sept dons de l'Esprit, alors que le verset d'Isaïe auquel on les rattache en nomme six. Nous expliquons d'où vient le septième, sans le cacher.

Vous savez que la Pentecôte tombe cinquante jours après Pâques, mais vous ne voyez pas bien ce qui s'est passé ce jour-là, ni pourquoi on en a fait une fête aussi grande ? Vous vous demandez si les langues de feu, la colombe et le vent sont vraiment dans la Bible, et dans quel ordre ? Et pourquoi le lundi suivant est férié alors qu'il n'y a plus de messe propre ce jour-là ?

La Pentecôte est le jour où l'Esprit Saint est donné aux Apôtres réunis à Jérusalem, cinquante jours après Pâques, et où l'Église se montre pour la première fois en public. Le récit tient en quarante et un versets, au chapitre 2 des Actes des Apôtres, et il est plus précis que ce qu'on en retient. Nous vous donnons ici ce texte dans la traduction liturgique, celle qu'on entend à la messe, avec ce qu'il dit et ce qu'il ne dit pas. Puis les réponses pratiques : la règle qui fixe la date, le sens du rouge, l'histoire du lundi férié, et la question des sept dons traitée franchement.

Qu'est-ce qui s'est passé le jour de la Pentecôte ?

Tout se joue dans une pièce, puis dans la rue. Les Apôtres sont à Jérusalem depuis l'Ascension, où le Christ leur a demandé de ne pas quitter la ville mais d'y attendre « que s'accomplisse la promesse du Père » (Ac 1, 4). Ils se tiennent dans ce que la traduction liturgique appelle « la chambre haute » (Ac 1, 13), la salle que la tradition nomme le Cénacle.

Et puis, au chapitre 2 des Actes, trois choses arrivent coup sur coup. Un bruit venu du ciel remplit la maison. Des langues qu'on aurait dites de feu se posent sur chacun d'eux. Et ils se mettent à parler en d'autres langues. Les Apôtres sortent alors annoncer publiquement la résurrection du Christ, eux qui s'étaient enfermés par peur quelques semaines plus tôt.

Dehors, la ville est pleine. Le texte précise qu'il y avait à Jérusalem « des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel » (Ac 2, 5), et il en donne la liste : Parthes, Mèdes, Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée, de la Cappadoce, du Pont, d'Asie, de Phrygie, de Pamphylie, d'Égypte, de Libye, Romains de passage, Crétois, Arabes. Chacun les entend « dans son propre dialecte, sa langue maternelle » (Ac 2, 8). Certains s'en moquent et les croient ivres : « Ils sont pleins de vin doux ! » (Ac 2, 13).

Pierre prend alors la parole, cite le prophète Joël, annonce Jésus ressuscité, et le chapitre se termine sur un chiffre : « Ce jour-là, environ trois mille personnes se joignirent à eux » (Ac 2, 41). La journée commence à onze dans une pièce fermée et finit à plusieurs milliers.

Qui était là, et ce que le récit ne dit pas

Point de lecture utile, parce qu'il évite une erreur courante. Le chapitre 2 ne nomme personne. Il dit seulement « ils se trouvaient réunis tous ensemble ». C'est le chapitre précédent qui donne la composition du groupe : les onze Apôtres, nommés un par un, puis « des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères » (Ac 1, 14), et un peu plus loin « environ cent vingt personnes » (Ac 1, 15).

Autrement dit, la présence de Marie à la Pentecôte vient du chapitre 1, pas du chapitre 2. Elle est solidement fondée, l'Église catholique en France la mentionne et toute l'iconographie la place au centre de la scène, mais elle n'est pas écrite dans le récit de l'événement lui-même. Nous le disons parce que c'est le genre de détail qu'on vous reprochera si vous l'affirmez trop vite.

Quels sont les trois symboles de la Pentecôte ?

Le récit en nomme trois, et l'Église catholique en France les présente dans cet ordre : un premier signe, un deuxième signe, puis un troisième prodige. Voici les trois, avec le texte exact plutôt qu'un résumé.

