Vie de saint

Sainte Thérèse de Lisieux : sa vie, sa petite voie

Mis à jour le 6 min de lecture

Thérèse Martin novice au Carmel de Lisieux, portrait de janvier 1889

Thérèse Martin novice au Carmel de Lisieux, janvier 1889. Auteur inconnu, Histoire d'une âme (Office central de Lisieux). Domaine public (PD-France), via Wikimedia Commons.

Carte d'identité

Fête le 1er octobre

Nom de naissance
Marie-Françoise-Thérèse Martin
Nom en religion
Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face
Naissance
2 janvier 1873, à Alençon
Mort
30 septembre 1897, à 24 ans
Canonisation
1925, docteur de l'Église en 1997
Patronages
Missions (1927), France (patronne secondaire, 1944)
Attributs
Roses, habit du Carmel
Sommaire
  1. Qui était sainte Thérèse de Lisieux ?
  2. Une enfance marquée par la foi et par le deuil
  3. Au Carmel de Lisieux : la naissance de la « petite voie »
  4. Docteur de l'Église et patronne des missions
  5. À savoir : ses parents ont eux aussi été canonisés
  6. Sa médaille : porter sainte Thérèse et ses roses
  7. Une petite voie, une grande postérité
  8. Sources

En bref

  • Née Marie-Françoise-Thérèse Martin le 2 janvier 1873 à Alençon, dernière d'une famille de neuf enfants.
  • Entrée au Carmel de Lisieux à 15 ans, en 1888, elle devient Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face.
  • Elle développe la « petite voie » : la confiance et l'amour dans les petites choses, plutôt que les grands exploits.
  • Morte à 24 ans, le 30 septembre 1897, elle laisse le récit « Histoire d'une âme », publié après sa mort.
  • Canonisée en 1925, patronne des missions dès 1927, proclamée docteur de l'Église en 1997. Fêtée le 1er octobre.

Vous avez déjà croisé son image, souvent entourée de roses, mais vous ne savez plus vraiment qui était sainte Thérèse de Lisieux ? Vous vous demandez comment une religieuse cloîtrée, morte à seulement 24 ans sans avoir jamais quitté son couvent, est devenue l'une des saintes les plus aimées du monde et une patronne des missions ? Vous cherchez à comprendre ce qu'est sa fameuse « petite voie » ? Derrière la douceur de son image se cache une spiritualité d'une grande exigence, et une vie plus courte que la plupart, mais dont l'influence n'a cessé de grandir depuis sa mort. Dans ce guide, vous allez découvrir son parcours, sa manière si particulière de vivre la foi, et comment la porter au quotidien à travers sa médaille.

Qui était sainte Thérèse de Lisieux ?

Marie-Françoise-Thérèse Martin naît le 2 janvier 1873 à Alençon, dans l'Orne. Elle est la dernière des neuf enfants de Louis et Zélie Martin, un couple profondément croyant : Louis est horloger, Zélie dentellière. En religion, elle prend le nom de Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, en entrant au Carmel. C'est sous ce nom complet qu'elle est officiellement inscrite au calendrier des saints, même si on la connaît aujourd'hui surtout comme « Thérèse de Lisieux ».

Une enfance marquée par la foi et par le deuil

Thérèse n'a que 4 ans quand sa mère Zélie meurt d'un cancer. La famille quitte alors Alençon pour Lisieux, où vit une partie de leurs proches. Cette perte laisse une empreinte profonde sur la petite fille, qui grandit ensuite entourée de son père et de ses sœurs aînées, dont plusieurs entreront elles aussi au Carmel avant elle. Cette enfance traversée par le deuil et portée par une foi familiale intense façonne déjà la sensibilité spirituelle qui marquera toute sa courte vie.

Au Carmel de Lisieux : la naissance de la « petite voie »

À 15 ans, le 9 avril 1888, Thérèse entre au Carmel de Lisieux, un cloître de moniales carmélites. Elle y prononce ses vœux en 1890. C'est dans le silence et la discipline de cette vie contemplative qu'elle élabore ce qui deviendra sa marque : la « petite voie », une manière de vivre la foi par la confiance et l'amour au quotidien, plutôt que par de grands exploits spirituels. Sur ordre de sa prieure, elle rédige à partir de 1895 le récit de son enfance et de sa vie religieuse, un texte publié après sa mort sous le titre « Histoire d'une âme », qui deviendra l'un des textes spirituels les plus lus du XXe siècle. Épuisée par la tuberculose, elle meurt au Carmel le 30 septembre 1897, à 24 ans.

