Foi et doctrine

Quelles sont les valeurs de la religion catholique ?

Mis à jour le 9 min de lecture

Bible reliée de cuir ouverte sur une table de bois, à côté d'une croix de fer simple et d'une bougie allumée

José Luiz — CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons licence

Sommaire
  1. Le principe de la primauté de Dieu et l'amour du prochain
  2. Le principe de la sainteté de la vie
  3. Le principe de fidélité dans les relations
  4. Le principe du bien commun
  5. Questions fréquentes
  6. Portez ces valeurs, à commencer par la première
  7. Sources

En bref

  • Quatre principes structurent la morale catholique : la primauté de Dieu et l'amour du prochain, la sainteté de la vie, la fidélité dans les relations, le bien commun.
  • Tout part d'une seule phrase du Christ, le double commandement de l'amour, dont le reste découle.
  • Il n'existe aucune liste officielle de « 7 valeurs chrétiennes ». Ce que l'Église énumère par sept, ce sont les vertus et les dons du Saint-Esprit.
  • La doctrine sociale de l'Église formalise de son côté quatre principes permanents : dignité de la personne, bien commun, subsidiarité, solidarité.
  • Ces valeurs se vivent avant de s'afficher. Une croix portée en est le rappel, jamais la preuve.

Vous cherchez ce que la foi catholique demande vraiment, au delà des idées reçues ? Vous voulez savoir ce que recouvrent ces « valeurs chrétiennes » que tout le monde invoque sans jamais les énumérer ? La religion catholique repose sur quatre grands principes : la primauté de Dieu et l'amour du prochain, la sainteté de la vie humaine, la fidélité dans les relations, et le bien commun. Ces quatre principes découlent d'un seul commandement, celui d'aimer Dieu et d'aimer son prochain comme soi-même. Ils ne sont pas des opinions, mais des repères enseignés par l'Église et fondés sur l'Écriture. Voici ce que chacun engage concrètement, et ce qu'il faut répondre quand on vous parle des sept valeurs chrétiennes.

Le principe de la primauté de Dieu et l'amour du prochain

Tout part de là, et rien ne tient sans cela. Interrogé sur le plus grand commandement, le Christ n'en donne pas un mais deux, inséparables : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Matthieu 22, 37-39).

La conséquence est plus exigeante qu'il n'y paraît. La primauté de Dieu ne signifie pas seulement croire, elle signifie hiérarchiser : rien, ni la réussite, ni la famille, ni la nation, ne passe avant Dieu. Et le lien entre les deux commandements interdit la piété de façade. On ne peut pas aimer Dieu qu'on ne voit pas en méprisant le prochain qu'on voit.

C'est la raison pour laquelle la prière n'est pas une pratique parmi d'autres dans la vie catholique, mais son axe. Notre guide sur les fondements de la foi catholique détaille ce socle.

Le principe de la sainteté de la vie

La vie humaine est tenue pour sacrée parce qu'elle vient d'un acte créateur de Dieu et qu'elle lui demeure liée. Dieu seul en est le maître, de son commencement à sa fin. Ce principe est le fondement direct de toute la doctrine sociale catholique : c'est de lui que découlent les positions de l'Église sur la dignité, la justice et la protection des plus faibles.

Vie et dignité de la personne humaine

Toute vie humaine, de la conception à la mort naturelle, est sacrée, parce que la personne a été voulue pour elle-même, à l'image et à la ressemblance de Dieu. Il en découle une conviction très concrète : les personnes valent plus que les choses, et la valeur d'une institution se mesure à ce qu'elle fait de la dignité humaine.

Droits et responsabilités

La tradition catholique tient que la dignité n'est protégée que si les droits le sont et si les devoirs sont assumés. Toute personne a droit à la vie et à ce qui rend une vie décente possible. À ces droits répondent des responsabilités, envers les autres, envers sa famille, envers la société entière. L'un ne va pas sans l'autre, et c'est ce qui distingue cette approche d'un simple discours sur les droits.

L'intendance de la création

L'homme n'est pas propriétaire de la création mais intendant. Le respect du Créateur passe par le soin porté à ce qu'il a confié. L'Église écarte ici deux excès symétriques : traiter la nature comme un simple stock de ressources, et l'absolutiser au point de la placer au dessus de la personne humaine.

Le principe de fidélité dans les relations

Le troisième principe touche à ce qui lie les personnes entre elles. Le Christ est venu servir et non être servi : la fidélité catholique se mesure d'abord à ce qu'on donne sans attendre de retour.

Famille, communauté et participation

La personne humaine est sacrée, mais elle est aussi sociale. La manière dont une société s'organise, en économie comme en droit, affecte directement la dignité des personnes et leur capacité à grandir. D'où un devoir de participation : se tenir à l'écart de la vie commune n'est pas une position neutre.

La chasteté, mal comprise

Le mot fait fuir parce qu'on le réduit à une interdiction. Dans l'enseignement catholique, la chasteté désigne l'intégration réussie de la sexualité dans la personne, ce qui concerne tout le monde, mariés compris. Elle s'exprime aussi dans l'amitié, qui est tenue pour un bien majeur. C'est une exigence d'ajustement, pas une méfiance envers le corps.

Le mariage et la famille

L'Église tient le mariage pour le fondement de la famille, et la famille pour la cellule première de la vie sociale, celle où les enfants apprennent les vertus qui leur permettront de tenir leur place. Elle observe que la valeur du mariage est aujourd'hui menacée de se réduire à une satisfaction affective modifiable à volonté, et défend au contraire un engagement fidèle et durable. La tradition des cadeaux de cérémonie, au baptême, à la communion, au mariage, marque ces étapes depuis des siècles.