Le signe Ce que dit la traduction liturgique Verset
Le vent « Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière » Ac 2, 2
Le feu « Alors leur apparurent des langues qu'on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux » Ac 2, 3
Les langues « Tous furent remplis d'Esprit Saint : ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit » Ac 2, 4

Regardez la prudence du texte sur les deux premiers. Ce n'est pas du vent, c'est un bruit « comme » un coup de vent. Ce n'est pas du feu, ce sont des langues « qu'on aurait dites » de feu. Le récit compare, il ne décrit pas un incendie dans une pièce. Cette réserve est dans la traduction liturgique, et elle disparaît dans la plupart des résumés qu'on lit.

Le troisième signe est celui qu'on oublie, alors que c'est lui qui produit l'effet. Le prodige n'est pas que les Apôtres parlent, c'est que la foule comprend : « chacun d'eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient » (Ac 2, 6). Le signe de la Pentecôte est un signe de compréhension entre des peuples qui ne parlaient pas la même langue.

Et la colombe ? Elle n'est pas dans le récit de la Pentecôte. Elle vient du baptême de Jésus au Jourdain, où l'Esprit descend comme une colombe, et elle est devenue par la suite l'image la plus reconnaissable de l'Esprit Saint, y compris en bijouterie. Nous avons détaillé ce glissement dans notre article sur la colombe, symbole chrétien. Si vous cherchez les symboles de la fête, ce sont le vent, le feu et les langues ; si vous cherchez l'image de l'Esprit, c'est la colombe.

Quelle est la signification de la fête Pentecôte ?

La fête a deux sens superposés, et ils ne se contredisent pas.

Le premier concerne Dieu. Le Catéchisme de l'Église catholique consacre à l'Esprit Saint ses numéros 683 à 747, et il écrit au numéro 731 que ce jour-là, « au terme des sept semaines Pascales », la Pâque du Christ s'accomplit dans l'effusion de l'Esprit Saint, qui est « manifesté, donné et communiqué comme Personne divine ». Le numéro suivant va plus loin : « En ce jour est pleinement révélée la Trinité Sainte. » La Pentecôte est donc le moment où la foi chrétienne voit Dieu en entier, Père, Fils et Esprit, et c'est pour cela que la fête de la Trinité suit immédiatement.

Le second concerne l'Église, et c'est là qu'une précision s'impose. On lit partout que la Pentecôte est la naissance de l'Église. Le Catéchisme emploie un autre mot. Il écrit au numéro 766 que « l'Église est née principalement du don total du Christ pour notre salut », réalisé sur la Croix, et il intitule le numéro suivant L'Église manifestée par l'Esprit Saint : à la Pentecôte, « l'Église se manifesta publiquement devant la multitude et commença la diffusion de l'Évangile avec la prédication ».

La nuance n'est pas un détail d'érudition, elle change la lecture. L'Église naît à la Croix et se montre à la Pentecôte. Ce que la fête célèbre, c'est le passage de la pièce fermée à la place publique, le jour où une communauté de cent vingt personnes devient visible et missionnaire. L'Église catholique en France le formule d'une phrase qui dit la même chose autrement : à la Pentecôte, l'Église est constituée non par une volonté humaine, mais par la force de l'Esprit de Dieu.

Pour ce que l'Esprit Saint est et comment l'Église enseigne qu'il agit aujourd'hui, dans les sacrements et dans une vie ordinaire, nous avons écrit un article séparé sur le rôle de l'Esprit Saint dans la vie chrétienne. C'est aussi lui que vous confessez chaque dimanche dans le troisième article du Credo.

Pentecôte juive : Chavouot et les cinquante jours

Voici l'élément que peu de pages donnent, et il éclaire tout le reste. Le jour de la Pentecôte, il y avait déjà une fête à Jérusalem, et c'est une fête juive. L'Église catholique en France l'écrit sans détour : la foule s'était rassemblée pour Chavouot. Le mot « Pentecôte » vient du grec pentêkostê, qui signifie « cinquantième », et ce compte de cinquante jours n'est pas une invention chrétienne.

