De quoi est morte sainte Thérèse de Lisieux ?

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De quoi est morte sainte Thérèse de Lisieux ?
Sommaire
  1. De quoi est morte sainte Thérèse de Lisieux ?
  2. Dix-huit mois de maladie : la chronologie
  3. Ce que l'analyse de ses cheveux a révélé en 2025
  4. Tuberculose ou mercure ? ce qu'on peut affirmer
  5. Où repose son corps aujourd'hui
  6. Ce que sa mort a laissé
  7. Porter une médaille de sainte Thérèse, sans superstition
  8. Questions fréquentes
  9. Choisir une médaille de sainte Thérèse

En bref

  • Sainte Thérèse de Lisieux est morte le 30 septembre 1897, à 24 ans, d'une tuberculose pulmonaire.
  • La maladie s'est déclarée dix-huit mois plus tôt, dans la nuit du 2 au 3 avril 1896, par un premier crachement de sang.
  • En mai 2025, l'analyse de ses cheveux a révélé une forte présence de mercure, contenu dans les remèdes de l'époque. La tuberculose reste la cause, le traitement a précipité la fin.
  • Son corps n'est pas resté intact. Ses reliques sont conservées au Carmel de Lisieux.
  • Canonisée en 1925, docteur de l'Église en 1997 : sa médaille ne figure pas à notre catalogue, voyez nos médailles de saints.

Sainte Thérèse de Lisieux est morte d'une tuberculose pulmonaire le 30 septembre 1897, à l'âge de 24 ans, au carmel de Lisieux. La maladie s'était déclarée dix-huit mois plus tôt, dans la nuit du Jeudi saint au Vendredi saint 1896, par une hémoptysie. Une analyse toxicologique de ses cheveux, rendue publique en mai 2025, a montré qu'elle avait aussi reçu des remèdes contenant du mercure. La tuberculose reste la cause de sa mort ; le mercure en a hâté l'échéance.

Vous avez peut-être croisé un titre de presse annonçant que Thérèse ne serait « pas morte de la tuberculose ». La réalité est plus simple, et plus dure : elle est morte à 24 ans d'une maladie que personne ne savait soigner en 1897, aggravée par un remède pire que le mal. Voici la chronologie exacte de ses derniers mois, ce que dit l'analyse de 2025, ce qui relève de l'établi et ce qui relève du raccourci journalistique, et où repose son corps aujourd'hui.

De quoi est morte sainte Thérèse de Lisieux ?

La cause est une tuberculose pulmonaire, à un stade très avancé. En 1897, cette maladie tue massivement en France : elle est alors la première cause de mortalité chez les jeunes adultes, et aucun traitement efficace n'existe. La streptomycine, premier antibiotique actif contre le bacille de Koch, ne sera découverte qu'en 1944, quarante-sept ans après sa mort.

Thérèse Martin est entrée au carmel de Lisieux à 15 ans, en 1888. Elle y a vécu neuf ans. Les conditions de vie du Carmel de l'époque, froid, alimentation pauvre, promiscuité, ont favorisé la contagion et l'aggravation. Sa sœur aînée Pauline, alors prieure sous le nom de Mère Agnès, et sa sœur Céline l'ont veillée jusqu'au bout. Pour le détail de son parcours, de son enfance à sa « petite voie », lisez notre article de fond sur la vie de sainte Thérèse de Lisieux.

Dix-huit mois de maladie : la chronologie

La nuit du Jeudi saint 1896 : la première hémoptysie

Dans la nuit du 2 au 3 avril 1896, Thérèse crache du sang pour la première fois. Elle a 23 ans. Elle ne prévient pas immédiatement, et demande à poursuivre les observances de la communauté. Le fait est daté avec précision parce qu'elle l'a elle-même raconté par écrit à Mère Agnès. C'est le point de départ clinique de sa dernière année : la tuberculose est déjà installée quand elle se manifeste.

