Acte de contrition : le texte, en français et en latin
Sommaire
- Acte de contrition : le texte que tout le monde cherche
- Acte de contrition en français : les formules en usage aujourd'hui
- Acte de contrition en latin : l'Actus contritionis
- Ancienne version, nouvelle version : le tableau des formules
- Acte de contrition : la définition
- Acte de contrition et Catéchisme : contrition parfaite et attrition
- Quand on le dit, dans la confession
- Si vous ne pouvez pas vous confesser
- Quels sont les 4 actes ?
- Un signe à garder sous les yeux
- Questions fréquentes
- Ce que vous avez maintenant en main
- Sources
En bref
- La formule la plus connue commence par « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de vous avoir offensé ». Nous en donnons le texte intégral, dans ses trois variantes attestées.
- Les sources d'Église donnent plusieurs formules au choix, pas une seule : le diocèse de Paris place un simple « ou » entre les deux qu'il publie.
- Le Catéchisme ne fournit aucun texte à réciter aux numéros 1451 à 1454 : il définit la contrition comme « une douleur de l'âme et une détestation du péché commis avec la résolution de ne plus pécher à l'avenir ».
- La contrition parfaite obtient le pardon des péchés mortels si elle comporte la ferme résolution d'aller se confesser dès que possible (n. 1452). L'attrition, née de la crainte, dispose au pardon sans l'obtenir par elle-même (n. 1453).
- En latin, la prière s'appelle l'Actus contritionis et commence par « Deus meus, ex toto corde pænitet me omnium meorum peccatorum ». Le Compendium du Catéchisme en donne le texte.
- Le déroulé du sacrement, lui, est dans notre article comment se confesser. Ici, nous nous occupons de la prière.
Vous avez décidé d'aller vous confesser, peut-être après des années, et au moment de chercher le texte vous tombez sur quatre versions différentes selon les sites ? Vous vous souvenez d'un début, « Mon Dieu, j'ai un très grand regret », et la suite s'est effacée ? Vous avez lu quelque part qu'il existait une ancienne et une nouvelle version, sans savoir laquelle le prêtre attend ?
Voici les textes, tous, avec la source qui les sert. Pas une version reconstituée de mémoire : chaque formule de cette page est reproduite depuis une page du Saint-Siège, d'un diocèse ou du service liturgique de la Conférence des évêques de France, et nous disons laquelle. Vous trouverez aussi ce que le Catéchisme appelle contrition parfaite, pourquoi cette distinction compte le jour où vous ne pouvez pas trouver de prêtre, et à quel moment la prière se dit dans le sacrement.
Et la bonne nouvelle d'abord : aucune des formules de cette page n'est obligatoire. Les sources qui les publient les donnent au choix, et le prêtre vous souffle le texte si rien ne vient. Vous n'avez donc rien à mémoriser avant d'entrer.
Acte de contrition : le texte que tout le monde cherche
C'est la formule apprise au catéchisme, celle qui remonte à la mémoire par bribes. Elle circule dans trois rédactions légèrement différentes, et les trois sont servies par des sources d'Église. Les voici côte à côte.
La formule longue, avec « infiniment aimable »
C'est celle que publie le diocèse de Paris, sous le titre « L'acte de contrition », avec cette précision : « Il est dit par le pénitent à la fin d'une confession. »
Mon Dieu, j'ai un très grand regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence.
C'est la rédaction que nous citons déjà au moment de l'aveu dans notre article sur comment se confesser, et celle que la plupart des gens reconnaissent quand on leur en donne le début.
La formule courte du Compendium du Catéchisme
Le Compendium du Catéchisme de l'Église catholique range l'acte de contrition dans son appendice de prières communes. Son texte est le même, à deux mots près.
Mon Dieu, j'ai un très grand regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence.
La différence tient à deux mots : « infiniment aimable » tombe. Vatican News, dans sa rubrique de prières, sert exactement cette rédaction courte. Si vous avez le sentiment d'avoir appris une version plus longue que celle qu'on vous montre, ce n'est pas votre mémoire qui faute.
