L'ankh, croix de vie égyptienne : origine et signification
Sommaire
- Que symbolise la croix ânkh : le signe égyptien de la vie
- Croix égyptienne : un signe porté, pas seulement gravé
- La crux ansata : quand les chrétiens d'Égypte ont repris l'ankh
- Ankh, crux ansata et croix latine : le tableau qui évite la confusion
- Vertus, pouvoir, protection : ce que nous ne dirons pas
- Porter la croix ankh : nos réponses sans détour
- Questions fréquentes
- Un signe d'histoire, et une croix qui dit autre chose
En bref
- L'ankh est le hiéroglyphe égyptien de la vie, et ce n'est pas une croix chrétienne. Le signe est attesté sur des objets datés d'environ 3100 av. J.-C., soit plus de trois mille ans avant le christianisme.
- Dans l'Égypte antique, ce sont les dieux qui tendent l'ankh au roi. Le signe se portait aussi en amulette et en bague, produite en série à partir de moules.
- Le pont avec le christianisme existe et il est documenté : c'est la crux ansata, littéralement « la croix à anse ». Les chrétiens d'Égypte ont repris la forme de l'ankh pour en faire une croix.
- Un fragment de tapisserie conservé au Victoria and Albert Museum, tissé en Égypte entre 400 et 600, porte une rangée d'ankhs avec le monogramme du Christ à l'intérieur de la boucle. Le signe égyptien sert de cadre, le contenu est chrétien.
- Nous ne parlerons pas de vertus, de pouvoirs ni de protection : ce registre n'est pas le nôtre, et le Catéchisme de l'Église catholique est explicite sur le port des amulettes.
Vous avez vu cette croix surmontée d'une boucle sur un bijou, dans un musée ou dans un film, et vous vous demandez ce qu'elle veut dire ? Vous cherchez à savoir si elle a quelque chose à voir avec la croix chrétienne, ou si les deux n'ont fait que se ressembler ? Vous êtes tombé sur des pages qui lui prêtent des vertus et vous aimeriez une réponse d'histoire plutôt qu'une promesse ?
Disons-le tout de suite : l'ankh est un signe de l'Égypte antique, pas un symbole chrétien. C'est le hiéroglyphe qui signifie « la vie », et il est bien plus ancien que la croix du Christ. Mais il existe un vrai point de contact entre les deux, et ce n'est pas une légende : c'est la crux ansata. Les chrétiens d'Égypte ont repris cette forme et l'ont faite leur, au point d'y glisser le monogramme du Christ. Nous vous donnons ici l'origine du signe avec des objets datés et localisés, l'histoire de cette reprise, et ce que l'Église dit des pouvoirs qu'on prête aujourd'hui à l'objet.
Que symbolise la croix ânkh : le signe égyptien de la vie
Le hiéroglyphe de la vie, et rien de plus compliqué
Commençons par le plus simple, qui est aussi le plus solide. L'ankh est le signe qui, dans l'écriture et dans l'art de l'Égypte antique, veut dire « la vie ». Ce n'est pas une interprétation : c'est la lecture que donnent les notices des musées qui conservent ces objets. Le Victoria and Albert Museum le désigne comme « la crux ansata ou ankh, le signe de la vie ». Le Cleveland Museum of Art, dans la notice d'une tenture égyptienne, parle d'« un ankh, symbole égyptien antique de la vie ». Le Metropolitan Museum of Art intitule plusieurs de ses pièces « hiéroglyphe ankh ».
Sa forme se décrit en une phrase : une croix dont la branche verticale se termine en haut par une boucle fermée. C'est cette boucle, cette anse, qui distingue l'ankh de toutes les croix chrétiennes, et qui lui a valu son nom latin de crux ansata.
Un signe que les dieux tendent au roi
L'ankh n'était pas un ornement neutre. Dans l'iconographie égyptienne, il circule de haut en bas : c'est une divinité qui le présente au souverain. Le Metropolitan Museum conserve un linteau de calcaire peint, trouvé lors de ses propres fouilles en 1907-1908 dans la région memphite, qu'il intitule exactement ainsi : « Linteau figurant Horus offrant un signe ankh au nom d'Horus du roi Amenemhat Ier ». La pièce est datée d'environ 1981 à 1952 av. J.-C., sous la XIIe dynastie, et elle pèse plus de 180 kilos.