Docteur de l'Église et patronne des missions

Sa renommée grandit vite après sa mort, portée par la diffusion d'« Histoire d'une âme ». Elle est canonisée le 17 mai 1925 par le pape Pie XI. Deux ans plus tard, le 14 décembre 1927, ce même pape la proclame patronne des missions, à égalité avec saint François-Xavier, un choix étonnant pour une carmélite qui n'a jamais quitté son couvent, mais qui voyait dans la prière et l'offrande de sa vie une manière d'agir pour l'annonce de la foi à travers le monde. En 1944, elle est déclarée patronne secondaire de la France, avec Jeanne d'Arc. Enfin, le 19 octobre 1997, le pape Jean-Paul II la proclame docteur de l'Église par la lettre apostolique Divini Amoris Scientia, faisant d'elle l'une des rares femmes à recevoir ce titre.

À savoir : ses parents ont eux aussi été canonisés

Louis et Zélie Martin, les parents de Thérèse, ont été canonisés ensemble le 18 octobre 2015 par le pape François. C'est une première dans l'histoire de l'Église : jamais un couple d'époux n'avait été canonisé conjointement auparavant. Leur sainteté, vécue dans le mariage et l'éducation de leurs filles, est aujourd'hui présentée comme un modèle de vie chrétienne ordinaire, loin des seuls parcours de moniales ou de martyrs.

Sa médaille : porter sainte Thérèse et ses roses

Peu avant sa mort, Thérèse aurait confié vouloir « passer son ciel à faire du bien sur la terre », une promesse à l'origine de la tradition dite de la pluie de roses : les grâces obtenues par son intercession, souvent associées à des roses. C'est pour cela que la rose accompagne si souvent son image, y compris sur ses médailles. Porter une médaille de sainte Thérèse de Lisieux, c'est se rattacher à cette figure de confiance et de simplicité, en acier inoxydable pour un port quotidien, ou en argent 925 pour un cadeau plus solennel, livrée dans son écrin.

Une petite voie, une grande postérité

Vous connaissez maintenant le parcours de sainte Thérèse de Lisieux : une enfance marquée par le deuil, une entrée précoce au Carmel, une vie cachée et pourtant devenue universelle grâce à sa « petite voie » de confiance et d'amour. Morte à 24 ans, elle est aujourd'hui l'une des saintes les plus invoquées, patronne des missions et docteur de l'Église. Beaucoup choisissent de garder sa figure proche d'eux à travers une médaille de sainte Thérèse de Lisieux. Découvrez nos médailles de saints, en acier inoxydable et en argent, livrées dans leur écrin.

Sources

Je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre.

Parole rapportée de sainte Thérèse, peu avant sa mort

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On offre alors moins un bijou qu'un signe : quelque chose à garder sur soi, qui rappelle qu'on pense à la personne et qu'on prie pour elle. Une médaille simple, portée tous les jours, remplit mieux ce rôle qu'une pièce trop précieuse pour être portée.

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Si votre besoin est d'abord de garder le fil d'une prière régulière, un chapelet ou un dizainier vous servira davantage qu'une médaille. Le dizainier tient dans une poche et se prie en déplacement.

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Un pendentif fin sur une chaîne courte se porte sous une chemise sans se voir. En acier inoxydable, il supporte l'eau et le quotidien sans entretien particulier.

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Bon à savoir

Faire bénir sa médaille

Une médaille peut être bénie par un prêtre, souvent à la fin d'une messe ou lors d'une rencontre en paroisse. La bénédiction ne transforme pas l'objet et ne lui donne aucun pouvoir : elle le met à part pour la prière, et rappelle que ce qu'on demande, on le demande à Dieu, jamais au métal.

À retenir

  • Entrée au Carmel à 15 ans, morte à 24 ans, sans avoir jamais quitté son couvent.
  • Sa petite voie : la confiance et l'amour dans les gestes simples, plutôt que les grands exploits.
  • Patronne des missions depuis 1927, docteur de l'Église depuis 1997.

Questions fréquentes

Vos questions sur sainte Thérèse

Quel est le vrai nom de sainte Thérèse de Lisieux ?

Elle est née Marie-Françoise-Thérèse Martin. En religion, elle devient Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face.

Qu'est-ce que la « petite voie » de sainte Thérèse ?

C'est sa manière de vivre la foi : la confiance et l'amour dans les gestes simples du quotidien, plutôt que par de grandes actions spectaculaires.

Pourquoi sainte Thérèse est-elle patronne des missions alors qu'elle n'a jamais voyagé ?

Parce qu'elle considérait la prière et l'offrande de sa vie, depuis son cloître, comme une véritable participation à l'annonce de la foi dans le monde. Pie XI l'a proclamée patronne des missions en 1927.

Qu'est-ce qu'« Histoire d'une âme » ?

C'est le récit autobiographique que Thérèse rédige sur ordre de sa prieure à partir de 1895. Publié après sa mort, il diffuse largement sa spiritualité.

Quand fête-t-on sainte Thérèse de Lisieux ?

Le 1er octobre.

Sainte Thérèse de Lisieux est-elle docteur de l'Église ?

Oui, depuis 1997, proclamée par le pape Jean-Paul II.

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