La même formule au tutoiement
Le service national de pastorale liturgique et sacramentelle de la Conférence des évêques de France la publie au tutoiement, dans un itinéraire de contrition du cœur proposé par le diocèse de Rouen, à partir d'un travail du diocèse de Rennes.
Mon Dieu, j'ai un très grand regret de t'avoir offensé parce que tu es infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché te déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de ta sainte Grâce, de ne plus t'offenser et de faire pénitence.
Le vouvoiement et le tutoiement coexistent donc dans des publications officielles, et choisir l'un ou l'autre ne change rien à la validité de ce que vous dites.
Acte de contrition en français : les formules en usage aujourd'hui
À côté de la formule héritée du catéchisme, d'autres textes sont publiés pour le même moment. Ils sont bâtis sur la Bible plutôt que sur le vocabulaire de l'offense, et les sources d'Église les donnent à égalité avec la formule traditionnelle, sans hiérarchie entre les deux.
« Père, Dieu de tendresse et de miséricorde »
Le diocèse de Paris la donne en premier, avant la formule traditionnelle, avec un simple « ou » entre les deux.
Père, Dieu de tendresse et de miséricorde, j'ai péché contre Toi et mes frères. Je ne suis pas digne d'être appelé ton enfant, mais près de Toi se trouve le pardon. Accueille mon repentir. Que ton Esprit me donne la force de vivre selon ton amour en imitant Celui qui est mort pour nos péchés, Ton Fils Jésus-Christ Notre Seigneur.
Son vocabulaire est emprunté à la parabole du fils prodigue (Luc 15) : « j'ai péché contre Toi », « je ne suis pas digne d'être appelé ton enfant ». Là où la formule traditionnelle part de l'offense faite à Dieu, celle-ci part de l'accueil du Père. Les deux disent le même acte.
La forme brève, pour ceux qui veulent tenir en quatre lignes
Le même itinéraire liturgique en propose une version resserrée, à dire « sans détailler les fautes ».
Mon Dieu, j'ai péché contre toi et mes frères, mais près de toi se trouve le pardon, accueille mon repentir et donne-moi la force de vivre selon ton amour.
C'est la plus courte des formules de cette page, et elle suffit. Elle contient les trois éléments que le Catéchisme demande à la contrition : le péché reconnu, le pardon attendu, la volonté de changer.
Le Psaume 50, quand on préfère les mots de la Bible
L'itinéraire de contrition du cœur propose aussi d'exprimer son regret avec les versets du Psaume 50, dans la traduction liturgique officielle (c'est le numéro de l'AELF ; la même prière porte le numéro 51 dans d'autres numérotations).
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Rends-moi la joie d'être sauvé ; que l'esprit généreux me soutienne. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.
Son avantage est de ne rien vous faire inventer : ce sont des mots que l'Église prie depuis l'Ancien Testament, et le service liturgique les propose explicitement pour exprimer la contrition. Pour la place de ce psaume parmi les autres textes de base, voyez les prières catholiques essentielles.
Acte de contrition en latin : l'Actus contritionis
La version latine n'est pas une curiosité d'érudit : le Saint-Siège la publie lui-même, en regard du texte français, dans l'appendice de prières du Compendium, sous le titre Actus contritionis.
Deus meus, ex toto corde pænitet me omnium meorum peccatorum, eaque detestor, quia peccando, non solum poenas a te iuste statutas promeritus sum, sed præsertim quia offendi te, summum bonum, ac dignum qui super omnia diligaris. Ideo firmiter propono, adiuvante gratia tua, de cetero me non peccaturum peccandique occasiones proximas fugiturum. Amen.