L'été 1897 : l'infirmerie et les derniers sacrements

L'état se dégrade au printemps 1897. Le 8 juillet, elle est descendue à l'infirmerie du Carmel, qu'elle ne quittera plus. Le 30 juillet, elle reçoit les derniers sacrements. Les mois de juillet, août et septembre sont une longue agonie : fièvre, étouffements, douleurs thoraciques. Ses sœurs notent au jour le jour ses paroles, dans ce qu'on appelle aujourd'hui les Derniers entretiens, ou « carnet jaune ».

Le 30 septembre 1897, au soir

Elle meurt le jeudi 30 septembre 1897, en fin de journée, dans l'infirmerie du Carmel. Ses dernières paroles rapportées, prononcées en regardant son crucifix, sont : « Oh ! je l'aime… Mon Dieu, je vous aime ! » Elle est inhumée quelques jours plus tard au cimetière de Lisieux. Elle n'a alors aucune notoriété hors de sa communauté et de sa famille.

Ce que l'analyse de ses cheveux a révélé en 2025

En mai 2025, le professeur Philippe Charlier, médecin légiste et anthropologue, a rendu publics les résultats d'une analyse menée avec le professeur danois Kaare Lund Rasmussen. Le matériel : deux mèches de cheveux conservées comme reliques à Herbitzheim, en Alsace, analysées avec l'accord du diocèse de Strasbourg. Une mèche s'est révélée inexploitable, l'autre a été lue segment par segment.

Le résultat : deux pics de mercure en très forte concentration, l'un une dizaine de jours avant la mort, l'autre le jour même. En parallèle, une chute marquée du fer et du cuivre, signature biologique d'un organisme en train de céder. Le mercure était alors employé couramment contre la syphilis et la tuberculose. Autrement dit, ce n'est pas un empoisonnement : c'est un traitement de l'époque, administré de bonne foi par le médecin du Carmel, et dont on ignorait la toxicité.

Tuberculose ou mercure ? ce qu'on peut affirmer

Les titres de presse ont opposé les deux causes. Les chercheurs, eux, ne les opposent pas. Voici la distinction, qui vaut d'être tenue :

Affirmation Statut
Thérèse est morte d'une tuberculose pulmonaire Établi, jamais remis en cause
Elle a reçu des remèdes contenant du mercure dans ses derniers jours Documenté par l'analyse de 2025
Ce mercure a aggravé son état et hâté sa mort Conclusion des chercheurs, complication dite iatrogène
Elle n'est « pas morte de la tuberculose » Raccourci de presse, contredit par les chercheurs eux-mêmes
Elle aurait été empoisonnée volontairement Aucune source ne l'avance

La tuberculose, à ce stade, était mortelle de toute façon. C'est la formulation que retient le professeur Charlier lui-même.

Où repose son corps aujourd'hui

Thérèse est d'abord enterrée au cimetière de Lisieux en octobre 1897. Sa renommée explose après la publication de l'Histoire d'une âme en 1898, et le procès en béatification conduit à l'exhumation de ses restes. Son corps n'est pas incorrompu : il ne reste que des ossements et des éléments vestimentaires, comme pour l'immense majorité des saints. Ces reliques sont aujourd'hui conservées dans une châsse au carmel de Lisieux, et une partie voyage régulièrement en pèlerinage à travers le monde.

La basilique Sainte-Thérèse de Lisieux, construite entre 1929 et 1954, n'est pas son tombeau d'origine mais le grand sanctuaire élevé après sa canonisation. Elle reçoit chaque année plusieurs centaines de milliers de visiteurs.

Ce que sa mort a laissé

Thérèse meurt inconnue et devient, en trente ans, l'une des figures les plus populaires du catholicisme. Béatifiée en 1923, canonisée le 17 mai 1925 par Pie XI, proclamée patronne des missions en 1927, puis docteur de l'Église le 19 octobre 1997 par Jean-Paul II : elle est la plus jeune des docteurs de l'Église.

Ce qu'elle laisse tient en une intuition, sa « petite voie » : on ne va pas à Dieu par les grandes performances spirituelles, mais par la confiance et les petites choses faites avec amour. C'est une école de prière accessible, qui n'exige ni méthode compliquée ni exploit. Si vous souhaitez creuser les manières de prier qu'elle a pratiquées au Carmel, notre article sur les différentes formes de prière les remet en contexte, du chapelet à l'oraison silencieuse.