Le principe du bien commun

Le quatrième principe déborde le cercle familial pour concerner la société entière. Le bien commun désigne l'ensemble des conditions sociales qui permettent à chacun d'atteindre son plein développement.

Solidarité et fraternité

Nous sommes gardiens les uns des autres, quels que soient les gens et où qu'ils se trouvent. La solidarité catholique ne se limite pas au partage matériel : elle vise aussi l'accès aux biens spirituels. Elle a des dimensions locales, nationales et internationales, dans un monde où les conséquences de nos actes voyagent loin.

L'option préférentielle pour les pauvres

C'est l'un des points les plus constants et les plus exigeants de l'enseignement catholique : le test moral d'une société est ce qu'elle fait de ses membres les plus vulnérables. Cet amour des pauvres n'est pas une sensibilité d'époque, il s'enracine dans les Béatitudes et dans la pauvreté de Jésus lui-même.

La dignité du travail

L'économie doit servir les personnes et non l'inverse. Le travail est plus qu'un moyen de subsistance : il est une participation continuée à l'œuvre de la création. De là découlent des exigences précises, droit à un travail, à un salaire juste, à s'organiser collectivement, à la propriété et à l'initiative économique.

Questions fréquentes

Quelles sont les 7 valeurs chrétiennes ?

Il faut le dire nettement : aucune liste officielle de « 7 valeurs chrétiennes » n'existe dans l'enseignement de l'Église. Ce chiffre circule sur internet mais ne renvoie à aucun document. Ce que l'Église énumère bien par sept, ce sont les vertus : trois vertus théologales, la foi, l'espérance et la charité, reçues de Dieu, et quatre vertus cardinales, la prudence, la justice, la force et la tempérance, qui s'acquièrent par l'exercice. C'est très probablement à cette liste que les gens font référence.

Quelles sont les 7 valeurs catholiques ?

Même réponse sur le fond, avec une précision utile. Deux autres séries de sept existent dans le catéchisme et sont souvent confondues avec des « valeurs ». Les sept dons du Saint-Esprit d'abord : la sagesse, l'intelligence, le conseil, la force, la science, la piété et la crainte de Dieu. Les sept sacrements ensuite, que nous détaillons dans notre guide sur les 7 sacrements de l'Église catholique. Aucune de ces listes n'est une liste de valeurs, mais elles expliquent d'où vient le chiffre.

Quelles sont les valeurs chrétiennes ?

Si l'on veut une formulation courte et fidèle : l'amour de Dieu et du prochain, le respect absolu de la vie humaine, la vérité, la fidélité à la parole donnée, la justice envers les plus faibles, le pardon, l'humilité et l'espérance. Toutes se ramènent au double commandement de l'amour, qui n'est pas un slogan mais le critère auquel le reste se mesure.

Quels sont les principes de la religion catholique ?

Au delà des quatre principes moraux exposés ici, la doctrine sociale de l'Église en formalise quatre autres, permanents, qui gouvernent son regard sur la société : la dignité de la personne humaine, le bien commun, la subsidiarité, c'est-à-dire le fait de traiter chaque question au niveau le plus proche possible des personnes, et la solidarité. Ils sont exposés dans le Compendium de la doctrine sociale de l'Église.

Quelles sont les valeurs de l'enseignement catholique ?

Les établissements catholiques d'enseignement se réfèrent à ce qu'on appelle leur caractère propre : une éducation qui considère l'élève comme une personne et non comme un dossier, une proposition de la foi faite sans contrainte, l'accueil de tous quelles que soient les convictions familiales, et une attention particulière aux plus fragiles. Ce sont les mêmes principes, appliqués à l'école.

Portez ces valeurs, à commencer par la première

Vous avez maintenant les deux repères qui manquaient : les quatre principes qui structurent la morale catholique, et la réponse honnête à la question des sept valeurs. Le reste est affaire de pratique plus que de lecture. Pour aller plus loin, la catéchèse en paroisse et la lecture suivie des évangiles valent tous les articles, et notre guide sur vivre sa foi au quotidien propose des points de départ concrets.

Si vous souhaitez un signe discret de cet attachement, nos croix latines et nos médailles de saints se portent tous les jours et s'offrent volontiers pour un baptême ou une confirmation. Un bijou ne remplace évidemment pas ce qu'il rappelle. Il aide seulement à ne pas l'oublier.

Sources

Guide de choix

Quelle croix pour quel usage ?

Nous vous donnons ici le conseil que nous donnerions en boutique, y compris quand il mène vers une pièce moins chère. Choisissez la situation la plus proche de la vôtre.

Vous cherchez une croix à porter. Pour quel usage ?

Une croix portée quotidiennement finit par prendre l'eau, le sport et le sommeil. L'acier inoxydable encaisse tout ça sans noircir ni demander d'entretien. Une chaîne de 45 cm tombe sous la clavicule, 55 à 60 cm sur le sternum.

Voir les colliers croix

Les modèles fins se portent seuls ou superposés à un autre collier. Si vous ne connaissez pas sa longueur habituelle, 45 cm est le choix le plus sûr.

Voir les colliers croix femme

Une croix d'homme se porte plus longue et supporte une maille plus large. Elle peut rester visible ou disparaître sous une chemise, selon la longueur choisie.

Voir les bijoux chrétiens homme

Baptême, communion, confirmation : on offre alors une pièce destinée à durer plus que le moment. C'est le cas où l'argent 925 se justifie le mieux.

Voir les pièces de cérémonie

Notre sélection

Nos bijoux croix

Acier inoxydable ou argent 925, livré dans son écrin.

Partager cet article

  • Préparation sous 24 h

    Acheminement en 6 à 15 jours ouvrés

  • Retours 14 jours

    Gratuits en cas de défaut

  • Écrin systématique

    Chaque pièce arrive prête à offrir