Plus anciennement encore, une coupe à libation en grauwacke, datée par le même musée d'environ 3100 à 2900 av. J.-C., est décrite comme figurant « les bras du ka présentant un signe ankh ». Le geste est donc attesté dès les débuts de l'Égypte pharaonique, il y a environ cinq mille ans.
Pourquoi on l'appelle croix de vie
L'expression « croix de vie » est une traduction commode, et elle est fidèle sur un point : le signe dit bien la vie. Mais elle est trompeuse sur l'autre moitié du mot, car l'ankh n'est pas d'abord une croix : c'est un caractère d'écriture. La ressemblance avec une croix est une ressemblance de dessin, pas une parenté de sens. Nous y reviendrons plus bas, parce que c'est exactement là que se joue la confusion la plus fréquente.
Ce que l'ankh représentait à l'origine n'est pas tranché
Voici le point où nous allons vous décevoir, et c'est volontaire. Le sens du signe est documenté ; l'objet qu'il dessine à l'origine ne l'est pas. Aucune des notices de musée que nous avons lues pour écrire cet article ne se prononce sur la question. Les pages que l'on trouve facilement sur le sujet, elles, proposent volontiers une explication unique et très assurée. Nous n'en reprendrons aucune : choisir une jolie histoire à la place des égyptologues, ce serait vous rendre un mauvais service. Retenez que le mystère porte sur l'objet d'origine, pas sur la signification, qui est établie.
Croix égyptienne : un signe porté, pas seulement gravé
Amulettes, bagues et moules de fabrication
C'est le volet qui nous intéresse en tant que bijoutiers, et il est bien documenté. L'ankh n'est pas resté sur les murs des temples : il se portait. Le Metropolitan Museum conserve une amulette ankh en faïence de 2,4 centimètres sur 1, datée d'environ 1300 à 1080 av. J.-C., issue de ses fouilles dans la région memphite. Il conserve aussi plusieurs fragments de bagues en faïence au signe ankh, retrouvés à Thèbes.
Un objet est encore plus parlant : un moule en terre cuite destiné à produire des chatons de bague au hiéroglyphe ankh, haut de 1,8 centimètre, daté du règne d'Amenhotep III, vers 1386 à 1347 av. J.-C. Un moule signifie une série. Le signe n'était donc pas réservé aux élites du temple : on en fabriquait pour en porter beaucoup.
Sept objets datés, dans trois musées
Plutôt que de vous demander de nous croire, voici les pièces sur lesquelles tout ce qui précède et tout ce qui suit s'appuie. Chaque ligne porte son numéro d'inventaire, pour que vous puissiez la vérifier vous-même.
| Objet | Date | Lieu | Musée et numéro |
|---|---|---|---|
| Coupe à libation, bras du ka présentant un signe ankh | vers 3100-2900 av. J.-C. | Égypte | Metropolitan Museum, 19.2.16 |
| Linteau, Horus offrant un ankh au roi Amenemhat Ier | vers 1981-1952 av. J.-C. | région memphite | Metropolitan Museum, 08.200.6 |
| Moule à chaton de bague au hiéroglyphe ankh | vers 1386-1347 av. J.-C. | Thèbes | Metropolitan Museum, 12.180.397 |
| Amulette ankh en faïence, 2,4 cm | vers 1300-1080 av. J.-C. | région memphite | Metropolitan Museum, 09.180.2476 |
| Tapisserie, rangée d'ankhs contenant le monogramme du Christ | 400-600 | Égypte, probablement Akhmim | Victoria and Albert Museum, 258-1890 |
| Tenture aux images chrétiennes, ankh encadré de deux oiseaux | VIe siècle | Égypte | Cleveland Museum of Art, 1982.73 |
| Stèle funéraire en forme d'ankh, visage humain au centre, 60 cm | VIe-VIIe siècle | Akhmim | Metropolitan Museum, 10.176.29 |
Les quatre premières lignes sont égyptiennes et païennes, les trois dernières sont chrétiennes. Entre elles, il y a l'histoire que nous allons raconter maintenant.