Porter une médaille de sainte Thérèse, sans superstition

Beaucoup de gens portent sa médaille parce qu'ils lui doivent quelque chose, ou parce qu'ils veulent garder sa manière de faire sous les yeux. Disons les choses nettement : une médaille ne protège pas par elle-même, et aucune formule n'oblige un saint. Une médaille rappelle, elle ne produit rien. Ce qu'elle entretient, c'est une relation et une mémoire.

Sa médaille la représente en carmélite, souvent avec une brassée de roses, en écho à la phrase qu'on lui prête : « Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre. » Certains lui préfèrent une croix simple, portée au quotidien ; nous expliquons dans notre guide comment porter une croix les questions de longueur de chaîne et de discrétion. D'autres associent la médaille à un chapelet gardé dans la poche ou la voiture.

Questions fréquentes

Le corps de sainte Thérèse de Lisieux est-il intact ?

Non. Contrairement à une idée répandue, son corps n'est pas incorrompu. Les exhumations menées dans le cadre du procès en béatification n'ont mis au jour que des ossements. Ce sont ces reliques, et non un corps conservé, qui sont vénérées aujourd'hui dans la châsse du carmel de Lisieux.

Quels furent les derniers mots de sainte Thérèse ?

Les mots rapportés par ses sœurs, prononcés le 30 septembre 1897 en regardant son crucifix, sont : « Oh ! je l'aime… Mon Dieu, je vous aime ! » Ces paroles ont été notées par Mère Agnès, sa sœur Pauline, dans le « carnet jaune ». Comme pour tout témoignage recueilli après coup, les historiens rappellent qu'il s'agit d'une transcription, pas d'un enregistrement.

Où se trouve la tombe de sainte Thérèse de Lisieux ?

Sa première tombe était au cimetière de Lisieux, où elle a été inhumée en octobre 1897. Ses reliques ont été transférées après sa béatification. Elles reposent aujourd'hui au carmel de Lisieux, dans la chapelle attenante au monastère. La basilique voisine, achevée en 1954, est un sanctuaire de pèlerinage et non son lieu d'inhumation initial.

Quel âge avait sainte Thérèse à sa mort ?

Vingt-quatre ans. Née le 2 janvier 1873 à Alençon, morte le 30 septembre 1897 à Lisieux, elle a vécu neuf ans au Carmel, où elle était entrée à 15 ans après avoir obtenu une dispense d'âge.

Quels sont les miracles attribués à Thérèse de Lisieux ?

Les guérisons retenues par l'Église sont celles instruites lors des procès de béatification et de canonisation, examinées par des médecins avant d'être reconnues. À côté de ces cas officiels circulent d'innombrables témoignages de grâces reçues, qui n'ont pas ce statut. L'Église distingue toujours les deux, et il vaut mieux faire de même.

Sainte Thérèse a-t-elle été soulagée par la morphine ?

Non. Le témoignage des sœurs et les sources du Carmel indiquent qu'elle n'a pas reçu de morphine, alors disponible mais peu employée dans les communautés religieuses. Elle a en revanche subi des traitements lourds de l'époque, dont ceux à base de mercure mis en évidence par l'analyse de 2025.

Choisir une médaille de sainte Thérèse

Vous savez maintenant l'essentiel : une tuberculose pulmonaire, dix-huit mois de maladie, une mort le 30 septembre 1897 à 24 ans, et un traitement au mercure qui a précipité la fin sans en être la cause. Vous savez aussi ce qui relève de la découverte scientifique et ce qui relève du titre accrocheur.

Sa médaille n'est pas à notre catalogue. Nos médailles de saints existent en acier inoxydable et en argent 925, livrées dans un écrin, avec 30 jours pour changer d'avis. L'argent 925 peut se ternir avec le temps, c'est normal et cela se ravive avec un chiffon. Pour un port quotidien sans entretien, l'acier est plus simple. Et si vous préférez le signe le plus sobre qui soit, regardez plutôt du côté de nos bijoux croix et de nos pendentifs croix.

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