Il est dans le Lévitique, au chapitre 23 : « À partir du lendemain du sabbat, jour où vous aurez apporté votre gerbe avec le geste d'élévation, vous compterez sept semaines entières. Le lendemain du septième sabbat, ce qui fera cinquante jours, vous présenterez au Seigneur une nouvelle offrande » (Lv 23, 15-16). Le Deutéronome l'appelle « la fête des Semaines » et donne la même méthode : « Tu compteras sept semaines : dès que la faucille commence à couper les épis, tu commenceras à compter » (Dt 16, 9-10).

Cela explique deux choses du récit chrétien. D'abord la foule : la fête des Semaines est l'une des trois pour lesquelles « tous les hommes paraîtront devant la face du Seigneur » (Dt 16, 16), donc Jérusalem était remplie de pèlerins venus de loin, et c'est exactement ce que décrit Ac 2, 5. Ensuite le vocabulaire du Catéchisme, qui parle des « sept semaines Pascales » : le compte chrétien reprend le compte biblique, en partant de Pâques au lieu de la gerbe.

Ce qu'on compare La fête des Semaines, Chavouot La Pentecôte chrétienne
Le compte Sept semaines depuis l'offrande de la gerbe, « ce qui fera cinquante jours » (Lv 23, 15-16) Cinquante jours depuis Pâques, « au terme des cinquante jours » (Ac 2, 1)
Ce qui est apporté Les prémices de la moisson, deux pains cuits au levain (Lv 23, 17) Rien n'est apporté. Quelque chose est reçu
Le lieu Jérusalem, l'une des trois fêtes de pèlerinage (Dt 16, 16) Jérusalem, la chambre haute, puis la rue
Ce qu'on y fait mémoire La moisson dans le texte du Lévitique, et le don de la Loi à Moïse dans la tradition Le don de l'Esprit Saint

Une honnêteté sur la dernière ligne : le lien entre Chavouot et le don de la Loi au Sinaï n'est pas écrit dans le Lévitique, qui en parle comme d'une offrande de prémices. C'est une tradition, et c'est sous cette forme que l'Église catholique en France présente la fête. Nous distinguons les deux plutôt que de les fondre, parce que le parallèle qu'on en tire souvent, la Loi donnée sur des tables d'un côté et l'Esprit donné dans les cœurs de l'autre, est beau mais repose sur cette tradition et non sur le texte du Lévitique.

La date de la Pentecôte : la règle, pas une date

Il n'y a pas de date fixe, et c'est voulu. La Pentecôte tombe au cinquantième jour après Pâques, donc toujours un dimanche, et elle se déplace chaque année avec Pâques. Si vous cherchez l'année en cours, ne retenez pas un chiffre : retenez la règle, elle est juste tous les ans.

La séquence du temps pascal est simple à tenir une fois qu'on a les trois repères, tous donnés par les Actes des Apôtres :

  • Pâques, la Résurrection, point de départ du compte.
  • L'Ascension, au quarantième jour. Les Actes disent que le Christ ressuscité est apparu aux Apôtres « pendant quarante jours » (Ac 1, 3).
  • La Pentecôte, au cinquantième jour (Ac 2, 1), qui clôt le temps pascal et en est le couronnement.

Entre les deux dernières, il reste neuf jours. Ces neuf jours ne sont pas un trou dans le calendrier, ils ont un contenu, et c'est le sujet de la section suivante.

Pourquoi le lundi de Pentecôte ?

La question revient tous les ans, et la réponse est en deux morceaux : un morceau liturgique et un morceau juridique.