Le latin nomme un motif que les formules françaises de cette page laissent de côté. Il dit d'abord les peines justement méritées (poenas a te iuste statutas promeritus sum), puis surtout l'offense faite au bien suprême, digne d'être aimé par-dessus tout (praesertim quia offendi te, summum bonum, ac dignum qui super omnia diligaris). Les deux motifs du regret sont donc nommés et hiérarchisés, la crainte puis l'amour : c'est exactement la distinction que le Catéchisme fait entre attrition et contrition parfaite, et que nous détaillons plus bas.
Ancienne version, nouvelle version : le tableau des formules
« Ancienne version » et « nouvelle version » sont deux des recherches les plus fréquentes sur ce sujet, et la réponse honnête est qu'il n'existe pas une bascule nette entre deux textes officiels. Il existe des formules, publiées au choix, de tons différents. Voici lesquelles, et par qui.
| Formule | Début du texte | Adresse à Dieu | Publiée par |
|---|---|---|---|
| Traditionnelle, longue | « Mon Dieu, j'ai un très grand regret… infiniment bon, infiniment aimable » | Vouvoiement | Diocèse de Paris |
| Traditionnelle, courte | « Mon Dieu, j'ai un très grand regret… infiniment bon » | Vouvoiement | Compendium du Catéchisme, Vatican News |
| Traditionnelle, tutoiement | « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de t'avoir offensé » | Tutoiement | Service liturgique de la CEF |
| Biblique, longue | « Père, Dieu de tendresse et de miséricorde » | Tutoiement | Diocèse de Paris |
| Biblique, brève | « Mon Dieu, j'ai péché contre toi et mes frères » | Tutoiement | Service liturgique de la CEF |
| Psaume 50 | « Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour » | Tutoiement | Service liturgique de la CEF |
| Latine | « Deus meus, ex toto corde pænitet me » | Tutoiement latin | Compendium du Catéchisme |
Ce qu'il faut en retenir : si vous cherchez « l'ancienne version », c'est la formule traditionnelle au vouvoiement, et elle est toujours publiée par les diocèses. Elle n'a été ni retirée ni remplacée. Si vous cherchez « la nouvelle », c'est l'une des formules bibliques, et vous êtes libre de garder celle que vous connaissez.
Acte de contrition : la définition
Deux mots se confondent souvent, et les distinguer évite de chercher un texte là où il n'y en a pas.
La contrition est un acte intérieur, pas une prière. Le Catéchisme de l'Église catholique la définit au numéro 1451, en reprenant le Concile de Trente : « une douleur de l'âme et une détestation du péché commis avec la résolution de ne plus pécher à l'avenir ». Elle vient en premier parmi les actes du pénitent.
L'acte de contrition, lui, est la prière qui met cette douleur en mots. C'est un instrument, et c'est pour cela qu'il en existe plusieurs : le Catéchisme décrit l'acte intérieur et n'impose aucune rédaction aux numéros 1451 à 1454.
Le numéro 1450 situe la contrition dans un ensemble de trois : « dans son cœur, la contrition ; dans sa bouche, la confession ; dans son comportement, une totale humilité ou une fructueuse satisfaction ». Autrement dit, le regret, l'aveu, la réparation. Le sacrement de pénitence est l'un des sept, et nous en donnons le cadre dans notre article sur les 7 sacrements de l'Église catholique.
Acte de contrition et Catéchisme : contrition parfaite et attrition
C'est la distinction la plus utile de tout cet article, et celle qui change quelque chose à votre semaine.
La contrition parfaite naît de l'amour. Le Catéchisme, au numéro 1452 : « Quand elle provient de l'amour de Dieu aimé plus que tout, la contrition est appelée "parfaite" (contrition de charité). Une telle contrition remet les fautes vénielles ; elle obtient aussi le pardon des péchés mortels, si elle comporte la ferme résolution de recourir dès que possible à la confession sacramentelle. »
L'attrition naît de la crainte. Au numéro 1453 : « La contrition dite "imparfaite" (ou "attrition") est, elle aussi, un don de Dieu, une impulsion de l'Esprit Saint. Elle naît de la considération de la laideur du péché ou de la crainte de la damnation éternelle et des autres peines dont est menacé le pécheur. » Et la conséquence, dans le même numéro : « Par elle-même, cependant, la contrition imparfaite n'obtient pas le pardon des péchés graves, mais elle dispose à l'obtenir dans le sacrement de la Pénitence. »
Deux remarques pratiques, qui découlent directement de ces deux numéros.