La crux ansata : quand les chrétiens d'Égypte ont repris l'ankh
Qui sont les coptes
Un mot d'abord sur les personnes concernées, parce que le mot revient partout et qu'il est souvent flou. Le glossaire de l'Église catholique en France le définit ainsi : il s'agit du « nom donné aux chrétiens d'Égypte et d'Éthiopie ainsi qu'aux Églises autochtones, tant orthodoxes, que catholiques uniates de rite copte mais rattachées à Rome ». Les coptes sont donc les chrétiens d'Égypte, héritiers d'une Église qui remonte aux premiers siècles. Ce sont eux qui vivaient là où l'ankh était gravé depuis des millénaires.
Un témoignage du Ve siècle sur les hiéroglyphes du Sérapéum
Nous disposons d'un récit ancien de la rencontre entre les deux signes, et il est d'autant plus intéressant qu'il n'est pas naïf. Socrate le Scolastique, historien chrétien du Ve siècle, raconte dans son Histoire ecclésiastique la démolition du temple de Sérapis à Alexandrie, à la fin du IVe siècle, sous l'empereur Théodose et à l'instigation de l'évêque Théophile. Dans les ruines, écrit-il, on trouva gravés dans la pierre « certains caractères qu'ils appellent hiéroglyphes, ayant la forme de croix ».
Chrétiens et païens, poursuit-il, se les disputèrent aussitôt, chacun y lisant son propre signe. Des convertis qui savaient déchiffrer ces caractères interprétèrent alors cette forme de croix comme signifiant « la vie à venir ». Le détail est frappant : le sens qu'ils rapportent, la vie, est exactement celui du hiéroglyphe ankh. Socrate ne nomme pas l'ankh, et il ajoute aussitôt sa propre réserve : il dit ne pas pouvoir imaginer que les prêtres égyptiens aient connu d'avance quoi que ce soit du Christ en gravant cette figure. Un historien chrétien qui refuse d'exploiter son propre récit, cela mérite d'être cité tel quel.
Un ankh avec le monogramme du Christ à l'intérieur
Le témoignage écrit est beau, mais ce sont les objets qui tranchent. Le Victoria and Albert Museum conserve un fragment de tapisserie tissé en Égypte, probablement à Akhmim, daté de 400 à 600, inventorié sous le numéro 258-1890. Sa description matérielle est précise : des croix à boucle, des ankhs, répétés en rangée horizontale entre deux bandes pourpres. Et dans la boucle de ces ankhs, le musée relève trois contenus différents : le monogramme X P, c'est-à-dire le chrisme, les deux premières lettres grecques du nom du Christ ; une forme en X combinée à une croix ; et deux croix avec des points dans les angles. Si cette figure vous intrigue, nous lui avons consacré un article entier sur la signification du chrisme.
Le musée écrit que cette forme de croix « était particulière à l'Égypte » et que « cette croix a été christianisée à partir d'un hiéroglyphe égyptien », qu'elle « avait une signification chrétienne en Égypte dès le IVe siècle », et qu'elle fut ensuite utilisée par les coptes en raison de sa ressemblance avec le signe de la croix, comme signe de la rédemption. Voilà le pont, et il est matériel : on n'a pas repeint l'ankh, on a mis le Christ dedans.
Deux autres objets chrétiens, datés et localisés
Le fragment du Victoria and Albert Museum n'est pas un cas isolé. Le Cleveland Museum of Art conserve une tenture égyptienne du VIe siècle, haute de 110,5 centimètres, inventoriée 1982.73, qui a probablement servi de décor mural dans une église ou une maison. Le musée y décrit trois hommes sous une arcade, qui pourraient être, écrit-il prudemment, les trois Hébreux de la fournaise du livre de Daniel ; un chrisme encadré des lettres alpha et oméga ; et, sous l'arcade, « un ankh, symbole égyptien antique de la vie, encadré par deux oiseaux ». Sa lecture de l'ensemble est limpide : ces images invoquent la puissance rédemptrice et vivifiante du Christ.
Enfin, le Metropolitan Museum conserve une stèle funéraire de calcaire sculptée en relief, haute de 60 centimètres, provenant d'Akhmim, l'ancienne Panopolis, datée du VIe ou du VIIe siècle, qu'il intitule « stèle funéraire avec ankh (croix à boucle) portant un visage humain au centre ». Le signe de la vie, posé sur une tombe chrétienne. Pour mémoire, Akhmim est aussi le site d'où proviennent les tissus du Victoria and Albert Museum : la reprise n'est pas une curiosité dispersée, elle est localisée.