Côté liturgie, le lundi est un reste. La fête de la Pentecôte durait autrefois plusieurs jours, sur le modèle d'une octave, et l'Église s'adressait ce jour-là aux nouveaux baptisés et aux nouveaux confirmés. Depuis 1965, il n'y a plus de liturgie propre au lundi de Pentecôte, nous dit l'Église catholique en France. Le jour demeure comme témoin de cette octave, et il porte désormais une autre célébration : la fête de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de l'Église.

Côté droit français, c'est une histoire de réduction successive. Avant la Révolution, toute la semaine qui suivait la Pentecôte était fériée. Le Concordat de 1802 a ramené ce caractère férié et chômé au seul lundi. Puis, après la canicule de 2003, une loi de 2004 et des dispositions prises en 2008 en ont fait un jour férié qui peut être travaillé, au titre de la Journée nationale de solidarité destinée à financer l'aide aux personnes âgées et handicapées. C'est pour cela que la situation diffère d'une entreprise à l'autre : le jour est férié, son chômage ne l'est plus automatiquement.

En pratique, le week-end de Pentecôte reste un temps fort : beaucoup de pèlerinages nationaux et locaux, de fêtes diocésaines et de rassemblements de jeunes ont lieu ce lundi-là.

Le rouge de la Pentecôte

Si vous entrez dans une église le dimanche de Pentecôte, les ornements sont rouges. Ce n'est pas un choix d'ambiance : c'est écrit dans la Présentation générale du Missel romain, dont le numéro 346 énumère les jours où le rouge est employé. Le texte cité par le service national de la pastorale liturgique dit ceci : « On emploie le rouge le dimanche de la Passion et le Vendredi saint, le dimanche de la Pentecôte, aux célébrations de la Passion du Seigneur, aux fêtes de la naissance au ciel des Apôtres et des Évangélistes, et aux célébrations de martyrs. »

Vous avez remarqué la compagnie. Le rouge de la Pentecôte est le même que celui du Vendredi saint et des martyrs, et c'est voulu, parce que la même couleur porte deux sens. La liturgie la définit comme la « couleur liturgique qui évoque le sang ou le feu ». Pour les martyrs et la Passion, c'est le sang. Pour la Pentecôte, c'est le feu, en raison des langues de feu du récit.

Détail qui aide à s'y repérer dans l'année : le temps pascal est blanc, la Pentecôte le ferme en rouge, puis l'octave suivante ramène le blanc pour la Trinité et le Saint-Sacrement, avant le vert du temps ordinaire. Le rouge de la Pentecôte est donc un seul dimanche, encadré de blanc.

Les sept dons de l'Esprit Saint, et pourquoi sept et non six

C'est la question la plus posée autour de la Pentecôte après celle du lundi, et c'est aussi celle où l'on trouve le plus d'approximations. Commençons par la réponse de l'Église, puis regardons le verset.

Le Catéchisme est net au numéro 1831 : « Les sept dons du Saint-Esprit sont la sagesse, l'intelligence, le conseil, la force, la science, la piété et la crainte de Dieu. » Il les définit juste avant comme « des dispositions permanentes qui rendent l'homme docile à suivre les impulsions de l'Esprit Saint », c'est-à-dire des grâces reçues et non des talents personnels.

Maintenant le verset. On rattache cette liste à Isaïe 11, 2, qui annonce l'Esprit reposant sur le Messie. Dans la traduction liturgique, ce verset dit : « Sur lui reposera l'esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur ». Comptez : il y en a six.

Le don (Catéchisme n. 1831) Dans Isaïe 11, 2, traduction liturgique
La sagesse « esprit de sagesse »
L'intelligence « et de discernement »
Le conseil « esprit de conseil »
La force « et de force »
La science « esprit de connaissance »
La piété Absente du verset
La crainte de Dieu « et de crainte du Seigneur »

Le septième don, la piété, n'est pas dans le verset tel que la traduction liturgique le sert. Et ce n'est pas un effet du français : la Nova Vulgata, le texte latin officiel publié par le Saint-Siège, en nomme six aussi, « spiritus sapientiae et intellectus, spiritus consilii et fortitudinis, spiritus scientiae et timoris Domini ». Le verset 3 reprend ensuite la crainte du Seigneur, qui apparaît donc deux fois dans le passage.