D'abord, l'attrition n'est pas disqualifiante. Le texte la présente comme un don de Dieu et une impulsion de l'Esprit Saint. Venir se confesser parce qu'on a peur, ou simplement parce qu'on en a assez de soi, suffit pour que le sacrement opère.
Ensuite, la contrition parfaite ne dispense pas de la confession, elle l'anticipe. Le numéro 1452 ne dit pas que l'amour remplace le sacrement : il dit que le pardon est obtenu si l'on garde la ferme résolution d'aller se confesser dès que possible. C'est une avance, pas une sortie.
Le numéro 1454 ajoute de quoi préparer l'examen de conscience : le Décalogue, le Sermon sur la montagne, et les enseignements apostoliques des lettres aux Romains, aux Corinthiens, aux Galates et aux Éphésiens. Nous ne reprenons pas cet examen ici, il est traité dans notre article sur comment se confesser.
Quand on le dit, dans la confession
La prière arrive tard, et c'est pour cela qu'on l'oublie : on la cherche avant d'entrer, alors qu'elle sert à la fin.
L'acte de contrition se dit après l'aveu, avant ou pendant l'absolution. Le diocèse de Paris l'écrit en une ligne au-dessus de ses deux formules : « Il est dit par le pénitent à la fin d'une confession. » Concrètement, vous dites ce que vous avez à dire, le prêtre vous parle, puis il vous invite à exprimer votre regret. C'est là que la prière prend sa place.
Si rien ne vient, le prêtre la souffle. C'est prévu, et cela n'a rien d'embarrassant. Un regret dit avec vos propres mots a la même valeur : ce que le Catéchisme demande, c'est la douleur de l'âme et la résolution, pas une récitation exacte.
Pour le reste du déroulé, la phrase d'entrée, le choix entre le confessionnal et le face-à-face, le secret et la fréquence demandée, tout est dans notre article comment se confesser. Et pour les périodes où les paroisses ouvrent des permanences, voyez le Carême.
Si vous ne pouvez pas vous confesser
Maladie, hospitalisation, absence de prêtre, confinement : la question revient régulièrement, et l'Église y a répondu de façon très concrète.
Le Catéchisme pose d'abord la règle, au numéro 1484 : la confession individuelle suivie de l'absolution demeure le mode ordinaire de la réconciliation, « sauf si une impossibilité physique ou morale dispense d'une telle confession ». Le service liturgique de la Conférence des évêques de France cite ce numéro dans sa page « Si tu ne trouves pas de confesseur… », écrite après le premier confinement de mars 2020.
Cette page rapporte l'homélie du pape François du 20 mars 2020 : « Si tu ne trouves pas un prêtre pour te confesser, parle à Dieu, il est ton père, et dis-lui la vérité : "Seigneur, j'ai fait ceci, cela, cela… Pardonne-moi", et demande-lui pardon de tout mon cœur, avec l'Acte de contrition et promets-lui : "Je me confesserai plus tard, mais pardonne-moi maintenant". »
On retrouve exactement les deux conditions du numéro 1452 : le regret par amour, et la ferme résolution d'aller se confesser dès que ce sera possible. Ce n'est pas un raccourci, c'est la doctrine appliquée à une situation où le prêtre est hors d'atteinte.
L'itinéraire que propose cette même page tient en six gestes, et il est utilisable tel quel : se mettre à part dans un lieu où l'on dispose une croix et une bougie, faire le signe de croix, lire un passage de la Parole de Dieu, dire à Dieu ce qu'on a fait, prier l'acte de contrition, puis promettre d'aller se confesser. Le détail de la croix et de la bougie n'est pas décoratif : seul devant Dieu, on a besoin d'un point où poser les yeux, et c'est précisément le service qu'un objet rend à la prière.