Ce que cette reprise ne dit pas
Soyons aussi précis dans les limites que dans l'affirmation. Que des chrétiens d'Égypte aient repris la forme de l'ankh ne fait pas de l'ankh une croix chrétienne. Ce qui est chrétien, c'est la crux ansata : la forme empruntée, retournée vers le Christ, souvent explicitée par un monogramme à l'intérieur. L'ankh païen reste ce qu'il est.
Et même sur les objets, la prudence est de mise. Le Victoria and Albert Museum conserve un second panneau tissé à l'ankh, provenant d'Akhmim, inventorié 666-1886, et il écrit à son sujet quelque chose d'honnête : le fragment ayant été découpé dans un textile plus grand, « il n'est pas certain que ce soit ici une représentation chrétienne, bien que cela semble probable ». Quand un musée hésite sur une pièce, nous n'allons pas trancher à sa place.
Ankh, crux ansata et croix latine : le tableau qui évite la confusion
Trois formes voisines, trois statuts différents. C'est ce tableau qu'il faut avoir en tête avant de parler de l'ankh comme d'une croix.
| Élément | Ankh | Crux ansata | Croix latine |
|---|---|---|---|
| Forme | Croix à boucle fermée en haut | La même forme, souvent avec un signe chrétien dans la boucle | Branche verticale plus longue, pas de boucle |
| Origine documentée | Égypte pharaonique, dès environ 3100 av. J.-C. | Égypte chrétienne, signification chrétienne attestée dès le IVe siècle | Instrument du supplice de Jésus |
| Sens premier | Le mot « vie » dans l'écriture égyptienne | La Rédemption, dite avec une forme empruntée | La mort et la résurrection du Christ |
| Statut chrétien | Aucun | Chrétien, en contexte copte | Chrétien, signe central de la foi |
La différence de fond n'est pas une affaire de dessin, elle est d'une autre nature. L'ankh dit « la vie » comme un mot dit une chose : c'est un signe d'écriture. La croix chrétienne, elle, ne dit pas la vie parce qu'elle la désigne, mais parce qu'il s'est passé quelque chose dessus. Le lexique du service national de la pastorale liturgique le formule nettement : « l'instrument du supplice de Jésus est devenu le symbole de la Rédemption », et toute la liturgie « repose sur le Mystère de la Croix et de la Résurrection ». Ce n'est pas, précise-t-il, « un quelconque dolorisme ecclésial, mais un regard pascal ».
Autrement dit, la croix chrétienne renvoie à un événement et à une personne, pas à une idée générale de vitalité. Dans l'Évangile selon saint Jean, c'est le Christ lui-même qui prend ce mot à son compte : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 6), et devant le tombeau de Lazare, « Moi, je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 25). La vie n'y est pas un attribut du signe : elle est quelqu'un. Si vous voulez vous repérer entre les formes, nous avons un guide complet sur la signification des croix chrétiennes, et une fiche dédiée à la croix latine.
Vertus, pouvoir, protection : ce que nous ne dirons pas
Pourquoi nous ne parlons pas de vertus
Beaucoup de pages promettent à l'ankh des vertus, un pouvoir, une protection, une énergie. Nous sommes une boutique catholique, et ce registre n'est pas le nôtre : nous ne le reprendrons ni pour l'ankh, ni pour une médaille, ni pour une croix. Ce n'est pas une pudeur commerciale, c'est une position documentée. Le Catéchisme de l'Église catholique appelle superstition le fait d'attribuer « une importance en quelque sorte magique à certaines pratiques », et d'attacher l'efficacité d'un signe à « sa seule matérialité, en dehors de dispositions intérieures » (§ 2111). Au paragraphe 2117, il est encore plus direct sur l'objet : « Le port des amulettes est lui aussi répréhensible. »
Le même texte appelle idolâtrie le fait de « diviniser ce qui n'est pas Dieu » (§ 2113). Un signe auquel on demanderait d'agir par lui-même tomberait exactement là. Cela vaut pour un ankh comme pour n'importe quel autre objet, y compris un objet chrétien mal compris.
La différence entre un objet béni et une amulette
La distinction mérite d'être posée, parce qu'elle est souvent mal comprise. Une médaille bénie n'est pas une amulette, et la différence ne tient pas à l'objet mais au sens du geste. Une amulette est censée agir d'elle-même, par sa seule présence, au bénéfice de celui qui la porte. Une bénédiction, à l'inverse, est une prière : elle place l'objet et celui qui le porte dans une relation à Dieu. Le lexique liturgique le dit à sa manière, en rappelant que la bénédiction est liée à la Rédemption, « dont la Croix est le signe permanent ».