D'où vient le septième, alors ? De la tradition de l'Église, et elle l'assume. Le Catéchisme lui-même n'annonce pas une citation : il écrit « cf. Is 11, 1-2 », une référence, et il la rattache à la phrase « Ils appartiennent en leur plénitude au Christ, Fils de David », pas à la liste. L'Église catholique en France est plus explicite encore dans sa page sur les sept dons : l'hymne très ancienne Veni Creator Spiritus demandait déjà à l'Esprit « les sept dons de son amour », et c'est surtout Thomas d'Aquin qui, par sa réflexion théologique, a formalisé la liste de sept.

Rien ne tombe dans cette affaire, et c'est pourquoi nous la racontons telle quelle. Les sept dons sont un enseignement de l'Église, donné comme tel par le Catéchisme, pas une liste à aller compter dans un verset. Si vous préparez un enfant à la Confirmation et qu'il ouvre Isaïe, il n'en trouvera que six, et vous saurez quoi lui répondre. Pour le détail de chaque don, de ses fruits et de son lien avec la Confirmation, voyez notre article sur le rôle de l'Esprit Saint, et pour le sacrement lui-même, celui sur les sept sacrements de l'Église catholique.

Les neuf jours avant la Pentecôte

Revenons aux neuf jours laissés en suspens plus haut, parce qu'ils ont une descendance inattendue. Entre l'Ascension au quarantième jour et la Pentecôte au cinquantième, les Apôtres attendent, et le texte dit comment : « Tous, d'un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères » (Ac 1, 14).

Neuf jours de prière, d'un même cœur, pour une promesse dont ils ne connaissent ni la forme ni l'heure. C'est le modèle de toutes les neuvaines, et c'est de là que vient le chiffre neuf, qui n'a rien de numérologique. La neuvaine de la Pentecôte se prie encore, elle est même présente dans les livres liturgiques sans qu'il faille un livret spécial. Nous ne refaisons pas ici ce travail : la mécanique, les textes et l'origine documentée sont dans notre article sur ce qu'est une neuvaine et les neuf jours expliqués.

Porter un signe de l'Esprit Saint

Disons-le franchement : la Pentecôte n'a pas d'objet à elle. Il n'existe pas de médaille de la Pentecôte comme il existe une médaille de saint Benoît, et nous n'allons pas vous en inventer une. Ce que la fête laisse, c'est une image et un sacrement.

L'image, c'est la colombe. Elle ne vient pas du récit des Actes, nous l'avons dit plus haut, mais elle est devenue le signe de l'Esprit Saint et c'est la seule forme qui ait vraiment pris en bijouterie. Nos bijoux Saint-Esprit sont au nombre de quatre, trois colliers et un bracelet, dont un collier colombe.

Le sacrement, c'est la Confirmation, celui qui donne l'Esprit Saint de façon spéciale. C'est pour cela que la saison des confirmations tourne autour de la Pentecôte, et que la question du cadeau arrive en même temps. Notre sélection de bijoux de confirmation compte quarante-trois pièces, et nous avons écrit un guide dédié sur quoi offrir pour une confirmation. Pour un signe plus large, qui ne dit pas une fête mais la foi tout entière, un collier croix reste le plus simple.

Côté matière, deux options tiennent dans le temps. L'acier inoxydable ne rouille pas et ne noircit pas, il se porte tous les jours et convient aux peaux sensibles. L'argent 925 est le métal précieux classique du bijou : il se ternit un peu, ce qui est normal, et se ravive au chiffon. Nos pièces sont en acier inoxydable ou en argent 925, et nous assumons leur fabrication en Chine : ce qui fait leur valeur est le sens porté et la tenue réelle du métal.

Questions fréquentes

C'est quoi la Pentecôte pour les chrétiens ?