Quels sont les 4 actes ?
La question circule beaucoup et elle recouvre deux choses différentes. Les deux réponses sont dans les textes.
Les quatre actes, au sens des prières, sont l'acte de foi, l'acte d'espérance, l'acte de charité et l'acte de contrition. Le Compendium du Catéchisme les range dans cet ordre, dans son appendice de prières communes, avec leurs noms latins : Actus fidei, Actus spei, Actus caritatis, Actus contritionis. Les trois premiers correspondent aux trois vertus théologales, le quatrième est celui qui vous occupe aujourd'hui.
L'acte de charité, par exemple, tient en deux lignes dans la même source : « Mon Dieu, je vous aime de tout mon cœur et plus que tout, parce que vous êtes infiniment bon, et j'aime mon prochain comme moi-même pour l'amour de vous. » On y reconnaît le motif de la contrition parfaite, « infiniment bon », aimé plus que tout. Les quatre actes forment un ensemble, et c'est pour cela qu'ils sont publiés ensemble.
Les actes du pénitent dans le sacrement, eux, sont trois et non quatre : la contrition, la confession des péchés, la satisfaction. Le Catéchisme leur consacre la section VII de son article sur la pénitence, et c'est le numéro 1450 qui les énumère. Si une liste de quatre vous a été donnée pour le sacrement, elle comptait probablement l'absolution du prêtre, qui n'est pas un acte du pénitent. Pour les formes de la prière en général, voyez les différentes formes de prière chrétienne.
Un signe à garder sous les yeux
Il n'y a aucun objet requis pour dire un acte de contrition, et nous n'allons pas vous en vendre un en prétendant le contraire. Une croix ou une médaille n'ajoute rien à la valeur de votre prière, et le pardon ne dépend d'aucun achat.
Ce qu'un objet fait, et il le fait bien, c'est tenir le lieu. L'itinéraire liturgique cité plus haut demande de disposer une croix avant de prier, et beaucoup gardent ensuite un signe du jour où ils se sont confessés après des années. Nos bijoux croix et nos colliers croix sont en acier inoxydable, une matière qui ne noircit pas et qui supporte l'eau et le quotidien, livrés dans un écrin.
Deux autres usages reviennent souvent. La pénitence reçue est souvent une dizaine ou un chapelet, et notre guide comment prier le chapelet vous permet de l'accomplir même si vous ne l'avez pas prié depuis l'enfance. Et quand la confession prépare un sacrement, une médaille de saint ou un bijou de confirmation est le cadeau qu'on offre pour marquer la date.
Questions fréquentes
Comment réciter l'acte de contrition ?
À la fin de la confession, quand le prêtre vous invite à exprimer votre regret. Vous pouvez dire la formule traditionnelle, « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence. » Vous pouvez aussi la dire au tutoiement, choisir l'une des formules bibliques données plus haut, ou employer vos propres mots. Si rien ne vient, le prêtre vous souffle le texte : c'est prévu et c'est habituel.
Comment réciter l'acte de confession ?
Deux prières portent ce nom dans l'usage courant, et il vaut mieux les distinguer. L'acte de contrition est la prière de regret dite à la fin de la confession, et vous en avez les textes dans cet article. Le « Je confesse à Dieu », que son incipit latin fait aussi appeler Confiteor, est la prière pénitentielle dite au début de la messe ; l'itinéraire liturgique du diocèse de Rouen le propose au début ou à la fin de l'examen de conscience. Quant à l'aveu lui-même, il ne suit aucune formule imposée : vous dites vos péchés simplement, et le déroulé complet est dans notre article sur comment se confesser.
Quels sont les 4 actes ?