Le test est simple : si l'objet est censé faire quelque chose à votre place, vous êtes du mauvais côté de la ligne. S'il vous rappelle quelque chose et vous tourne vers quelqu'un, vous êtes du bon.
Ankh et franc-maçonnerie : ce que nous ne traiterons pas
La question revient dans les recherches, autant y répondre franchement. L'ankh circule aujourd'hui dans divers courants ésotériques et initiatiques contemporains, et nous ne documentons pas ces usages. Ce ne sont pas nos sources, nous n'en citons aucune, et nous n'avons rien de solide à en dire. Ce qui est établi, en revanche, c'est l'origine du signe, et elle est égyptienne : l'ankh n'est pas né dans un courant initiatique moderne.
Pour le lecteur catholique qui se demande ce que cela implique, la position de l'Église est publique et facile à vérifier. La Congrégation pour la doctrine de la foi, dans sa Déclaration sur l'incompatibilité entre l'appartenance à l'Église et la franc-maçonnerie du 26 novembre 1983, signée par le cardinal Joseph Ratzinger, écrit que « les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la sainte communion ». Nous nous en tenons là : porter une forme n'est pas adhérer à un groupe, et nous n'avons pas à soupçonner qui que ce soit sur la base d'un bijou.
Porter la croix ankh : nos réponses sans détour
Nous n'en vendons pas, et nous préférons vous le dire
Autant être clair, puisque vous êtes sur une boutique. Notre catalogue ne comporte aucun ankh, et nous n'avons pas l'intention d'en ajouter un pour capter cette recherche. Nous vendons des croix, des médailles et des symboles chrétiens, et l'ankh n'en est pas un. Cet article existe parce que la question est une vraie question d'histoire, et qu'elle mérite mieux que les réponses qu'on trouve ailleurs.
Ce n'est pas le premier symbole non catholique dont nous parlons honnêtement. Nous avons traité de la même manière la croix basque, ou lauburu, dont l'origine préchrétienne est une hypothèse populaire et non un fait établi, et la croix huguenote, qui est le signe des protestants français. Dire ce qu'un symbole est vraiment nous paraît plus utile que de le tirer vers nous.
Si c'est la forme qui vous plaît
Il arrive qu'on soit attiré par un dessin avant de l'être par un sens, et il n'y a rien de honteux là-dedans. Si ce qui vous plaît dans l'ankh, c'est une croix nette, graphique, qui se porte tous les jours sans effort, nous avons ce répertoire en version chrétienne. Nos pendentifs croix couvrent les formes sobres, nos colliers croix les versions montées sur chaîne, et l'ensemble se parcourt dans nos bijoux croix.
Un mot sur la matière, parce qu'elle compte pour une pièce portée quotidiennement : l'acier inoxydable ne rouille pas et ne noircit pas, il supporte l'eau, le savon et le sport. L'argent 925, plus habillé, peut se ternir avec le temps et s'entretient au chiffon. Nous assumons les deux, et nous ne faisons pas passer un plaqué pour de l'or massif.
Et la question de la permission
Dernier point, parce qu'il revient souvent sous une forme ou une autre. Aucune règle ne conditionne le port d'un ankh : ce n'est pas un signe chrétien, il n'y a donc ni baptême, ni bénédiction, ni autorisation à demander. La seule question qui se pose est celle du sens que vous y mettez, et nous l'avons traitée plus haut. Pour la question voisine, et bien plus fréquente, de savoir si l'on peut porter une croix chrétienne sans être baptisé, nous y avons répondu en détail dans notre article porter une croix sans être baptisé.
Questions fréquentes
Quelles sont les vertus de la croix ankh ?
Nous ne lui en attribuons aucune, et nous ne connaissons pas de source sérieuse qui le fasse. L'ankh est un signe d'écriture égyptien qui signifie « la vie » : c'est un fait documenté, et cela ne lui donne aucun effet. Le Catéchisme de l'Église catholique appelle superstition le fait d'attribuer « une importance en quelque sorte magique » à un signe, et il juge le port des amulettes répréhensible (§ 2111 et 2117). Si vous cherchez une protection, elle ne se trouve pas dans un objet.