C'est le jour où l'Esprit Saint est donné aux Apôtres, cinquante jours après Pâques, et où l'Église se montre pour la première fois en public. Le récit est au chapitre 2 des Actes des Apôtres : un bruit comme un violent coup de vent, des langues qu'on aurait dites de feu, le don de parler en d'autres langues, puis la prédication de Pierre et environ trois mille baptêmes le même jour. Le Catéchisme ajoute que c'est le jour où « est pleinement révélée la Trinité Sainte » (n. 732).

Quelle est la symbolique de la Pentecôte ?

Elle tient dans trois signes, nommés dans cet ordre par le récit : le vent, qui remplit la maison, le feu, sous forme de langues posées sur chacun, et le fait de parler en d'autres langues, que la foule comprend chacune dans son dialecte. Le vent et le feu disent la venue de Dieu, les langues disent la mission. La colombe, elle, n'appartient pas à ce récit : elle vient du baptême de Jésus et sert d'image générale de l'Esprit Saint. La couleur de la fête, le rouge, renvoie aux langues de feu.

Pourquoi célèbre-t-on le lundi de Pentecôte ?

Parce que la fête durait autrefois plusieurs jours, sur le modèle d'une octave, et que le lundi en est le témoin restant. Il n'a plus de liturgie propre depuis 1965, et il porte aujourd'hui la fête de la Vierge Marie, Mère de l'Église. En France, son statut férié vient du Concordat de 1802, qui avait réduit au seul lundi une semaine entièrement fériée avant la Révolution. Depuis une loi de 2004 et des dispositions de 2008, c'est un jour férié qui peut être travaillé au titre de la Journée nationale de solidarité, instituée après la canicule de 2003.

Quels sont les 7 dons du Saint-Esprit ?

La sagesse, l'intelligence, le conseil, la force, la science, la piété et la crainte de Dieu, selon le Catéchisme de l'Église catholique au numéro 1831. Ce sont des grâces reçues, pas des qualités personnelles, et elles sont données de façon particulière au sacrement de la Confirmation. Précision utile : le verset d'Isaïe auquel on les rattache, Isaïe 11, 2, n'en nomme que six dans la traduction liturgique comme dans le texte latin officiel. Le septième, la piété, vient de la tradition de l'Église, que Thomas d'Aquin a formalisée et que l'hymne Veni Creator chantait déjà.

Quelle est la prière à l'Esprit Saint pour la Pentecôte ?

La plus ancienne et la plus utilisée est l'hymne Veni Creator Spiritus, qui demande à l'Esprit « les sept dons de son amour » et que l'on chante aux grands moments de la vie de l'Église. Beaucoup prient aussi les neuf jours qui précèdent la fête, sur le modèle des Apôtres « assidus à la prière » au Cénacle (Ac 1, 14) : c'est la neuvaine de la Pentecôte, dont les textes sont déjà dans le Missel et la Liturgie des Heures. Notre article sur la neuvaine en donne le déroulé complet.

Cinquante jours, et une porte qui s'ouvre

Vous avez les deux choses par lesquelles nous avons commencé. Le récit des Actes dans la traduction liturgique, avec ce qu'il dit vraiment : trois signes et non une colombe, un bruit « comme » un vent, une foule qui comprend, et trois mille personnes au soir du même jour. Et les réponses pratiques : la date qui suit Pâques au cinquantième jour, le rouge des langues de feu, le lundi férié hérité d'une octave et d'un Concordat, et sept dons dont le septième vient de la tradition et non du verset.

Reste ce que la liste ne dit pas. La Pentecôte n'est pas la commémoration d'un prodige ancien : c'est le jour où onze hommes enfermés ont ouvert une porte et ont parlé à des gens qui ne parlaient pas leur langue. Découvrez nos bijoux Saint-Esprit et notre sélection de bijoux de confirmation, pour vous ou à offrir, en acier inoxydable ou en argent 925, livrés dans leur écrin.

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