L'acte de foi, l'acte d'espérance, l'acte de charité et l'acte de contrition. Le Compendium du Catéchisme de l'Église catholique les publie ensemble dans son appendice de prières communes, sous leurs noms latins Actus fidei, Actus spei, Actus caritatis et Actus contritionis. Les trois premiers correspondent aux vertus théologales. À ne pas confondre avec les actes du pénitent dans le sacrement, qui sont trois : contrition, confession, satisfaction (Catéchisme, n. 1450).
Quelle prière pour la confession ?
Une seule est vraiment attendue, l'acte de contrition, et elle se dit à la fin. Trois textes sont publiés au choix par les sources d'Église : la formule traditionnelle en « Mon Dieu, j'ai un très grand regret », la formule biblique en « Père, Dieu de tendresse et de miséricorde », et les versets du Psaume 50. Avant d'entrer, rien n'est requis, mais beaucoup préparent leur examen de conscience en lisant un passage d'Évangile, ce que recommande le Catéchisme au numéro 1454. La liste des textes qu'un catholique a intérêt à connaître est dans notre article sur les prières catholiques essentielles.
Ce que vous avez maintenant en main
Vous arriviez avec deux questions : le texte exact, et laquelle des versions est la bonne. Vous avez les sept formules, chacune avec la source qui la sert, et vous savez qu'aucune n'est obligatoire. Vous savez aussi pourquoi le Catéchisme distingue la contrition parfaite de l'attrition, et ce que vous pouvez faire le jour où aucun prêtre n'est joignable.
Il ne reste qu'à y aller. Prenez le texte qui vous vient le plus facilement, le plus court si c'est celui-là, et laissez le reste au prêtre. Et si vous voulez garder une trace de ce jour, ou l'offrir à quelqu'un qui vient de franchir la porte après longtemps, découvrez nos bijoux croix en acier inoxydable, livrés dans un écrin.
Sources
- Catéchisme de l'Église catholique, n. 1450 à 1454 : la définition de la contrition d'après le Concile de Trente, la contrition parfaite au n. 1452, l'attrition au n. 1453, l'examen de conscience au n. 1454.
- Compendium du Catéchisme de l'Église catholique, appendice des prières communes : les quatre actes, le texte français de l'acte de contrition et l'Actus contritionis latin.
- Diocèse de Paris, L'acte de contrition : les deux formules données au choix pour la fin d'une confession, dont la version longue avec « infiniment aimable ».
- Liturgie et Sacrements (CEF), En route vers Pâques, engager une démarche de contrition du cœur : le Psaume 50, les formules au tutoiement et la forme brève.
- Liturgie et Sacrements (CEF), « Si tu ne trouves pas de confesseur… » : le n. 1484 du Catéchisme, l'homélie du pape François du 20 mars 2020 et l'itinéraire pénitentiel personnel.
Nos sources
- Catéchisme de l'Église catholique, n. 1450 à 1454 : définition de la contrition (Concile de Trente, DS 1676), contrition parfaite au n. 1452, contrition imparfaite ou attrition au n. 1453, examen de conscience au n. 1454 (nouvelle fenêtre) Magistère
- Compendium du Catéchisme de l'Église catholique, appendice des prières communes : les quatre actes (foi, espérance, charité, contrition), le texte français de l'acte de contrition et l'Actus contritionis en latin (nouvelle fenêtre) Magistère
- Diocèse de Paris, L'acte de contrition : les deux formules données au choix pour la fin d'une confession, dont la version longue avec « infiniment aimable » (nouvelle fenêtre) source d'Église
- Liturgie et Sacrements (service national de pastorale liturgique et sacramentelle, CEF), En route vers Pâques : démarche de contrition du cœur, texte du Psaume 50 et formules au tutoiement (nouvelle fenêtre) liturgie officielle
- Liturgie et Sacrements (CEF), « Si tu ne trouves pas de confesseur… » : homélie du pape François du 20 mars 2020, renvoi au n. 1484 du Catéchisme et itinéraire pénitentiel personnel (nouvelle fenêtre) liturgie officielle
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