Pourquoi porter la croix de Ankh ?
Il y a deux raisons honnêtes de le faire, et une mauvaise. Les bonnes : l'intérêt pour l'Égypte antique, son écriture et son art, ou simplement le goût d'une forme graphique. La mauvaise : en attendre un pouvoir, une énergie ou une protection. Et si ce que vous cherchez est une croix chrétienne, l'ankh n'en est pas une : c'est la crux ansata copte qui a été christianisée, pas l'ankh lui-même.
Qui peut porter la croix ankh ?
Tout le monde, puisqu'aucune règle ne s'y applique. Ce n'est pas un signe chrétien, il n'y a donc ni condition de baptême ni bénédiction à prévoir, contrairement à ce qui se discute parfois pour une croix ou une médaille. La seule limite à poser est intérieure : le porter comme un talisman est précisément ce contre quoi l'Église met en garde, le porter comme un objet d'histoire ou de goût est une autre affaire.
Que symbolise la croix ânkh ?
La vie, au sens le plus littéral : c'est le hiéroglyphe égyptien qui signifie « la vie », et c'est ainsi que le désignent les musées qui en conservent. Dans l'iconographie antique, ce sont les dieux qui le tendent au roi, comme sur le linteau du Metropolitan Museum où Horus l'offre à Amenemhat Ier, vers 1981-1952 av. J.-C. À partir du IVe siècle, les chrétiens d'Égypte en reprennent la forme pour dire la Rédemption : elle devient alors la crux ansata.
Un signe d'histoire, et une croix qui dit autre chose
Vous avez maintenant les deux choses que la plupart des pages sur l'ankh ne donnent pas. La première : le signe est égyptien, il signifie « la vie », il est attesté depuis environ cinq mille ans, et ce qu'il représentait comme objet n'est pas tranché, ce que nous préférons vous dire plutôt que de combler le trou avec une belle histoire. La seconde : le pont avec le christianisme existe, il est matériel et daté, et il porte un nom, la crux ansata. Des chrétiens d'Égypte ont pris cette forme et y ont glissé le monogramme du Christ, sur des tissus d'Akhmim tissés entre 400 et 600.
Ce détail dit l'essentiel. Une forme peut s'emprunter, un sens se reçoit. La croix chrétienne ne dit pas la vie parce qu'elle en porte le mot, mais parce qu'un homme y est mort et en est ressorti vivant. Si c'est cette croix que vous cherchez, en version discrète et portable, parcourez nos colliers croix et l'ensemble de nos bijoux croix, en acier inoxydable ou en argent 925. Chaque pièce est livrée dans un écrin, ce qui en fait un cadeau possible pour un baptême, une communion ou une confirmation.
Nos sources
- Catéchisme de l'Église catholique, § 2111 et § 2117 (superstition, magie, amulettes) (nouvelle fenêtre) magistère
- AELF, Évangile selon saint Jean, chapitre 14 (Jn 14, 6) (nouvelle fenêtre) Bible, traduction officielle liturgique
- AELF, Évangile selon saint Jean, chapitre 11 (Jn 11, 25-26) (nouvelle fenêtre) Bible, traduction officielle liturgique
- Liturgie et Sacrements (service national de la pastorale liturgique et sacramentelle), lexique, « Croix » (nouvelle fenêtre) Église officielle, liturgie
- Église catholique en France, glossaire, « Coptes » (nouvelle fenêtre) Église officielle, Conférence des évêques de France
Si vous relevez une erreur dans cette page, écrivez-nous : nous la corrigerons. Nous écrire
Nos croix chrétiennes
Nous ne vendons pas d'ankh. Si c'est une croix à porter tous les jours que vous cherchez, voici les nôtres, en acier inoxydable et en argent 925.
-
Collier crucifix
Véronique
74 €
-
Collier croix minimaliste
Simon
49 €
-
Pendentif croix minimaliste
Luce
24 €
-
Collier croix chrétienne
Anastasie
74 €
-
Bracelet croix pierre naturelle
Roch
44 €
-
Bracelet croix cuir
Crépin
44 €
-
Collier croix enfant
Pancrace
24 €
-
Collier croix coloré
Colette
74 €
Nos bijoux croix
Acier inoxydable ou argent 925, livré dans son écrin.
À lire ensuite







